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Il n'y a pas que le coronavirus qui inquiète les médecins, il y a tous les autres patients aussi!

Philippe Eggimann

Mobilisé contre la pandémie de coronavirus, le corps médical subit des restrictions de pratiques imposées aux cabinets par la Confédération. Ne plus traiter les patients fragiles ou chroniques peut engendrer une dégradation simultanée de la santé de la population pour un coût humain exorbitant. Le Dr Philippe Eggimann, président de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR) et de la Société vaudoise de médecine (SVM), lance un appel urgent.

Médecins installés ou hospitaliers, médecins spécialistes ou généralistes, médecins de ville ou de campagne, et même parfois médecins retraités, l'ensemble du corps médical est actuellement pleinement mobilisé et solidaire contre la pandémie de coronavirus.

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Coronavirus: «Il est urgent de rappeler que le vivre ensemble n’est pas qu’une question de biologie et d’économie»

Francesco Panese, professeur associé d'études sociales des sciences et de la médecine à l'Université de Lausanne. | Unil / Félix Imhof

Francesco Panese est professeur ordinaire à l’Université de Lausanne (Unil) où il enseigne les sciences sociales de la médecine et de la santé au sein du Laboratoire d’étude des sciences et des techniques et de l’Institut des humanités en médecine. Dans cet entretien, il lance un appel pour que la société fasse émerger le meilleur d’elle-même et pas le pire dans la crise traversée en raison de l’épidémie de coronavirus. Il revient également sur les raisons qui ont poussé la Confédération et les cantons à préférer restreindre les libertés par étapes plutôt que d’agir fermement dès le départ. Rencontre en plein air, à deux mètres de distance.

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Coronavirus et hôpitaux saturés: comment éviter l’arbitraire quand les lits manquent?

Samia Hurst en conférence à l'Université de Genève en 2017, à l'occasion de la semaine de la démocratie. | Unige, DR

L’épidémie de coronavirus a saturé les hôpitaux du nord de l’Italie, plaçant les soignants devant des choix cornéliens. Quand les lits de soins intensifs sont comptés, comment arbitrer et sur quels critères? Faut-il refuser les patients âgés au bénéfice des plus jeunes? Autant de dilemmes qui pourraient bien advenir en Suisse. Samia Hurst, médecin et professeure de bioéthique à l’Université de Genève, a accepté d’en discuter avec nous. Entretien.

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Une sonate pour neurochirurgiens

Keystone / EPA King's College Hospital Handout

Les images ont fait le tour du monde: la violoniste Dagmar Turner jouant de son instrument tandis qu’on lui retirait une tumeur au cerveau. Les chirurgiens du King’s College Hospital ont ainsi pu évaluer leur intervention en direct et éviter d’endommager des parties du cerveau liées à la coordination fine des mouvements de sa main gauche.

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Les médecins devraient-ils mieux prendre en compte l'effet nocebo?

Pixabay / Gerd Altmann

Les médecins devraient prendre soin à limiter l’effet nocebo, équivalent négatif de l’effet placebo, quand ils communiquent avec leurs patients. C’est le point de vue intéressant défendu par le Dr Jeremy Howick, spécialiste de l’effet placebo et philosophe des sciences à l’université d’Oxford, dans un article pour The Conversation. Car la suggestion peut avoir des effets négatifs d’ampleur insoupçonnée: dans un essai randomisé sur l’angine de poitrine, les patients avertis des possibles effets indésirables gastriques de leur médicament étaient six fois plus nombreux à les ressentir que ceux n’ayant pas eu l’information… D’où la nécessité de prendre mieux en compte cette variable dans le discours médical.

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Une nouvelle approche pour faire parler les bases de données médicales

L'application fournit un traitement provisoire. | Babylon Health

Babylon Health, fournisseur britannique de soins de santé numériques, a mis au point une nouvelle technique pour exploiter de vastes bases de données médicales et y découvrir de nouveaux liens de causalité. Contrairement aux technologies actuelles, fondées sur du machine learning, leur démarche s’inspire d’un algorithme employé dans la cryptographie quantique.

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Max Tegmark: «Il faut créer un CERN de l'IA dédié aux recherches biomédicales, global et ouvert»

Max Tegmark lors de sa présentation lundi soir 27 janvier 2020 à l'EPFL | Martin Vetterli/Twitter

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD), et a déplacé jusqu'au mercredi 29 janvier sa rédaction à l'EPF de Lausanne, sur le site de l'événement.

Il est temps de prendre à bras le corps la question du contrôle de l’intelligence artificielle (IA), et de cesser d’attendre que le futur se passe. C’est le plaidoyer délivré par l’un des pontes actuels de l’IA, Max Tegmark, professeur de physique au prestigieux MIT de Boston à l’assemblée des AMLD2020, lundi soir à l’EPFL.

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Pourquoi il faut se méfier des prédictions de l’IA en biomédecine

Pixabay / Nvodicka

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days 2020, qui se tiennent en ce moment à l’EPFL. En déplaçant notre rédaction sur le site de l'événement, nous vous en proposons une couverture approfondie.

Gavin Brown est professeur de machine learning à l’université de Manchester. Invité aux AMLD 2020 à propos de la thématique de l’IA et de la santé, ce spécialiste a évoqué la fiabilité limitée des modèles prédictifs et la nécessité pour les experts d’y prendre garde. Une intervention en forme d’avertissement quant aux promesses du machine learning. Entretien.

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Ce médecin urgentiste valaisan, éloigné de tout en Antarctique, nous raconte son quotidien

Jacques Richon, médecin urgentiste valaisan, et docteur de la base Princess Elisabeth Antarctica, y a installé cette année une table d'opération | DR

Le médecin valaisan Jacques Richon organise le suivi médical de la base polaire belge Princess Elizabeth Antarctica (PEA) depuis son ouverture en 2009. Il vient à peine d'arriver dans la base polaire et sa première urgence consiste à installer la nouveauté de cette année: une salle d'opération. Heidi.news l'a rencontré la semaine passée avant son départ, au Cap (Afrique du Sud). Entretien.

Pour ce chirurgien, qui est aussi guide de montagne et ancien président du Groupe d’intervention médicale en montagne (Grimm), la médecine en Antarctique est d’autant plus passionnante qu’elle se passe dans des conditions extrêmes, mais surtout parce que tout rapatriement d’urgence est quasi illusoire.

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Un médecin genevois prend la tête de l’Académie des sciences médicales

Né à Liège en 1953, le Pr Henri Bounameaux a dirigé le service d'angiologie des HUG pendant plus de 25 ans.

L’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) a élu son nouveau président: le Pr Henri Bounameaux. Après des études de médecine à Bâle, Montreux et Genève, ce belgo-suisse a fait sa carrière aux HUG de 85 à sa retraite en juillet 2019. Il a été médecin-chef du service d’angiologie et hémostase des HUG à partir de 1993, puis chef du département de médecine interne (2010) et doyen de la faculté de médecine de Genève (2011). Ses travaux en médecine ont essentiellement porté sur la maladie thromboembolique veineuse. Élu à l’unanimité par ses pairs, il occupera ses nouvelles fonctions à compter du 1er mai 2020.

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En médecine, le «less is more» doit devenir la norme

Michel Matter

Michel Matter est médecin responsable du Centre ophtalmologique de Rive (Genève), président de l’Association des Médecins de Genève (AMGe), vice-président de la FMH et conseiller national. Les coûts de la santé devenant insupportables, il plaide pour un basculement des soins. Transformer le «faire tout pour son patient» à une médecine plus smart où le less is more doit devenir la norme.

L’évidence est souvent définie comme le contraire des croyances. Seulement, en médecine, il a fallu réaffirmer la notion d’une médecine dite plus «intelligente» car moins dispensatrice en traitements et examens effectués. Le principe de ne faire que ce qui est utile semble une évidence. Pourtant, ce phénomène n’a que quelques années et nous vient tout droit du continent nord-américain. Faire moins pour soigner mieux, telle est la base de la réflexion mise au bénéfice du patient.

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En 2020, nous avons la chance d'assister au basculement de la médecine vers la machine

En médecine sauver une vie est «la plus belle récompense» de tout praticien. Désormais, les médecins ont de la concurrence: l’intelligence artificielle (IA), et en particulier le «machine learning», qui en est une des principales techniques, est semble-t-il elle aussi capable de sauver des vies. Xavier Comtesse, mathématicien et auteur du livre «Santé 4.0», aux Editions Georg, livre une réflexion et cinq exemples de santé connectée qui révolutionnent déjà la médecine.

En 2020, nous vivons un moment historique, déjà entamé en 2019: le basculement vers la machine. La compétence de sauver des vies en médecine a toujours été accompagnée de progrès technologique: seringue, stérilisation, vaccin, instruments en chirurgie, mais aussi pacemaker et autres dispositifs électro-mécaniques…

Une actualité vous interroge ?

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L’Académie nationale des sciences face à la crise des opioïdes

Crédits: Keystone.

L’Institution américaine publie une feuille de route pour que médecins et autres prescripteurs d’opioïdes encadrent mieux leur utilisation d’antidouleurs. Parmi les lignes directrices proposées, l’Académie nationale des sciences demande à évaluer certains facteurs comme l'utilisation des opioïdes par rapport à des solutions de rechange, les demandes de renouvellement et la possibilité que certains comprimés ne soient pas utilisés

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Les psychiatres roulent trop vite et les cardiologues friment

On peut aimer les blouses blanches et les fumées noires. | Shutterstock

Les psychiatres ont plus d’amendes pour excès de vitesse que les autres médecins et les cardiologues sont amateurs de belles carrosseries. C’est la conclusion d’une étude parue le 18 décembre dans l’édition de Noël du British Medical Journal, dévolue aux articles facétieux. Les auteurs, quatre médecins universitaires de Boston, ont mis la main sur le fichier des amendes pour excès de vitesse de l’Etat de Floride, et fait tourner la moulinette statistique pour identifier les spécialités qui sortaient du lot.

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De plus en plus de gynécologues investissent dans les traitements esthétiques

Traitement de vergetures au laser | Shutterstock

En Suisse, toujours plus de gynécologues complètent leurs revenus en offrant des traitements esthétiques à leurs patientes. De la reconstruction de l’hymen à l’augmentation du point G en passant par le rétrécissement vaginal, les traitements au laser à des fins cosmétiques ont le vent en poupe dans les cabinets gynécologiques suisses, rapporte le portail spécialisé MedInside.