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Un iceberg de la taille de Malte se détache de l’Antarctique

Images satellite du glacier de Pine Island, en Antarctique. | ESA

Un iceberg de près de 300 kilomètres carrés s’est détaché du glacier de Pine Island, en Antarctique, selon les images satellite du programme européen Copernicus. Cet événement était attendu: deux larges failles avaient été repérées l’année dernière, et ne cessaient de grandir depuis, jusqu’à atteindre une vingtaine de kilomètres de longueur.

Pourquoi c’est important. Ce détachement constitue un exemple frappant des conséquences du réchauffement climatique. Dans un communiqué publié le 7 février, l’Organisation météorologique mondiale a confirmé un nouveau record de température sur le continent, à plus de 18°. A cette occasion, elle a rappelé que 87% des glaciers de la côte ouest avaient reculé depuis la fin des années 1960, avec un retrait accéléré ces 12 dernières années. L’Antarctique a gagné trois degrés au cours des 50 dernières années et la quantité de glace perdue annuellement de sa calotte glaciaire a été multipliée au moins par six entre 1979 et 2017.

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INTERACTIF - La décennie qui a fait du réchauffement climatique une réalité

En cette fin d’année 2019, en Australie, le mercure bat tous les records. Le 18 décembre, la moyenne nationale des températures maximales atteignait 41,9°C. Le lendemain, le pays enregistrait son plus haut absolu, un brûlant 49,8°C, dans l’ouest du pays. Les médias du monde entier égrènent ces chiffres exceptionnels, le public s’en émeut... Mais ce scénario a comme un goût de déjà-vu. Et pour cause: de nombreuses régions ont connu leur lot de canicules ces dernières années, et l’Europe n’est pas en reste. Selon l’Organisation météorologique mondiale, la décennie qui s’achève est la plus chaude de l’histoire. L’occasion de faire le point sur la décennie 2010-2020 et la question climatique, à travers l’infographie ci-dessus.

Pourquoi on en parle. Cette décennie est aussi celle de la prise de conscience. Aux yeux du grand public, à l’aube de 2020, le réchauffement climatique n’est plus seulement cet ours blanc famélique qui dérive sur un bout de banquise. La multiplication des événements météorologiques extrêmes, des études scientifiques plus alarmantes les unes que les autres, ont hissé peu à peu l’urgence climatique parmi les principales préoccupations des citoyens. Désormais, ce ne sont plus uniquement une poignée de militants altermondialistes et écologistes qui descendent dans la rue pour crier leur colère face à l’inaction des dirigeants. Ce sont des collégiens, des familles, des retraités, des scientifiques. Dans les rues de Berne, le 28 septembre, ils étaient 100’000.