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Les glaciers suisses ont perdu l'équivalent d'un an d'eau potable en 15 jours

Météo Suisse participe actuellement au sommet sur les hautes montagnes (High mountain summit), organisé par l’Organisation mondiale de la météorologie à Genève. Le 30 octobre, le service helvétique présentait, entre autres, les conséquences des dernières vagues de chaleurs ayant touchée le pays. Dont notamment, une fonte des glaces exceptionnelle.

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Les eaux de fonte des glaciers arctiques retiendraient mieux le carbone que les forêts tropicales

Glacier dans le Svalbard | Kitty Terwolbeck/Flickr/Creative Commons

Avant que la glace soit rendue à la mer, les glaciers arctiques deviennent rivières, lacs, et charrient des sédiments glaciaires. Au cours de leur dissolution dans l’eau, ils entraînent la capture de CO2 atmosphérique, dans des proportions bien plus importantes que prévu. Le rythme annuel de ce mécanisme de piégeage du carbone serait en fait supérieur à celui de la forêt amazonienne, selon une étude canadienne publiée dans PNAS, repérée par le Guardian.

Pourquoi c’est important. La communauté scientifique disposait jusqu’alors d’une bonne connaissance des glaciers, mais les eaux de fonte restaient peu étudiées. Dans une rivière tempérée, les organismes et végétaux en décomposition aboutissent rapidement à davantage de carbone émis que de carbone piégé. Mais pas dans les rivières arctiques, inhospitalières de par leurs basses températures. C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle: la planète régule le carbone par des mécanismes dont certains demeuraient jusqu’alors méconnus. Mais avec la disparition progressive des glaciers, la planète pourrait en perdre le bénéfice d’ici peu.

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Lire l'article publié sur le Guardian

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En cinq ans seulement, les glaciers suisses ont perdu 10% de leur volume

A la suite de plusieurs vagues de chaleur durant l’été 2019, la fonte des glaciers a atteint des niveaux records, annonce la Commission d'experts sur les réseaux de mesure cryosphérique de l'Académie des sciences naturelles. Cela signifie que les glaciers suisses ont diminué de 10 pour cent en cinq ans seulement.

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Martine Rebetez: «Le coût de l’inaction climatique va être faramineux»

Le Cervin | Florent Hiard

Les glaciers de haute montagne, comme ceux rencontrés en Suisse, ont fait l’objet d’un chapitre entier dans le dernier rapport du Giec sur les océans et la cryosphère, publié ce mercredi 25 septembre.

Martine Rebetez est professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Elle détaille pour Heidi.news ce que signifie ce rapport pour la Suisse.

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Rapport du Giec: plus de 650 milliards de tonnes de glace fondent chaque année

Morceaux d'icebergs près du fjord d'Ammassalik, au Groenland | Ray Swi-hymn/Flickr/Creative Commons

Les négociations auront nécessité une prolongation jusqu’au 24 septembre à midi. C’est maintenant chose faite, le rapport spécial sur les océans et la cryosphère du Giec a été adopté par les représentants de 195 pays. Y sont présentées les principales conséquences sur l’environnement et les sociétés humaines des changements physiques et chimiques induits sur les océans, les glaciers et les pôles par la hausse de la concentration en CO2 dans l’atmosphère.

Pourquoi c’est important. Dès les premières lignes, les auteurs rappellent la gravité de la situation: tous les humains dépendent de la mer et de la cryosphère (c’est-à-dire les zones où l’eau est gelée: glaciers, calottes glaciaires…). Que ce soit pour l’approvisionnement en eau potable, la pêche ou le tourisme, tous verront leur quotidien affecté par l’état des océans et des glaciers. Il faut aussi prendre en compte les quelque 1,4 milliards d’habitants des régions côtières, insulaires, polaires ou en haute altitude et qui se retrouvent, de fait, en première ligne lorsque ces environnements se détériorent et se déséquilibrent. A l’horizon 2050, ils seront proches de 2 milliards, d’après le rapport.

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Le rapport du GIEC sur les océans et la cryosphère veut souligner l'urgence d'agir

Icebergs au Groenland | Felipe Dana / Keystone

Ce mercredi 25 septembre est publié le nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), consacré aux interactions entre le climat, les océans, les pôles et les glaciers. Ce document arrive moins de deux mois après le précédent consacré à l’exploitation des sols, et un an après celui dédié à l’impact d’une élévation des températures de 1,5°C. Discuté depuis le 20 septembre à Monaco, en parallèle du sommet onusien pour le climat à New York, il est le fruit de deux ans et demi d’efforts.

Pourquoi c’est important. L’année 2019 restera marquée par les actions contre la crise climatique, laissant entrevoir enfin une réelle prise de conscience de la situation. D’après les quelques passages du nouveau rapport du GIEC qu’a fait fuiter l’AFP fin août, ce sursaut arrive alors que la fonte des glaciers s’accélère au point que plusieurs d’entre eux ont déjà disparu. En conséquence directe, le niveau des océans s’élève plus vite que prévu: 280 millions de personnes vivant sur les côtes ou des îles pourraient à terme se voir contraintes de fuir les eaux montantes.

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La Suisse rend hommage à un glacier presque disparu (l'Autriche en passe deux à la pelleteuse)

Les pelleteuses à l'oeuvre sur le glacier du Pitztal, en Autriche | Vincent Sufyian / WWF

Le glacier du Pizol, dans le canton de Saint-Gall, n’est (presque) plus. Plusieurs associations ont prévu de lui rendre un dernier hommage ce dimanche, explique La Liberté. Dans le même temps, un projet d’extension de domaines skiables dans le Tyrol autrichien implique la destruction partielle de deux glaciers, selon Montagne Magazine.

Pourquoi c’est (doublement) important. Ayant perdu entre 80 à 90% de son volume, le glacier du Pizol est devenu tellement petit qu’il n’est plus mesurable, victime du réchauffement climatique. Mais c’est un tout autre sort qui menace les glaciers Pitztal et Ötztal, en Autriche: le premier est destiné à être nivelé sur 64 hectares pour façonner de nouvelles pistes skiables et à être rasé sur 1,6 hectares pour laisser la place aux infrastructures qui iront avec. Le tout malgré les actions et protestations d’ONG telles que WWF.

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Le glacier d'Aletsch pourrait disparaître d'ici la fin du siècle

Glacier d'Aletzsch en 2007 | KEYSTONE/Laurent Gillieron

C’est le plus grand glacier des Alpes. Enfin, c’était, dira-t-on peut-être à la fin du siècle. Car le glacier d'Aletsch, situé dans le canton du Valais, pourrait fondre de moitié (dans l’hypothèse d’un réchauffement climatique contenu à moins de 2°C), voire entièrement si le thermomètre grimpe de plus de 4°C. C’est ce que révèlent des travaux de l’EPFZ publiés dans Journal of Glaciology.

Pourquoi c’est alarmant. Les nouveaux scénarios régionaux CH2018 ont ici été utilisés, ce qui garantit que ces modélisations sont à jour avec l’état de l’art des connaissances scientifiques. L’évolution des glaciers, expliquent ces chercheurs, est beaucoup plus lente que celle du climat, mais le mal est déjà fait: même si l’on parvient à stabiliser le niveau des émissions à la moyenne des 30 dernières années, le glacier perdra tout de même 30% de son volume.

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Lire le communiqué de l'EPFZ (EN)

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Les sédiments du lac Léman, gagnants inattendus de la crise financière de 2008

Les entreprises de construction puisent du sable et du gravier dans le Rhône, ce qui diminue le taux de sédiments transporté jusqu'au Léman | Dominique Steinmann/Keystone

À chaque chose, malheur est bon. L’on pensait jusqu’alors que les centrales hydroélectriques réduisaient la quantité de sédiments charriés des sommets vers le lac Léman, mais des chercheurs suisses démontrent que ce n’est pas le cas… entre autre grâce à la fonte des glaciers, qui aurait compensé cet effet.

Pourquoi c’est important. L’eau transporte des sédiments (des particules de boue, du gravier) qui se déposent ensuite dans le fond des rivières, des lacs et des mers. Ce mécanisme est important pour prévenir les crues et protéger certains écosystèmes. Et ce n’est pas tout: ces chercheurs pensent avoir réussi à lire dans les sédiments la trace de la crise économique de 2008!

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Le déclin d'un des plus grands glaciers du Groenland s'est inversé... pour l'instant

Le glacier de Jakobshavn (Groenland) en 2016 | AP/NASA

Dans les années 2000, le glacier groenlandais de Jakobshavn était considéré comme celui qui déclinait le plus rapidement en Arctique, perdant 10 m d’altitude par an. De nouvelles observations satellitaires montrent qu’il a regagné en épaisseur. Ces résultats ont été dévoilés au Living planet symposium organisé par l’ESA à Milan, auquel assiste Heidi.news.

Pourquoi ce n’est pas si surprenant. Ces résultats, obtenus par une équipe de l’université de Leeds, confirment une précédente étude de la Nasa publiée en mars 2019 dans Nature Geoscience (EN). Des mesures de température réalisées par bateau et par avion suggéraient déjà que glacier regagnait du terrain.