#maladies infectieuses


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Le coronavirus prospère dans la gorge, d'où sa contagiosité

Tag "Otto protège son prochain" à Magdebourg, en Allemagne. | Keystone / Klaus Dietmar

Une étude importante, conduite par des chercheurs allemands, a analysé la réplication virale chez des patients Covid-19 présentant des symptômes modérés. Ces recherches, parues le 1er avril dans Nature, montrent que s’il infecte les bronches, provoquant des pneumonies, le nouveau coronavirus possède un tropisme important pour les voies aériennes supérieures: nez, bouche, gorge…

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Coronavirus: la piste du tocilizumab, un paratonnerre contre les orages de cytokines

Pixabay / Keli Black

Loin du tapage autour de l’utilisation de la chloroquine et ses dérivés dans le traitement de Covid-19, d’autres pistes sont explorées pour traiter les malades. Parmi elles, celle des immunomodulateurs comme le tocilizumab (Actemra ou RoActemra) qui pourrait constituer une solution prometteuse pour maîtriser l’emballement du système immunitaire face à l’infection et diminuer la létalité de la maladie.

Pourquoi on vous en parle. En situation d’urgence sanitaire, la voie la plus prometteuse consiste à évaluer des médicaments déjà utilisés pour d’autres indications, afin d’accélérer la mise à disposition à un coût réduit. Parmi les candidats contre Covid-19, la fameuse hydroxychloroquine, mais également des antiviraux à large spectre, des antirétroviraux ou encore certains antibiotiques. La piste du tocilizumab, un immunosuppresseur utilisé en rhumatologie, s’avère intéressante dans la phase inflammatoire, tardive, de la maladie.

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L’initiative d’un ex-médecin cantonal pour une carte précise du coronavirus en Suisse

Cette carte issue de CovidTracker.ch présente la proportion de cas positifs sur les réponses obtenues. Elle permet de visualiser les "points chauds" de l'épidémie en Suisse | Covid Tracker Suisse, https://www.covidtracker.ch/fr/map

L’ancien médecin cantonal bernois Jan von Overbeck, en poste de 2014 à 2018, a mis sur pied un projet destiné à traquer finement les nouveaux cas de coronavirus en Suisse, indique Swiss Info. Baptisé CovidTracker.ch, il repose sur le remplissage de données simples (dépistage, contacts, code postal) par les internautes volontaires. Le résultat est une «carte thermique» (heatmap) de l’épidémie de Covid-19 dans la Confédération, qui permet de connaître les foyers contagieux à une échelle géographique fine (la commune) et pourrait s’avérer précieuse pour continuer à endiguer l’épidémie.

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En pleine épidémie, le Swiss Vaccine Research Institute lutte pour conserver son indépendance

Keystone / Anthony Anex

Le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) souhaite couper les subventions destinées au Swiss Vaccine Research Institute (SVRI) pour la période 2021-2024, après lui avoir octroyé environ 1,2 million de francs annuellement depuis sa création en 2007. Pour la fondation, qui joue un rôle clé dans la recherche contre le coronavirus sur le plan national comme international, l’enjeu est majeur. Pour l’heure, la décision n’est pas définitive. Elle se jouera en novembre, lorsque les parlementaires se prononceront sur l’enveloppe des subventions fédérales allouées à la recherche.

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Pour la première fois, un essai mené à Wuhan confirme l'intérêt de la chloroquine contre le coronavirus

Un médecin examine des scanners pulmonaires à l'hopital Huoshenshan de Wuhan (illustration). | Keystone / Wang Yuguo

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

Rarement résultat aura été si attendu. Un premier essai clinique randomisé vient de livrer ses résultats quant à l’efficacité de la chloroquine contre l’infection au nouveau coronavirus. Signée de médecins de Wuhan et pré-publiée lundi 30 mars sur MedRXiv, l’étude montre que la molécule (dans sa version hydroxychloroquine) permet en quelques jours de réduire la durée des symptômes – et possiblement leur gravité – chez des patients atteints d’une pneumonie consécutive au virus. Un résultat modeste mais prometteur.

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Coronavirus: que dit la deuxième étude du professeur Raoult sur l'efficacité de la chloroquine?

Le Pr Didier Raoult à l'hôpital de la Timone, à Marseille, en février 2020 | Keystone / AP / Daniel Cole

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article et ces graphes à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

Après avoir initié une polémique mondiale sur la meilleure prise en charge de Covid-19, l’équipe du Pr Didier Raoult à Marseille vient de mettre à disposition le deuxième volet de ses travaux, avant parution dans une revue scientifique. Avec un suivi plus long (6 à 10 jours) et un groupe de patients plus conséquent (80), cette nouvelle étude vient renforcer les vues du biologiste franc-tireur, qui voit dans la chloroquine le meilleur moyen de lutter contre l’épidémie.

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L’immunisation au coronavirus, cette inconnue cruciale

Particules virales de Covid-19 sur une cellule cultivée en laboratoire, en microscopie électronique. | National Institute of Allergy and Infectious Diseases-Rocky Mountain Laboratories, NIH, DR

Qui développe une immunité à Covid-19 après avoir été infecté? À quoi ressemble la réponse immunitaire à la maladie? Combien de temps demeure-t-on protégé? Des questions cruciales auxquelles le New York Times, dans ce long article un peu décousu mais intéressant, tente d’offrir des pistes de réponse. Si la réponse immunitaire de base à l’infection est connue – il faut quelques jours pour produire des anticorps neutralisants – la durée de cette immunité et son degré d’efficacité restent inconnus. Elle pourrait se prolonger 1 à 3 ans, comme pour les coronavirus bénins (rhumes banals), ou 8 à 10 ans, comme c’est le cas dans le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) de 2002-2003.

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Coronavirus: le jour où la France s’est décidée à baisser le rideau

Emmanuel Macron au centre de crise du ministère de l'Intérieur français, vendredi 20 mars 2020. | Keystone / EPA Reuters / Gonzalo Fuentes

Le Monde revient longuement sur les circonstances ayant conduit le gouvernement français à changer de braquet dans la crise du coronavirus. «Nous pensions au départ qu’il s’agirait d’une grosse grippe», confie un conseiller élyséen au quotidien du soir. Ce n’est que le 10 mars, alors que l’Hexagone compte déjà près de 1800 cas et que la courbe va bon train, que la France met en place un comité d’experts scientifiques. Le jeudi 12 mars, Emmanuel Macron déclare à la télévision que Covid-19 est «la plus grande crise sanitaire (…) depuis un siècle» et instaure la fermeture des écoles et des universités. L’après-midi même, il venait d’être notifié par les scientifiques des projections alarmistes de l’Imperial College de Londres. Deux jours plus tard, le confinement total est déclaré.

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Dix malentendus sur la pandémie de grippe «espagnole» de 1918

Policiers munis de masques contre la grippe, à Seattle en décembre 1918. | Archives nationales américaines, DR

L’épidémie de grippe «espagnole» de 1918 n’était pas particulièrement espagnole, et ses conséquences dévastatrices – entre 50 et 100 millions de morts – sont moins dues au virus en lui-même qu’aux conditions sanitaires en vigueur en ces temps de guerre. Richard Gunderman, professeur émérite de médecine à l’université de l’Indiana, s’attache à battre en brèche quelques idées reçues à ce sujet, pour le site universitaire The Conversation. Autre exemple: la mortalité du virus a été accentuée par une prise en charge médicale inadaptée – notamment la prescription d’aspirine à des doses hautement toxiques.

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Connaît-on la durée de persistance du nouveau coronavirus sur un masque?

DR

Votre question complète. Via les réseaux sociaux, vous nous demandez si l’on connaît la «durée de vie» du nouveau coronavirus à la surface d’un masque.

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (non masqué) au Flux santé. Cher lecteur, il n’y a pas de question bête – à la différence des réponses, mais nous allons essayer d’éviter cet écueil. Il n’existe pas de recherche qui, à notre connaissance, se soit penché directement sur le sujet pour Covid-19, mais certains travaux existent. En deux mots: en cas de contamination du masque, le virus peut sans doute persister plusieurs heures, voire plus.

Il est de toute façon recommandé de changer de masque au maximum toutes les quatre heures et d’éviter de toucher sa surface.

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Que sait-on de la transmission du coronavirus par l’air et les objets du quotidien?

Le virus de Covid-19 survit jusqu'à quelques jours dans l'environnement mais cela n'explique pas la contagion. / Keystone-ATS

Des chercheurs américains viennent de publier dans le New England Journal of Medicine les résultats de leurs travaux visant à comparer la survie du coronavirus responsable de l’épidémie de Covid-19 et celle du Sras, sur des surfaces inanimées et dans l’air. Le nouveau coronavirus serait capable de rester viable jusqu’à trois heures dans l’air ambiant (sous forme d’aérosol), et deux à trois jours sur des surfaces inertes de type plastique ou inox. Des résultats qui sont toutefois à nuancer et relativiser.

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Coronavirus: les mesures adoptées sont un saut dans l'inconnu

Pixabay / Gerd Altmann

L’épidémie de Covid-19 justifie des mesures drastiques de santé publique, dont chacun ressent les effets à son échelle. Mais où sont les données de qualité et les modèles précis pour guider ces décisions politiques? Dans une tribune pour le site médical Stat News, l’épidémiologiste John Ioannidis, directeur du centre de prévention de Stanford, fait part de son désarroi. L’incertitude sur les fondamentaux – notamment la létalité du nouveau coronavirus – empêche de faire des prédictions fiables sur l’impact réel de l’épidémie, déplore le chercheur. Entre les scénarios alarmistes et les plus optimistes, il y a un gouffre que les connaissances actuelles ne permettent pas de combler.

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Le chien de Hong-Kong testé positif au coronavirus est mort (mais on ne sait pas de quoi)

Pixabay / M Harris

Il allait bien, ça n’a pas duré. Le chien de Hong Kong testé positif à Covid-19 est décédé lundi 16 mars, deux jours après avoir été rendu à sa propriétaire, rapporte le quotidien hongkongais South Morning China Post. Les tests réalisés avaient montré que la quantité de virus présent dans ses voies respiratoires, initialement faible, était devenue indétectable – d’où sa levée de quarantaine. On ignore les causes de sa mort. L’animal était âgé de 17 ans, un âge plus que vénérable pour un Spitz nain, et n’avait montré aucun symptôme jusque-là.

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Pourquoi les enfants sont-ils si peu sensibles au nouveau coronavirus?

Petite fille munie d'une masque chirurgical à Karachi, Pakistan, le 3 mars 2020. | Keystone / Shahzaib Akber

C’est un fait avéré: Covid-19 touche peu les enfants et, quand c’est le cas, la maladie s’avère bénigne. The New Scientist se penche sur ce mystère. On pense désormais que les enfants sont tout autant infectés que les adultes, mais réagissent mieux à l’infection. Les chercheurs privilégient une piste immunitaire, les complications de Covid-19 chez l’adulte étant liées à une réponse inflammatoire excessive. Il semble que les enfants réagissent moins brutalement, et leur absence d’exposition préalable à d’autres coronavirus bénins pourrait y être pour quelque chose.

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Coronavirus et hôpitaux saturés: comment éviter l’arbitraire quand les lits manquent?

Samia Hurst en conférence à l'Université de Genève en 2017, à l'occasion de la semaine de la démocratie. | Unige, DR

L’épidémie de coronavirus a saturé les hôpitaux du nord de l’Italie, plaçant les soignants devant des choix cornéliens. Quand les lits de soins intensifs sont comptés, comment arbitrer et sur quels critères? Faut-il refuser les patients âgés au bénéfice des plus jeunes? Autant de dilemmes qui pourraient bien advenir en Suisse. Samia Hurst, médecin et professeure de bioéthique à l’Université de Genève, a accepté d’en discuter avec nous. Entretien.