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L’épidémie de Covid-19 «peut être endiguée» assure l’OMS, prenant exemple sur la Chine

Keystone / Salvatore di Nolfi

La pandémie menace, mais l’OMS n’en démord pas: l’heure est encore au confinement de l’épidémie. «Employer le mot ne serait pas conforme aux faits, tout en suscitant la peur», a estimé son directeur général, Tedros Ghebreyesus, ce 24 février en conférence de presse. La mission spéciale de l’OMS en Chine a fourni ses conclusions et estime que le pic épidémique est passé en Chine, preuve qu’elle peut encore être endiguée, selon l’organisation.

Pourquoi on vous en parle. L’épidémie de Covid-19 a pris un nouveau tour ces derniers jours, avec des soupçons de propagation incontrôlée en Asie (Corée du sud), Moyen-Orient (Iran) et en Europe (Italie). La subite flambée de cas en Italie du nord (219 cas, 5 décès confirmés) sème le trouble en Europe, et place la Suisse et les pays de l’UE sous pression. D’autant que les cas n’ont pour l’heure pas pu être retracés, laissant ouverte la possibilité de chaînes de transmission invisibles.

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Covid-19: l'évolution de l'épidémie ce week-end en Italie et les craintes tessinoises

Des policiers italiens font barrage à l'entrée de la ville de Casalpusterlengo en Lombardie. | Keystone / EPA / Andrea Fasani

Nous suivons l'évolution de l'épidémie de Covid-19 qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine. En voici les principales étapes depuis le 31 décembre 2019.

24 février. Ce week-end, la situation dans le Nord de l’Italie a pris des proportions inquiétantes: de 14 cas vendredi 21 février, le pays est passé à 155 cas dimanche soir. Un bilan auquel il faut ajouter 26 personnes en soins intensifs et trois décès. Environ 52’000 Italiens sont également confinés chez eux, en Lombardie et en Vénétie. Le carnaval de Venise s’est arrêté ce dimanche 23 février (alors qu’il devait se terminer demain) et la liaison ferroviaire entre l’Autriche et l’Italie (par le col du Brenner) a été interrompue brièvement dimanche soir.

Au Tessin, la situation inquiète. L’OFSP, le médecin cantonal tessinois Giorgio Merlani, les professionnels de la santé, les autorités et les organismes chargés de gérer une éventuelle propagation du virus en Suisse et au Tessin ont été en contact permanent de week-end. Le but: faire face à une éventuelle contagion en Suisse. Ce groupe de coordination élargi décide des mesures à prendre et en informera la population ce lundi 24 février dans l’après-midi.

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Covid-19: pourquoi le dernier bilan chinois est (plutôt) rassurant

Courbe épidémique de Covid-19. Voir ci-dessous pour le graphe détaillé | China CDC

Les autorités sanitaires chinoises viennent de publier, lundi 17 février, le premier bilan à grande échelle de l’épidémie de Covid-19. L’analyse, qui porte sur plus de 70'000 patients infectés ou probablement infectés par le nouveau coronavirus, est riche en enseignements sur la maladie et la progression de l’épidémie.

Pourquoi c’est intéressant. C’est la première fois que le Center for Disease Control (CDC) chinois est en mesure de présenter un bilan portant sur la quasi-totalité des cas de Covid-19. Il permet de se faire une bonne idée de la dynamique à l’œuvre et confirme l’idée d’une maladie peu létale mais extrêmement contagieuse, en dépit des mesures de confinement extrêmes prises par la Chine. Pour autant, il semble qu’un pic épidémique ait été atteint fin janvier.

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Une start-up californienne prétend avoir développé un vaccin candidat contre le coronavirus

Une image du coronavirus saisie par le laboratoire du National Institute of Allergies and Infectious Diseases aux Etats-Unis. |NIAID RML, DR

Inovio Pharmaceuticals annonce avoir produit dans son laboratoire de San Diego un candidat vaccin pour lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus (Covid-19), rapporte le Los Angeles Times. Le Dr Joseph Kim, directeur général de l’entreprise, indique son intention de commencer à tester ce vaccin chez l’homme aux États-Unis et en Chine dès cet été. L’entreprise travaillait déjà sur un vaccin à base d’ADN synthétique contre le Mers-coronavirus et la mise à disposition du génome du nouveau coronavirus leur a permis de transposer rapidement leurs avancées.

Pourquoi c’est important. Un temps limitée à l’Asie et aux pays occidentaux, l’épidémie est en train de prendre pied en Afrique et au Moyen-Orient. Les chercheurs et les industriels sont engagés dans une course pour trouver à la fois des traitements et un vaccin contre Covid-19. Sur plus d’une dizaine de projets dans le monde, le candidat vaccin d’Inovio (INO-4800) est jugé sérieux: il fait partie des quatre retenus par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (Cepi), et a reçu 9 millions de dollars d’aides à ce titre. Il fait l’objet d’une coopération avec le laboratoire chinois Beijing Advaccine Biotechnology.

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A lire dans le Los Angeles Times (EN)

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1716 médecins et soignants chinois ont été infectés par le nouveau coronavirus

Le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a annoncé vendredi 14 février que l’épidémie de Covid-19 a affecté 1716 professionnels de santé en Chine. Six d’entre eux sont morts de la maladie, dont le Dr Li Wenliang, qui avait tenté d’alerter ses confrères sur la survenue d’une épidémie de nature inconnue à Wuhan dès le 30 décembre 2019.

Pourquoi c’est important. C’est la première fois que la Chine communique sur le nombre de médecins et de soignants affectés par Covid-19. Ces derniers sont en première ligne dans la bataille contre l’épidémie et le risque de contamination peut avoir un effet extrêmement démoralisant pour les troupes. L’OMS a annoncé investiguer pour mieux comprendre la dynamique et les causes de ces infections.

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Quels sont les pays pauvres en première ligne de l’épidémie de Covid-19?

Pixabay / Arek Socha

L’analyse des flux de voyageurs entre la Chine et les autres régions du monde aide à cibler les pays concernés par la propagation de l’épidémie de Covid-19, rapporte Nature. D’après un modèle de l’université de Southampton, la Thaïlande et l’Indonésie sont les plus à risque en Asie du Sud-Est. Sur le continent africain, des chercheurs de l’Inserm placent l’Egypte, l’Algérie et l’Afrique du sud en première ligne. Mais au regard de la situation politique et de l’état des systèmes de santé, ils se disent surtout préoccupés par sept pays africains, parmi lesquels le Nigeria, l’Ethiopie ou encore le Soudan.

Pourquoi c’est important. La propagation de l’épidémie à des pays incapables de mettre en œuvre une réponse sanitaire efficace est un sujet de préoccupation majeur à l’OMS, qui insiste sur la nécessité impérieuse de faire preuve de solidarité. La propagation de l’épidémie à un pays comme le Nigeria, extrêmement peuplé (190 millions d’habitants) et au système de santé fragile, serait par exemple une catastrophe de santé publique. Des tests diagnostiques et du matériel médical de base ont déjà été envoyés par l’OMS à une vingtaine de pays africains. À terme, le principal espoir pour enrayer l’épidémie repose sur le développement de vaccins.

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À lire sur Nature (EN)

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Coronavirus: sept chiffres pour garder la tête froide

Dans un marché au poisson à Guangzhou, dans la province chinoise de Guangdong, le 6 février 2020. | Keystone / EPA / Alex Plaveski

Vitesse de l’épidémie, létalité du virus, proximité avec le Sras… En sept chiffres et quelques concepts simples, Heidi.news vous aide à brosser un tableau de la situation et à saisir les enjeux de l’épidémie de nouveau coronavirus qui secoue la Chine et, du point de vue de sa résonance médiatique, le reste du monde.

Pourquoi c’est important. L’épidémie initiée à Wuhan donne lieu à un afflux immense d’informations et de commentaires, sans oublier le traditionnel cortège de nouvelles fantaisistes ou complotistes. Tous ces éléments égrenés au fil des jours peuvent facilement faire perdre de vue le tableau d’ensemble.

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Le coronavirus vu de Chine ou quand les gardiens d'immeuble prennent la température des habitants

La fièvre est l'un des symptômes du nouveau coronavirus. | Keystone

Le coronavirus vu de Chine, épisode 1. Joël Baumgartner habite en Chine depuis 11 ans, où il s'occupe de développement rural pour une ONG. Ce Suisse sinophile a quitté le pays le 31 janvier et vit depuis retiré dans le sud-est de la France, en attendant que la situation se clarifie. Il relate l'étrange atmosphère qui règne dans le pays.

Depuis plus d’un mois, le coronavirus se développe depuis la Chine, où il a fait plus de 500 morts et plus de 28’000 contaminations, au 6 février. A Wuhan et sa province, mais aussi dans d’autres régions, les Chinois s’organisent pour prévenir une contamination plus importante. Joël Baumgartner (40 ans ) vit en Chine depuis onze ans, où il s’occupe de développement rural pour l’ONG Pur Projet. Il a décidé de quitter Kunming, au sud du pays, lorsqu’il a vu les hôpitaux de sa ville se remplir.

Les débuts de l’épidémie. Début janvier, les informations sur l’épidémie sont encore peu traitées dans les médias chinois. Joël Baumgartner en a entendu parler seulement dans les journaux occidentaux. Jusqu’au 15 janvier, ce n’est même pas un sujet de discussion avec sa femme. Plus l’information afflue, plus l’angoisse monte: «les gens sont devenus de plus en plus stressés, on avait de plus en plus de précisions sur le nombre de décès et d’infections». Fin janvier, le virus arrive à Kunming, dans la province du Yunnan (sud de la Chine), où ce Suisse et sa famille habitent.

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L'épidémie de coronavirus passe la barre des 500 décès

Les nouveaux lits des hôpitaux de Wuhan.| Keystone

L’épidémie de nouveau coronavirus est loin d’être sous contrôle en Chine. Le bilan a atteint 563 morts, après l’annonce, jeudi 6 février, de plus de 73 nouveaux décès. Il dépasse celui du Sras qui avait, en 2002-2003, provoqué 349 décès dans le pays. Sur les 3694 nouvelles contaminations depuis mercredi, 3000 concernent la seule province de Hubei.

Pourquoi c’est inquiétant. La province de Hubei, où se situe Wuhan, épicentre de l’épidémie, s’annonce dépassée. Malgré la construction de deux hôpitaux en une dizaine de jours, la situation sanitaire reste tendue. Les lits continuent à manquer, ainsi que l’équipement médical. Les autorités chinoises ont étendu les mesures de contrôle draconiennes à trois villes et des dizaines de millions d’habitants.

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A lire dans Le Monde

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L’OMS réclame 675 millions de dollars pour faire face au coronavirus

Keystone / Salvatore di Nolfi

En conférence de presse mercredi 5 février 2020, le directeur général de l’OMS a annoncé que l’institution appelait la communauté internationale à participer financièrement à l’effort de lutte contre l’épidémie de coronavirus. L’institution réclame 675 millions de dollars sur trois mois, principalement pour aider les pays aux systèmes de santé défaillants.

Pourquoi c’est important. Le plus grand sujet de préoccupation de l’OMS concerne les pays africains, dont les liens avec la Chine sont importants, mais qui sont peu à même de faire face à l’épidémie. Aucun cas n’a pour l’heure été diagnostiqué sur le continent, mais le risque est grand que ce résultat encourageant soit simplement dû à l’impossibilité de détecter le coronavirus.

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Comment les HUG se préparent au nouveau coronavirus

Entrée des urgences des HUG | Keystone / Martial Trezzini

Les HUG sont sur le pied de guerre. L’hôpital universitaire du bout du lac a mis en place un plan d’action pour faire face à une éventuelle percée du nouveau coronavirus sur le territoire de la Confédération. L’établissement se charge également de l’information au grand public grâce à une série de vidéos en ligne et de la formation des professionnels de la santé dans le canton de Genève.

Pourquoi c’est important. Le service des maladies infectieuses des HUG est une référence nationale en virologie. Il abrite le Centre national de référence pour les infections virales émergentes (Crive), qui valide les tests diagnostiques et effectue le dépistage des cas suspects qui se présente aux HUG. Le centre valide également les tests en provenance des autres laboratoires suisses. Depuis le début de l’épidémie, le Crive a effectué environ 130 tests pour le 2019-nCoV dans tout le pays.

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Coronavirus: Hong Kong prévoit des bracelets électroniques pour les personnes en quarantaine

Un homme portant un masque de protection dans la rue (Hong Kong, 3 février 2020). | Keystone / Vincent Yu

Les autorités de Hong Kong ont annoncé lundi qu’elles entendaient munir les personnes en quarantaine à domicile de bracelets électroniques, afin de prévenir tout risque de contagion du nouveau coronavirus. Le but affiché est de s’assurer qu’elles respectent la mesure de confinement, la peine encourue par les contrevenants étant de six mois de prison et 5000 dollars hongkongais d’amende (620 francs).

Pourquoi c’est important. En raison des flux quotidiens entre la Chine et Hong Kong, la région administrative spéciale se prépare à une flambée de cas. Des points de passages étant encore ouverts, plus de 10'000 Chinois arrivent chaque jour. Hong Kong a déjà réquisitionné quatre sites, dont des camps de vacances excentrés dans la forêt, pour les convertir en camps de quarantaine. Mais dans l’optique d’une large épidémie, les autorités envisagent la quarantaine à domicile avec e-bracelet. C’est la première fois que la technologie intervient pour surveiller des individus en liberté dans le cas d’une crise sanitaire.

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Ce que le génome du nouveau coronavirus révèle de ses origines

Virus, image d'illustration | Domaine public

L’effort de séquençage du nouveau coronavirus, de son nom de code 2019-nCoV, va bon train. Plusieurs laboratoires européens —dont l’institut Pasteur, qui a achevé le séquençage — y participent. Science revient sur les premiers enseignements livrés par le génome du coronavirus, et sa proximité avec d’autres souches animales ou humaines, comme le Mers et le Sars.

Ce qu’on en sait à ce stade. Le rôle des chauves-souris comme réservoir naturel des coronavirus, 2019-nCoV compris, fait largement consensus. Le nouveau virus partage la plus grande partie de son génome avec une souche de coronavirus identifiée chez la chauve-souris, et la séparation pourrait s’être produite il y a entre 25 et 65 ans. Mais l’arrivée du nouveau coronavirus chez l’humain passe probablement par un hôte animal intermédiaire, qu’il est bien plus difficile d’identifier.

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Lire l'article de Science

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Coronavirus: les dernières nouvelles sur le front de l'épidémie

Milice paramilitaire chinoise à Shenzhen, proche de la frontière avec Hong Kong, qui suspend dès aujourd’hui les liaisons ferroviaires avec le continent pour contenir l’épidémie de coronavirus. | Keystone / EPA / FEATURECHINA CHINA OUT

La flambée de pneumonies liées au nouveau coronavirus prend de plus en plus d'ampleur et les autorités sanitaires mondiales sont sur le qui-vive. Ce résumé chronologique revient sur les étapes importantes de cette épidémie, qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine, et menace de devenir mondiale.

25 janvier. Le bilan actualisé, d’après les autorités sanitaires chinoises, est désormais de 1287 cas diagnostiqués et 41 décès.

24 janvier: premiers cas en Europe (France). Les premiers cas européens viennent d’être diagnostiqués en France, deux (liés) à Paris (hôpital Bichat) et un à Bordeaux (hôpital Pellegrin). Il s’agit de voyageurs rentrés de Chine.

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Nouveau coronavirus: l’OMS estime que l’urgence sanitaire est de portée… chinoise

Ls membres du comité d'urgence de l'OMS sur le 2019-nCoV en cours de délibération. | OMS, DR

Réunis pour le deuxième jour consécutif à Genève, les membres du comité d’urgence de l’OMS ont finalement décidé, jeudi 23 janvier, de ne pas classer l’épidémie à nouveau coronavirus (2019-nCoV) comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). «Ne vous méprenez pas: il s’agit bien d’une urgence en Chine, mais pas encore d’une urgence sanitaire mondiale», a précisé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’institution.

Pourquoi on vous en parle. Le dernier bilan de l’épidémie fait état de près de 500 personnes contaminées (dont 95 dans un état grave) et de 17 victimes en Chine. Des cas sont avérés au Japon, en Corée, à Singapour, en Thaïlande, au Vietnam et aux États-Unis. À tort ou à raison, le monde entier était suspendu à la décision de l’OMS. Les impressionnantes mesures de confinement mises en œuvre par la Chine ont peut-être infléchi la donne – elles ont en tout cas donné matière à discussion aux experts.