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Le vote pour nommer une exoplanète découverte par Michel Mayor est ouvert

Le ciel étoilé au-dessus de la vallée des Ormonts, dans les Préalpes vaudoises. | Anthony Anex / Keystone

Au mois de septembre, les Suisses ont soumis leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile, découvertes il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, lauréat du dernier prix Nobel de physique. Les organisateurs ont reçu en tout 1472 propositions. Une commission chargée de les meilleurs candidats en en a retenu douze. Le vote pour déterminer le vainqueur est ouvert depuis ce mardi 15 octobre sur le site nameexoplanet.ch.

Les candidats. La sélection fait la part belle à la montagne avec, entre autres, Sardona et Segnas, Selun et Säntis ou encore Eiger et Mönch. On y trouve aussi un peu de tradition culinaire (Raclette et Fondue) et de la littérature pour enfants chère au cœur des Alémaniques (Flurina et Ursli, Chasperli et Globi). Le romanche, une fois n’est pas coutume, est représenté en force (La nibla et La fusiun, Sursilvan et Giuvintschella, Chamulauna et Glisch).

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Didier Queloz: «La science a besoin de la notoriété de ses Nobel, comme le sport a ses célébrités»

Didier Queloz, co-lauréat du prix Nobel de physique 2019. | Salvatore di Nolfi / Keystone

Avec son collègue Michel Mayor de l’Université de Genève, Didier Queloz, aujourd’hui actif majoritairement à l’Université de Cambridge, a remporté le 8 octobre le Prix Nobel pour la découverte de la première planète située hors de notre système solaire. Depuis, il est assailli de sollicitations. Mais il a accordé un quart d’heure de son temps désormais précieux à Heidi.news.

Pour l’astronome suisse de 53 ans, décrocher une telle distinction porte en soi une grande part de responsabilité: celle de transmettre les valeurs de la science et de la recherche. Interview.

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19 ans sur les traces des chasseurs d'exoplanètes genevois nobélisés

«Je crois que cette curiosité qu’a l’homme à propos de l’exploration de l’Univers est intrinsèque, qu’il est impossible de s’en priver. Imaginez une société qui renoncerait à toute curiosité, et ramènerait ses préoccupations uniquement à ce qui est utilitaire…»

La phrase est prononcée avec autant de calme que de passion, par un fringant quinquagénaire barbu aux lunettes rondes au jeune adulte que j’étais alors, en novembre 2000. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Pour ma première rencontre avec lui, en vue d’un article dans La Liberté, Michel Mayor me racontait sa vie et ses envies d’astronome, dans les sous-sols de l’Observatoire de Genève.

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Le prix Nobel de physique à Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs genevois de la première exoplanète

Vue d'artise de l'exoplanète 51 Pegasi b | ESO/Flickr/Creative Commons

Elle s’appelle 51 Pegasi b, ou encore Dimidium. Découverte en 1995 par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, cette exoplanète est la toute première planète autour d’une étoile autre que notre Soleil à avoir été confirmée. Il s’agit d’une planète gazeuse jovienne, c’est-à-dire semblable à Jupiter. Elle a valu aux deux astrophysiciens, qui travaillaient alors à l’Observatoire de Genève, de remporter ce 8 octobre le prix Nobel de physique 2019, aux côtés de l’Américain James Peebles, pour sa part récompensé pour ses travaux en cosmologie.

Pourquoi c’est important. Ce prix vient à point nommé pour saluer la naissance de l’exoplanétologie, ce champ de l’astrophysique jeune d’à peine 25 ans, et qui vise à détecter les exoplanètes, à en évaluer la structure physico-chimique et, du moins pour les planètes rocheuses, à en évaluer l’habitabilité. On en dénombre désormais 4118, et quelques milliers d’autres candidates en attente de confirmation.

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Des terres rares découvertes par des scientifiques suisses sur une exoplanète lointaine

Des terres rares, éléments chimiques particuliers entrant dans la composition d’appareils électroniques, ont été découvertes par des scientifiques genevois et bernois autour d’une planète gazeuse située à 650 années-lumière de la Terre.

Pourquoi c’est important. C’est moins l’objet de la découverte qui est intéressant, que la capacité des scientifiques à être parvenus à déceler ces éléments avec les instruments terrestres actuels. Cette avancée est de très bon augure pour la traque aux biosignatures de la vie ailleurs dans l’Univers.