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Comment une simple goutte de sang pourrait sauver la vie de femmes enceintes

Keystone / Christian Beutler

La société bâloise Momm Diagnostics met au point un test pour diagnostiquer de façon précise et rapide la pré-éclampsie, une complication particulièrement redoutée de la grossesse qui peut entraîner des naissances prématurées, des défaillances d'organes, voire la mort de la mère et de l’enfant. L’idée de ce spin-off de l’Empa, le laboratoire fédéral de sciences des matériaux, consiste à analyser plusieurs biomarqueurs de la maladie à l’aide d’une goutte de sang et d’un biocapteur placé sur une bandelette de papier.

Pourquoi on en parle. Environ 5% des femmes enceintes souffrent de pré-éclampsie, ce qui en fait l’une des principales maladies au cours de la grossesse. Environ 500'000 enfants et 76'000 mères en meurent chaque année dans le monde. Son diagnostic est encore incertain et difficile à établir de manière précoce. Détecter la pré-éclampsie de manière sûre, précise et rapide permettrait à la fois une meilleure prise en charge et une réduction des coûts, en évitant les hospitalisations et les examens inutiles.

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La pollution de l'air pourrait augmenter le risque de fausses couches

Manifestation de médecins contre la pollution de l'air, à Londres en octobre 2019 | Keystone / Dominic Lipinski

Un niveau élevé de pollution de l'air est associé à un risque accru de fausse couche, d’après une étude publiée lundi 14 octobre dans la revue Nature Sustainability et relayée par le magazine New Scientist. Les données ont été recueillies auprès d'environ 255’000 femmes enceintes à Pékin. Les chercheurs ont constaté que les futures mères exposées à de fortes concentrations de particules fines, dioxyde de souffre, ozone ou monoxyde de carbone avaient un risque accru de faire une fausse couche durant le premier trimestre de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. Cette découverte corrobore une étude récente menée aux États-Unis, qui a établi un lien entre l'exposition aux particules fines et le risque de fausse couche au sein d’une vaste cohorte d’infirmières. Ces résultats sont encore fragiles (il s’agit de simples études d’association), mais il semble par ailleurs que les polluants présents dans l'air puissent s'infiltrer dans le placenta et donc potentiellement causer des dommages au foetus. C’est donc à tout le moins une invitation à la prudence, pour les futures mères, et à l’action, pour les pouvoirs publics.

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Lire l'article sur New Scientist (EN)

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Malgré les progrès, une femme enceinte ou un nouveau-né meurt toutes les 11 secondes dans le monde selon l'OMS

Une maman et son nouveau-né à Karenga (Ouganda)| Unicef / Zahara Abdul

L’OMS et l’Unicef publient, ce 19 septembre, les nouveaux chiffres de mortalité maternelle et infantile dans le monde. Depuis l’an 2000, la mortalité maternelle a diminué d’un tiers et celle des petits enfants de près de la moitié. Malgré les progrès enregistrés, les nouvelles estimations évaluent à 2,8 millions le nombre de femmes enceintes et de nouveau-nés qui meurent chaque année, soit un toutes les onze secondes.

Pourquoi c’est important. Le rapport révèle de grandes disparités au niveau mondial. Les femmes d'Afrique subsaharienne ont un taux de mortalité 50 fois plus élevé que dans le reste du monde. Leurs bébés ont un risque dix fois plus élevé de mourir durant le premier mois de vie que dans les pays dont le revenu est élevé. Ainsi, un enfant sur treize dans cette région du monde a perdu la vie avant son cinquième anniversaire. L’OMS estime que c’est quinze fois plus qu’en Europe.

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Une grossesse gémellaire hors pair fait s'interroger les médecins

Vue échographie d'un utérus didelphe | Mim - Creative Commons

C’est une grossesse à plus d’un titre exceptionnelle dont se fait l’écho Marc Gozlan sur son blog Réalités Biomédicales (FR). Une jeune femme porteuse d’une malformation utérine très rare a réussi à tomber enceinte mais les jumeaux qu’elle a mis au monde ont suscité beaucoup d’interrogations chez les médecins qui ont suivi cette patiente.

Pourquoi c’est surprenant. Le cas rapporté par des médecins californiens dans la revue Case Reports in Women’s Health (EN) concerne une jeune femme de 35 ans porteuse d’une malformation très rare (0,3% des femmes), un utérus didelphe. Un terme qui décrit la présence de deux utérus et de deux vagins, séparés par une paroi. Mais chez cette jeune femme, un seul col était visible à l’examen gynécologique, l’utérus gauche ne communiquant pas avec le vagin.