#Les raisons d'espérer pour le climat


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Valérie Masson-Delmotte: «L'implication des jeunes pour le climat est un mouvement de fond»

Valérie Masson-Delmottet fin 2019 | MSH/Paris-Saclay

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Paléoclimatologue française et directrice de recherche au CEA, Valérie Masson-Delmotte est co-présidente du Groupe 1 (bases scientifiques) du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) depuis 2015. A l’occasion de la leçon d’ouverture de printemps à l’Université de Genève ce 25 février, où elle analysera trois récents rapports du Giec, elle a répondu aux questions de Heidi.news.

Heidi.news – En 2015, à l’occasion de la COP21, la communauté international entendait encore limiter le réchauffement à +1,5°C. De récentes projections indiquent un réchauffement potentiel jusqu’à +7°C à l’horizon 2100. Lorsqu’on travaille sur le climat, comment échapper au pessimisme et au catastrophisme?
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Konrad Steffen: «Outre la science du climat, il faut maintenant aussi soutenir les stratégies d'adaptation»

Konrad Steffen, expert mondial des pôles | Olivier Dessibourg

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat..

Konrad Steffen, «Koni» pour ceux qui le côtoient de plus près, même brièvement, est un expert mondialement reconnu de la recherche en glaciologie des pôles. Aujourd’hui directeur de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), professeur au EPF de Lausanne et Zurich, et directeur scientifique du Swiss Polar Institute, il est l’un des co-auteurs du dernier rapport spécifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dédié aux océans et à la cryosphère, soit les mondes de glace et de neige.

Selon lui, il n’est pas trop tard pour agir, même si maintenir l’augmentation des températures globales au-dessous de 1.5 voire 2°C d’ici 2100 semble désormais illusoire. Chacun doit prendre en main son agenda de consommation énergétique, mais aussi faire encore davantage pression pour que changent les politiques climatiques non pas au niveau mondial – cela, il n’y croit plus vraiment – mais à l’échelon local voire régional.

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Martine Rebetez: «Il n’est pas nécessaire d’avoir une empreinte carbone élevée pour être heureux»

JM Boerlin

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Quelles raisons de continuer à espérer pour le climat? Nous avons échangé avec Martine Rebetez, professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et à l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

La climatologue, également experte pour le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), livre une analyse scientifique, mais également sociale du moment présent, qui pourrait bientôt marquer un point de bascule dans l’engagement de l’opinion publique.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

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Reto Knutti: «L’Histoire compte de nombreux exemples de basculements soudains»

Reto Knutti, professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich. | Christian Beutler / Keystone

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Reto Knutti est professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich, où il dirige le groupe de physique climatique. Ses recherches portent notamment sur les projections climatiques à long terme. Il est également vice-président associé pour la durabilité de l’école polytechnique zurichoise et président de ProClim est le forum pour le climat et les changements globaux de l’Académie suisse des sciences naturelles.

Pour le spécialiste, la mobilisation actuelle de la population en faveur du climat, la lucidité des plus jeunes face aux enjeux environnementaux ainsi que les progrès technologiques constituent des sources d’optimisme. Entretien.

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Valentine Python: «Certains territoires totalement désertifiés ont pu être ressuscités»

Valentine Python, climatologue et conseillère nationale. | Alessandro della Valle / Keystone

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Valentine Python est climatologue et écologue. Après des études à l’Université de Neuchâtel, d’où elle est originaire, elle a obtenu un doctorat en Sciences de l’environnement à l’EPFL. Elle s’est ensuite consacrée en tant que consultante à la transmission du savoir et à l’introduction de l’écologie dans les programmes scolaires.

Entrée en politique en 2018, comme conseillère communale à la Tour-de-Peilz (VD) sous la bannière verte, la scientifique a été élue au Conseil national lors des dernières élections fédérales. Heidi.news lui a demandé quelles sont les raisons qui la font encore aller de l’avant face au déluge d’informations dramatiques concernant le climat.

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Jean Jouzel: «Je crois au dynamisme européen pour financer la transition climatique»

Jean Jouzel, à Paris en 2015 | Creative commons/Flickr/PS/Mathieu Delmestre

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Aujourd’hui, nous posons la question au climatologue et glaciologue français Jean Jouzel. Ancien vice-président du Groupe scientifique du GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de 2012 à 2015, le chercheur, membre de l'Académie des science en France, est reconnu mondialement pour ses travaux sur le réchauffement dès les années 1970.

Plus récemment, il s’est engagé aux côtés de personnalités politiques françaises sur le front de la transition écologique. Entretien sur les bonnes raisons de penser que la transition climatique est encore possible.

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Al Gore: «Face au réchauffement, je refuse de croire que l'humanité est destinée à s'auto-détruire»

Al Gore n'a rien perdu de sa verve dans sa lutte pour sensibiliser aux effets délétères des changements climatiques | DR

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Même après son film «An inconvenient truth», même devant le climatoscepticisme de l’actuel président américain, même face aux ratés de la COP25 à Madrid, il croit encore que l’humanité va agir pour lutter contre les changements climatiques. Al Gore nous répond en exclusivité, analysant le vent nouveau qui souffle grâce aux jeunes manifestants, mais aussi aux Etats-Unis au sein d’une population qui voit désormais les effets du réchauffement. Un article qui lance notre série d’entretiens avec des personnalités qui positivisent encore face aux problèmes climatiques.

Pourquoi c’est puissant. L’ancien vice-président américain ne mâche plus ses mots pour dénoncer les lobbies et les compagnies liés aux énergies fossiles. Il incite clairement à désinvestir dans ces domaines. Selon lui, c’est bien beau de miser sur les actions individuelles pour économiser l’énergie par exemple, mais ça l’est encore plus de bouleverser les politiques climatiques en faisant que, partout où c’est possible, les citoyens utilisent leur droit de vote pour changer la donne.