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Pourquoi il faut garder ouverte la course à l'ordinateur quantique

Un chercheur manipule un ordinateur quantique | IBM Research

En quelques années, l’informatique quantique est devenu bien plus qu’un intérêt de recherche universitaire. Les sociétés privées (comme IBM ou D-wave) et les gouvernements ont compris qu’il s’agissait d’un enjeu stratégique. Nous assistons, avertissent plusieurs chercheurs dans une tribune publiée sur Nature, à un clivage de la recherche entre pays, entreprises et universités. In fine, en verrouillant ce domaine émergent sous des brevets et en drainant les laboratoires publics de ses talents, elle ralentit.

Pourquoi c’est important. Le timing de cette recomposition n’est pas anodin: elle intervient au moment où la loi de Moore —selon laquelle la vitesse des microprocesseurs double tous les 18 mois— montre des signes d'essoufflement. En parallèle, le machine learning et l’intelligence artificielle ont ouvert la porte à des applications très prometteuses, pour lesquelles la principale limite reste la puissance de calcul disponible.

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Lire l'article publié sur le site de Nature

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Cet ordinateur est basé sur un microprocesseur en nanotubes de carbone... et il fonctionne!

Le graphène est composé d'atomes de carbone liés sous forme de grille hexagonale| UCL/Creative Commons

Bientôt, des micro-ordinateurs à base non plus de silicium, mais de carbone? C’est en tout cas la nouvelle voie explorée par des chercheurs du MIT, qui ont conçu un petit ordinateur basé sur 14’000 transistors en nanotubes de graphène, matériau constitué d’atomes de carbone. Comme le veut la coutume en informatique, la première instruction exécutée a été l’affichage du message “Hello, world!”. Le site de Nature détaille cette prouesse technologique.

Pourquoi c’est intéressant. L’informatique classique est basée sur un élément: le silicium. Or, le graphène, forme atypique du carbone découverte en 2004, présente des caractéristiques encourageantes pour l’électronique: sa conductivité est meilleure que le silicium. En ligne de mire, l’espoir de dépasser un jour les limites intrinsèques de l’informatique traditionnelle: la loi de Moore, énoncée à la fin des années 1960, postulait que la vitesse des microprocesseurs double tous les 18 mois. Or, celle-ci montre des signes d'essoufflement et pourrait ne plus être valable dès 2030.

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Lire l'article publié dans Nature

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La puce électronique géante développée par un ancien de l'EPFL ne sera pas pour tout le monde

La puce électronique de Cerebras Systems, comparée à une balle de baseball | Cerebras Systems

Un processeur à 400’000 cœurs, quand le plus puissant ordinateur de bureau n’en possède qu’une trentaine, c’est la dernière innovation de Cerebras Systems, start-up californienne cofondée par un ancien ingénieur de l’EPFL, Jean-Philippe Fricker. Destiné à l’intelligence artificielle, cette puce électronique est de fait la plus grande au monde. La BBC relève néanmoins qu’une telle taille ne va pas sans désagréments.

Pourquoi on en parle. Le développement de l’intelligence artificielle nécessite des puissances de calcul de plus en plus importantes. Cette puce devrait permettre de réduire drastiquement le temps de traitement des données. Cependant, elle sera difficile à refroidir et nécessitera une grande quantité d’énergie pour tourner. Ceci impliquera la mise en place d’infrastructures spécifiques et onéreuses, limitant l’accès à cette technologie.

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Lire l'article de la BBC (EN)

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Cette plaque d'immatriculation atypique a valu plus de 10'000 dollars d'amende en Californie

BBC World Service/Creative Commons

En 2016, un informaticien californien décide de s’offrir une plaque minéralogique estampillée NULL, ce terme décrivant dans de nombreux langages de programmation une variable dont la valeur est non définie. Il parvient à faire homologuer son véhicule, plaque comprise, mais cette dernière occasionne alors un curieux bug informatique. Le malheureux se retrouve alors avec plus de 12’000 dollars d’amendes à payer, pour des infractions qui ne le concernent pas! Cette histoire cocasse est narrée par Wired.

Pourquoi on en parle. Cette savoureuse variation kafkaïenne autour du thème séculaire de l’arroseur arrosé est l’exemple parfait d’une blague de geek qui a mal tourné. Le système informatique du DMV californien n’était en effet pas préparé à recevoir NULL en lieu et place d’une séquence de chiffre et de lettres. Mais sa plaque, plutôt que de faire planter la base de données, s’est rapidement retrouvée associée à toutes les contraventions où un agent de Police avait omis de renseigner le numéro d’immatriculation du véhicule! Et pour cause: ces dernières sont affectées à l’identification NULL dans le système…

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Lire l'article publié par Wired (EN)

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The programmer behind the moon mission – revelations of the Apollo 11 software

Margaret Hamilton pose à côté du code qu'elle a développé pour la mission Appolo 11. / MIT

The woman who sent men to the moon with a massive pile of software would never have become a programmer by a hair's breadth. But for her husband's tiresome career plans.

What happened. It was 1960 when the 24-year-old mathematician, Margaret Hamilton took a job as a programmer at the Massachusetts Institute of Technology (MIT) in Boston. The reason behind her decision was not her passion for computer science. She wanted to support her husband during his three-year stint at Harvard to get a law degree. To earn money while he was at the university. Afterwards the two wanted to swap roles. She was to do her diploma in mathematics. But it never came to that.

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L'ordinateur quantique se dévoile dans les laboratoires d'IBM à Zurich

Dans les laboratoires dédiés à l'informatique quantique d'IBM, près de Zurich | S.S. pour Heidi.news

Revisiter l’informatique traditionnelle à l’aune des bizarreries de la physique quantique: c’est la promesse de l’informatique quantique, domaine de recherche en pleine effervescence où IBM se place en pointe. Heidi.news a pu visiter les laboratoires européens de la firme, basés à Zurich.

Pourquoi c’est important. L’ordinateur quantique implique une architecture technique radicalement différente: contrairement au bit, qui se trouve soit dans l’état 0, soit dans l’état 1, le qubit — ou bit quantique — peut se trouver simultanément dans les deux états. La promesse est de taille: rien de moins qu’un changement de paradigme qui permettrait, à terme, de résoudre des problèmes mathématiques aujourd’hui trop complexes pour les supercalculateurs. Mais d’ici là, la route est longue, et semée d’embûches.

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| | opinion

Hommage à Jean-Marie Hullot, l’homme qui murmurait à l’oreille de Steve Jobs

Avec le décès, le 19 juin 2019, de Jean-Marie Hullot, c’est une page d’histoire qui se tourne. Une page de la mienne aussi. Une page de la vôtre, sans doute, car c’est aussi un peu grâce à lui que le web a vu le jour… et que Steve Jobs a eu l’idée de construire non plus seulement des ordinateurs, mais également un téléphone!


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Jean-Marie Hullot, en 2004 | Françoise Brenckmann - Creative Commons


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L'Etivaz, le génie fromager

| | interview

«Il faut se donner les moyens d’éliminer la censure sociale»

L'ordinateur Colossus a été utilisé par le Royaume-Uni pendant la Seconde guerre mondiale | Domaine public

Cet article fait partie de notre dossier sur la grève des femmes, qui sera enrichi au fil de la journée du 14 juin.

Malgré les vœux pieux des entreprises et des universités, les femmes restent minoritaires en informatique. Pourquoi? Nous avons posé la question à Isabelle Collet, informaticienne et maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Genève, également vice-présidente du conseil d’administration d’une école d’ingénieurs française, l’INSA de Lyon.

La prise de conscience de la sous-représentation des femmes dans les métiers de l’informatique remonte à plus de 10 ans. La situation s’est-elle depuis améliorée?
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A San Francisco, Uber et Lyft créent des bouchons au lieu de les faire sauter

Interstate 80 sur le pont San Francisco-Oakland Bay Bridge / AP

Les sociétés de covoiturage Uber et Lyft péjoreraient de manière importante la circulation à San Francisco, révèle une étude parue dans Science Advances (EN).

Pourquoi c’est intéressant. Uber et Lyft ne cessent de dire que leurs services soulageraient le trafic dans les grandes villes, en facilitant l'accès au covoiturage, qui est alors considéré comme “transport en commun”. Les recherches publiées démontrent le contraire.