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L'affaire Lambert rappelle l'importance de rédiger ses directives anticipées

Le cas de Vincent Lambert, décédé ce 11 juillet, a nourri de vifs débats sur la question de la fin de vie. Il devrait aussi être l’occasion de rappeler à tout un chacun l’importance des directives anticipées. Si la famille Lambert avait disposé d’un tel document, le cas de Vincent ne serait peut-être jamais devenue «l’affaire» Lambert.

Pourquoi c’est important. Seuls 10% des Suisses auraient rédigé leurs directives anticipées, rappellent nos confrères du magazine Pulsations. Or ce document peut guider l’équipe médicale et la famille dans les choix thérapeutiques quand le patient n’est plus en mesure d’exprimer lui-même sa volonté. Mais anticiper les conditions de sa fin de vie reste difficile, voire anxiogène, ce qui explique pourquoi si peu de citoyens prennent leurs dispositions. Beaucoup aussi n’en ont même pas entendu parler.

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Vincent Lambert, en état végétatif depuis 11 ans, est décédé

Manifestation religieuse pour Vincent Lambert début juillet, à Paris | IAN LANGSDON/EPA/KEYSTONE

Tétraplégique et en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, le Français Vincent Lambert était au cœur d’une bataille judiciaire opposant ses parents à sa femme depuis plus de six ans. Il est mort ce matin à 8 h 24, suite à l’arrêt des soins autorisé début juillet par une décision de justice, relatent nos confrères du Monde.

Pourquoi c’est important. Vincent Lambert était devenu un patient emblématique du débat sur la fin de vie chez nos voisins français. Sa situation a mis en exergue les limites de la loi française sur la fin de vie et nourri de nombreux débats lors de la révision de celle-ci. La loi Clays-Leonetti, qui en a résulté en 2016, a instauré le principe de sédation profonde continue.

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Lire l'article publié sur Le Monde (Paywall)

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La bonne fortune d'Exit dans le suicide assisté crée la polémique

Siège de l'organisation d'aide au suicide EXIT à Zurich | Keystone

Selon une enquête de la NZZ publiée ce matin, l’organisation d’aide au suicide Exit, la plus importante de Suisse, aurait amassé ces dernières années une fortune importante: 29 millions de francs.

Pourquoi c’est polémique. L'attrait de plus en plus fort pour le suicide assisté en Suisse fait craindre à ses détracteurs une marchandisation croissante du secteur.