#microfluidique


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Comment une startup suisse veut sauver des millions de souris de laboratoire

Spin-off de l'EPFL, Nagi Bioscience a développé une cartouche qui remplace les tests de toxicité sur les animaux vertébrés. | Nagi Bioscience, DR

Créée début 2019, le spin-off de l’EPFL Nagi Bioscience vient de boucler son premier tour de financement (1,8 million de francs) mené par la plateforme d’investissement Investiere. Avec ces fonds, l’entreprise va développer un dispositif microfluidique combinant des colonies de vers C. elegans et une analyse de leurs réactions par machine learning, afin d’automatiser l’évaluation de la toxicité et de l’efficacité de nouvelles molécules. Cette technologie est susceptible de remplacer les expérimentations actuellement menées sur des animaux vertébrés.

Pourquoi c’est important. On estime que plus de 110 millions d’animaux sont utilisés chaque année dans des expérimentations, notamment destinées à évaluer la toxicité de nouvelles molécules pour l’homme ou l’environnement. Dans le même temps, de plus en plus de pays contestent ces expérimentations. A Genève, l'initiative populaire «Pour un meilleur contrôle de l'expérimentation animale» a été refusée par 64,42% des voix le 24 novembre dernier. Mais une autre initiative fédérale est sur les rails et l’Union européenne a déjà interdit les expérimentations animales pour les cosmétiques en 2013. Le besoin d’alternative se fait sentir.

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Une serviette hygiénique connectée pour éviter les grossesses alitées

Vue d'artiste du prototype de serviette hygiénique connectée. | REA / DR

Le service d’obstétrique du CHUV et le laboratoire d'électronique pour les sciences du vivant de l’EPFL viennent de lancer un projet inédit, baptisé REA. Le concept? La «smart pad», une serviette hygiénique connectée destinée à prévenir les risques d’accouchement prématuré en fin de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. Près de 10% des femmes enceintes accouchent prématurément. Il n’est pas rare qu’une femme doive rester alitée plusieurs semaines en fin de grossesse. Les inconvénients – pratiques, financiers, psychologiques – sont majeurs. L’accouchement prématuré a finalement lieu moins d’une fois sur dix.

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Cette puce reconstitue le développement embryonnaire

Image d'un embryon humain à quelques jours de développement | Creative Commons

L’éthique et les difficultés techniques freinent la compréhension fine des mécanismes qui contrôle le développement des embryons humain. Dans une puce microfluidique, une équipe américaine a reproduit les quatre premiers jours d’un embryon humain. C’est une avancée technologique cruciale pour étudier les phases primordiales du développement embryonnaire, qui a été présentée dans Nature.

Pourquoi c’est important. Pour l’instant, la science ne dispose pas des bons outils pour étudier le développement embryonnaire précoce. L’éthique protège la manipulation des embryons humains et le développement des embryons de souris diffère de celui des primates. Or mieux comprendre ce phénomène est très important pour la médecine, en particulier pour espérer lutter contre les fausses couches.