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La Ligue pulmonaire suisse sensibilise sur la principale maladie respiratoire des fumeurs

Ce mercredi 20 novembre, c’est la Journée mondiale de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), une maladie largement méconnue et sous-diagnostiquée. Elle touche au moins 400’000 Suisses (5 à 7% de la population globale) et est devenue la troisième cause de mortalité dans le monde selon l’OMS. Neuf personne souffrant de BPCO sur dix est fumeuse ou ancienne fumeuse.

Toux, détresse respiratoire (difficulté à monter quelques marches d’escaliers, par exemple) et expectorations en sont les principaux symptômes. Parfois surnommée «toux des fumeurs», la BPCO est caractérisée par une inflammation des bronches, qui entraîne un épaississement des parois et une destruction des alvéoles pulmonaires.

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Des chirurgiens placent des patients en état de quasi-décès pour leur sauver la vie

Pixabay / PublicDomainPictures

Des chirurgiens du centre médical de l’université du Maryland, à Baltimore, mettent à l’essai une technique impressionnante: placer des patients en état «d’animation suspendue» pour les opérer après un traumatisme majeur. Leur sang est remplacé par une solution saline à basse température (10-15 °C), le temps d’opérer en évitant la destruction des tissus. Un essai clinique vient de démarrer, comme le révèle le New Scientist, et un patient a déjà été opéré selon cette procédure.

Pourquoi c’est intéressant. Les patients concernés par cette technique ont subi un arrêt cardio-respiratoire et une hémorragie massive. Leurs chances de survie sont inférieures à cinq pour cent. En réfrigérant leurs organes, les chirurgiens se ménagent du temps –environ deux heures– pour tenter de réparer les lésions, tout en ralentissant la dégradation des organes consécutive à la réduction de l’afflux sanguin. La technique a été expérimentée avec succès sur le cochon.

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À lire dans le Guardian

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Soigner moins pour soigner mieux, le pari d'une médecine «plus intelligente»

Pixabay / Mohamed Hassan

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news était présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Less is more: soigner moins pour soigner mieux. C’est le message qu’a souhaité faire passer l’association Smarter Medicine, présente au Salon valaisan de la santé dimanche 17 novembre 2019. Partant du constat que beaucoup de traitements et d’actes médicaux pourraient – et donc devraient – être évités, l’association vise à sensibiliser les médecins et les patients à une démarche plus parcimonieuse.

Pourquoi c’est important. L’idée de moins soigner n’est ni intuitive ni toujours consensuelle, mais beaucoup d’études tendent à pointer une surconsommation de soins dans les pays riches. Or, les actes inutiles peuvent porter tort aux patients, du fait d’effets indésirables ou en conduisant à une démarche de soins superflue. C’est le cas, par exemple, des anti-acides contre les aigreurs d’estomac ou des antibiotiques en cas d’infection virale.

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Médecine classique et médecine douce: peuvent-elles cohabiter?

Séance d'acupuncture. | Keystone / Jim Mcknight

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news est présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Réunir des tenants de la médecine classique et des adeptes des médecines douces à la même table, c’est la promesse de discussions pas forcément… douces. La table ronde «Quand la médecine classique rencontre les médecines douces» qui se tenait ce 16 novembre au Salon valaisan de la santé, à Martigny, se devait d’être animée.

Autour de la table: Luc Recordon, ancien conseiller aux Etats, président de ROMEDCO (Association romande pour le développement et l’intégration des médecines complémentaires), Pr Pierre-Yves Rodondi, médecin, professeur à l’Université de Fribourg et directeur de l’Institut de médecine de famille, Pr Chantal Renella, responsable Centre médecine intégrative et complémentaire (CEMIC) du CHUV, Pierre Sutter, membre de Patient-Partenaire (HUG), François Pilet, médecin de famille, et Caroline Müller, Directrice Agence, EGK-Caisse de santé.

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Le Prix de Quervain va aux carottes de glace et aux maladies respiratoires en altitude

La pointe Gnifetti, vers le Mont Rose. | Michael Sigl / PSI

Le Prix de Quervain pour la recherche polaire et de haute montagne récompense des jeunes scientifiques. Il est attribué cette année à Sandra Brügger, de l’Université de Berne, et à Michael Furian, de l’ETH Zurich, pour leurs doctorats respectifs. La distinction, dotée de 5000 francs, sera remise ce vendredi au Musée alpin de Berne.

Les détails. La biologiste Sandra Brügger est primée pour ses travaux sur le potentiel de l’utilisation des carottes de glace dans l’étude des questions écologiques. Le pneumologue Michael Furian est, quant à lui, distingué pour ses recherches sur la tolérance à l’altitude de patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive, une maladie respiratoire atteignant les bronches.

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#BalanceTonMedecin: pourquoi médecins et patients français s’écharpent sur Twitter

La twittosphère française s’enflamme sous la bannière #balanceTonMedecin. Sur le modèle de #balanceTonPorc, les internautes dénoncent des comportements qu’ils jugent discriminants ou racistes de la part des médecins. Apparu dans les tendances en début de semaine, le hashtag a vite donné lieu à un retour de flammes de la part des médecins et d’autres patients.

Pourquoi on vous en parle. C’est le témoignage d’un médecin qui semble avoir mis le feu aux poudres, dimanche 3 octobre sur Twitter. Une blogueuse généraliste y évoquait sans fard les difficultés auxquelles elle s’est trouvée confrontée pour examiner une patiente d’origine étrangère. Un sujet éminemment sensible dans l’Hexagone, qui souhaite réformer les conditions de prise en charge des étrangers en situation irrégulière sur fond de débat sur l’immigration.

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Face à la pénurie de docteurs, le Ghana se tourne vers la télémédecine

Image d'illustration. | Pixabay / StockSnap

Avec un docteur pour 8437 personnes et un infirmier pour 627 habitants (en 2017), le Ghana a décidé de s’appuyer sur la télémédecine pour répondre à la demande croissante des patients. Bima, société d’assurance suédoise, a ouvert en 2015 des centres d’appels où 29 docteurs et 19 infirmiers font 350 consultations téléphoniques par jour.

Pourquoi on vous en parle. Le Ghana souffre d’une pénurie grave de personnel soignant, alors que l’immense majorité de la population (30 millions d’habitants dans ce pays) dispose d’un téléphone portable. La télémédecine y est devenue un marché qui attire: la fondation Novartis y a lancé un centre pilote dès 2011. Face au succès de ces dispositifs, le ministère de la santé ghanéen désire généraliser la couverture à l’ensemble du pays.

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À lire sur Le Monde Afrique

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Votre cerveau a été piraté

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Le cannabis sera-t-il le prochain or vert africain?

(Pixabay)

Alors que le Maroc est le premier producteur de résine de cannabis au monde, les pays d’Afrique australe pourraient bientôt se mettre à la production de marijuana. Encore illégale dans de nombreux pays, sa culture à des fins médicinales promet l’ouverture de nouveaux marchés légaux. Le Lesotho, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud en sont pionniers. A l’échelle du continent, ce nouveau marché pourrait représenter 7,1 milliards de dollars en 2023.

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Jeune Afrique

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Les médecins de famille liés à l’industrie ont la main plus lourde pour prescrire

Une pluie de médicaments. | Pixabay / qimono

Les médecins qui ne reçoivent pas d’avantages de l’industrie pharmaceutique tendent à prescrire avec moins de prodigalité. C’est la conclusion d’une vaste étude conduite par l’université de Rennes sur plus de 40’000 médecins généralistes français, publiée dans le British Medical Journal et relayée par Le Monde. Par rapport aux médecins en lien financier avec l’industrie, les médecins entièrement indépendants ont adopté des prescriptions moins coûteuses, et limité l’usage de certains médicaments controversés pour leur usage excessif (vasodilatateurs, benzodiazépines, sartans).

Pourquoi c’est intéressant. Ces dernières années ont vu une prise de conscience croissante de l’influence de l’industrie pharmaceutique, au fil de scandales sanitaires comme celui du Médiator en France ou des opioïdes en Amérique du nord. Nombreuses sont les études à témoigner d’un lien statistique (la causalité restant difficile à démontrer) entre les liens d’intérêts avec l’industrie et les pratiques des médecins. Depuis 2012, tous les praticiens français doivent déclarer sur une base de données publique l’ensemble des avantages, financiers ou en nature, qu’ils perçoivent de l’industrie. C’est sur ces données que se fonde l’étude de Rennes.

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À lire sur Le Monde

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Les ciseaux génétiques sont-ils les antibiotiques de demain?

Les chercheurs travaillent à employer les ciseaux génétiques Crispr-Cas9 pour détruire des agents pathogènes, rapporte le New York Times. Contre les bactéries, d’abord: dans une récente étude in vitro, des biologistes canadiens ont démontré la possibilité d’embarquer ce système dans une bactérie commune afin de détruire une souche de salmonelles pathogène. Des chercheurs du MIT et de Harvard sont également parvenus à programmer Crispr-Cas13 pour cibler des portions d’ARN viral et détruire trois virus, comme influenza.

Pourquoi c’est important. Le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique, contre lequel la médecine est encore assez démunie. La capacité de Crispr-Cas9 de cibler les bactéries, dans l’hypothèse où elle s’avèrerait efficace et surtout sûre in vivo, est un axe de recherche très prometteur. Elle offre la perspective de détruire précisément les bactéries pathogènes sans affecter le reste du microbiote. Quant à l’activité antivirale de Crispr, elle offre la perspective de s’attaquer aux nombreuses maladies infectieuses pour lesquelles manquent des vaccins efficaces.

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À lire dans le New York Times

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Effet placebo: la confiance du médecin se lit sur son visage

L'effet placebo était en partie médié par les expressions faciales du médecin | Arek Socha / Pixabay

L'effet placebo se transmet au patient via de subtils indices faciaux du médecin. C’est la conclusion d’une étude publiée lundi 21 octobre dans la revue Nature Human Behavior et relayée par la radio publique américaine NPR. Pour parvenir à ces résultats, les psychologues américains ont assigné au hasard à des étudiants le rôle de patient ou de médecin. Quand les «médecins» croyaient (à tort) utiliser une crème antalgique, ils arboraient moins de micro-expressions faciales de douleur, comme s’ils anticipaient le soulagement de leurs «patients». Lesquels, en effet, se sentaient mieux…

Pourquoi on vous en parle. Tous les bons médecins le savent: l’écoute, la qualité de la relation, l’assurance et le calme comptent pour une bonne part de la thérapeutique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tous les essais cliniques sont réalisés en double aveugle. Mais il n’est pas si simple de démontrer un effet placebo en laboratoire, et encore moins de mettre à jour des indices de transmission effective. Ce type de recherche permet par ailleurs de démystifier l’effet placebo, longtemps négligé ou déconsidéré par la médecine.

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À lire sur le site de la NPR

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IA en médecine: quand l’enthousiasme ne s’embarrasse pas de précautions

Les dispositifs de médecine prédictive fondés sur l'IA pose un vrai problème d'évaluation et de règlementation | Pixabay / Geralt

La règlementation de l’intelligence (IA) en médecine pose un problème de fond. C’est le point de vue du Dr Jean-Emmanuel Bibault, oncologue à l’hôpital européen Georges Pompidou (Paris) et chercheur en IA, qui l’exprime dans une tribune au Figaro. Si les bénéfices de l’IA dans l’aide au diagnostic sont aisés à caractériser – il suffit de comparer les performances avec et sans la machine –, l’IA prédictive sera plus délicate à cerner. Sur quels critères évaluer un algorithme qui prédit une maladie cinq ans à l’avance ou le risque de décès d’un patient, toutes choses jusque-là impossibles?

Pourquoi c’est important. Tout le monde s’accorde à penser que l’IA va bouleverser les pratiques médicales, mais le champ règlementaire est loin d’avoir les outils d’évaluation ad hoc. Outre-Atlantique, treize dispositifs reposant sur l’IA ont été homologués par l’autorité de régulation sanitaire (FDA). Mais un seul a, d’après l’auteur de la tribune, fait l’objet d‘une étude clinique rigoureuse avant sa mise sur le marché. Un manque de prudence exacerbé par la compétition que se livrent notamment la Chine et les États-Unis sur la scène internationale.

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À lire sur Le Figaro

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Pourquoi les travaux sur l'oxygénation des cellules ont valu le prix Nobel de médecine

Le mécanisme récompensé pour la détection de l'oxygène a une importance fondamentale dans nombre de mécanismes physiologiques et physiopathologiques. | nobelprize.org

Le prix Nobel 2019 de médecine a été décerné à un trio de chercheurs: les Américains Gregg Semenza (chercheur en génétique à John Hopkins) et William Kaelin (professeur en médecine interne au Dana Farber Cancer Institute de Boston) et le Britannique Peter Ratcliffe (biologiste moléculaire à Oxford), pour avoir découvert la façon dont les cellules détectent et s’adaptent en cas de manque d’oxygène.

Pourquoi c’est important. Ce prix est très orienté recherche fondamentale, à la frontière entre la biologie et la physiologie. La compréhension du métabolisme de l’oxygène a cependant des débouchés dans la prise en charge des événements cardiovasculaires, des cancers, de l’anémie ou encore de l’apnée du sommeil. Le trio avait déjà été récipiendaire du prix Lasker en 2016, souvent considéré comme l’antichambre du Nobel.

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Le prix Nobel de médecine décerné à trois chercheurs pour leurs travaux sur l'oxygénation des cellules

Le Prix Nobel de médecine a été attribué conjointement, ce lundi 7 octobre, à William G. Kaelin, Peter J. Ratcliffe et Gregg L. Semenza, deux Américains et un Britannique, pour leurs travaux sur le contrôle de l’oxygénation des cellules.

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L’UNIL et le CHUV lancent une formation continue pour intégrer la spiritualité en médecine

Aux Etats-Unis, il existe de nombreuses études démontrant les bienfaits de l’approche spirituelle en médecine. | Shutterstock

Le premier Certificate of Advanced Studies (CAS) de Suisse romande appelé «Santé, médecine et spiritualité» est lancé à l’occasion de la rentrée académique 2019. Quinze personnes se sont inscrites au programme complet et douze à différents modules.

Pourquoi on vous en parle. Une telle formation est inédite en Suisse. Elle répond à un besoin: que les valeurs profondes des patients soient prises en compte par leur médecin. C’est important puisque le système de croyance d’une personne a un impact sur le lien et l’adhésion thérapeutique. De plus, l’OMS a inclu la dimension spirituelle dans sa définition du concept de santé en 2005, réunie dans la charte de Bangkok.