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Les malades de Huntington entre espoir et détresse face à un traitement possible

Pixabay / Gerd Altmann

Le site médical Stat a plongé dans le quotidien des malades de Huntington, cette maladie neurodégénérative héréditaire dont les symptômes évoquent une combinaison d’Alzheimer et Parkinson. L’affection est incurable mais un nouveau traitement expérimenté par Roche pourrait permettre de retarder son évolution. Une lueur d’espoir pour les patients et leur entourage, mais tous ne peuvent prétendre rejoindre l’essai clinique – il faut être ni trop jeune ni trop vieux, ni trop gros ni trop maigre, ne pas être trop diminué… Et même les 660 élus ont une chance sur deux de se voir attribuer un placebo.

Pourquoi c’est un moment critique. La maladie de Huntington est liée à un défaut du gène HTT, à l’origine de la production d’une protéine anormale toxique pour le cerveau. Elle est héréditaire et se déclare typiquement vers 30-40 ans, quand les porteurs ont déjà eu des enfants. Des familles entières vivent donc sous cette épée de Damoclès. Mais la situation pourrait changer. Les premières thérapies géniques sont actuellement à l’essai. Pour la première fois, elles offrent la perspective de faire de cette affection létale une maladie chronique.

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À lire sur Stat News

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Un médicament prometteur bientôt disponible contre la mucoviscidose

La mucoviscidose se traduit principalement par des atteintes digestives et pulmonaires, beaucoup de malades perdant en capacité respiratoire au fil des années. | Pixabay / kalhh

C’est le premier traitement à s’attaquer au cœur du problème. Le Trikafta, une combinaison de trois molécules (elexacaftor-tezacaftor-ivacaftor), a été approuvé contre la mucoviscidose le 21 octobre par l’agence américaine du médicament (FDA), sur la base de deux essais cliniques publiés dans le NEJM et le Lancet. Ce médicament cible le principal défaut génétique à l’origine de la maladie, et permet d’améliorer les fonctions pulmonaires des patients de 10 à 14%. Un grand espoir sur le point de se concrétiser, rapporte le Washington Post.

Pourquoi c’est important. En s’attaquant à la principale mutation du gène CFTR, le Trikafta a le potentiel de traiter l’immense majorité des malades. Il est pour l’heure réservé aux adolescents et aux adultes, mais des essais sont en cours chez l’enfant. Se dessine ainsi l’espoir de transformer cette affection d’évolution compliquée (l’espérance de vie est de moins de 50 ans en Suisse) en maladie chronique. Reste à voir si le coût très élevé du traitement (311'000 dollars par an aux États-Unis) ne sera pas un frein à son déploiement. Les discussions sont en cours pour une autorisation européenne.

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À lire dans le Washington Post

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Pourquoi la nouvelle mutation génétique protégeant du VIH n'a rien d'une bénédiction

Lymphocyte T infecté par le VIH | NIH/Creative Commons

Des chercheurs espagnols ont découvert une seconde mutation génétique qui jouerait un rôle protecteur face au VIH. Elle n’a toutefois rien d’une bénédiction, explique l’agence de presse espagnole SINC. Cette mutation est en effet à l’origine d’une maladie rare, la myopathie des ceintures de type 1F, qui provoque une dystrophie musculaire héréditaire rare. Elle ne touche qu’une seule famille en Espagne, à l’origine d’une association ayant co-financé l’étude grâce à une campagne de crowdfunding.

Pourquoi l’intérêt clinique est à nuancer. On connaît depuis une vingtaine d’années une mutation du gène CCR5 qui protège face au VIH en modifiant certains récepteurs exprimés à la surface des globules blancs. Des thérapies géniques sur cette base sont actuellement à l’étude. Mais la nouvelle mutation, sur le gène codant la Transportine-3, est ici associée à une maladie musculaire grave. Pour en faire un outil thérapeutique destiné aux malades du VIH, il faudra d’abord réussir à annuler l’action de la protéine au niveau musculaire… un enjeu de recherche qui reste très fondamental.

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Lire l'article de l'agence de presse scientifique espagnole SINC (ES)

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Aux Etats-Unis, une première patiente a bénéficié d'une thérapie génique CRISPR

Image d'illustration | Creative Commons

Fin juillet 2019, les Etats-Unis ont traité à l’aide des ciseaux d’édition génétique CRISPR leur tout premier patient atteint d’une maladie rare, raconte le site Popular Science. Il s’agit d’une patiente de 41 ans, atteinte de drépanocytose. Le seul traitement curatif connu est la greffe de moelle osseuse, mais cela ne fonctionne que chez 10% des patients.

Pourquoi c’est important. Il s’agit d’une première outre-Atlantique, et du second patient traité à l’aide de cette technique d’édition génétique à l’échelle de la planète. En février, un Allemand avait ainsi pu en bénéficier pour soigner une autre maladie du sang, la bêta-thalassémie. Mais l’article rappelle aussi que pour limiter les risques, cette technique ne porte ici que sur des lignées cellulaires somatiques, à l’exclusion absolue des cellules dites germinales (produisant les gamètes), dont le patrimoine est transmis à la descendance. Tout l’inverse de ce qu’a fait le scientifique chinois He Jiankui lorsqu’il a édité le génome des fameux “bébés CRISPR”…

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Lire l'article publié sur Popular Science (EN)

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Maladies rares: les HUG misent sur le Genome Board

Une équipe médicale pluridisciplinaire se réunit aux HUG à l'occasion d'un Genome Board. Image : HUG

Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) se dotent de leur propre centre de génomique médicale, qui sera inauguré le jeudi 28 février 2019. Une première pour un hôpital universitaire suisse ! Chaque mois se tiendra un Genome board, séance de travail réunissant une quinzaine de spécialistes médicaux autour du dossier de patients. L’un des tous premiers s’est tenu ce matin. Heidi News a pu y assister.

Objectif de ces réunions de médecins : «croiser les données génétiques avec les observations de la clinique» pour identifier de nouvelles corrélations… Et faire émerger de nouvelles pistes de diagnostic. Plusieurs groupes ont été formés, qui portent sur différentes spécialités: ORL, cardiologie, neuro-développement, etc.