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Dans les Iles Marshall, une poubelle nucléaire menacée par le réchauffement climatique

Vue aérienne du dôme de Runit. | Wikimedia

Dans les Iles Marshall, sur l’île de Runit, un dôme de béton contient plus de plus de 88'000 mètres cubes de débris radioactifs américains, dont d’importantes quantités de plutonium. Ces déchets proviennent des essais nucléaires réalisés par les Etats-Unis dans l’archipel du Pacifique dans les années 1940 et 1950. Mais aussi de leur site de test du Nevada, dont 130 tonnes de sols ont été déposés dans le lointain atoll. Aujourd’hui, la «tombe», comme l’appellent les locaux, est parcourue d’inquiétantes fissures, raconte le Los Angeles Times dans un impressionnant reportage.

Pourquoi c’est important. Avec le réchauffement climatique, le dôme de Runit est menacé par des marées de plus en plus hautes et des tempêtes de plus en plus fréquentes. Une étude publiée en 2019 par l’Université Columbia montre des niveaux de radiations dans ses environs qui rivalisent avec ceux enregistrés à Tchernobyl et Fukushima. Ces inquiétudes grandissantes interviennent alors que les Etats-Unis rechignent toujours à payer les 2,3 milliards de dollars de dédommagements qu’ils doivent aux Iles Marshall suite à la décision d’un tribunal international en 1988.

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Lire l'article du Los Angeles Times

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Le gouvernement français veut construire six réacteurs nucléaires EPR supplémentaires

Centrale nucléaire de Civaux, en France (image d'illlustration) | Daniel Jolivet/Flickr/Creative Commons

En France, aucune nouvelle centrale nucléaire, en plus de celle de Flamanville-3 déjà en construction, n’est à l’agenda… Officiellement. Car officieusement, le président français aurait fourni à EDF, principal producteur d’électricité et exploitant du parc nucléaire, une feuille de route demandant la construction de «trois paires de réacteurs sur trois sites distincts», révèle Le Monde.

Pourquoi c’est important. Malgré la confiance de l’exécutif français dans la technologie EPR de réacteur nucléaire de troisième génération, développée par Framatome et Siemens, tout ne se passe pas exactement comme prévu sur le chantier de Flamanville-3, démonstrateur d’EPR en construction dans la Manche depuis 2007. La fin du chantier, au départ prévue pour 2012, ne cesse d’être reportée, et les coûts de construction ont déjà été multipliés par 276% par rapport à l’estimation initiale (ainsi que le rappelle une datavisualisation du Monde). En cause, la mauvaise qualité de plusieurs soudures de la cuve, qui devront être refaites.

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Lire l'article publié par Le Monde

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Un test de missile à l'origine de l'accident nucléaire survenu jeudi en Russie, selon Washington

Vladimir Poutine au milieu de plusieurs de ses ministres et généraux.| Michael Klimentyev / Keystone

Jeudi 8 août, un accident nucléaire s’est produit sur la côte nord de la Russie, tuant sept personnes. Depuis, comme le rapporte le New York Times, les suspicions vont bon train quant à sa nature exacte, notamment chez les officiels américains qui avancent notamment l’hypothèse d’un essai de missile à propulsion nucléaire qui aurait mal tourné.

Pourquoi c’est important. Régulièrement annoncé par Vladimir Poutine comme le symbole du renouveau militaire russe, le projet de missile à longue-portée avec propulsion nucléaire permettrait à la Russie d’atteindre n’importe quel point du globe. Il rendrait par ailleurs obsolètes les défenses anti-missiles américaines. Admettre un accident dans les tests de ce missile pourrait indiquer une faiblesse technologique dans le plan d’armement russe.

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Lire l'article complet dans le New York Times (EN)

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Craintes autour d'un projet russe de centrale nucléaire flottante en Arctique

L'Akademik Lomonosov doit devenir courant 2019 la première centrale nucléaire flottante au monde | Margo.aga/Creative Commons

La Russie veut mettre en service la première centrale nucléaire flottante, raconte le Guardian. Baptisée «Akademik Lomonosov», elle navigue actuellement le long de la route maritime arctique. Sa mission? Dans un premier temps, approvisionner en électricité la région russe de la Tchoukotka, située à l’extrémité nord-est du pays, pour faciliter les opérations minières ainsi que les forages pétroliers et gaziers. Mais le principe même de la centrale soulève de nombreuses critiques.

Pourquoi c’est polémique. Les réacteurs nucléaires flottants n’avaient auparavant jamais été déployés à des fins de production civile. La Russie affirme avoir pris en compte le risque d’un tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9 dans sa conception. Mais les craintes demeurent, car Rosatom entend à terme vendre sa solution technologique à d’autres pays moins habitués des opérations nucléaires, par exemple le Soudan, qui pourraient manquer d’expertise en cas d’accident.

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Lire l'article du Guardian (EN)

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L'origine mystérieuse du nuage de ruthenium sur l'Europe en 2017 semble liée à un accident nucléaire à Maïak, en Russie

Le centre nucléaire de Mayak, en Russie, serait à l'origine d'une contamination au ruthenium ayant touché toute l'Europe | Carl Anderson

Le nuage radioactif détecté fin 2017 à travers toute l’Europe proviendrait bien du complexe nucléaire de Maïak, en Russie. Cette conclusion est le fruit du travail d’une équipe internationale importante qui publie ses résultats ce 29 juillet dans la revue PNAS.

Rappel des faits. En octobre 2017, une pollution au ruthenium-106 était détectée en Europe. Bien qu’en des concentrations ne présentant pas de risque pour la santé humaine et l’environnement, les quantités observées impliquaient un relâchement important dans l’atmosphère. Le complexe de Maïak, déjà connu pour divers cas d’accidents et de relâchements de matériel radioactif dans l’environnement, avait été pointé du doigt par un rapport de l’institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) au début du mois de novembre 2017. Jusqu’à ce jour, la Russie n’a reconnu aucun accident dans ses installations.

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En France, le fleuron du nucléaire connaîtra un nouveau retard d'au moins trois ans

Centrale nucléaire de Fessenheim, dans l'est de la France. La mise en service de l'EPR de Flamanville devait coïncider avec la fermeture de ces deux réacteurs vieillissants | Creative Commons

Cette fois c’est officiel: le réacteur nucléaire de Flamanville (France) ne pourra pas produire d’électricité avant 2022 au moins. L’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) a officiellement demandé à EDF de refaire huit soudures défectueuses.

Pourquoi on vous en parle. La construction du réacteur français EPR de Flamanville, accuse déjà 7 ans de retard sur le calendrier initial. Ce nouveau délai de trois ans compromet la stratégie énergétique française, qui s’appuie sur le nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique (FR).

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Svletana Alexievich, pour ne pas oublier Tchernobyl

L’écrivaine biélorusse Svletana Alexievich, prix Nobel de littérature 2015, fête aujourd’hui ses 71 ans. C’est l’occasion de lire —ou relire— La Supplication, ce magnifique récit et essai consacré à la catastrophe de Tchernobyl, qui laissa bien des lecteurs en larmes. Vous pouvez découvrir l’ouvrage en ligne.

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Le nucléaire ne sauvera pas le climat, mais en sortir aggraverait la situation

Près de la centrale nucléaire de Gösgen, dans le canton de Soleure | Christian Beutler - Keystone

On ne luttera pas efficacement contre le changement climatique en abandonnant l’énergie nucléaire. C’est le message porté par l’Agence Internationale de l’énergie (AIE), dans un rapport publié mardi 28 mai 2019. Elle préconise de prolonger la durée de vie des centrales existantes, et de lancer la construction de nouveaux réacteurs quand c’est possible.

Pourquoi c’est important. L’énergie nucléaire ne représente actuellement que 10% de la consommation mondiale d’électricité, et environ 2,5% de la consommation d’énergie finale (voir notre fiche décryptage). Or, ce mode de production d’électricité rejette très peu de carbone et contribue donc peu au réchauffement de la planète. Mais l’énergie nucléaire est en perte de vitesse, surtout depuis l’accident de Fukushima, en 2011.