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Pourquoi Novartis a dû renoncer à un brevet sur sa thérapie cellulaire Kymriah

Novartis renonce à un de ses brevets européens sur le Kymriah, une thérapie CAR-T dans la leucémie et le lymphome, qui vise à reprogrammer les cellules immunitaires pour détruire les cellules cancéreuses. L’annonce vient d’être faite par voie d’avocat, le 29 novembre 2019. Ce revirement fait suite aux attaques de Public Eye et de Médecins du monde (MDM) contre le laboratoire suisse, en juillet dernier.

Pourquoi c’est important. Le Kymriah (tisagenlecleucel) est très cher. Les thérapies cellulaires CAR-T viennent d’être admises en Suisse au prix de 370'000 francs par patient (forfait hospitalier stationnaire), ce qui pose à terme la question de la soutenabilité de ces traitements pour le système de santé. Par cette action, les deux ONG souhaitent peser à la baisse sur le prix de ces thérapies prometteuses et faciliter leur production dans le secteur public. Mais le laboratoire bâlois garde la main sur son traitement.

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L'assurance-maladie payera les 370'000 francs des thérapies géniques contre le cancer

Illustration 3D de cellules CAR-T attaquant des cellules cancéreuses. | Shutterstock

EXCLUSIF - Elles s’appellent Kymriah et Yescarta. Ces thérapies cellulaires et géniques commercialisées par Novartis et Gilead ont été reconnues comme prestation médicale par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), vendredi 6 décembre. Elles seront désormais prises en charge par l’assurance-maladie obligatoire des soins (AOS). Mais à quel prix? Heidi.news a mené l’enquête.

Pourquoi le prix pose problème. Le prix à l’unité de ces thérapies effraie. Au point d’être gardé sous silence et de faire craindre une explosion des coûts de la santé en Suisse. Novartis demandait initialement 375’000 francs le traitement quand santésuisse proposait une indemnisation à hauteur de 200’000 francs. Une centaine de patients sont susceptibles de bénéficier de ce traitement en Suisse.

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Novartis parie sur une nouvelle molécule contre les problèmes cardiovasculaires

Usine de Novartis à Stein, en Argovie. | Georgios Kefalas / Keystone

Dimanche 24 novembre, Novartis a annoncé avoir acheté The Medecine Company pour 9,7 milliards de dollars. Le site StatNews se penche sur le contexte et les enjeux de cette acquisition. «Nous espérons réimaginer le traitement de la première cause mondiale de décès (les maladies cardiovasculaires, ndlr.)», a déclaré sur Twitter Vas Narasimhan, CEO de Novartis. Le médicament anti-cholestérol au coeur de la transaction, nommé Inclisiran, devrait être administré deux fois par an (contre toutes les deux semaines ou chaque mois pour les autres).

Pourquoi on vous en parle. Derrière cette acquisition se dessine l’espoir pour le groupe pharmaceutique suisse de réaliser un vieux rêve: la mise sur le marché du «blockbuster» contre les maladies cardiovasculaires. Novartis n’est pas le premier sur ce secteur: les firmes américaines Amgen et Regeneron ont toutes deux commercialisé des traitements basés sur le même mécanisme. Mais leurs ventes n’ont pas eu le succès espéré.

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Lire l'article sur Statnews(EN)

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La FDA accuse Novartis d'avoir fourni des données manipulées

Usine de Novartis à Stein (AG). | Georgios Kefalas / Keystone

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a accusé mardi Novartis de lui avoir transmis des données manipulées dans le cadre de l’homologation du Zolgensma. Cette thérapie génique contre l’amyotrophie spinale, le médicament le plus cher du monde, a été approuvée fin mai, rappelle le site FiercePharma. Les données incriminées concernent des tests sur des animaux réalisés au début du développement du traitement.

Pourquoi c’est important. Même si la FDA ne met pas en doute l’efficacité du médicament et souhaite qu’il reste sur le marché, elle envisage de porter l’affaire devant la justice. Cet épisode vient une nouvelle fois entacher la réputation de Novartis. L’entreprise suisse a été épinglée à plusieurs reprises ces dernières années, pour manipulations de données au Japon et corruption en Grèce et aux Etats-Unis.

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Lire l'article de FiercePharma (EN)