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Les étonnantes traces laissées par Néandertal et Denisova dans le génome humain

Une reconstitution anachronique au Neanderthal Museum, en Allemagne | Clemens Vasters/Flickr/Creative Commons

Deux chercheurs suisses, Alexandre Gouy et Laurent Excoffier, de l'Université de Berne et de l'Institut suisse de bio-informatique à Lausanne, proposent une nouvelle méthode pour savoir quels gènes de notre ADN ont été hérités de nos cousins humains aujourd’hui éteints, les hommes de Néandertal et de Denisova. De quoi mieux comprendre l’évolution de fonctions biologiques clés, comme l’immunité.

Pourquoi c’est intéressant. Depuis qu’on dispose de génomes de référence pour des espèces humaines disparues, Néandertal et Desinova, les scientifiques cherchent à mesurer la part génétique que nous avons conservée de leur fréquentation. Car le génome de l’homme moderne s’est enrichi de métissages avec ces voisins. Or, la plupart des publications scientifiques se sont jusqu’ici intéressées à des gènes au cas par cas. Ici, il s’agit d’une étude plus fonctionnelle qui évoque les pressions de sélections responsables du maintien de tel ou tel gène.

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En 2019, Néandertal a disparu au moins trois fois

Deux néandertaliens reconstitués au Neanderthal Museum de Mettmann, Allemagne | Martin Meissner / AP Keystone

Fin novembre, une nouvelle étude publiée dans Plos One avançait une nouvelle piste pour expliquer la disparition de l'homme de Neandertal. Sa population étant déjà réduite et disséminée à travers l'Europe en petits groupes, il n'aurait finalement été victime que d'un «manque de chance»…. En 6 mois de temps, c'est déjà la troisième hypothèse proposée à ce sujet.

Pourquoi on en parle. La disparition de Neandertal est l'un des sujets les plus débattus en paléoanthropologie. Il ne se passe pas une année sans qu'on n'invoque la découverte d'une nouvelle différence anatomique, d'un nouveau scénario sur les derniers milliers d'années de notre cousin, et que l'on ne déclare que cette fois-ci on tient le coupable. 2019 a, inévitablement, été particulièrement prolifique en matière de disparition néandertalienne.

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Des empreintes de Néandertaliens découvertes sur une plage normande

L'une des empreintes fossilisées découvertes | Dominique Cliquet

Pas moins de 257 empreintes de pas fossilisées âgées de 80’000 ans, attribuées à l’homme de Néandertal. C’est la moisson réalisée en Basse-Normandie (France) par une équipe de paléontologues. Auparavant, on ne connaissait que neuf empreintes fossiles de ce cousin de notre espèce, raconte le New Scientist. Il s’agirait d’un groupe social avec de nombreux enfants, ce que révèle la diversité de la taille des traces.

Pourquoi c’est important. Connu depuis les années 1960, le lieu de ces fouilles, le site du Rozel, est menacé de disparaître à cause de l’érosion. Divers ossements d’animaux ont également été retrouvés, qui suggèrent des activités de boucherie. Des fouilles de sauvetage sont entreprises chaque année depuis 2012. L’espoir est désormais de mettre au jour des vestiges humains.

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Lire l'article sur le site du New Scientist (EN)

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Les derniers néandertaliens d'Eurasie seraient issus d'une seule population d'Europe de l'Ouest

Crâne néandertalien provenant de la carrière Forbes, en Espagne. | Lukas Bokelmann et al.

Les néandertaliens d’Europe de l’Ouest ont remplacé les autres populations eurasiatiques il y a environ 100’000 ans. C’est la conclusion que tire l’Institut Max Planck, en Allemagne, d’après une étude génétique publiée en deux fois, d’abord dans Science Advances fin juin puis dans PNAS ce lundi.

Pourquoi on en parle. La chronologie exacte du peuplement des différentes régions d’Eurasie par Néandertal reste encore mystérieuse pour les paléontologues, d’où l’intérêt de ces études.

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Les premiers humains seraient sortis d'Afrique bien plus tôt qu'on ne le pensait

Les deux crânes fossiles retrouvés ont été respectivement datés à -170'000 et à - 210'000 ans | K.Harvati et al/Nature

Ces deux fossiles, découverts dans une grotte grecque, étaient connus depuis les années 1970. Mais incomplets et déformés par le passage des années, ils demeuraient un mystère. Celui-ci a peut-être été élucidé. Des chercheurs allemands les ont datés à 170’000 et 210’000 ans avant notre ère. Le premier serait un Neandertal, et le second un Homo sapiens, ce qui en ferait le plus vieux représentant de cette espèce jamais retrouvé en Europe! Leurs travaux ont été publiés dans Nature.

Pourquoi c’est important. À quel moment nos ancêtres Homo sapiens sont-ils sortis d’Afrique et ont commencé à coloniser l’Europe et l’Asie? 160’000 ans plus tôt qu’on ne le pensait, selon cette étude.