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Pourquoi il faut se méfier des prédictions de l’IA en biomédecine

Pixabay / Nvodicka

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days 2020, qui se tiennent en ce moment à l’EPFL. En déplaçant notre rédaction sur le site de l'événement, nous vous en proposons une couverture approfondie.

Gavin Brown est professeur de machine learning à l’université de Manchester. Invité aux AMLD 2020 à propos de la thématique de l’IA et de la santé, ce spécialiste a évoqué la fiabilité limitée des modèles prédictifs et la nécessité pour les experts d’y prendre garde. Une intervention en forme d’avertissement quant aux promesses du machine learning. Entretien.

Heidi.news – Qu’est-ce que la reproductibilité et en quoi est-ce important?
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Ce médecin urgentiste valaisan, éloigné de tout en Antarctique, nous raconte son quotidien

Jacques Richon, médecin urgentiste valaisan, et docteur de la base Princess Elisabeth Antarctica, y a installé cette année une table d'opération | DR

Le médecin valaisan Jacques Richon organise le suivi médical de la base polaire belge Princess Elizabeth Antarctica (PEA) depuis son ouverture en 2009. Il vient à peine d'arriver dans la base polaire et sa première urgence consiste à installer la nouveauté de cette année: une salle d'opération. Heidi.news l'a rencontré la semaine passée avant son départ, au Cap (Afrique du Sud). Entretien.

Pour ce chirurgien, qui est aussi guide de montagne et ancien président du Groupe d’intervention médicale en montagne (Grimm), la médecine en Antarctique est d’autant plus passionnante qu’elle se passe dans des conditions extrêmes, mais surtout parce que tout rapatriement d’urgence est quasi illusoire.

Le médecin, sous pression car seul, doit donc réfléchir et agir avec les moyens du bord, parfois en faisant appel par télémédecine à des collègues spécialistes en Valais. Depuis cinq ans, Jacques Richon a en effet développé un système reconnu d’aide médicale à distance, qu’il va à nouveau tester durant la fin de cette saison d’expédition sur le Continent blanc. Explications.

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Un médecin genevois prend la tête de l’Académie des sciences médicales

Né à Liège en 1953, le Pr Henri Bounameaux a dirigé le service d'angiologie des HUG pendant plus de 25 ans.

L’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) a élu son nouveau président: le Pr Henri Bounameaux. Après des études de médecine à Bâle, Montreux et Genève, ce belgo-suisse a fait sa carrière aux HUG de 85 à sa retraite en juillet 2019. Il a été médecin-chef du service d’angiologie et hémostase des HUG à partir de 1993, puis chef du département de médecine interne (2010) et doyen de la faculté de médecine de Genève (2011). Ses travaux en médecine ont essentiellement porté sur la maladie thromboembolique veineuse. Élu à l’unanimité par ses pairs, il occupera ses nouvelles fonctions à compter du 1er mai 2020.

Pourquoi on est loin du séisme institutionnel. L’Académie des suisse sciences médicales est actuellement présidée par le Pr Daniel Scheidegger, spécialiste en anesthésiologie de l’université de Bâle, et vice-présidée par…. Henri Bounameaux. Le 1er mai prochain, les deux professeurs de médecine échangeront leurs mandats respectifs à la tête de l’institution. Il s’agit donc d’un changement dans la continuité. «Les présidents passent, l’Académie reste», a déclaré l’angiologue genevois dans un communiqué en date du 6 janvier 2019.

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En médecine, le «less is more» doit devenir la norme

Michel Matter

Michel Matter est médecin responsable du Centre ophtalmologique de Rive (Genève), président de l’Association des Médecins de Genève (AMGe), vice-président de la FMH et conseiller national. Les coûts de la santé devenant insupportables, il plaide pour un basculement des soins. Transformer le «faire tout pour son patient» à une médecine plus smart où le less is more doit devenir la norme.

L’évidence est souvent définie comme le contraire des croyances. Seulement, en médecine, il a fallu réaffirmer la notion d’une médecine dite plus «intelligente» car moins dispensatrice en traitements et examens effectués. Le principe de ne faire que ce qui est utile semble une évidence. Pourtant, ce phénomène n’a que quelques années et nous vient tout droit du continent nord-américain. Faire moins pour soigner mieux, telle est la base de la réflexion mise au bénéfice du patient.

Pourquoi c’est nécessaire. L’habitude prise pendant de nombreuses années à faire «tout» pour le patient en multipliant les examens et les traitements est un temps totalement révolu. Les coûts de la santé ayant explosé dans de nombreux pays et la charge financière pour les assurés étant difficilement supportable, les pistes pour poursuivre la haute qualité des soins sans porter préjudice au malade se sont développées. La smarter medicine est la plus aboutie car la plus simple à mettre en place, si l’on part du principe du maintien d’une haute qualité de formation médicale et chirurgicale et que les incitatifs économiques des prestataires de soins sont étroitement suivis et analysés.

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En 2020, nous avons la chance d'assister au basculement de la médecine vers la machine

En médecine sauver une vie est «la plus belle récompense» de tout praticien. Désormais, les médecins ont de la concurrence: l’intelligence artificielle (IA), et en particulier le «machine learning», qui en est une des principales techniques, est semble-t-il elle aussi capable de sauver des vies. Xavier Comtesse, mathématicien et auteur du livre «Santé 4.0», aux Editions Georg, livre une réflexion et cinq exemples de santé connectée qui révolutionnent déjà la médecine.

En 2020, nous vivons un moment historique, déjà entamé en 2019: le basculement vers la machine. La compétence de sauver des vies en médecine a toujours été accompagnée de progrès technologique: seringue, stérilisation, vaccin, instruments en chirurgie, mais aussi pacemaker et autres dispositifs électro-mécaniques…

Aujourd’hui, l’innovation technologique se loge dans l’organisme ou en périphérie proche grâce à des software embarqués qui représentent l’essentiel de ce progrès. Cette approche représente une véritable rupture avec ce qui a été fait jusqu’à présent: les machines s’émancipent de l’homme. Et ce, même en médecine! Le marché de l’intelligence artificielle en santé est un marché en plein essor.

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L’Académie nationale des sciences face à la crise des opioïdes

Crédits: Keystone.

L’Institution américaine publie une feuille de route pour que médecins et autres prescripteurs d’opioïdes encadrent mieux leur utilisation d’antidouleurs. Parmi les lignes directrices proposées, l’Académie nationale des sciences demande à évaluer certains facteurs comme l'utilisation des opioïdes par rapport à des solutions de rechange, les demandes de renouvellement et la possibilité que certains comprimés ne soient pas utilisés

Pourquoi c’est important. La situation américaine est catastrophique: 115 personnes meurent chaque jour d’une surdose, et plus de 80% des héroïnomanes ont développé leur dépendance suite à une prescription médicale. Une baisse de prescription a cependant été remarquée aux Etats-Unis depuis 2012.

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Stat

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Les psychiatres roulent trop vite et les cardiologues friment

On peut aimer les blouses blanches et les fumées noires. | Shutterstock

Les psychiatres ont plus d’amendes pour excès de vitesse que les autres médecins et les cardiologues sont amateurs de belles carrosseries. C’est la conclusion d’une étude parue le 18 décembre dans l’édition de Noël du British Medical Journal, dévolue aux articles facétieux. Les auteurs, quatre médecins universitaires de Boston, ont mis la main sur le fichier des amendes pour excès de vitesse de l’Etat de Floride, et fait tourner la moulinette statistique pour identifier les spécialités qui sortaient du lot.

Pourquoi on vous en parle. Il est de notoriété dans le milieu médical que les praticiens ont des profils et des personnalités différentes selon leur spécialité, mais il n’est pas si fréquent que les études se penchent sur ces différences somme toute anecdotiques. Mais on a surtout bien ri à comparer les plaisirs routiers de nos chères blouses blanches.

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De plus en plus de gynécologues investissent dans les traitements esthétiques

Traitement de vergetures au laser | Shutterstock

En Suisse, toujours plus de gynécologues complètent leurs revenus en offrant des traitements esthétiques à leurs patientes. De la reconstruction de l’hymen à l’augmentation du point G en passant par le rétrécissement vaginal, les traitements au laser à des fins cosmétiques ont le vent en poupe dans les cabinets gynécologiques suisses, rapporte le portail spécialisé MedInside.

Pourquoi cela risque de perdurer. Le nombre de femmes ayant recours à leur médecin pour ces opérations cosmétiques devrait augmenter, puisque la Confédération durcit les règles en la matière. Une nouvelle réglementation interdit l’usage d’appareils à lumière intense pulsée pour effacer les tatouages et le maquillage permanent − une technologie jusqu’ici souvent utilisée dans les salons de beauté. De même, pour éviter de retarder un potentiel diagnostic de cancer de la peau, les grains de beauté ne peuvent désormais plus être éliminés à l'aide de lasers ou de lampes flash, mais doivent être opérés. A partir de 2024, douze traitements supplémentaires (élimination de cicatrices, de rides, de poils, etc.) ne pourront être effectués que par les détenteurs d’un certificat de compétences.

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Au Bénin, les médecins s’échangent des conseils sur WhatsApp pour pallier la carence de spécialistes

Crédits: Keystone

Dans un groupe de discussion WhatsApp « Sauvons nos bébés et mamans », 224 praticiens, dont le ministre de la santé du Bénin, s’entraident en partageant avis et bonnes pratiques afin de poser des diagnostics sur des cas complexes.

Une façon de répondre au déficit de spécialistes qui contribue au décès annuel de 38’000 enfants avant cinq ans.

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Le Monde Afrique

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Mieux déceler la conscience via les ondes cérébrales

Image d'illustration (centre de neuro-rééducation de Lugano). | Keystone / Alessandro Crinari

Des médecins du centre médical de l’université Columbia ont mis au point un test par électro-encéphalogramme (EEG) pour détecter les états de conscience minimaux chez les personnes dans le coma ou en état végétatif. Les résultats ont été publiés en juin 2019 dans le New England Journal of Medicine, et c’est le site Discover qui en parle. Les chercheurs ont testé 104 patients inconscients dans les trois jours après une lésion cérébrale (AVC, hémorragie, etc.) et identifié que 15% d’entre eux présentaient des signes de conscience à l’EEG, en dépit d’une absence de réponse motrice.

Pourquoi c’est important. La caractérisation du niveau de conscience de ces patients est très difficile, et ce d’autant que la conscience peut fluctuer au fil des heures. Le test classique consiste à demander à la personne de serrer la main, mais cette procédure peut échouer en cas d’inaptitude motrice. L’EEG permet de détecter des signaux de traitement de l’information en l’absence de réponse motrice, indicative d’une forme de conscience a minima appelée dissociation cognitivo-motrice (DCM). Elle est notamment indicative de bien meilleures chances de récupération à long terme.

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À lire sur Discover

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Vendredi 13 aux urgences: journée d'horreur ou simple superstition?

Cosplay de Jason, le tueur du film Vendredi 13 de Sean Cunningham (1980). | Flickr / Douglas Pimentel

Vous avez regardé votre calendrier aujourd’hui? Nous sommes le vendredi 13, jour de malheur. Cette vieille superstition ne fait guère plus florès de nos jours, mais certaines idées associées perdurent.

Pourquoi on vous en parle. Chez les professionnels de santé circule l’idée récurrente selon laquelle les accidents – et donc les passages aux urgences – sont en hausse ce jour-là entre tous, par effet de croyance auto-réalisatrice. Voyons ce qu’il en est.

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Elle survit à un arrêt cardiaque de six heures

Audrey Mash a quitté l’hôpital en pleine santé, une douzaine de jours après que son coeur ait cessé de battre pendant six longues heures. Atteinte en pleine randonnée dans les Pyrénées, cette britannique de 34 ans a survécu grâce au froid, qui a provoqué une hypothermie salvatrice.

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Reuters

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Genève monte en gamme dans la procréation médicalement assistée

Pixabay / DrKontogianniIVF

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la clinique Beaulieu se sont associés pour lancer un centre de procréation médicalement assistée (PMA) en commun, FertiGenève, dans le cadre d’un partenariat public-privé. La structure présentée ce 10 décembre regroupe des médecins publics et privés autour d’un laboratoire offrant les dernières technologies dans le domaine – diagnostic pré-implantatoire, incubateur avec suivi de l’embryon –, afin d’optimiser les chances de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. La nouvelle loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA) de 2017 a initié une nouvelle dynamique dans le champ de la médecine de fertilité. Par ce regroupement, les HUG et la clinique Beaulieu s’imposent comme un acteur majeur du canton et de la Suisse romande, dans un marché en pleine expansion.

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Les malades de Huntington entre espoir et détresse face à un traitement possible

Pixabay / Gerd Altmann

Le site médical Stat a plongé dans le quotidien des malades de Huntington, cette maladie neurodégénérative héréditaire dont les symptômes évoquent une combinaison d’Alzheimer et Parkinson. L’affection est incurable mais un nouveau traitement expérimenté par Roche pourrait permettre de retarder son évolution. Une lueur d’espoir pour les patients et leur entourage, mais tous ne peuvent prétendre rejoindre l’essai clinique – il faut être ni trop jeune ni trop vieux, ni trop gros ni trop maigre, ne pas être trop diminué… Et même les 660 élus ont une chance sur deux de se voir attribuer un placebo.

Pourquoi c’est un moment critique. La maladie de Huntington est liée à un défaut du gène HTT, à l’origine de la production d’une protéine anormale toxique pour le cerveau. Elle est héréditaire et se déclare typiquement vers 30-40 ans, quand les porteurs ont déjà eu des enfants. Des familles entières vivent donc sous cette épée de Damoclès. Mais la situation pourrait changer. Les premières thérapies géniques sont actuellement à l’essai. Pour la première fois, elles offrent la perspective de faire de cette affection létale une maladie chronique.

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À lire sur Stat News

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Comment se débarrasser de ses ronflements?

Les ronflements touchent environ la moitié des hommes et un tiers des femmes. Mais comme le précise le Dr Grégoire Gex, médecin-chef de pneumologie à l’hôpital du Valais: «après une soirée arrosée, quasiment tout le monde va ronfler». Dans la vidéo ci-dessus, notre expert vous explique tout sur les ronflements et leur prise en charge.

Pourquoi on vous en parle. Si les ronflements simples sont de l’ordre du simple désagrément, ceux qui s’accompagnent d’apnées du sommeil sont bien plus problématiques. Il existe heureusement toute une panoplie de traitements pour faire face aux différentes situations possibles.