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En Suisse, la géothermie profonde tiendra-t-elle ses promesses?

Forage de géothermie profonde de Saint-Gall en 2013 | Gian Ehrenzeller/Keystone

L'Université de Genève a participé au suivi sismique d'un forage de géothermie profonde à Larderello-Travale, en Italie. Résultat: alors que ce type de projet génère normalement une activité sismique non négligeable, le forage italien a pu s'approcher des 3000 mètres sans provoquer de tremblement de terre notable.

Une avancée qui nourrit les espoirs de voir se développer cette énergie renouvelable en Suisse, où elle n’est pour l’instant qu’à l’essai. L’occasion de faire le point sur les perspectives des projets suisses avec Naomi Vouillamoz, docteure en sismologie et cofondatrice de l’entreprise biennoise Seismo-Earth. Cette start-up créée en 2017 vise à implanter la géothermie profonde comme méthode durable et efficace pour la production d'électricité.

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Trop de barrières freinent encore le développement de la géothermie profonde en Suisse

Chantier du deuxième forage exploratoire géothermique du canton de Genève | Salvatore Di Nofli

Il reste difficile de développer la géothermie profonde en Suisse, malgré son potentiel, explique Gunter Siddiqui, responsable de la recherche en énergie à l'Office fédéral de l'énergie (OFEN). A l’occasion du Swiss Geosciences Meeting, congrès annuel des sciences de la Terre qui se tient actuellement à Fribourg, il a détaillé les différentes barrières à cette source d'énergie, pourtant renouvelable.

Pourquoi on en parle. La géothermie est déjà vue comme une alternative intéressante sur le plan écologique pour produire de la chaleur grâce à des sondes en faible profondeur. Mais pour produire de l’électricité, il faut atteindre des températures dépassant les 100°C. Pour cela, il est nécessaire d’atteindre des couches géologiques profondes, comprises entre 2500 et 5000 mètres. La Suisse compte expérimenter cette technologie: un site de test est en construction à Lully, à Genève. Si elle fait ses preuves, la géothermie pourrait fournir une part non négligeable de l’électricité à l’avenir.

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Et si Lausanne se chauffait avec son futur métro?

Vue d'artiste d'un échangeur de chaleur placé dans les parois d'un tunnel | EPFL

Des chercheurs de l’EPFL suggèrent d’équiper la future ligne M3 du métro de Lausanne avec des pompes à chaleur. Elles pourraient chauffer des logements en surface l’hiver, et les climatiser en été.

Pourquoi on vous en parle. Parce que c’est une bonne idée! La méthode de calcul publiée dans Applied Thermal Engineering permet d’estimer que l’installation d’échangeurs de chaleur dans 60 000 mètres carrés de parois de tunnel, couplée avec des pompes à chaleur, subviendrait à l’essentiel des besoins de chauffage de plus de 1500 logements standards en surface.