#exoplanètes


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Et si c'était une IA qui trouvait de la vie ailleurs dans l’Univers?

Des plus de 4100 exoplanètes découvertes à ce jour dans notre galaxie, plusieurs ont une atmosphère. Et des signatures de vie? | JPL/CALTECH

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD), et déplace jusqu'au mercredi 29 janvier sa rédaction à l'EPF de Lausanne, sur le site de l'événement.

Pour traquer la vie sur une autre planète que la Terre, les scientifiques s’équipent d’un outil inédit: des algorithmes d’intelligence artificielle. Ceux-ci aident effectivement à repérer les traces d’éléments chimiques présents dans l’atmosphère de planètes extrasolaires, traces qui sont peut-être autant de signatures de formes de vie, passées ou présentes.

Pourquoi c’est déterminant. Alors que s’intensifie la recherche non plus de, mais sur les exoplanètes et sur leurs caractéristiques, et alors que les données à leur égard ne cesseront d’affluer en masse en provenance des télescopes spatiaux (actuels ou futurs), l’utilisation des techniques les plus pointues de machine learning permettra de trier ces informations plus efficacement et rapidement. Partout dans le monde, les groupes d’astronomes en quête d’indices d’une vie extraterrestre affûtent leur code informatique. Et ceux de l’Université de Berne, dont fait partie Chloé Fisher, présente aux AMLD2020, sont en première ligne.

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Le télescope spatial TESS a détecté sa première planète de la taille de la Terre en «zone habitable»

Vue d'artiste de TOI 700 d | Nasa

Lancé en 2018, le télescope spatial américain TESS a livré un résultat inédit, dévoilé ce matin par la Nasa. Il a en effet détecté, grâce à la méthode dite des transits, une exoplanète de taille comparable à la Terre, située dans la «zone habitable» de son étoile: une première pour TESS! Baptisée TOI 700 d, la planète se situe à seulement 102 années-lumière de la Terre, ce qui pourrait simplifier son observation. Space.com revient sur cette découverte, présentée au 235e congrès de la American Astronomical Society.

Pourquoi c’est intéressant. TOI 700 d est à peine 20% plus grande que la Terre, et reçoit, en rayonnement stellaire, l’équivalent de 86% de l’énergie reçue par la Terre du Soleil. Surtout, son étoile montre peu de signes d’éruptions solaires, ce qui pourrait faciliter l’étude de la planète afin de déterminer si elle dispose d’une atmosphère et si oui, de l’étudier. Mais rappelons à ce stade que la «zone habitable» reflète simplement la possibilité physique, en termes de pression et de température, qu’il existe de l’eau à l’état liquide à la surface de la planète, sans savoir si les conditions de la planètes sont réellement compatibles avec la vie.

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Lire l'article de Space.com

| | idées

Didier Queloz explique pourquoi l'on n'a pas encore trouvé de «sœur jumelle» de la Terre, et comment y parvenir

Didier Queloz

Didier Queloz, professeur d’astronomie aux Universités de Genève et de Cambridge, et lauréat 2019 du Prix Nobel de physique, assiste à Kourou (Guyane française) au décollage du télescope spatial suisse CHEOPS, dont il est l'un des pères fondateurs. Notre envoyé spécial sur place, Olivier Dessibourg, a recueilli et retranscrit ses réflexions sur la quête effrénée — et parfois survendue — d’une exoplanète similaire à la Terre ailleurs dans notre galaxie.

Lorsque sont évoquées, à travers des médias parfois trop enthousiastes, d’«autres Terres» existant ailleurs dans notre galaxie, il y a de grosses confusions qu’il faut lever. Ce n’est pas un sujet facile. Scientifiquement, il est clair, mais il est – on va dire – un peu sensible... Où en est-on réellement aujourd’hui? Il faut d’abord savoir de quoi on parle exactement.

Cette ambiguïté permet d’assurer une visibilité à beaucoup de projets scientifiques, pour lesquels l’idée d’une «autre Terre» induit immédiatement et indubitablement un effet d’annonce. Par exemple, on entend souvent que PLATO, l’une des prochaines missions de l’Agence spatiale européenne (ESA) va trouver des planètes équivalentes à la Terre. En réalité, voilà comment je vois les choses – et c’est ici mon interprétation des discussions et réflexions actuelles plutôt qu’un avis généralisé. Il faut tout d’abord se mettre d’accord sur ce qu’on entend par «autres Terres».

| | reportage

CHEOPS, premier télescope spatial suisse, placé sur sa bonne orbite

Décollage de Soyouz à travers le ciel nuageux de Kourou | ESA-CNES-ARIANESPACE/EPA/KEYSTONE

Sous un ciel orageux a été lancé peu avant l’aube à Kourou (Guyane française), ce mercredi à 5:54 (9:54 heure suisse), le premier télescope suisse jamais construit, CHEOPS. «C’est un succès majeur pour la science en général, et pour la Suisse en particulier», a déclaré sur place à Heidi.news le «père» genevois du projet, Didier Queloz, Prix Nobel de physique 2019. Et à 12:20, le satellite a été placé avec succès sur son orbite à 700km d’altitude, sous un tonnerre d’applaudissements suisses.

Pourquoi c’est important. CHEOPS doit permettre aux astronomes de caractériser avec précision entre 400 et 500 exoplanètes, c’est-à-dire des planètes tournant autour d’un autre soleil autre que le nôtre, et par là de mieux connaître la formation des systèmes stellaires. Cette mission réalisée pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) par l’Université de Berne avec le concours de celle de Genève et d’un consortium d’institutions publiques et privées de dix autres pays européens, fait entrer la Suisse dans le cercle restreint des nations capables de mener de tel projet de bout en bout.

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Willy Benz, scientifique principal de CHEOPS, nous raconte ce qu'il va se passer après le lancement

CHEOPS, le premier télescope spatial construit en Suisse, a été lancé ce mercredi depuis Kourou (Guyane française). Willy Benz, professeur d'astrophysique à l'Université de Berne et scientifique principal du projet explique à notre envoyé spécial sur place ce que va devenir CHEOPS quelques heures, semaines et mois après son lancement.

«On va le mettre en “safe mode” pendant les fêtes», commence celui qui est à la tête d’un consortium international d’institutions de onze pays européens ayant participé à la construction. La suite dans la vidéo ci-dessus…

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Le Prix Nobel Didier Queloz nous explique à quoi va servir CHEOPS

CHEOPS, le premier télescope spatial construit en Suisse, a enfin été lancé ce mercredi matin depuis Kourou, en Guyane française.

Didier Queloz, professeur d'astronomie aux Universités de Genève et Cambridge, Prix Nobel de physique 2019 et initiateur de CHEOPS explique à notre envoyé spécial sur place l'utilité de cette mission.

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Une bande dessinée avec Michel Mayor pour expliquer les exoplanètes aux plus jeunes

Didier Queloz et Michel Mayor annonçant la découverte de leur première exoplanète, extrait de la bande dessinée Salomé | Agora d'Hypatie

Ce lundi 25 novembre, le financement participatif lancé par l'Université de Genève et l’association L’Agora d’Hypatie pour leur bande dessinée éducative «Salomé» touchait à sa fin, tout en ayant atteint son objectif financier. Consacrée au thème des exoplanètes, elle a été réalisée en collaboration avec Michel Mayor, prix Nobel 2019 de physique. Heidi.news l’a lue en avant-première. Notre avis.

Pourquoi on en parle. L'astrophysique n'est pas la discipline scientifique la plus aisée à vulgariser, surtout auprès des plus jeunes. L'idée est ici de pallier cette difficulté grâce à des explications scientifiques simplifiées et à une belle aventure accessible aux enfants. La campagne de financement se terminant ce lundi correspond à celle lancée pour la France, la campagne suisse s'étant achevée fin septembre.

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Les plus étranges exoplanètes de notre galaxie

(Kepler 11D/Wikicommons)

Une planète cannibale, une étoile zombie, une atmosphère plus chaude que la lave, une Terre qui réfléchit moins de lumière que le charbon. Bienvenue dans ces mondes monstrueux aux confins de notre galaxie.

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Ars Technica

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Le vote pour nommer une exoplanète découverte par Michel Mayor est ouvert

Le ciel étoilé au-dessus de la vallée des Ormonts, dans les Préalpes vaudoises. | Anthony Anex / Keystone

Au mois de septembre, les Suisses ont soumis leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile, découvertes il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, lauréat du dernier prix Nobel de physique. Les organisateurs ont reçu en tout 1472 propositions. Une commission chargée de les meilleurs candidats en en a retenu douze. Le vote pour déterminer le vainqueur est ouvert depuis ce mardi 15 octobre sur le site nameexoplanet.ch.

Les candidats. La sélection fait la part belle à la montagne avec, entre autres, Sardona et Segnas, Selun et Säntis ou encore Eiger et Mönch. On y trouve aussi un peu de tradition culinaire (Raclette et Fondue) et de la littérature pour enfants chère au cœur des Alémaniques (Flurina et Ursli, Chasperli et Globi). Le romanche, une fois n’est pas coutume, est représenté en force (La nibla et La fusiun, Sursilvan et Giuvintschella, Chamulauna et Glisch).

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| | interview

Didier Queloz: «La science a besoin de la notoriété de ses Nobel, comme le sport a ses célébrités»

Didier Queloz, co-lauréat du prix Nobel de physique 2019. | Salvatore di Nolfi / Keystone

Avec son collègue Michel Mayor de l’Université de Genève, Didier Queloz, aujourd’hui actif majoritairement à l’Université de Cambridge, a remporté le 8 octobre le Prix Nobel pour la découverte de la première planète située hors de notre système solaire. Depuis, il est assailli de sollicitations. Mais il a accordé un quart d’heure de son temps désormais précieux à Heidi.news.

Pour l’astronome suisse de 53 ans, décrocher une telle distinction porte en soi une grande part de responsabilité: celle de transmettre les valeurs de la science et de la recherche. Interview.

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19 ans sur les traces des chasseurs d'exoplanètes genevois nobélisés

Olivier Dessibourg

«Je crois que cette curiosité qu’a l’homme à propos de l’exploration de l’Univers est intrinsèque, qu’il est impossible de s’en priver. Imaginez une société qui renoncerait à toute curiosité, et ramènerait ses préoccupations uniquement à ce qui est utilitaire…»

La phrase est prononcée avec autant de calme que de passion, par un fringant quinquagénaire barbu aux lunettes rondes au jeune adulte que j’étais alors, en novembre 2000. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Pour ma première rencontre avec lui, en vue d’un article dans La Liberté, Michel Mayor me racontait sa vie et ses envies d’astronome, dans les sous-sols de l’Observatoire de Genève.

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Le prix Nobel de physique à Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs genevois de la première exoplanète

Vue d'artise de l'exoplanète 51 Pegasi b | ESO/Flickr/Creative Commons

Elle s’appelle 51 Pegasi b, ou encore Dimidium. Découverte en 1995 par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, cette exoplanète est la toute première planète autour d’une étoile autre que notre Soleil à avoir été confirmée. Il s’agit d’une planète gazeuse jovienne, c’est-à-dire semblable à Jupiter. Elle a valu aux deux astrophysiciens, qui travaillaient alors à l’Observatoire de Genève, de remporter ce 8 octobre le prix Nobel de physique 2019, aux côtés de l’Américain James Peebles, pour sa part récompensé pour ses travaux en cosmologie.

Pourquoi c’est important. Ce prix vient à point nommé pour saluer la naissance de l’exoplanétologie, ce champ de l’astrophysique jeune d’à peine 25 ans, et qui vise à détecter les exoplanètes, à en évaluer la structure physico-chimique et, du moins pour les planètes rocheuses, à en évaluer l’habitabilité. On en dénombre désormais 4118, et quelques milliers d’autres candidates en attente de confirmation.

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Des terres rares découvertes par des scientifiques suisses sur une exoplanète lointaine

Des terres rares, éléments chimiques particuliers entrant dans la composition d’appareils électroniques, ont été découvertes par des scientifiques genevois et bernois autour d’une planète gazeuse située à 650 années-lumière de la Terre.

Pourquoi c’est important. C’est moins l’objet de la découverte qui est intéressant, que la capacité des scientifiques à être parvenus à déceler ces éléments avec les instruments terrestres actuels. Cette avancée est de très bon augure pour la traque aux biosignatures de la vie ailleurs dans l’Univers.