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Comment les start-up du numérique réinventent le musée

Les musées sont de plus en plus en quête d'expériences immersives à base de réalité virtuelle ou augmentée | DR

Les musées ont des cartes à jouer en matière d’innovation numérique. Au salon Museum Connections, qui se tient actuellement à Paris, une centaine de start-up proposent des services innovants aux musées et aux institutions culturelles. Si l’on trouve beaucoup d’applications destinées à remplacer les audioguides, d’autres services originaux émergent, construits à partir de nouvelles technologies comme le mapping (projection de vidéos sur des structures en relief) ou le design interactif. Morceaux choisis.

Pourquoi on en parle. Après d’autres secteurs, c’est au tour de la culture de devenir champ d’expérimentation pour les nouvelles technologies (à ce propos, retrouvez notre exploration «Les miracles de l’art et de la tech»). Après avoir conquis le marché des boutiques des musées, nombre d’entreprises tentent désormais de conquérir le cœur même du musée.

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Les «Neons» de Samsung, avatars numériques à taille humaine qui évoquent le film «Her»

Pranav Mistry, le directeur de Neon, spin-off du laboratoire californien Star Labs de Samsung au CES. Crédit: DR

Après une astucieuse campagne sur les réseaux sociaux, Samsung a dévoilé, sur un énorme stand dédié au CES, salon de l’innovation technologique grand public à Las Vegas, les «Neons», des avatars numériques à taille humaine inspirés par de véritables personnes. Révolution technologique du concept même d’interface, ou pirouette médiatique?

Pourquoi on en parle. Les Neons ne sont ni des intelligences artificielles ni des assistants vocaux mais des interfaces graphiques et vocales d’apparence humaine. Au point que Pranav Mistry, le directeur de la filiale, avait évoqué en décembre rien moins que la naissance d’«une nouvelle espèce vivante» (sic). Dans ces conditions on ne pouvait qu’être déçu par ce que l’ingénieur qualifie un peu prématurément d’«amis digitaux». Mais dans la pratique, l’expression de ces IA est très réaliste, et n'est pas sans rappeler la Samantha, du film «Her». L’image en plus.

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Les écoles d’art se convertissent au numérique

De plus en plus d'artistes comme comme Bart Kresa adoptent les nouvelles technologies pour s'exprimer. Credit: bartkresa.com

Depuis quelques années, nombre d’écoles d’ingénieurs et d’universités scientifiques ont ajouté l’enseignement des arts à leur cursus et fait de la culture un objet de recherche. On pense par exemple au ArtLab de l’EPFL ou au programme Arts at MIT. Artnet.News nous apprend que ce sont maintenant les écoles de Beaux-Arts, longtemps réticentes, qui ajoutent non seulement l’enseignement du code informatique mais aussi celui des sciences à leurs cursus.

Pourquoi on en parle. Alors que les logiciels, les algorithmes, l’intelligence artificielle et la pensée computationnelle «dévorent le monde» selon l’inventeur du navigateur internet Mark Andreessen, les artistes ont besoin d’une compréhension profonde des implications de cette transformation. Toutefois, même si la première exposition d’art digital a eu lieu en 1965, ce domaine de la création est resté aux marges du marché de l’art. C’est en train de changer comme nous l’expliquions dans notre exploration Les miracles de l’art et de la tech. Avec derrière un enjeu économique énorme si l’on sait que les industries créatives (arts graphiques mais aussi musique, audiovisuel…) emploient déjà deux fois plus de monde que le secteur automobile en Europe.

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Lire l'article de Artnet.News

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Pourquoi les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, cèdent les rênes d'Alphabet

Origafoundation/WikiCommons

Dans une lettre révélée mardi, les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont annoncé qu’ils cesseraient d’assurer la présidence d’Alphabet, maison-mère de Google, qui abrite de nombreux projets de R&D, dont notamment Google X. C’est Sundar Pichai, l’actuel PDG de Google, qui prendra la relève, raconte Wired.

Pourquoi c’est intéressant. En 2015 déjà, Larry Page, alors PDG de Google, avait surpris le monde en annonçant la restructuration de la firme, ce qui a conduit à la création de la holding Alphabet, dont il avait pris les rênes. Les deux cofondateurs resteront toutefois au conseil d’administration. Et surtout, Sundar Pichai aura ainsi les mains libres pour homogénéiser les produits et services développés par Google et par Alphabet… en effet, certaines ressources sont aujourd’hui dupliquées: par exemple, les équipes de DeeMind, détenue par Alphabet, ne sont pas mutualisées avec celles de Google AI. Ce qui n’a pas été sans causer quelques tensions au cours des dernières années.

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Lire l'article publié par Wired

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En levant 4 millions de francs, Artmyn introduit la transparence sur le marché de l’art

Le scanner du spin-off de l'EPFL numérise les toiles en haute définition mais aussi en ultraviolet et en infrarouge.

Spin-off de l’EPFL, la start-up Artmyn annonce avoir levé 4 millions de francs auprès de la principale plateforme d’enchères en ligne Invaluable. Ce montant qui porte à de l’ordre de 8 millions les fonds levés par l’entreprise va lui permettre de déployer sa technologie de scanners nouvelle génération dans les 5000 maisons de ventes aux enchères partenaires d’Invaluable.

Pourquoi c’est important? Comme le montrera le prochain épisode de notre exploration sur les croisements entre l’art et la technologie, le gros problème du marché de l’art, c’est son opacité avec des faux ou des œuvres mal attribuées qui continuent de circuler massivement. La technologie ultraviolet d’Artmyn rend accessible l’analyse des restaurations d’un tableau. Celle par infrarouge permet de révéler ce qui est sous le tableau (une esquisse par exemple).

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Comment les smartphones révolutionnent la façon de traiter les maladies

Image d'illustration. | Shutterstock

Vous n’avez jamais entendu parler de thérapie numérique sur ordonnance? Normal, cette technologie récente se base sur la collaboration entre chercheurs, cliniciens et ingénieurs pour mettre au point des logiciels utiles dans le traitement de maladies. Et tout cela se passe sur smartphone ou tablette, comme le relève Corey McCann, président et CEO de Pear Therapeutics, dans une chronique parue le 29 octobre dans Stat. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration a validé ces thérapies d’un nouveau genre avec l’appui des médecins.

Pourquoi on vous en parle. Conçus pour être accessibles en tout temps, ces logiciels sur ordonnance sont efficaces pour de nombreuses affections: schizophrénie, sclérose en plaques, insomnies chroniques, troubles liés à la consommation de drogues et d’opioïdes. Dans ce dernier cas, les patients ont accès via leur téléphone intelligent à une thérapie cognitivo-comportementale sans passer par la case cabinet médical. Ces thérapies modifient en profondeur le paradigme du soin et permettent aux prestataires de soins de recueillir en toute sécurité des données en temps réel sur les patients et de les analyser afin d’élaborer des plans de traitement personnalisés.

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Lire l'article sur Stat

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«Le prochain Google aura compris que limiter l'impact environnemental du numérique est un enjeu de compétitivité»

Konstantin Malanchev/Flickr/CreativeCommons

Courant octobre 2019, la communauté GreenIT.fr, qui fédère des experts du développement durable appliqué au numérique en France, dévoilait un rapport consacré à l’empreinte environnementale du numérique mondial. Ses points forts sont d’abord méthodologiques: ce travail de R&D, qui a nécessité 200 jours-homme, retient quatre indicateurs environnementaux, plutôt que de s'intéresser aux seules émissions de gaz à effet de serre (GES). Et surtout, il ne s’arrête pas au diagnostic, puisqu’il détaille plusieurs recommandations, qui posent la question de l’écoconception des services numériques du quotidien.

Pourquoi c’est important. L’empreinte environnementale actuelle du numérique équivaut à celle d’un grand pays, voire d’un petit continent, selon les indicateurs retenus. Au vu des enjeux économiques et politiques associés, il est essentiel de disposer d’un état des lieux aussi précis et actualisé que possible.

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«Pour une écologie numérique», un guide pour réconcilier les transitions écologique et numérique

Sarah Sermondadaz

C’est une expression qui, depuis une petite dizaine d’années, est sur toutes les lèvres. La transition énergétique? Non: la transition numérique. Des enjeux familiers pour Eric Vidalenc, qui travaille pour l’Ademe, établissement public français en charge des questions environnementales et de maîtrise de l’énergie. Dans «Pour une écologie numérique»*, il met en perspective la première, «transition imposée», face à la seconde, «transition désirée».

L’observateur avisé l’aura remarqué: malgré les belles déclarations des acteurs industriels et politiques, les deux mouvements, s’ils se rencontrent parfois dans leurs ambitions, par exemple sur les compteurs d’énergie communicants, ne convergent pas toujours. Eric Vidalenc offre un état des lieux pragmatique. Le numérique n’est ni une solution miracle, ni une tragédie: il nous appartient, collectivement, de construire des outils numériques menant à des solutions soutenables. A travers cet ouvrage d’une centaine de pages, à la fois court et précis, il esquisse un diagnostic et plusieurs pistes de réflexion. Notes de lecture.

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Grâce à l'impression 3D, un sanctuaire indigène vandalisé en Amazonie reprend vie

Les images restaurées numériquement de toutes les zones vandalisées de la grotte de Kamukuwaká ont été envoyées à la communauté Wauja sous forme de rendus A3. Deux anthropologues les ont aidés à projeter leurs connaissances sur la restauration numérique © Mafalda Ramos

En septembre 2018, les pétroglyphes de la grotte de Kamukuwaká, un lieu sacré pour les peuples amazoniens de la réserve du Xingu au Brésil, sont retrouvés systématiquement détruits. Une perte irréparable pour des cultures dont le patrimoine est pour l’essentiel intangible. Entreprise spécialisée dans la production d’œuvres pour des artistes contemporains et la reproduction du patrimoine, Factum Arte a recréé, via sa fondation, un facsimile du site tel qu’il était avant la destruction grâce à ses technologies d’acquisition de données et d’impression 3D. Les représentants des peuples du Xingu ont reçu ce week-end à Madrid cette copie quasi parfaite.

Pourquoi c’est important. Les gravures de la grotte de Kamukuwaká sont un support essentiel de la mémoire et le répertoire graphique des peuples du Xingu, qui les reproduisent dans leurs peintures corporelles rituelles. Si on ignore qui les a détruits au burin, le caractère systématique de cet acte de vandalisme ne laisse aucun doute sur son intention. Intervenue juste en dehors de la zone protégée du Xingu où se trouve la grotte, cette destruction prolonge la volonté politique du gouvernement Bolsonaro d’éradiquer les peuples amazoniens.

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«La 5G ne pose pas les bonnes questions, elle ne fait que répéter le même cycle»

OMER MESSINGER/EPA/KEYSTONE

Le Suisse Serge Willenegger, formé à l’EPFL, a été senior vice president de Qualcomm, spécialiste américain des technologies mobiles, où il est resté en poste près de 25 ans jusqu’à fin 2018. Il a désormais quitté la société, mais a contribué, au cours des dernières années, à faire de la 5G un nouveau standard désirable pour l’industrie. Aujourd’hui, il souhaite apporter un regard critique sur cette technologie et ses enjeux géopolitiques et sociaux.

Selon lui, la révolution technologique de la convergence entre information et télécoms a déjà eu lieu avec la 3G et la 4G. Et il nous appartient désormais de poser collectivement la question du sens de cette convergence pour la société. Entretien.

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Scanner le monde pour en garder une trace, est-ce vraiment une bonne idée?

Le lidar est déjà employé en archéologie, comme ici pour la cité maya de Tikal, au Guatemala | Canuto and Auld-Thomas / Keystone AP

Le projet Earth Archive, lancé par un archéologue du Colorado, vise à garder une version numérique en trois dimensions de l’ensemble des hauts lieux culturels mondiaux menacés par le changement climatique, notamment situés en région côtière. L’archéologue Chris Fisher, à l’origine du projet, compte ainsi les scanner à l’aide d’un lidar, sorte de radar fonctionnant avec des impulsions laser, depuis un avion. Cette méthode a déjà été employée localement pour étudier des sites difficiles d’accès ou recouverts de végétation. Si le but de la manœuvre, c’est-à-dire de garder un témoignage de ces sites risquant de disparaître reste louable, The Guardian en précise une de ses principales limites: un coût pharaonique.

Pourquoi on en parle. Le produit numérique final qui immortaliserait ces sites archéologiques, géologiques ou culturels serait en libre accès, notamment à l’intention des générations futures. Cependant, le prix à payer pour un tel projet— autour de 10 millions de dollars rien que pour l’Amazonie — n’est pas anodin. D’autres scientifiques craignent que cet argent soit ainsi dévié d’autres projets de recherche plus utiles, par exemple ceux visant à justement préserver ces sites du changement climatique.

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Lire l'article dans The Guardian

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How Google wants to reinvent cloud computing and renew itself in the process

Urs Hölzle au Web Summit en 2014 | Web Summit/Flicrk/Creative Commons

Google is pressing ahead with Cloud Computing. As Senior Vice President, Swiss citizen Urs Hölzle is leading this charge. He doesn’t just want to gain market share but to «create an open standard that defines what Cloud is for the next 20 years», a process that will cause upheaval at Google as well.

The Google story began when the company’s founders – Larry Page and Sergey Brin – moved their project from their digs at Stanford University to a garage in Menlo Park, found their first investors and were able to recruit experienced computer scientists like Urs Hölzle. This was the summer of 1998.

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«Les oubliées du numérique», une traversée féministe de l'informatique mais aussi de la société

Sarah Sermondadaz

C’est un mot d’ordre qui revient périodiquement dans la bouche des hommes politiques et autres «champions de la tech»: il faut davantage de femmes dans les professions du numérique. Qui mieux qu’Isabelle Collet, avec qui nous avions déjà échangé à l’occasion de la grève des femmes en juin dernier, pour décrypter les raisons des échecs répétés en matière d’inclusion. C’est tout l’enjeu de «Les oubliées du numérique», publié en France aux éditions Le Passeur. Notes de lecture.

La professeure associée en sciences de l’éducation à l’Université de Genève, informaticienne et spécialiste des questions de genre dans le numérique, convie l’histoire et la sociologie des sciences dans cette traversée parfois militante, résolument féministe. Si vous êtes une femme dans un domaine professionnel scientifique ou technique, il pourrait vous évoquer quelques souvenirs. Si vous n’êtes pas une femme, vous pourriez être tenté de le refermer. Tâchez de persévérer, car cet ouvrage vous promet, l’espace d’environ 200 pages, un autre regard: parfois provocateur, mais sûrement éclairant.

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Le Google du dark web se cache à deux heures de Genève

Image d'illustration | Alan/Flickr/Creative Commons

Pour une start-up high-tech, Aleph Networks a une adresse déroutante: rue de l’Alma à Villefranche-sur-Saône, au nord de Lyon, en France. Pourtant, la société créée en 2012 a développé un moteur de recherche qui passe au peigne fin les tréfonds du dark web, la face cachée de l’internet, où fleurissent ventes d’armes et autres trafics de drogue. L’entreprise tire essentiellement ses revenus de mandats du ministère des Armées, de l’Intérieur et des Finances en France. Elle cherche maintenant à s’ouvrir aux entreprises privées et lève des fonds.

Pourquoi on en parle. Le deep web, qui représente 80 % de la masse du Web, est la partie du Web qui n’est pas indexée par les moteurs de recherche classiques. Il comporte notamment le dark web, la partie du web qui n’est pas disponible de façon publique. Il peut s’agir de réseaux peer to peer ou anonymes, qui requièrent des logiciels spécifiques pour y accéder. C’est malheureusement là que se développe le cyberterrorisme et la cyberdélinquance… L’originalité du produit d’Aleph Networks est qu’il permet d'analyser et d’indexer ces pages. C’est l’une des seules entreprises européennes sur ce créneau.

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Lire l'article des Echos

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A Venise, le Forum ArtTech met les technologies au service du patrimoine culturel

La bibliothèque Manica Lunga de la Fondazione Giorgio Cini ( Copyright Matteo De Fina, courtesy of Fondazione Giorgio Cini).

Pour sa troisième édition, le Forum ArtTech, créé en 2016 par l’ancien président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne Patrick Aebischer, s’est associé à la Fondazione Giorgio Cini de Venise pour une journée de conférences sur l’utilisation des nouvelles technologies pour la préservation de l’héritage culturel. Le 24 septembre, une vingtaine d’experts présenteront et débattront des progrès et du futur de ces technologies dans le cadre de la Fondazione Giorgio Cini à Venise.

Pourquoi c’est important. Alors que l’Europe est en retard vis-à-vis des États-Unis et de l’Asie dans le développement de l’économie numérique, son patrimoine culturel, de même que ses industries créatives, offrent une base exceptionnelle pour développer de nouvelles technologies et des contenus adaptés. C’est tout le thème de notre Exploration actuelle sur les miracles de l’art et de la tech. Lors du forum ArtTech, une présentation de la Venice Time Machine, dirigée par le professeur de l’EPFL Fréderic Kaplan, illustrera ce potentiel. Ce projet développe des outils d’intelligence artificielle et de visualisation qui s’appliquent au big data du passé, comme Google ou Facebook le font avec nos données.