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Martine Rebetez: «Le coût de l’inaction climatique va être faramineux»

Le Cervin | Florent Hiard

Les glaciers de haute montagne, comme ceux rencontrés en Suisse, ont fait l’objet d’un chapitre entier dans le dernier rapport du Giec sur les océans et la cryosphère, publié ce mercredi 25 septembre.

Martine Rebetez est professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Elle détaille pour Heidi.news ce que signifie ce rapport pour la Suisse.

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Rapport du Giec: plus de 650 milliards de tonnes de glace fondent chaque année

Morceaux d'icebergs près du fjord d'Ammassalik, au Groenland | Ray Swi-hymn/Flickr/Creative Commons

Les négociations auront nécessité une prolongation jusqu’au 24 septembre à midi. C’est maintenant chose faite, le rapport spécial sur les océans et la cryosphère du Giec a été adopté par les représentants de 195 pays. Y sont présentées les principales conséquences sur l’environnement et les sociétés humaines des changements physiques et chimiques induits sur les océans, les glaciers et les pôles par la hausse de la concentration en CO2 dans l’atmosphère.

Pourquoi c’est important. Dès les premières lignes, les auteurs rappellent la gravité de la situation: tous les humains dépendent de la mer et de la cryosphère (c’est-à-dire les zones où l’eau est gelée: glaciers, calottes glaciaires…). Que ce soit pour l’approvisionnement en eau potable, la pêche ou le tourisme, tous verront leur quotidien affecté par l’état des océans et des glaciers. Il faut aussi prendre en compte les quelque 1,4 milliards d’habitants des régions côtières, insulaires, polaires ou en haute altitude et qui se retrouvent, de fait, en première ligne lorsque ces environnements se détériorent et se déséquilibrent. A l’horizon 2050, ils seront proches de 2 milliards, d’après le rapport.

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Le rapport du GIEC sur les océans et la cryosphère veut souligner l'urgence d'agir

Icebergs au Groenland | Felipe Dana / Keystone

Ce mercredi 25 septembre est publié le nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), consacré aux interactions entre le climat, les océans, les pôles et les glaciers. Ce document arrive moins de deux mois après le précédent consacré à l’exploitation des sols, et un an après celui dédié à l’impact d’une élévation des températures de 1,5°C. Discuté depuis le 20 septembre à Monaco, en parallèle du sommet onusien pour le climat à New York, il est le fruit de deux ans et demi d’efforts.

Pourquoi c’est important. L’année 2019 restera marquée par les actions contre la crise climatique, laissant entrevoir enfin une réelle prise de conscience de la situation. D’après les quelques passages du nouveau rapport du GIEC qu’a fait fuiter l’AFP fin août, ce sursaut arrive alors que la fonte des glaciers s’accélère au point que plusieurs d’entre eux ont déjà disparu. En conséquence directe, le niveau des océans s’élève plus vite que prévu: 280 millions de personnes vivant sur les côtes ou des îles pourraient à terme se voir contraintes de fuir les eaux montantes.

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Nature appelle les politiciens à agir sur le climat, et salue le courage des jeunes générations

Manifestation de jeunes pour le climat à Lausanne. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Le mouvement des jeunes pour le climat est juste et courageux, écrit Nature dans un éditorial publié le mercredi 14 août. Dans un texte engagé, la revue appelle les dirigeants à agir en faveur de l’environnement. Et prévient: les gouvernements vont devoir rendre des comptes, et expliquer pourquoi leurs représentants semblent incapables de comprendre l’importance des rapports du GIEC, alors que des enfants y parviennent.

Pourquoi c’est intéressant. L’éditorial de Nature intervient à la veille de plusieurs échéances importantes. Fin août, la conférence de l’ONU sur la biodiversité se réunira à Nairobi. Début septembre, celle sur la désertification aura lieu à New Dehli. Enfin, l’ONU tiendra un sommet sur le climat à New York fin septembre.

link

Lire l'éditorial de Nature

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«En sacrifiant la forêt amazonienne, on scie la branche sur laquelle l'humanité est assise»

Jean-Pascal Van Ypersele au sommet SMILE for Future | Paloma Gude / SMILE for Future

Jean-Pascal van Ypersele, climatologue à l’Université de Louvain. et ancien vice-président du GIEC, était invité ce jeudi à Lausanne dans le cadre du sommet SMILE for Future. Dans un entretien accordé à Heidi.news et au Courrier, il évoque le dernier rapport du GIEC et la mobilisation de la jeunesse en faveur du climat.

Quelles sont les principales avancées du rapport du GIEC sur les sols publié aujourd’hui?
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«En Suisse, comme dans toute l'Europe, les sols sont épuisés»

Image d'illustration. | Bernd Wüstneck / Keystone

Le GIEC a publié ce jeudi son rapport spécial sur les sols et le climat. L'agronome Pascal Boivin, professeur de sciences du sol à la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) et président de la European Confederation of Soil Science Societies fait le point sur la situation suisse.

Comment a-t-on épuisé les sols?
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Le GIEC appelle à mieux gérer les sols pour atténuer le changement climatique

Sécheresse en Allemagne, été 2018. | Jan Woitas / Keystone

Nous ne pourrons pas stopper le changement climatique sans changer nos modes de production alimentaire: voilà, en substance, la conclusion du rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les sols et le climat, publié ce jeudi 8 août.

Pourquoi c'est important. Qu'ils soient occupés par de la forêt, de la prairie, des marécages ou des cultures agricoles, les sols constituent un formidable outil naturel pour puiser du dioxyde de carbone de l'atmosphère et freiner le changement climatique. Encore faut-il que les gouvernements se mettent d'accord sur leur gestion, au niveau international. C'est tout l'enjeu de ce rapport.

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«Nous n'avons pas à choisir entre les forêts et notre assiette»

Au Brésil, la forêt amazonienne doit de plus en plus céder la place aux terres agricoles | Victor R. Caivano AP / Keystone

Il y a urgence à stopper la déforestation des forêts tropicales: jeudi 1er août 2019, un groupe international de personnalités scientifiques et politiques réunies en conférence de presse tiraient la sonnette d'alarme. Ils s'insurgeaient contre l'idée d'une nécessaire extension des surfaces agricoles pour nourrir la population planétaire. Leur appel tombe au moment où débutent les ultimes arbitrages dans la rédaction d'un rapport ultra-sensible du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Et ce n'est pas un hasard...

Pourquoi c'est important. «Les forêts et les sols absorbent un tiers de nos émissions de dioxyde de carbone annuelles», a rappelé la climatologue américaine Katharine Mach. Or «la déforestation s'accélère, s'inquiète son collègue brésilien Carlos Nobre. En Amazonie, sur les 12 derniers mois, le taux de déforestation a augmenté de 40%.»