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Quand la génétique raconte l'histoire de la paternité extraconjugale

Image d'illustration | PETRA OROSZ/KEYSTONE

Le père génétique d’un enfant n’est pas toujours celui indiqué sur ses papiers. D’après une étude rétrospective menée par l’Université de Louvain, cette situation a concerné plus d’un pourcent des garçons d’Europe de l’Ouest au cours des 500 dernières années. Un pourcentage qui varie beaucoup selon le lieu et les conditions socio-économiques de la naissance, et qui a brusquement augmenté à la fin du XIXe siècle, à la fin de la première révolution industrielle.

Pourquoi c’est intéressant. La génétique révèle parfois des secrets de famille anciens. Avec cette étude, elle éclaire aussi sur la réalité sociologique de l’Europe de la révolution industrielle, où le père «officiel» d’un enfant n’était pas toujours son père biologique. Pour expliquer cette augmentation, les chercheurs ébauchent une hypothèse évolutionniste, qui doit toutefois être confrontée à la réalité sociale de l’époque.

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Comment les Tibétains s'adaptent à la haute altitude

KEYSTONE/ EPA/ WU HONG

Le génome des Tibétains a été passé à la loupe par des chercheurs chinois. A partir de séquençage de l'ADN, ils ont identifié des mécanismes de l'activation moléculaire des endroits faibles en oxygène ainsi qu'un gène lié à une pression artérielle pulmonaire peu importante, caractéristique des habitants du haut plateau tibétain.

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National Science Review

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Il faut davantage de diversité ethnique dans les études génétiques

Les participants des études d'association génomiques sont blancs d'origine européenne à 78 % | Pixabay / Geralt

La génétique a besoin de diversifier ses cohortes. En l’état de la recherche, 78% des participants aux études pangénomiques sont d’origine européenne. Même chez ces derniers, la majorité des participants se résume à trois nationalités: Américains, Britanniques et… Islandais. (Très homogène, la population islandaise est une mine d’or pour la génétique.) Cette sous-représentation est évoquée par trois chercheurs sur le site The Conversation. Pour eux, il conviendrait d’intégrer plus de groupes ethniques dans les études –une démarche déjà en cours– et de développer de nouvelles méthodes statistiques pour analyser des cohortes plus diverses.

Pourquoi on vous en parle. Les études d'association pangénomique consistent à scruter et comparer les génomes à la recherche de variations susceptibles d’être impliqués dans la survenue de maladies. Or, les populations diffèrent du point de vue de leur patrimoine génétique, ce qui limite l’universalité de ces résultats et leur application en médecine. Par exemple, les auteurs ont montré que des sujets issus d’une cohorte ougandaise n’avaient pas même les mêmes variants géniques de susceptibilité à l’hypercholestérolémie que les Européens.

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À lire sur The Conversation

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Jeanne Calment était bien la doyenne de l'humanité, cette étude franco-genevoise en atteste

Jeanne Calment est décédée est née en 1875 et décédée en 1997 | Wikkicommons

Jeanne Calment était vraiment Jeanne Calment, et non sa fille comme supputé en 2018. La doyenne de l’humanité a bel et bien atteint l’âge de 122 ans et 165 jours, atteste ce lundi une équipe de chercheurs franco-suisses. Outre les preuves historiques qui foisonnent, une nouvelle modélisation mathématique suggère que ce record peut survenir en moyenne une fois pour 10 millions de centenaires. Une probabilité certes infime, mais pas impossible, contrairement à ce qu’affirmait un chercheur russe.

Pourquoi on vous en parle. En décembre 2018, Nikolay Zak jetait un pavé dans la marre : l’âge de Jeanne Calment ne serait qu’une imposture. Selon ce jeune mathématicien russe, la personne qui portait ce nom serait en réalité morte en 1934, à 59 ans, puis sa fille aurait usurpé son identité. Sa théorie complotiste avait trouvé un très fort écho médiatique.

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Une population préhistorique sibérienne disparue se retrouve dans l’ADN des premiers américains

Ces deux dents de lait de 31'000 ans appartiennent à un groupe aujourd'hui disparu, les Anciens Sibériens du Nord | Martin Sikora

Le peuplement préhistorique de l’Eurasie est un sujet complexe. Entre vagues successives de migrations, remplacement de populations et hybridations entre groupes, difficile de démêler une chronologie précise d’évènements qui se sont étalés sur des milliers d’années. Une équipe internationale vient cependant d’apporter sa pierre à l’édifice en étudiant le peuplement de la Sibérie Nord Orientale au travers d’échantillons d’ADN fossile, dont deux dents de lait vieilles de 31 000 ans, trouvées dans la région, sur le site Yana.

Pourquoi c’est intéressant. Il s’avère que les deux dents appartiennent à un groupe d’Homo sapiens encore inconnu. Génétiquement proche des chasseurs-cueilleurs européens, il serait issu d’une ancienne migration ayant rapidement peuplé l’Eurasie.