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Cette start-up veut rallonger la vie de votre chien

Image d'illustration | Wikimedia Commons

A Boston, Rejuvenate Bio compte traiter plusieurs maladies du chien liées à l’âge. L’entreprise vient d’obtenir les droits mondiaux exclusifs pour une combinaison de thérapies géniques développées à Harvard et au Broad Institute.

Les détails. Cofondée par l’emblématique et controversé biologiste George Church, cette jeune pousse vise à terme le développement de traitements anti-vieillissement chez l’humain, une fois les approches validées sur nos animaux de compagnie. La société va notamment se concentrer sur la maladie de la valve mitrale, qui touche 7 millions de chiens aux Etats-Unis et qui provoque un arrêt cardiaque. Une étude pilote va être lancée pour prouver l’efficacité de son traitement.

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Harvard - Office of Technology Development

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L’humain aurait débarqué en Europe il y a 200’000 ans déjà

2 à 3% du génome des Européens provient de Néandertal. Selon le scénario communément admis, cet héritage daterait d’il y a 60’000 ans, après qu’Homo sapiens ait quitté l’Afrique et se soit reproduit avec son cousin. Mais dans Cell, des biologistes de Princeton montrent que des premiers humains pourraient être arrivés sur le vieux Continent il y a 200’000 ans déjà. Repartis vers l’Afrique, quelques individus hybrides y auraient propagé leur ADN néandertalien.

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New York Times

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Ce que le génome du nouveau coronavirus révèle de ses origines

Virus, image d'illustration | Domaine public

L’effort de séquençage du nouveau coronavirus, de son nom de code 2019-nCoV, va bon train. Plusieurs laboratoires européens —dont l’institut Pasteur, qui a achevé le séquençage — y participent. Science revient sur les premiers enseignements livrés par le génome du coronavirus, et sa proximité avec d’autres souches animales ou humaines, comme le Mers et le Sars.

Ce qu’on en sait à ce stade. Le rôle des chauves-souris comme réservoir naturel des coronavirus, 2019-nCoV compris, fait largement consensus. Le nouveau virus partage la plus grande partie de son génome avec une souche de coronavirus identifiée chez la chauve-souris, et la séparation pourrait s’être produite il y a entre 25 et 65 ans. Mais l’arrivée du nouveau coronavirus chez l’humain passe probablement par un hôte animal intermédiaire, qu’il est bien plus difficile d’identifier.

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Lire l'article de Science

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L'ADN de quatre enfants préhistoriques réécrit l'histoire de l'Afrique de l'Ouest

Fouilles sur le site de Shum Laka, Cameroun, 1994 | Isabelle Ribot

Ils sont âgés de 3000 à 8000 ans, et ont le potentiel de réécrire une large part de notre histoire évolutive. L’ADN de quatre enfants préhistoriques, découverts dans l'ouest du Cameroun, met en lumière les traces génétiques de populations humaines aujourd’hui disparues. Une équipe internationale a publié ces résultats ce mercredi 22 janvier dans la revue Nature.

Pourquoi on en parle. Depuis dix ans, les études sur l'ADN humain ancien ont gagné du terrain, réécrivant des pans entiers de notre histoire évolutive. C'est en tout cas le cas pour l'Europe et l'Asie, où ont été précisés les liens de parenté et de métissage entre Homo sapiens et Néandertal. En comparaison, l'Afrique est le parent pauvre de cette nouvelle discipline, avec seulement une poignée d'articles consacrés au continent d'où provient pourtant l'espèce humaine. Cette nouvelle étude est la première qui se base sur des fossiles humains du centre-ouest de l'Afrique.

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Comment des généticiens de Genève ont guéri une petite Pakistanaise quasi-aveugle

Le Pr Stylianos Antonarakis est une des stars de la génétique en Suisse romande. Il a reçu en juillet 2019 le prix William Allan Award de l'American Society of Human Genetics pour ses travaux. | Unige, DR

EXCLUSIF – La taurine, cet acide aminé présent dans la viande ou les boissons énergisantes, pourrait-elle guérir des affections graves de l’œil? C’est ce que suggèrent les travaux d’une équipe de généticiens romands, dirigée par le Pr Stylianos Antonarakis, des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), en collaboration avec des médecins pakistanais. Chez un frère et une sœur du Pakistan atteints de dégénérescence rétinienne et d’insuffisance cardiaque, les chercheurs ont identifié une mutation délétère et réussi à enrayer leurs troubles de façon assez spectaculaire.

Pourquoi c’est important. La transition idéale allant de l’identification d’un défaut génétique à un traitement efficace («from bench to bedside») est très rare et prend souvent plusieurs années. De ce point de vue, les travaux des généticiens des HUG, à paraître dans la revue Human Molecular Genetics, sont exemplaires. Ils ouvrent la voie à la détection de nouvelles maladies ophtalmiques d’origine génétique et soulignent le potentiel de la taurine dans la prise en charge des dégénérescences rétiniennes.

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Et si nos microbes en disaient plus sur nos maladies que nos gènes?

Vue d'artiste *très libre* d'un microbe. | Pixabay / Gerd Altmann

Les microbes que nous hébergeons sont peut-être plus informatifs sur notre état de santé que notre propre patrimoine génétique. C’est l’idée-force d’une étude menée par des chercheurs en génétique de la Harvard Medical School et d’autres institutions associées. Les auteurs sont arrivé à cette conclusion en comparant les informations contenues dans le génome humain et dans le microbiome sur le risque de développer 13 maladies, telles que l’asthme et le diabète. Ces résultats ont été présentés le 2 janvier 2020 sur le site d’archives bioRXiv, destiné à diffuser des travaux préliminaires avant leur publication dans une revue scientifique.

Pourquoi c’est intéressant. Les progrès du séquençage génétique ont permis de développer de vastes études, dites d’association pangénomique (genome-wide association studies), pour mieux comprendre les déterminants génétiques des maladies complexes. En développant la même démarche pour la flore microbienne – présente dans le tube digestif ou les voies respiratoires, par exemple –, il est possible de quantifier des sur-risques de maladies. Ces travaux suggèrent que le «second génome» est au moins aussi riche en informations que le premier, et qu’il faut le prendre en compte.

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Les étonnantes traces laissées par Néandertal et Denisova dans le génome humain

Une reconstitution anachronique au Neanderthal Museum, en Allemagne | Clemens Vasters/Flickr/Creative Commons

Deux chercheurs suisses, Alexandre Gouy et Laurent Excoffier, de l'Université de Berne et de l'Institut suisse de bio-informatique à Lausanne, proposent une nouvelle méthode pour savoir quels gènes de notre ADN ont été hérités de nos cousins humains aujourd’hui éteints, les hommes de Néandertal et de Denisova. De quoi mieux comprendre l’évolution de fonctions biologiques clés, comme l’immunité.

Pourquoi c’est intéressant. Depuis qu’on dispose de génomes de référence pour des espèces humaines disparues, Néandertal et Desinova, les scientifiques cherchent à mesurer la part génétique que nous avons conservée de leur fréquentation. Car le génome de l’homme moderne s’est enrichi de métissages avec ces voisins. Or, la plupart des publications scientifiques se sont jusqu’ici intéressées à des gènes au cas par cas. Ici, il s’agit d’une étude plus fonctionnelle qui évoque les pressions de sélections responsables du maintien de tel ou tel gène.

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23andMe se lance dans la pharma grâce aux génomes de ses clients

Pixabay / Pete Linforth

23andMe, qui commercialise des tests génétiques pour le grand public, vient d’annoncer un partenariat avec un laboratoire pharmaceutique spécialisé en dermatologie, l’espagnol Almirall. L’accord, évoqué par Bloomberg, porte sur le développement clinique d’un nouveau traitement contre le psoriasis et d’autres maladies auto-immunes, conçu grâce aux données de ses utilisateurs. Les détails financiers ne sont pas encore connus, mais c’est la première fois que le fleuron américain des tests génétiques dépose un brevet pour un médicament candidat.

Pourquoi on vous en parle. Et le monde découvre que 23andMe ne se borne pas à proposer des tests amusants pour évaluer son taux d’ascendance viking... Avec près de dix millions d’utilisateurs, la société californienne – créée par Anne Wojcicki, ex-compagne de Sergey Brin – a récolté une manne astronomique de données génétiques. Le potentiel du big data médical est immense: identifier des pathologies, développer de nouveaux médicaments et, à l’avenir, des traitements personnalisés… Dès 2013, le journaliste Charles Seif invitait, dans The Scientific American, à ne pas être dupe des objectifs de long terme du futur Google de la génomique.

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À lire sur Bloomberg (EN)

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Une mutation génétique pour expliquer de mystérieux décès chez les Amishs

Keystone / EPA / Matthew Cavanaugh

Le tragique scénario s’est répété sans que l’on trouve d’explication: des enfants de la communauté Amish, apparemment en bonne santé, meurent subitement d’arrêt cardiaque. Des chercheurs américains en ont identifié la cause dans l’ADN des victimes. Publiée dans JAMA Cardiology et relayée dans Gizmodo, leur enquête minutieuse illustre les risques du manque de diversité génétique chez les communautés humaines isolées.

L’explication. Moins une population est diversifiée au plan génétique, plus il est probable que des altérations génétiques délétères apparaissent et soient transmises à la génération suivante, souvent de façon silencieuse. C’est ce qu’il s’est passé avec cette vulnérabilité cardiaque, due à une mutation qui affecte le métabolisme du myocarde lorsqu’elle est transmise par les deux parents. Celle-ci s’avère responsable de la mort de plus d’une douzaine d’enfants Amishs au cours de la présente génération.

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A lire sur Gizmodo (EN)

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Que signifie pour la recherche la peine de prison du créateur des bébés Crispr?

He Jiankui | The He Lab

Le scientifique à l'origine des «bébés Crispr» a été condamné à trois ans de prison en Chine et à une interdiction d’exercer. La revue scientifique Nature s'interroge sur l'impact de cette décision de justice sur la recherche, l'édition génétique et les règles éthiques.

Pourquoi c’est important. Même si l’article de recherche (non publié) relatif aux bébés Crispr comporte une dizaine d’auteurs, seuls les trois premiers sont concernés par ce jugement. Plusieurs chercheurs chinois craignent que la décision ne mette en danger la recherche relative aux techniques d’édition génétique, y compris lorsqu’il s’agit d’éditer des cellules somatiques adultes, plutôt que des cellules embryonnaires.

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Lire l'article de Nature

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Le dangereux pillage du matériel génétique africain

Image d'illustration. | Pixabay

L’Afrique est riche de sa biodiversité. Et depuis des décennies, les biologistes et scientifiques du monde entier récoltent des échantillons génétiques sans le consentement des patients. D’autres points, telles que les questions de propriété, d'utilisation future, d'exportation, de partage des avantages et de commercialisation pose également problème.

Pourquoi c’est important. Des actes de biopiraterie dont les résultats ne bénéficient que très rarement aux populations et aux scientifiques du continent. The Conversation, qui révèle cette histoire, rapporte qu’entre 2014 et 2016 lors de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, des milliers de spécimens biologiques ont quitté le continent sans consentement.

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The Conversation

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Une étude corrélant génome et revenus vivement critiquée par la communauté scientifique

MIKI Yoshihito/Flickr/Creative Commons

Existerait-t-il un, ou des gènes corrélés à l’aisance financière? Ils seraient au nombre de 150, prétend répondre une étude publiée lundi dans la revue Nature Communications, à partir de la base de données UK Data Biobank. Par ses implications déterministes, elle n’a pas manqué de s’attirer les foudres de la communauté scientifique, qui souligne les biais de ces travaux, résume GenomeWeb.

Pourquoi c’est polémique. Sur Twitter, plusieurs chercheurs s’interrogent sur les limites statistiques de l’étude: les données de revenu découlent d’une auto-déclaration ce qui limite leur fiabilité, et surtout, le génome n’aurait finalement qu’un rôle prédictif très modeste pour expliquer la variabilité des revenus. Ewan Birney, directeur de l’Institut européen de bio-informatique et spécialiste de la génomique, explique clairement le problème sur Twitter. Il y a quelques semaines, un article humoristique publié dans Massive Science rappelait l’absurdité de la démarche consistant à chercher un gène explicatif à tout et n’importe quoi.

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Lire l'article de GenomeWeb

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L’ombre de l’eugénisme plane sur une app de rencontre

George Church, fondateur de Digid8.

George Church, célèbre généticien à Harvard et au MIT, compte lancer Digid8, une application de rencontre pour prévenir la transmission de certaines maladies génétiques. Par exemple, en évitant que deux porteurs sains d’un allèle de la mucoviscidose ou de Huntington ne procréent, il veut éliminer le risque d’une descendance malade.

Pourquoi on s’interroge. Un concept qui a provoqué un véritable tollé, notamment sur les réseaux sociaux. Des opposants dénoncent une démarche eugénique. Face aux nombreux commentaires, sur Twitter notamment, George Church à réagit, déclarant qu’il ne s’agissait pas d’«éliminer “toutes les maladies”, mais de réduire la fréquence des maladies les plus graves».

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Technology Review

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Cacher de l'ADN dans du plastique ouvre des possibilités nouvelles, de la traçabilité au renseignement

Ce lapin contient ces propres plans d'impression 3D | ETH Zurich / Julian Koch

Des chercheurs de ETH Zurich et d’Israël ont découvert comment cacher de l’ADN dans des objets en plastique. Ils démontrent ainsi comment des objets peuvent contenir leurs propres données de fabrication, stockées sous des formes très différentes et qui perdurent sur plusieurs générations d’objets. Ce concept, qu’ils nomment «DNA-of-thing», est présenté ce lundi 9 décembre dans la revue Nature Biotechnology.

Pourquoi c'est intéressant. On connait depuis longtemps la puissance de l'ADN comme forme de stockage des données. Mais sa fragilité et les délais de traitements de l'information chimique ne lui permettent pas d’être compétitif face aux systèmes électroniques actuels. La solution proposée ici ouvre un champ d'applications nouveaux, par exemple pour la certification d'objets dans le domaine du luxe, la conception de machines autoréplicatives, voire le contre-espionnage.

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Des chercheurs chinois ont produit deux chimères de porc et de singe

Image d'illustration | thornypup/Flickr/Creative Commons

Des chercheurs chinois ont réussi à concevoir des chimères de porcs et de singes, qui ont survécu jusqu’à une semaine après leur naissance. Une première, publiée dans la revue Protein & Cell. Les deux porcelets ainsi mis au monde exprimaient plusieurs cellules du macaque crabier, explique le New Scientist.

Pourquoi c’est intéressant. L’espoir, à travers ce type de recherches, est de pouvoir un jour produire des organes humains grâce à des porcs, afin de les dédier à la transplantation. Mais pour l’heure, on en est très loin: les chercheurs ne savent pas encore précisément de quoi sont morts les jeunes animaux. Cela pourrait être dû à la FIV en elle-même, qui ne marche pas toujours très bien chez le porc. En Chine, une autre équipe aurait d’ores et déjà produit des chimères de porc exprimant des cellules humaines, des travaux qui n’auraient pas encore été publiés.

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Lire l'article du New Scientist