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Le syndrome d'auto-brasserie rend saoul sans toucher à une goutte d'alcool

Image d'illustration. | Shutterstock

Un patient chinois a subi durant de nombreuses années les caprices de sa flore intestinale: elle fabriquait de l’alcool toute seule. L’homme s’est retrouvé régulièrement avec un taux d’alcoolémie correspondant à plus de 15 shots de whisky, sans avoir bu une seule goutte d’alcool. Ces pics ont débuté en 2004 et se sont rapidement transformés en schémas réguliers. Avec le temps, les épisodes sont devenus plus fréquents et aussi plus graves: il a perdu son emploi (il était soupçonné d’être un buveur de «placard») et a dû être hospitalisé à plusieurs reprises.

Pourquoi c’est grave. Lors d’un examen approfondi, une tomodensitométrie a montré que son foie était endommagé, enflammé et criblé de dépôts graisseux. Le diagnostic est tombé: il est atteint du «syndrome d’auto-brasserie». Dans cette maladie rare, documentée pour la première fois au Japon dans les années 1950, des levures, ces mêmes champignons unicellulaire que l’on retrouve dans la fabrication de la bière ou du vin, fermentent les hydrates de carbone en quantité excessive d’alcool. Les symptômes de cette atteinte se traitent à l’aide d’antifongiques.

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Lire l'article de The Atlantic (EN)

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L’intestin serait bien le point de départ de la maladie de Parkinson

Illustration d'après Leonardo Aguiar | Creative Commons

Depuis 2003, plusieurs études ont démontré le rôle de l’intestin et du nerf vague dans le développement de la maladie de Parkinson. Une équipe américaine vient de valider cette hypothèse chez la souris, ce qui ouvre de nouvelles voies de recherche fondamentale et clinique.

Pourquoi c’est important. La maladie de Parkinson est la seconde pathologie neurodégénérative dans les pays occidentaux après la maladie d’Alzheimer. En Suisse, elle concerne plus de 15'000 personnes. Il n’existe pas de traitement curatif. Les options thérapeutiques aujourd’hui disponibles permettent uniquement d’améliorer la qualité de vie des patients en réduisant les symptômes.

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Vos bactéries intestinales parlent à votre cerveau. Mais que lui disent-elles ?

Bactéries intestinales / Image: Courtesy of Museums Victoria

Les milliards de bactéries présentes dans nos intestins (un ensemble nommé microbiome) pourraient influencer le fonctionnement du cerveau, et jouer un rôle important dans le développement d’affections comme les démences, l’autisme, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Pourquoi c’est fascinant. Les scientifiques percent petit à petit ces voies d’échanges et de communication dans le corps, comme le raconte ce long article du New-York Times.