#nutrition


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| | radar

Comment le Chili a réduit de 23% la consommation de boissons sucrées

Image d'illustration | Flickr

Frappée par une épidémie d’obésité et de diabète, la population chilienne était jusqu’à il y a peu la plus grande consommatrice au monde de boissons sucrées. En deux ans, des mesures volontaristes de santé publique ont fait chuter les ventes de près d’un quart.

Comment c’est possible. Au lieu d’une taxe sur le sucre, le gouvernement a banni ces produits des écoles et, surtout, imposé un étiquetage clair et sans compromis. Placé sur le devant de l’emballage, noir et blanc, impossible pour l’acheteur de passer à côté des alertes: teneur élevée en sucre, en sel ou en matières grasses.

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The Guardian

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Le New Scientist expérimente le vegan pour réduire ses émissions carbone

Pixabay / RitaE

En janvier, plusieurs millions de personnes rejoignent le mouvement Veganuary. Mais suivre un régime vegan pendant un mois seulement confère-t-il des bénéfices pour la santé et l’environnement? Pour le savoir, le New Scientist s’est associé à des chercheurs du programme Livestock, Environment and People (LEAP) de l'Université d’Oxford afin de mener une expérience pilote. Dix-neuf membres de la rédaction du magazine ont suivi une semaine de leur régime habituel, avant de se contraindre, la semaine suivante, à un régime vegan strict tandis que les chercheurs surveillaient leur alimentation.

Pourquoi c’est intéressant. Les chercheurs ont calculé que les participants mangeurs de viande auraient pu réduire chacun leur émission de 80 kg de CO2 s’ils avaient continué leur régime vegan un mois durant, soit l’équivalent d’un trajet de 800 km en avion. Pour les trois membres de la rédaction végétariens, le gain était de l’ordre de 40 kg de CO2 sur mois, soit un trajet de 200 km en voiture. Des résultats intéressants lorsque l’on sait que la viande et les produits laitiers sont responsables d’environ 60% des gaz à effets de serre produits par l’agriculture. En matière d’effets sur la santé, la semaine d’alimentation vegan s’est en revanche révélée trop fugace pour produire des résultats significatifs.

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À lire sur New Scientist (EN)

| | radar

La production mondiale de nourriture devra augmenter de 80% d'ici 2100

Vente de bananes à Madagascar, 2013 | Schalk van Zuydam / Keystone

L’humanité risque de devoir augmenter sa production de nourriture d’environ 80% d’ici la fin du siècle, selon une équipe de l’Université de Gottingen en Allemagne. Selon les chercheurs s’exprimant sur le site BBC News, un quart de cette augmentation serait imputable au développement de la corpulence moyenne.

Pourquoi on en parle. La taille et le masse corporelle moyenne augmentant, les besoins caloriques quotidiens pourraient monter de plus de 250 kcal par personne selon l’étude publiée dans Plos One. Le risque: que cette demande supplémentaire ne vienne exacerber les inégalités économiques et alimentaires.

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Lire l'article sur le site de BBC News

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| | analyse

Les végétariens sont-ils vraiment exposés à un risque d'AVC accru?

Giuseppe Arcimboldo/L'été | Domaine public

Une étude britannique publiée le 4 septembre s’intéresse au risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral, en fonction du régime alimentaire (incluant de la viande, uniquement du poisson ou strictement végétarien). Alors que de nombreux médias en ligne ont retenu de ses conclusions que le régime végétarien était dangereux car faisant courir un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC), les choses sont en réalité beaucoup plus nuancées.

Pourquoi c’est important. Le poids du régime carné dans notre empreinte carbone est avéré: un kilogramme de viande de bœuf, par exemple, émet 27 kg de CO2, selon le dernier rapport de la FAO. Bon pour la planète, le régime végétarien est encore l’objet de controverses, entre bienfaits ou carences supposées.

| | radar

L'administration Trump veut limiter la portée des recommandations américaines en matière de nutrition

Image d'illustration. | Chitose Suzuki / Keystone

Aux Etats-Unis, un comité supervisé par les départements de la santé et de l’agriculture publie tous les cinq ans ses recommandations en matière de nutrition. Et la prochaine édition, prévue pour 2020, risque bien d’être édulcorée: l’administration Trump a fait le tri parmi les sujets que les experts aborderont, laissant de côté la consommation de viande rouge ou transformée, les effets des aliments ultra-transformés ou encore les quantités de sodium appropriées dans la nourriture. Le Washington Post raconte les pressions et les controverses qui ont mené à cette situation.

Pourquoi c’est important. Ces recommandations guident notamment la manière dont le gouvernement gère les cantines scolaires et ses programmes d’assistance alimentaire. De nombreux spécialistes soulignent que les sujets écartés sont primordiaux si les Etats-Unis veulent endiguer l’épidémie d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires à laquelle ils sont confrontés. Selon l’association Center for Science in the Public Interest, une mauvaise alimentation serait à l’origine de 700'000 décès par an dans le pays.

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Lire l'article du Washington Post

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Why you shouldn’t take nutrition science at face value

KEYSTONE (AP Photo/Matthew Mead)

The never ending egg conundrum: is it good or is it bad for you? The findings of a research published in JAMA on the benefits of eggs in one’s diet, were quite alarming. Two large eggs a day could increase a risk of cardiovascular disease and death by 17 percent. This led to an interesting reflection in Undark on the value of nutrition science as a whole and it’s reliability.

Why it’s relevant. According to Undark, nutrition science is most often based on observational studies. These methods are essentially surveys and tend to be imprecise. for the author, the reason could be that people don’t often remember what they ate precisely, therefore the margin for error is quite big. As a result of that, Undark advises to simply be wary of the new healthy food trends, the evidence aren’t always there.

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Read the full article on Undark

| | idées

Pourquoi lit-on tout et n’importe quoi sur la nutrition

La nutrition est le sujet qui intéresse le plus les populations contemporaines et riches. Mais c’est aussi le domaine le moins sérieusement exploré par la science biomédicale, où s’expriment le plus de biais, où les mensonges côtoient les semi-vérités. Des mouvements, souvent commerciaux, mais frôlant parfois le sectaire, nous promettent bien-être et bonheur.

Pourquoi c’est problématique. Il se joue dans la nutrition non seulement une importante part de l’économie, mais aussi de la géopolitique et de l’avenir environnemental. Elle a un impact déterminant sur la santé, influençant la survenue de maladies et la longévité: un sujet sérieux qu’on ne peut laisser aux seules puissances du marketing.