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L'intelligence toute relative des robots face au handicap

Keystone / EPA / DPA Daniel Bockwoldt

Des prototypes de robots de livraison sillonnent les trottoirs de Pittsburgh, dans l’Etat de Pennsylvanie. Une chercheuse en fauteuil roulant a fait l’amère expérience de leur très relative intelligence: quand une machine s’est arrêtée sur la rampe du trottoir opposé, la jeune femme s’est retrouvée bloquée sur une voie à forte circulation. Son témoignage et les réflexions qu’elle en tire sont à lire sur Citylab.com.

Pourquoi c’est important. Pour la signataire de cette tribune, l'avancement de la robotique et de l'IA ont ouvert une nouvelle ère dans la lutte pour la prise en compte des personnes handicapées. «Ces technologies comportent leurs propres défis en matière d’éthique. Et nous devons avoir un débat honnête et critique à ce sujet», écrit-elle.

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City Lab

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Les intelligences artificielles remplaceront plus de cols blancs que de cols bleus

Ce sont les résultats étonnants d’une récente enquête. Les IA prendront une place de plus en plus importante dans les métiers managériaux, dans le marketing, parmi les analystes et les programmeurs.

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Brookings

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Symbole de l’hubris de la Silicon Valley, l'Université de la Singularité est en crise

La Singularity University a été fondée par Peter Diamandis (à g. à l'écran) et Ray Kurzweil (à d.) en 2008. | Daniel Kraft

Université sans vrai campus ni vrai diplôme, l’Université de la Singularité, ou Singularity University, vient de perdre son directeur général, Rob Nail. Elle s’apprête à licencier une partie de son personnel dans un contexte de crise, rapporte Bloomberg. Après avoir perdu le support financier de Google, l’institution fait face à des allégations d'agression sexuelle, de détournement de fonds et de discriminations.

Qu’est-ce que c’est? Fondée en 2008, la Singularity University , à la fois centre de formation et think-tank, tire son nom de l’idée d’une fusion des hommes avec les machines introduite par Ray Kurzweil — directeur de l’ingénierie de Google et co-fondateur de cette université avec Peter Diamandis, le créateur des XPrize. Avec des programmes dont les prix oscillent entre 14'500 et 30'000 dollars, elle aborde la plupart des grandes thématiques du courant transhumaniste comme l'intelligence artificielle et l’augmentation biotechnologique.

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Lire l'article publié par Bloomberg

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Facebook pourrait bientôt recourir à la reconnaissance faciale

Image d'illustration | Mike MacKenzie/Creative Commons/Flickr

Le réseau social pourrait bientôt passer par la reconnaissance faciale lors d’une connexion. C’est ce qu’a découvert la développeuse Jane Manchun Wong, qui a repéré la fonctionnalité, qui n’a pas encore été déployée à grande échelle, au détour d’une mise à jour de l’application mobile. Fast Company précise son fonctionnement et ses implications possibles pour les utilisateurs.

Pourquoi c’est controversé. Selon Facebook, il s’agit tout simplement d’un test visant à utiliser une vidéo de l’utilisateur en guise de version plus élaborée d’un CAPTCHA— test visant à prouver qu’une connexion n’émane pas d’un robot mais bien d’un être humain. La firme affirme de plus que la vidéo enregistrée ne sera pas utilisée pour des traitements de reconnaissance faciale. Mais vu le passif du géant en matière de gestion des données personnelles, il est permis de se demander s’il faut la croire sur parole.

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Lire l'article publié sur Fast Company

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Le véhicule semi-autonome d'Uber n'était pas programmé pour détecter un piéton sur la chaussée

Image d'illustration | Thomas Dwyer/Flickr/Creative Commons

Le 18 mars 2018, un véhicule Uber semi-autonome — le conducteur, qui devait prendre le relais en cas de défaillance du logiciel, ne regardait pas la route — percutait une femme qui poussait son vélo à pied. Un accident qui a mené au décès d’Elaine Herzberg, 49 ans. Après 20 mois d’enquête, la National Transportation Safety Board (NTSB), autorité indépendante de sécurité routière aux Etats-Unis, est enfin prête à rendre ses conclusions. En cause, révèle Wired: les algorithmes d’intelligence artificielle au cœur de la conduite, qui n’étaient pas programmés pour admettre qu’un piéton puisse se trouver sur la route en dehors d’un passage clouté…

Pourquoi c’est important. Les algorithmes d’intelligence artificielle sont tout sauf neutres: ici, l’erreur revient à l’incapacité des concepteurs à prendre en compte les zones grises des règles de la conduite: un piéton peut se trouver sur la chaussée, un piéton peut pousser son vélo à pied… Car le véhicule a bien détecté, plus de cinq secondes avant le drame, Elaine Herzberg, mais l’a d’abord considérée comme un «véhicule». Avant de changer plusieurs fois d’avis: «autre», «vélo», de nouveau « autre», puis enfin «vélo». Autrement dit, cette incertitude a plongé l’algorithme dans un cercle vicieux qui l’a empêché de réagir à temps… Ce n’est que 1,2 seconde avant l'impact que l’ordinateur a réalisé que la collision était inévitable et que le freinage a été déclenché.

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Lire l'article publié sur Wired

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Les triomphes de l'intelligence artificielle ne doivent pas en occulter les limites

Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende l’un ou l’autre exploit d’une intelligence artificielle (IA): il se dit que l’IA ferait mieux que les radiologues professionnels pour lire les mammographies et dépister un cancer du sein, qu’elle va aider les recruteurs grâce à l’analyse automatisée du visage. D’aucuns craignent aussi qu’elle ne détruise nos emplois. Mythe ou réalité? Qu’y a-t-il dans le ventre de ces outils prédictifs et autres algorithmes de reconnaissance d’image?

Il est nécessaire voire urgent de faire la part des choses entre les promesses, qui relèvent parfois du fantasme pour «technoprophète», et la réalité de leur fonctionnement. Et surtout, il est utile de rappeler les limites inhérentes à cet ensemble de technologies.

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Des robots éduqués à la dure

Dans un milieu virtuel, des machines apprennent seules à saisir des objets dans leurs pinces. Des chercheurs de la Southern California University ont trouvé un moyen pour améliorer la dextérité de ces robots: ils les tourmentent et leur font lâcher prise en frappant les objets saisis.

Une pédagogie que d’aucuns assimileraient à de mauvais traitements. Le magazine Wired se penche sur ces comportements.

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Wired

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Votre cerveau a été piraté

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L’intelligence artificielle est-elle un loup pour l’homme?

«La machine est-elle au service de l’homme ou l’homme au service de la machine?» Cette question de Thomas Schlag, professeur de théologie à l’Université de Zürich, était au cœur de l’Artificial Intelligence Geneva Summit qui avait lieu ce mercredi 6 novembre au Campus Biotech et dont Heidi.news était partenaire.

L’intitulé de l’après-midi était intriguant: «Du corps et de l’âme: médecine et religion à l’aune de l’intelligence artificielle». On y a croisé l’historien des religions Odon Vallet, le spécialiste de rhétorique byzantine Grégoire Sommer, le neuroscientifique Grégoire Courtine et le fameux réalisateur lausannois Jean-Stéphane Bron qui était là avec son équipe pour filmer son prochain documentaire sur le cerveau, «Brain stories».

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Revivez l’Artificial Intelligence Geneva Summit

Ce mercredi 6 novembre, l’Artificial Intelligence Geneva Summit est revenu au Campus Biotech de Genève pour une nouvelle édition placée sous le signe de la santé et de la religion. Heidi.news était partenaire de l’événement.

On y a croisé l’historien des religions Odon Vallet, le chercheur en robotique Nathanaël Jarrassé ainsi que Nicolas Bourdillon, responsable de la recherche de la start-up Be.Care spécialisée dans la médecine prédictive. Le neuroscientifique Grégoire Courtine y a également évoqué ses travaux pour faire marcher les personnes tétraplégiques. Il nous en a parlé dans sa newsletter spéciale du matin à lire ici.

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Une intelligence artificielle parmi les meilleurs joueurs au jeu vidéo en ligne StarCraft 2

Partie de StarCraft 2 où AlphaStar (en bas en rouge) s'oppose à un joueur humain (en haut en bleu) | DeepMind

Un logiciel meilleur que la plupart des joueurs humains au jeu vidéo multijoueurs StarCraft 2. C’est la dernière prouesse de DeepMind, entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) et propriété de Google. Présenté dans Nature ce mercredi 30 octobre, AlphaStar rejoint la liste des algorithmes capable de vaincre les champions humains, à l’instar de Deep Blue pour les échecs en 1997 ou d’AlphaGo pour le jeu de go en 2015, ce dernier étant également l'œuvre de DeepMind.

Pourquoi c’est intéressant. Le jeu est-il encore le propre de l’homme? Pas sûr.. Même si nous sommes certainement les seuls à y prendre du plaisir. Avec l’apprentissage par renforcement, un type d’algorithme utilisé en deep learning, les machines peuvent apprendre comment déterminer la solution optimale à un problème, dans un environnement de jeu donné. Concrètement, il s’agit de faire jouer l’algorithme contre lui-même et de le «récompenser» lorsqu’il gagne. Au bout d’un nombre de parties suffisamment élevé, AlphaStar fut en mesure de terrasser les meilleurs joueurs humains, et de se hisser dans les 0,2% des meilleurs joueurs internationaux!

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A Pékin, la reconnaissance faciale s'invite dans le métro

Photo du dispositif | Xinhua

A Pékin, des dispositifs de reconnaissance faciale vont être déployés dans le métro, au niveau des portiques d’accès, relate Asian Times. Les autorités espèrent ainsi limiter l’engorgement pour accéder aux quais dans les 395 stations du réseau, tout en interceptant toute personne qui serait connue des services de police. Pour emprunter le métro, ces derniers devront subir des contrôles approfondis.

Pourquoi c’est important. Chaque jour, plus de 12 millions de personnes prennent le métro à Pékin. Pour accéder aux quais, il faut se munir de patience, tant les coursives sont encombrées. Ce système, qui s’inscrit dans le vaste schéma de «crédit social» mis en place par le Chine, permettra de faciliter l’accès aux transports des «bons citoyens», tout en retardant les autres. Des systèmes similaires ont déjà été expérimentés à Shenzen, Shanghai, Qingdao, Nanjing et Nanning.

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Lire l'article publié par Asia Times

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En Chine, une intelligence artificielle révèle le manque de sommeil à partir de la démarche

Joannis Nicolas/Flickr/Creative Commons

Une équipe de l’Institut de psychologie de Pékin a mis au point une technique d'intelligence artificielle capable de déterminer la qualité du sommeil, à travers notre façon de marcher. Les chercheurs affirment que leur méthode permettrait d’identifier les personnes en manque de sommeil. Leurs travaux ont été publiés dans la revue scientifique Plos One.

Que faut-il en penser? Ce système offrirait aux autorités de santé publique un moyen peu coûteux de mesurer l’ampleur d’un problème de santé croissant, et leur permettrait d’améliorer sa prise en charge, arguent les chercheurs. Reste à savoir si cet outil pourrait être utilisé à des fins de surveillance massive. Rappelons que la Chine est l’un des pays qui a poussé le plus loin la reconnaissance faciale, couplée à la vidéosurveillance.

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Lire l'étude scientifique publiée sur Plos One

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Des propositions pour mettre Genève au centre des débats sur l'intelligence artificielle

Image d'illustration | URS FLUEELER/KEYSTONE

La Suisse, et en particulier la Genève internationale, ont une carte à jouer en matière d’intelligence artificielle (IA). De par sa proximité avec les institutions internationales, la cité de Calvin aurait tout intérêt à se positionner comme place stratégique où construire un «GIEC de l’IA», préconise le think tank progressiste suisse Foraus. A travers deux rapports publiés le 22 octobre, il détaille l’analogie entre la gouvernance des enjeux numériques et climatiques d’une part, et la question plus transversale des biais dans l'intelligence artificielle et de l’inclusion sociale au sens large d’autre part.

Pourquoi c’est intéressant. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, ni pour positionner Genève comme place forte du numérique, ni pour tenter de définir un standard commun en matière d’éthique de l’intelligence artificielle. Mais la publication de ces travaux intervient à un moment intéressant. Un groupe de travail du Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI), doit en effet formuler très prochainement ses recommandations sur l’IA auprès du Conseil fédéral.