#fabrique de la science

| | radar

De Nature à arXiv, en passant par The Lancet, l'incroyable épopée des revues scientifiques

Image d'illustration | Chris Blakeley / Creative Commons

Les revues scientifiques et médicales sont un instrument de travail incontournable pour les chercheurs —ainsi que les journalistes scientifiques. Entre des maisons anciennes et prestigieuses comme Nature ou The Lancet et de nouveaux arrivants comme arXiv, Le Monde narre la saga de l’édition scientifique dans toute sa diversité, à travers une belle série d’été.

Pourquoi on en parle. L’histoire individuelle de ces publications est haute en couleurs, entre faits d’armes, changement de propriétaires et controverses scientifiques, par exemple la publication en 1998 par The Lancet d’un article faisant un lien entre vaccination et autisme, qui ne sera rétracté que 12 ans plus tard. C’est aussi un business juteux, les universités pouvant difficilement faire l’impasse sur l’abonnement à ces revues, dont le tarif peut être prohibitif.

link

Lire le dernier épisode de la série d'été publiée par Le Monde (FR, Paywall), consacré au Lancet

| | interview

«Enfermer des publications scientifiques derrière un paywall est anachronique»

Kamila Markram, fondatrice de Frontiers | Frontiers

Kamila Markram est CEO de Frontiers, maison d’édition scientifique qui publie les études en accès gratuit (open access). Elle l’a fondée avec son mari Henry Markram en 2007, alors qu’elle était encore doctorante à l’EPFL. À l’occasion de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques, qui se tient du 1er au 5 juillet à Lausanne, elle précise dans une interview les enjeux de la recherche ouverte.

La plupart des revues scientifiques ne sont accessibles que sur abonnement, or de tels abonnements peuvent coûter cher. Aujourd’hui, de plus en plus d’universités décident tout simplement de s’en passer, privant ainsi leurs chercheurs de l’accès à certaines des plus récentes publications de leurs domaines. D’où l’intérêt grandissant pour l’open science.

Commandez notre Revue

L'Etivaz, le génie fromager

| | radar

Un article scientifique appuyant les «thérapies de conversion» des homosexuels a été rétracté

Un homme porte un masque au Keyna lors d'une manifestation contre l'homophobie (Image d'illustration) | Ben Curtis/AP/Keystone

Une certaine littérature scientifique entreprend parfois de prouver l’intérêt des «thérapies de réorientation sexuelle». C’est le cas de The Lincare Quarterly, qui a publié un article en ce sens, avant que son éditeur ne fasse marche arrière, faute d’analyse statistique valable pour appuyer ses résultats, relate The Retraction Watch (EN).

Pourquoi c’est important. Ces «traitements» sont illégaux dans de nombreux pays, dont la Suisse. Ils occasionnent souvent de grandes souffrances psychiques chez les personnes enrôlées.

| | news

«J’avais étudié des centaines d’échantillons de sable et jamais rien observé de pareil»

Une plage de l'île de Miyajima, non loin d'un lieu de prélèvement de sable contenant des débris de l'explosion d'Hiroshima | そらみみ - Creative Commons

Installé en Suisse, le géologue Mario Wannier raconte comment il est parvenu, avec ses collègues, à déterminer que des échantillons de sable de la région d’Hiroshima contiennent des débris de la ville pulvérisée en 1945 par une bombe atomique.

Pourquoi c’est important. Cette découverte fortuite, née de la passion de Mario Wannier pour l’étude du sable des plages d’Asie, confirme à quel point on connaît mal ce qui se passe au sol quand une bombe atomique explose.

| | news

Énergie primaire, énergie finale, pourquoi toutes les sources d’énergie ne se valent pas

Tours aéroréfrigérantes d'une centrale thermique nucléaire | Creative Commons

Puissance, énergie, disponibilité d’une source d’énergie. Autant de grandeurs physiques présentées par notre précédente fiche sur l’énergie. Mais avant d’être consommée, l’énergie doit souvent être transformée afin d’être utilisée sous une forme facilement exploitable : électricité, carburant…

Pourquoi c’est important. Ils partagent la même unité, mais tous les kilowatt-heures ne se valent pas: tout dépend où l’on se place le long de la chaîne énergétique, de la production au transport jusqu’à sa consommation.