#intelligence artificielle

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A l’IFA de Berlin, l’intelligence artificielle entre dans la maison par la cuisine

Photographie de l'IFA à Berlin | D.R.

Après l’électro-ménager connecté, les fours et les lave-linges deviennent «intelligents». Au grand salon de l’électronique européen IFA qui vient de fermer ses portes à Berlin, les principaux fabricants, Bosch et Siemens en tête, ont dévoilé les premières applications de l’intelligence artificielle (IA) dans la cuisine et la buanderie.

Pourquoi on en vous en parle. L’intelligence artificielle fait vendre, surtout lorsqu’il s’agit de jouer sur les peurs de l’émergence d’une super intelligence, mais la réalité industrielle est bien plus terre à terre. Les applications dans le domaine de l’électro-ménager dévoilées à l’IFA sont de nature à faire entrer ces technologies dans notre quotidien. Et, peut-être, capables d’observer de plus près nos comportements…

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Deep fake: une voix imitée par une intelligence artificielle à l'origine d'une escroquerie

Image d'illustration | Martin Ruetschi / Keystone

220’000 euros ont été dérobés à une entreprise britannique au mois de mars. La firme ne souhaite pas divulguer son nom, mais le Wall Street Journal a révélé la méthode sophistiquée qui a permis ce vol: c’est en utilisant une voix synthétique générée grâce à un système d’intelligence artificielle (deep learning) qu’un employé a été dupé. La voix qui s’est fait passer pour un des dirigeants du siège a ordonné d’effectuer un virement sur le compte hongrois d’une filiale. L’ordre verbal est confirmé par un mail provenant de la bonne adresse du dirigeant, mais ledit mail avait été piraté au préalable. Certain d’avoir affaire à la bonne personne, l’employé a transféré le montant tel que demandé. Montant qui s’est volatilisé. Ce n’est que le lendemain que la société a pris conscience du piratage.

Pourquoi c’est inquiétant. Les cyber attaques sont de plus en plus raffinées. L’intelligence artificielle permet d’usurper l’identité, la voix et même le visage d’une personne. Même si ce genre d’arnaques ne sont pas encore très répandues, elles vont se multiplier ces prochaines années. Au même rythme que les avancées et la généralisation de l’IA. Ainsi, l’outil Lyrebird, ppar exemple, permet de créer une voix de synthèse très facilement.

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Lire l'article publié par Le Monde

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Ce que la saga Alien révèle des progrès qui restent à parcourir en intelligence artificielle

Exposition dédiée à Hans Ruedi Giger, plasticien suisse à l'origine du monstre Alien | ROBERT JAEGER /EPA/KEYSTONE

Et si les personnage les plus intéressants de la célèbre saga de science-fiction Alien, initiée par Ridley Scott, n’étaient finalement pas ses extra-terrestres parasitiques créés par le plasticien suisse Hans Ruedi Giger, mais ses androïdes? C’est l’enjeu abordé par Frédéric Landragin, coauteur de «L’Art et la science dans Alien», dans une interview donnée au journal du CNRS, organisme public de recherche en France.

Pourquoi c’est passionnant. L’interview explore la figure de l’androïde dans les films de la saga. Celle-ci est ambiguë, car elle montre un visage parfois plus humain que les personnages humains eux-mêmes. Est-elle techniquement réaliste? Pas encore, montre cet exercice de prospective menant à 2093, année où débute l’action d’Alien, en dressant l’état de l’art de l’intelligence artificielle aujourd’hui. Or, les progrès des dernières années n’ont toujours pas comblé l’écart entre la réalité et la fiction…

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Lire l'article publié par le journal du CNRS

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La reconnaissance faciale chinoise se prépare pour la bourse

Mevgii, l’une des principales entreprises chinoises développant les technologies à la surveillance par reconnaissance faciale, a annoncé son entrée à la bourse de Hong Kong, d’après Reuters.

Pourquoi on vous en parle. Cela ressemble à un paradoxe capitalo-politique. Cette annonce arrive en pleine crise hongkongaise où les manifestants dénoncent la surveillance de l’état chinois et détruisent les tours destinées à la reconnaissance faciale. Si rien n’indique que la technologie de Mevgii soit celle utilisée par la police de Hong Kong, un article de Bloomberg rapporte qu’elle est déployée dans 260 villes chinoises et a permis l’arrestation de 10 000 personnes. Après une levée de fonds de 750 millions de dollars en mai dernier, Mevgii est devenue une licorne valorisée plus de 4 milliards de dollars. Basées sur l’intelligence artificielle, ses technologies, Face++ et Face ID, sont utilisées dans de nombreuses applications de paiement mobile comme Alipay du géant Alibaba.

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Lire l'article dans Reuters (EN)

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In the future, autonomous ships will sail the sea as if steered by magic – trials will be conducted on the coast

Autonomous ferry in Finland | Creative Commons

As early as next year, the first autonomous cargo ship will set sail without any crew. Satellite communication and digitisation make this possible. But do computers navigate ships as safely as a helmsman?

Why it matters. Following the invention of the wheel, shipping is perhaps the greatest success story of human transport. 80 percent of the freight volume is transported by ship, which is still the most efficient means of mass transport in the world. The UN World Trade and Development Conference states that the volume of international shipping has quadrupled from 1970 to over 10 billion tonnes today.

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Les Etats-Unis doivent-ils interdire la reconnaissance faciale?

Image d'illustration | terrykimura/Creative Commons

Les algorithmes de reconnaissance faciale sont dangereux en cas d’erreur, et nuisibles même lorsqu’ils fonctionnent correctement. Il faudrait donc établir un moratoire interdisant ces technologies, le temps d’adapter la réglementation. C’est ce qu’avance la professeure Kate Crawford, de l’Université de New York et de Microsoft Research, dans les colonnes de la revue Nature.

Pourquoi c’est important. Aux Etats-Unis, l’agence de contrôle aux frontières a commencé à utiliser la reconnaissance faciale sur les bases de données comportant les photos des permis de conduire, afin de pouvoir expulser les immigrants. Des systèmes similaires sont aussi utilisés dans les aéroports. Le problème: ces traitements sont réalisés sans autorisation, et surtout sans même chercher à recueillir le consentement des individus.

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Lire la tribune publiée sur Nature

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Bestmile lève 16,5 millions de dollars pour développer le transport public à la demande

En Floride, Beep utilise la technologie suisse pour opérer des navettes autonomes dans des quartiers protégés.

Spin-off de l’EPFL, Bestmile a développé une plateforme logicielle destinée à orchestrer des flottes de véhicules autonomes ou conventionnels, ceci tout en restant agnostique du point de vue des marques et des systèmes d’autonomie. L’entreprise a convaincu deux fonds de capital-risque américains, Blue Lagoon Capital et Translink Capital, de financer son développement à hauteur de 16,5 millions de dollars, ce qui double les fonds qu’elle avait levés jusqu’ici (14,5 millions).

Pourquoi on en parle? En dépit des prophéties optimistes liées à l’intelligence artificielle, le déploiement des voitures autonomes ne se produit pas aussi vite qu’annoncé. Les technologies ont des progrès à faire, en particulier dans les environnements complexes où piétons et cyclistes partagent l’espace avec les voitures autonomes, comme l’a illustré récemment l’arrêt d’un test de navettes autonomes à Paris. De plus, les questions de responsabilité en cas d’accident ne sont pas éclaircies.

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L'Etivaz, le génie fromager

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Evolution: l'intelligence artificielle confirme une hypothèse centenaire

Papillons du genre Heliconius. | J. Hoyal Cuthill, S. Ledger et R. Crowther

Le deep learning, un outil-clé de l’intelligence artificielle, a permis de confirmer une hypothèse vielle de 160 ans sur le mimétisme chez des papillons d’Amérique du Sud. L’étude, réalisée par une équipe japonaise et anglaise, est publiée dans Science Advances ce mercredi 14 août.

Pourquoi on vous en parle. Le recours au deep learning se démocratise dans de nombreux domaines de la biologie. Employé en génétique ou en neurologie, en passant par la reconnaissance de tumeurs, cette approche vient ici en aide à la biologie évolutive. Le mimétisme de Müller est une hypothèse datant des années 1860. La tester nécessitant une description fine des caractères morphologiques des espèces concernées, elle n’avait pu être validée jusqu’à ce jour.

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“Artificial intelligence generates endless need for work”

Image d'illustration. | John McStravick / Flickr

Work is repetitive and unreliable, new workers are invisible. But in order to learn, artificial intelligence does need people – and that will never cease to be the case, says Microsoft researcher Mary Gray in an interview.

Ms Gray, in your book, “Ghost Work: How to stop Silicon Valley from Building a New Global Underclass”, you describe people who work in the background for artificial intelligence. In contrast to what many users may think, it’s not about the developers or programmers. Who could it be then?
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La saisie assistée des courriels et SMS altérerait l'aptitude au langage

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Si vous êtes un utilisateur régulier de Gmail, difficile de l’avoir manqué: le service de courriel de Google propose désormais une fonction qui termine automatiquement les mots au fur et à mesure de la saisie de votre message. Cette technologie, courante sur smartphone, pourrait influencer nos pratiques et notre aptitude au langage, avance BBC Future.

Pourquoi c’est important. La branche de l’intelligence artificielle permettant ce type d’applications, appelée «traitement du langage naturel», pourrait à long terme altérer la façon dont le cerveau fonctionne lorsqu’on écrit. Quant à son impact sur l’orthographe, il est à double tranchant, risquant de renforcer des erreurs fréquemment commises. Se pose aussi la question de l’influence sur l’acquisition du vocabulaire et du langage chez les enfants.

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Lire l'article publié sur le site de la BBC (EN)

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Quelle est la différence entre intelligence artificielle faible et forte?

Sur la page Instagram de Heidi.news, un lecteur nous a posé la question.
Sarah Sermondadaz, journaliste pour Heidi.news, y répond.

Image d'illustration. | Jens Schlueter / KEYSTONE

Votre question complète. Sur Instagram, un lecteur nous demande quelle est la différence entre intelligence artificielle (IA) faible et IA forte, afin de mieux évaluer les promesses de ces nouvelles technologies.

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique. L’histoire de l’informatique est parsemée de ce type d’oppositions, explicites ou implicites. Quelques exemples:

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Sophia Genetics met son intelligence artificielle au service de la recherche clinique

Creative Commons

La start-up Sophia Genetics va mettre ses technologies d’analyse génétique au service de l’essai clinique d’un anticancéreux développé par ADC Therapeutics. Les deux entreprises lausannoises espèrent ainsi découvrir des biomarqueurs associés à l’efficacité d’un premier médicament contre les cancers du système lymphatique afin de sélectionner les patients chez qui il est vraiment efficace.

Pourquoi c’est important. Depuis l’arrivée des thérapies ciblées, capables de détruire des cellules cancéreuses présentant une mutation particulière, on cherche les marqueurs génétiques de ces tumeurs chez chaque patient pour savoir s’ils sont éligibles à l’une de ces thérapies. Mais encore faut-il trouver les médicaments adaptés et obtenir les autorisations adéquates… C’est bien cette phase que Sophia Genetics et ADCT entendent accélérer, grâce à l’intelligence artificielle.

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Les données «anonymisées» utilisées en intelligence artificielle ne le seraient pas tant que ça

Les recherches en intelligence artificielle dans le domaine médical utilisent fréquemment des données supposées être anonymisées. | Creative Commons

A l’aide de données socio-démographiques anonymisées, il est possible de ré-identifier une personne, selon une étude publiée par des chercheurs belges. Autrement dit, même en retirant les informations sensibles (noms, adresses, âges…) d’un jeu de données, en croisant celles qui restent, on peut très facilement retrouver l’identité des personnes en question.

Pourquoi c’est important. Les données anonymisées sont beaucoup utilisées pour la recherche en intelligence artificielle, et notamment ses applications médicales. Or, si les données utilisées venaient à être mal anonymisées, cela impliquerait que de nombreux systèmes ne respectent pas la réglementation sur les données personnelles…

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Lire l'article sur The Guardian (EN)

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Simuler le cerveau en dix ans? L'idée de Henry Markram lancée en 2009 loin d'être réalité

Image d'illustration | Creative Commons

En 2009, le neurologue Henry Markram, professeur à l’EPFL et père du Blue Brain Project (BBP), lançait l’idée de simuler le fonctionnement du cerveau en une décennie. Dix ans après, The Atlantic en tire un bilan sévère: faute d’objectif scientifique assez précis, le projet peine à fournir des résultats à la mesure des sommes investies.

Pourquoi c’est important. Depuis, le BBP a été fondu dans le Human Brain Project, soutenu à hauteur de 1 millards d’euros, notamment versés par la Commission européenne. Mais la nature pharaonique de cette entreprise, à savoir modéliser les dizaines de milliards de neurones du cerveau humain, pose plusieurs problèmes. Et notamment: comment concevoir un outil avant même de savoir précisément à quoi il va servir?

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Lire l'article publié dans The Atlantic (EN)

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Microsoft investit 1 milliard de dollars dans OpenAI

Fondée entre autres par Elon Musk, OpenAI a pour vocation de promouvoir l’utilisation de la l’intelligence artificielle (IA) de manière ouverte et transparente, alors que ces dernières années se sont faites entendre des craintes que les systèmes dotés d’IA n’échappent au contrôle de l’homme.