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Quand le jargon dégoûte de la science

Image d'illustration. | Université d'Etat de l'Ohio

L’usage de termes complexes dans des textes adressés au grand public a des conséquences qui vont au-delà des enjeux de compréhension. Selon une étude américaine publiée dans le Journal of Language and Social Psychology, les personnes exposées à du vocabulaire spécialisé se disent moins intéressées par les sciences que celles exposées à un texte vulgarisé.

Pourquoi c’est intéressant. C’est le grand enjeu de la communication scientifique: comment aborder des thématiques complexes en restant accessible au plus grand nombre, sans céder à des simplifications qui risqueraient de dénaturer le propos? Ces travaux donnent un nouvel éclairage à cette problématique.

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Les chimpanzés et le langage: une histoire en forme de déception

Le peintures du chimpanzé Congo, réalisées dans les années 50, ont été vendues aux enchères plusieurs milliers de dollars en 2005 | Keystone / Bonhams

Une «expérience en forme de montagne russe». C’est ainsi que le psychologue américain Herbert Terrace qualifie son entreprise d’enseigner la langue des signes à la guenon Nim Chimpsy, dans les années 70. À force d’entraînement, la femelle chimpanzé en vient à interagir avec ses dresseurs en signant des phrases simples. Sur le point de publier la découverte, Terrace s’aperçoit in extremis que cette interprétation procédait plus des dresseurs que du dressé... Une passionnante histoire d’œillères, à lire sur Psychology Today.

Pourquoi on vous en parle. Washoe et Nim Chimpsky les guenons, Kanzi le bonobo, Koko la gorille: ces exemples illustres de primates capables d’utiliser la langue des signes ont longtemps fait sensation. À l’organe phonatoire près, on a pu croire que les grands primates, nos cousins les plus proches, étaient capables d’accéder à une forme simple de langage. Avec le recul, le soufflé est retombé. Le linguiste Noam Chomsky, dont le nom a inspiré celui de Nim Chimpksy, avait sans doute raison: il semble à ce jour que la communication langagière soit le propre de l’homme.

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À lire sur Psychology Today

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Rendre la langue plus neutre atténue les inégalités de genre

Image d'illustration. / Flickr

La Suède a adopté en 2015 le pronom neutre «hen», qui permet de parler d’une personne sans préciser son sexe. Alors que le «hen» a fait sa place dans le quotidien des Suédois, des chercheurs américains concluent que ce changement lexical réduit les biais qui discriminent les femmes et les personnes LGBT.

Pourquoi c’est important. Au sein de sociétés qui s’interrogent de plus en plus sur les meilleurs moyens de réduire les inégalités de genre, le débat fait rage autour de la pertinence et des effets de mesures comme l’écriture inclusive ou l’introduction d’un pronom neutre. Cette étude montre que ces changements ne relèvent pas du politiquement correct, mais ont bel et bien un impact.