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Les différences de maladies entre hommes et femmes sont-elles liées à notre mode de vie?

Femme enceinte (image d'illustration) | Daniel Reche, Pixabay

Et si les différences de sexe dans la survenue de pathologies comme le cancer ou les maladies auto-immunes (plus fréquentes chez les femmes) étaient liée aux fluctuations hormonales liées à la grossesse et à nos modes de vie? C’est l’hypothèse que formulent des chercheurs de l’université de l’Arizona.

L’hypothèse formulée. Au cours de l’évolution, afin de résister aux grossesses successives, les femmes auraient développé un système immunitaire plus résilient, qui tolère les antigènes du fœtus tout en défendant leur corps contre les parasites et les agents pathogènes. Cette évolution serait inscrite sur des gènes présents sur le chromosome X, pensent les chercheurs.

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Des macaques génétiquement modifiés pour étudier l'autisme

Le macaque crabier est régulièrement utilisé comme modèle animal en génétique humaine | Pixabay.com

Une équipe de chercheurs du MIT et de l’Académie chinoise des sciences ont modifié le génome d’un groupe de macaques (EN) afin d’étudier les liens entre ce dernier et l’autisme.

Pourquoi c’est important. Les mutations et anomalies du gène SHANK3 représentent un risque important pour le développement de troubles du spectre de l’autisme (TSA), du syndrome de Phelan McDermid et de déficits neurologiques graves. Avoir un modèle animal pour étudier en détail ces liens peut s’avérer indispensable.

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Faut-il laisser un scientifique russe concevoir de nouveaux bébés CRISPR?

Image d'illustration: cellules embryonnaires quelques heures après la fécondation | Creative Commons

Le monde verra peut-être naître de nouveaux bébés génétiquement modifiés grâce à la technique d’édition génétique CRISPR, raconte Nature. Le biologiste russe Denis Rebrikov souhaite réitérer d’ici fin 2019 la même opération que le généticien chinois He Jiankui, à savoir une désactivation du gène CCR5, afin de rendre les enfants insensibles au VIH.

Pourquoi c’est controversé. Cette protection contre le VIH s’acquiert à un prix élevé: une récente publication scientifique a montré que les jumelles issues des travaux de He Jiankui souffrent d’un risque accru de développer d’autres troubles à partir de 40 ans. D’autant plus que Denis Rebrikov souhaite implanter les embryons chez des femmes ayant elles-mêmes contracté le VIH, afin d’éliminer le risque de transmission in utero.

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Les virus géants partagent des gènes avec le reste du vivant, mais pas avec les autres virus

Vue au microscope électronique de Mimivirus, un virus géant | Eric Ghigo

Les virus géants ne finissent pas d’étonner les chercheurs. Après leur taille exceptionnelle, c’est leur génome qui fait parler de lui. Une équipe américano-anglaise a en effet découvert au sein de plusieurs d’entre eux divers gènes codant pour des cytochromes P450, une famille d’enzymes importante dans l’ensemble du monde vivant mais jusqu’ici inconnue chez les virus.

Pourquoi on vous en parle. Cette découverte ouvre de nouvelles pistes pour étudier l’évolution de ces virus géants (le Mimivirus mesure 0,6µm, vingt fois plus qu’un banal rhinovirus), observés et reconnus pour la première fois en 2003.

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Les bébés CRISPR chinois seront exposés à un risque de mortalité plus important

Brin d'ADN: vue d'artiste | Creative Commons

Fin 2018, la nouvelle avait fait grand bruit: un chercheur chinois avait annoncé la naissance de deux enfants génétiquement modifiés. Mais la mutation obtenue, supposée protéger les bébés (des jumelles) de l’infection du VIH, aurait d'autres effets secondaires, notamment un risque de mortalité accru après 40 ans.

Pourquoi cela alimente la polémique. Ne parvenant pas à reproduire une mutation naturelle connue pour protéger du VIH, le généticien He Jiankui avait finalement opté pour une délétion pure et simple du gène, en utilisant la technique d’édition génétique CRISPR. Or, lorsque le gène est supprimé sur les deux allèles de l’individu, son risque de mourir précocement à partir de 40 ans s’accroît significativement, montrent ces nouveaux travaux.

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Quand les tests de paternité faisaient fantasmer des illuminés

Albert Abrahms, inventeur d'un prétendu test de paternité électronique | Creative Commons

À l’occasion de la sortie d’un ouvrage qu’elle consacre à la paternité et l’identité, l’historienne américaine Nara Bilanich raconte la folie des tests de paternités dans les années 1920 et 1930 .

Pourquoi on vous en parle. Les premières décennies du XXe siècle ont fait l’objet d’une véritable frénésie en matière d’héritage biologique, notamment parce que c’est l’époque où l’accouchement s’est développé dans les structures hospitalières aux Etats-Unis, suscitant des peurs d’échanges de bébés.

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La Chine s’apprête à réglementer l’édition génétique humaine

He Jiankui, le chercheur chinois à l'origine des deux premiers bébés modifiés génétiquement. | Kin Cheung / KEYSTONE

En Chine, les gènes et les embryons humains seront protégés dans une nouvelle version du Code civil actuellement en préparation, selon Nature News (EN). Les expériences au moyen d’outils d’édition génétique qui présentent un risque pour la santé ou ne respectent pas les normes éthiques seront à l’avenir perçues comme une violation des droits fondamentaux.

Pourquoi c’est important. En novembre 2018, un chercheur de l’Université de Shenzhen a annoncé la naissance de jumelles dont il aurait modifié le génome grâce à la technologie CRISPR-Cas9, suscitant un vif émoi à travers le monde.

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Un seul gène de l'escargot modifié, et sa carapace tourne dans l'autre sens

Deux escargots, l'un dont la coquille tourne vers la droite, le sens normal (en haut), et l'autre qui tourne à gauche (en bas) | Kuroda Lab

Une équipe japonaise a démontré qu’il suffit de modifier un seul gène de l’escargot aquatique Lymnaea stagnalis (EN) pour que sa carapace se forme dans l’autre sens.

Ce qu’il faut retenir. La carapace de l’escargot L. Stagnalis tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, vers la droite. Mais on observe parfois le sens inverse dans la nature. Un gène avait été identifié, dont la mutation provoque ce changement, sans qu’on soit sûr qu’il soit le seul. Grâce à la méthode d’édition de gène CRISPR/Cas9, les chercheurs de Tokyo en apportent la preuve définitive.

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Deux ancêtres inconnus retrouvés dans l'héritage génétique du cheval moderne

Un troupeau de chevaux en 2016, au Kazakhstan. | Ludovic Orlando

Avant sa domestication il y a plus de 5000 ans, il galopait non pas 2, mais au moins 4 variétés de chevaux, montre une nouvelle étude scientifique internationale. Deux étaient jusqu’alors inconnues : l’une originaire de Sibérie, l’autre de la péninsule ibérique.

Pourquoi c’est important. On imaginait jusque ici qu’il n’existait que deux lignées de chevaux préhistoriques : celle à l’origine du cheval domestique, et celle qui a donné naissance au cheval de Przewalski, sous-espèce moderne dont la morphologie évoque les représentations rupestres. En découvrant la trace de deux lignées éteintes, ces travaux réinterrogent les effets de la domestication du cheval sur son évolution.

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Nos explications

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Comment notre santé est aussi une affaire de géométrie

Représentation d'un brin d'ADN avec un jeu de construction pour enfants | Domaine public

Deux équipes de l’UNIGE et de l’UNIL viennent de démontrer que la forme géométrique du matériel génétique joue un rôle dans la façon dont le génome est transformé en protéines dans les cellules. Une nouvelle piste dans la compréhension des maladies génétiques.

Pourquoi c’est important. Attention, accrochez-vous, c’est un peu complexe! Au sein de la cellule, l’expression des gènes est régulé par certains fragments —ou séquences— d’ADN, qui activent ou désactivent les gènes. Mais on ignore précisément le mécanisme qui gouverne ces séquences régulatrices. Ces travaux montrent que l’organisation géométrique de l’ADN joue un rôle-clé dans ce processus.

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Le narval, une espèce qui intrigue les généticiens

Le narval est l'un des trois cétacés marins qui ne vivent que dans l'océan Arctique | Carsten Egevang

L’analyse du génome d’un spécimen de narval par une équipe danoise révèle que ce mammifère marin présente une très faible diversité génétique. La population actuelle aurait connu une expansion récente, à partir d’un petit groupe fondateur, mais sa diversité n’aurait pas profité d’une démographie favorable.

Pourquoi c’est important. Aujourd’hui, la population de narvals compte environ 170 000 individus, qui vivent uniquement dans l’océan Arctique. La faible diversité génétique de l’espèce pose des questions sur sa survie.

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Imposer un moratoire sur CRISPR est une illusion

En une démarche typique de notre époque – de sa manière de se mentir à elle-même à propos de ses propres faiblesses – des voix s’élèvent pour stopper toute avancée technologique jugée non éthique et irréversible.On s’inquiète que le progrès technologique tende à surpasser celui du savoir. Qu’il soit si facile de faire et si difficile de comprendre ce qu’on fait.

Alors, on lance des moratoires. C’est devenu une mode.

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Maladies rares: les HUG misent sur le Genome Board

Une équipe médicale pluridisciplinaire se réunit aux HUG à l'occasion d'un Genome Board. Image : HUG

Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) se dotent de leur propre centre de génomique médicale, qui sera inauguré le jeudi 28 février 2019. Une première pour un hôpital universitaire suisse ! Chaque mois se tiendra un Genome board, séance de travail réunissant une quinzaine de spécialistes médicaux autour du dossier de patients. L’un des tous premiers s’est tenu ce matin. Heidi News a pu y assister.

Objectif de ces réunions de médecins : «croiser les données génétiques avec les observations de la clinique» pour identifier de nouvelles corrélations… Et faire émerger de nouvelles pistes de diagnostic. Plusieurs groupes ont été formés, qui portent sur différentes spécialités: ORL, cardiologie, neuro-développement, etc.

Une actualité vous interroge ?

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Hachimoji: un nouvel ADN à huit bases

Structure d’une molécule d’ADN synthétique Hachimoji qui combine les 4 bases naturelles (en vert, rouge, bleu, et jaune) et les 4 nouvelles bases (en cyan, rose, violet et orange). Image: Indiana University School of Medicine

Une équipe de recherche américaine a annoncé dans l’édition du 22 février de Science avoir synthétisé un ADN comportant non pas quatre, mais huit bases.

Pourquoi c’est important. A, T, G, C. Jusqu’ici l’information génétique de tous les êtres vivants, de la plus simple bactérie à l’être humain, était codée par ces quatre lettres représentant les bases nucléotidiques de l’ADN : adénine, thymine, guanine et cytosine. L’équipe de S. Brenner y a ajouté S, P, B et Z pour produire un ADN synthétique, baptisé hachimoji (« huit lettres » en japonais).