#obésité


S'abonner
| | news

Enfants du monde, élevez la voix: les océans montent et votre avenir prend l'eau

Des enfants jouent sur une plage au sud de Kiribati, un Etat insulaire du Pacifique centrale menacé par la montée des eaux. | Organisation mondiale de la santé

Les cinquante-quatre pages du rapport Quel avenir pour les enfants du monde? sont éloquentes: aucun pays ne protège de manière appropriée la santé des enfants, leur environnement et leur avenir. Rendu public mercredi 19 février, le document est l’œuvre de plus de 40 experts de la santé de l’enfant et de l’adolescent réunis au sein d’une commission ad hoc placée sous l’égide de l’OMS, de l’Unicef et du Lancet. Ceux-ci mettent en lumière la menace imminente que représentent la dégradation écologique, les changements climatiques et les pratiques commerciales abusives pour les adultes de demain.

Pourquoi il y a encore de l’espoir. La commission d’experts réclame un nouvel engagement mondial et veut intégrer les jeunes dans le processus de décision politique. Afin de guider les politiques publiques, les chercheurs ont créé un index de performance globale mesurant les conditions fondamentales permettant aux enfants de survivre et de s'épanouir aujourd’hui. Cet outil permet de comparer les pays et d’aider à planifier un sursaut jugé nécessaire.

| | news

Les cosmétiques utilisés par les femmes enceintes favorisent l'obésité chez leurs filles

Les femmes enceintes devraient choisir leurs produits cosmétiques avec soin pour éviter des effets problématiques sur leur enfant à naître. | Shutterstock

Une étude publiée dans Nature Communications le 11 février met en évidence le lien entre l’exposition prénatale à certains parabènes et le surpoids des enfants. Ces travaux, menés par Tobias Polte et son équipe du Centre Helmholtz de recherche environnementale de Leipzig, montrent que l’exposition des mères à ces substances tend à augmenter le poids de leurs filles pendant leurs huit premières années de vie, via une perturbation du circuit cérébral de régulation de l’appétit.

Pourquoi c’est inquiétant. Grâce à leurs propriétés antibactérienne et antifongique, les parabènes sont des substances largement utilisées comme conservateurs dans les cosmétiques, les aliments et les médicaments. Certains parabènes soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens ont été interdits, tandis que d’autres ont été réglementés, dont le butylparabène incriminé ici. Depuis plusieurs années, la question de la nocivité d’une exposition à faibles doses fait l’objet de controverses. Cette étude est la première à évaluer l’exposition maternelle aux parabènes pendant la grossesse comme facteur obésogène chez l’enfant.

| | news

Pas à Pas+ veut remettre les Vaudois en mouvement

Les porteurs du projet aimeraient toucher 250 personnes par année| Unisanté

Pas à Pas+ veut donner un coup de pouce aux personnes (témoignage à lire ici) qui présentent des difficultés à se mettre en mouvement. Ce projet d’Unisanté propose des suivis personnalisés avec des spécialistes en activité physique adaptée (APA) à la population vaudoise insuffisamment active, atteinte ou à risque de développer des maladies non-transmissibles. Un site internet permettant aux professionnels de la santé et du social d’effectuer une prescription de suivi en ligne vient d’être créer.

Pourquoi on en parle. Le mouvement et l’activité physique régulière protègent contre l’apparition de pathologies somatiques et psychiques, comme le diabète ou les maladies cardio-vasculaires. Actuellement, 80% des coûts de la santé sont imputables à l’ensemble des maladies non-transmissibles. Agir au niveau de la prévention de ces maladies représente donc un enjeu majeur pour la santé publique comme pour les coûts du système de santé.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

| | news

Les enjeux de la santé mentale sur le surpoids chez l'enfant

Le surpoids chez l’enfant n’est pas qu’une histoire d’alimentation et de nutrition. Différents acteurs de la santé entre en jeu pour une prise en charge globale. C’est ce que nos experts, dans la vidéo ci-dessus, nous détaillent.

Pourquoi c’est important. Qui dit surpoids dit parfois mal-être plus profond. La santé mentale de l’enfant est surveillée de prêt par les professionnels de santé, comme l’explique Michel Russo, pédiatre à l’hôpital de Sion: «En temps que parent, la première chose à faire c’est de s’assurer que son enfant se sente bien dans sa peau».

| | radar

Le diabète touche près d'un demi-million de personnes en Suisse

La journée mondiale du diabète, ce jeudi 14 novembre, c’est l’occasion pour l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de faire un peu de prévention. En effet, le diabète est une maladie fréquemment liée au mode de vie. Et donc évitable.

Pourquoi on vous en parle. Le diabète est un trouble métabolique chronique caractérisé par une concentration excessive de sucre dans le sang. En Suisse, près de 500’000 personnes en sont atteintes. Celui de type 2 est la forme la plus fréquente. Il représente près de 90% des personnes touchées. Autrefois caractéristique de l’âge, le diabète de type 2 est de plus en plus souvent diagnostiqué chez des personnes jeunes. L’obésité et la suralimentation prolongée en sont les causes principales.

| | news

Repérer les sucres cachés pour mieux prévenir le diabète

Image d'illustration. | Keystone / Barbara Gindl

Samedi 9 novembre, la clinique La Source, à Lausanne, organise quatre ateliers sur le thème général: «Percer les mystères des sucres cachés dans notre quotidien». C’est la première fois que l’institution – qui a aussi pour mission de former des infirmières – propose un tel événement.

Pourquoi on vous en parle. En Suisse, la consommation annuelle moyenne de sucre par habitant est passée de 3 à 39 kilos entre 1850 et 2014. Le diabète touche près de 500’000 personnes dans le pays. L’établissement hospitalier traite des patients atteints de diabète. Elle souhaite, grâce à ce projet de prévention, mieux faire comprendre le rôle du sucre dans cette maladie. Sans en faire le grand coupable pour autant.

| | radar

Ce n'est pas moi qui mange, c'est mon hormone

Bonbons suisses. | Keystone / Christian Beutler

Une question d’actualité après Halloween: des neuroscientifiques de l’université de Californie du sud (USC) ont mené une série d’études sur le rat, qui a démontré que nos fringales de sucreries sont bien distinctes de la faim et de la motivation à se nourrir. Leurs résultats sont parus dans Nature Communications le 29 octobre, et le compte-rendu des travaux est sur Science Daily.

Pourquoi on vous en parle. L’impulsivité qui déclenche nos fringales semble être sous le contrôle de l’hormone de mélano-concentration («melanin-concentration hormon», MCH). Tout changement de concentration de MCH, à la hausse ou à la baisse, se traduisait par une propension accrue des rats à grignoter. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les troubles alimentaires où l’impulsivité joue un rôle clé.

link

À lire sur Science Daily

| | news

L’épidémie d’obésité se développe désormais plus dans les campagnes qu’en ville

L'obésité n'est plus seulement une maladie des zones urbaines | Creative Commons

L’idée communément admise que seule la ville, avec son mode de vie malsain, serait source de surpoids est remise en cause par les chercheurs de l’Imperial College de Londres. Une gigantesque méta-analyse sur 112 millions de personnes, publiée dans Nature (EN), montre que c’est désormais à la campagne que l’épidémie mondiale d’obésité prend son essor.

Pourquoi c’est grave. Le nombre de cas d’obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La majorité de la population mondiale vit dans des pays où le surpoids et l’obésité font davantage de morts que la sous-nutrition. Prendre des mesures préventives est donc urgent. Dans cette optique, connaître les mécanismes du développement de l’épidémie d’obésité s’avère crucial.