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Stress, dépression, harcèlement: une étude dévoile les difficultés des chercheurs britanniques

Image d'illustration. | Roland Schlager / APA / Keystone

Un nombre «choquant» de scientifiques souffrent de stress et de problèmes de santé mentale, révèle une vaste enquête sur la culture de la recherche en Grande-Bretagne, relayée par le Guardian. Deux tiers des plus de 4000 personnes interrogées ont été témoins de harcèlement. Un tiers des sondés indiquent avoir consulté pour des problèmes de dépression ou d’anxiété. Et quelque 70% des chercheurs se disent stressés par leur travail.

Pourquoi on en parle. Si elle concerne spécifiquement la Grande-Bretagne, cette enquête fait écho à la situation des scientifiques dans d’autres pays, notamment en Suisse. De nombreux chercheurs helvétiques sont confrontés à des conditions de travail précaires ayant des répercussions importantes sur leur vie personnelle, comme le racontait Heidi.news l’automne dernier. La démission de la professeure de l’ETH Zurich Marcella Carollo pour harcèlement psychologique a par ailleurs suscité d’importants débats sur les pressions subies par les doctorants.

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Lire l'article du Guardian

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Prise de position du syndicat Unia à propos de «#MeToo mais pas chez nous: chez Unia, les femmes harcelées ne parlent pas, elles partent»

Keystone / Valentin Flauraud

«En cas de harcèlement sexuel, la tolérance zéro s'applique chez Unia. Unia exige de tous les employé-e-s qu'ils et elles respectent les limites personnelles auxquelles leur-e-s collègues attachent de l'importance dans les contacts interpersonnels. Le facteur décisif est la façon dont leur comportement est perçu par leur-e-s collègues. Nous suivions donc impérativement toute indication de harcèlement sexuel dans le cadre d'une procédure standardisée. Afin de garantir la neutralité de l'enquête, elle est établie par un organisme spécialisé externe et neutre. Les employé-e-s d'Unia ont également la possibilité, à tout moment, de faire rapport à une personne de confiance externe qui est lié par la confidentialité et qui conseille les employé-e-s sur la façon de procéder. Nous avons tout intérêt à veiller à ce que les personnes concernées soient informées au mieux et nous contactent, de sorte à ce que nous puissions clarifier les allégations et ensuite prendre les mesures qui s’imposent en vertu du droit et des règlements en vigueur.

Dans le cas spécifique auquel fait référence l'article, nous sommes confrontés à des soupçons anonymes contre l'un de nos employés. Certains témoignages relatés dans l’article sont, s'ils s'avèrent vrais, à condamner sans ambiguïté et sont en contradiction avec notre politique de tolérance zéro. Dès que nous avons été informés des soupçons dont fait l’objet cet employé, Unia a chargé BeTrieb, une institution externe neutre, de prendre les mesures nécessaires pour qu'une enquête puisse être ouverte dans les plus brefs délais. Nous dépendons du fait que les femmes concernées déposent leurs accusations pour que la procédure, qui a déjà été mise en place, puisse être effectivement lancée. Les femmes qui préfèrent s’adresser à une personne de contact externe sur place à Genève peuvent contacter Vicario Consulting SA (021 349 28 86) au lieu de BeTrieb.