#maladies auto-immunes


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Un second médicament se profile contre le lupus

Pixabay / Arek Socha

Un médicament candidat vient de faire ses preuves dans la prise en charge du lupus systémique, via un essai clinique de phase 3 dont les résultats viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine. La molécule testée, l’anifrolumab, a pour effet d’inactiver des récepteurs des cellules de l’organisme susceptibles de provoquer une réponse immunitaire innée. Près de la moitié (48%) des participants ont montré des signes d’amélioration générale, contre un tiers (32%) dans le groupe placebo.

Pourquoi on vous en parle. L’annonce est passée un peu inaperçue, mais elle est d’importance. L’aniforlumab pourrait être le second médicament en soixante ans contre cette maladie auto-immune aux symptômes variés (arthrose, éruptions cutanées, fatigue, nausées et vomissements), qu’on ne sait pas guérir et difficilement prendre en charge. Deux essais cliniques ont été menés sur cette molécule, dont un seulement s’avère concluant. Ce résultat mitigé, lié à la nature très protéiforme de la maladie, laisse une incertitude mais le laboratoire se dit confiant et déposera une demande de mise sur le marché au second semestre 2020.

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À lire dans New Scientist

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Le diagnostic de maladies auto-immunes compliqué par des tests sanguins imprécis

Pixabay / Belova 59

Le diagnostic de collagénose, une maladie auto-immune rare, aura mis des années à tomber pour deux patientes allemandes que l’émission nano de la télévision allemande 3Sat a suivies. En cause: des analyses sanguines (détection des anticorps anti-nucléaires) peu précises et très variables. Les patientes ont soumis cinq échantillons à autant de laboratoires et obtenu dix résultats très différents. Pour l’une d’entre elles, le taux d’anticorps mesuré variait par exemple d’un facteur 16 selon les tests – ce qui suggère soit un tableau banal, soit une maladie sérieuse.

Pourquoi c’est important. Le manque de standardisation des tests entre les laboratoires rend l’interprétation des résultats compliquée pour les médecins et peut occasionner des sous-diagnostics ou des retards de diagnostic pour ces maladies complexes et potentiellement létales. Le problème est connu par les professionnels et une nouvelle directive européenne visant à unifier les protocoles de test est prévue d’ici 2022.

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À voir sur 3sat