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Le télescope spatial suisse CHEOPS dévoile sa première image, dépassant les attentes

Première image fournie par le satellite suisse CHEOPS | ESA

Lancé en décembre 2019, le télescope spatial suisse CHEOPS, imaginé à l’Université de Berne pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), a livré sa première image. Celle-ci dépasse même les attentes des scientifiques suisses.

Pourquoi c’est crucial. Après l’ouverture du couvercle du télescope spatial le 29 janvier 2020, cette nouvelle étape indique que l’instrument, conçu pour charactériser en détails des exoplanètes déjà connues, fonctionne bien et peut désormais être utilisé pleinement pour sa campagne scientifique.

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Le télescope spatial TESS a détecté sa première planète de la taille de la Terre en «zone habitable»

Vue d'artiste de TOI 700 d | Nasa

Lancé en 2018, le télescope spatial américain TESS a livré un résultat inédit, dévoilé ce matin par la Nasa. Il a en effet détecté, grâce à la méthode dite des transits, une exoplanète de taille comparable à la Terre, située dans la «zone habitable» de son étoile: une première pour TESS! Baptisée TOI 700 d, la planète se situe à seulement 102 années-lumière de la Terre, ce qui pourrait simplifier son observation. Space.com revient sur cette découverte, présentée au 235e congrès de la American Astronomical Society.

Pourquoi c’est intéressant. TOI 700 d est à peine 20% plus grande que la Terre, et reçoit, en rayonnement stellaire, l’équivalent de 86% de l’énergie reçue par la Terre du Soleil. Surtout, son étoile montre peu de signes d’éruptions solaires, ce qui pourrait faciliter l’étude de la planète afin de déterminer si elle dispose d’une atmosphère et si oui, de l’étudier. Mais rappelons à ce stade que la «zone habitable» reflète simplement la possibilité physique, en termes de pression et de température, qu’il existe de l’eau à l’état liquide à la surface de la planète, sans savoir si les conditions de la planètes sont réellement compatibles avec la vie.

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Lire l'article de Space.com

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Le lanceur russe Soyouz réparé, CHEOPS, premier télescope spatial suisse, doit décoller ce mercredi

CHEOPS va profiler les exoplanètes déjà connues, en les observant avec une immense précision | Dessin d'artiste: ESA

Rebelote: les concepteurs russes de la fusée Soyouz et les responsables d’Arianespace, entité qui gère les vols spatiaux européens, ont décidé de faire une nouvelle tentative pour lancer depuis Kourou (Guyane française) CHEOPS, premier télescope spatial construit en Suisse: rendez-vous est pris ce mercredi matin à 9:54 (heure suisse). Mardi matin, le décollage avait été reporté en raison d’une défaillance technique sur le vieux mais d’ordinaire fiable et robuste lanceur russe.

Pourquoi c’est important. Pour les scientifiques des universités de Berne et Genève, qui ont géré ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), ce décollage doit être l’aboutissement de presque sept ans d’efforts tendus. De quoi faire briller la Suisse dans la galaxie des pays pouvant se targuer de mener des missions spatiales d’envergure.

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Les six casse-têtes de la construction du premier télescope spatial suisse, CHEOPS

Willy Benz, professeur à l'Université de Berne, présente le satellite CHEOPS sur le banc de test de RUAG Space, près de Zurich | RUAG

C’est mardi matin depuis Kourou, en Guyane française, que devait être lancé le premier télescope spatial entièrement suisse, CHEOPS. Sa tâche sera d’étudier de façon plus précise les exoplanètes déjà connues. Sa conception n’a pas été simple, et plusieurs défis se sont posés tout au long du chemin suivi par les astronomes des Universités de Berne et de Genève, à la tête du consortium international qui a construit l’engin, sous l’égide de l’ESA. Passage en revue du télescope avec Willy Benz, scientifique principal du projet.

Pourquoi c’est intéressant. Ne fabrique pas un satellite spatial qui veut, comme il veut! Les exigences technologiques pour pouvoir accéder à une place sur un lanceur (ici le Soyouz russe), et donc à l’espace, sont très élevées. Et nécessitent le plus souvent de complexes développements sur mesure. Un domaine dans lequel la Suisse excelle.

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CHEOPS, le télescope spatial suisse en partance pour ausculter les autres mondes de notre galaxie

Le télescope spatial servira à mieux caractériser les exoplanètes connues à ce jour | ESA

Première mission spatiale entièrement conçue en Suisse, CHEOPS va rejoindre l’espace ce mardi 17 décembre. L’engin ne devra pas trouver de nouvelles planètes hors de notre système solaire, mais caractériser certaines de celles qui sont déjà connues. Une tâche déterminante pour mettre les astronomes sur la bonne piste de la découverte d’une possible vie extraterrestre.

Pourquoi c’est important. Pour les scientifiques des Universités de Berne et Genève, qui ont géré ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) – le premier de cette dernière consacré aux exoplanètes–, c’est l’aboutissement de presque sept ans d’efforts tendus. De quoi faire briller la Suisse dans la galaxie des pays pouvant se targuer de mener des missions spatiales d’envergure. Décollage mardi matin à 9:54 (heure suisse) à bord d’une fusée russe Soyouz depuis la base de Kourou (Guyane), où Heidi.news a été invité par l’ESA pour couvrir l’événement.

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Comment Michel Mayor et Didier Queloz ont fait de la quête d'exoplanètes une compétence suisse

Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz (à droite) en 2005 | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Leur prix Nobel leur sera remis ce mardi 10 décembre dans l’après-midi, à Stockholm. Après des années d’attente, enfin, la consécration. Michel Mayor et Didier Queloz sont les co-lauréats, avec l’Américain James Peebles, du prix Nobel de physique 2019. Leur découverte, en 1995, de 51 Pegasi b, la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil, a en effet permis à l’Université de Genève de développer une expertise internationale dans ce domaine particulier.

Pourquoi c’est important. Après cette découverte, la méthode de détection utilisée par les deux chercheurs, dite «des vitesses radiales», est devenue la principale approche utilisée pour identifier ces astres lointain, avant de se faire finalement surpasser par la méthode dite «des transits» (lire ici la différence) en termes de nombre d’exoplanètes moissonnées. Mais confirmer l’existence d’une exoplanète requiert de recouper plusieurs méthodes d’observation… Encore aujourd’hui, la Suisse, et particulièrement l’Université de Genève, continuent d’ouvrir la voie.

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L'oblicité de la Terre serait loin d'être une exception dans l'univers

Image d'illustration | Keystone / AP Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics

Dans les systèmes solaires binaires, la plupart des exoplanètes semblables à la Terre présenteraient une oblicité similaire à celle-ci. C’est en tout cas ce qui ressort d’une modélisation réalisée par une équipe de Georgia Tech, repérée par Futura-Sciences.

Pourquoi on en parle. Lorsqu’il est question de planètes habitables, on pense en général à la présence d’eau. Or la présence de saisons et leur stabilité est aussi un facteur propice à la vie. Dans leur simulation, les chercheurs du Georgia Tech ont placé des exoTerres théoriques dans différents systèmes où deux étoiles tournent l’une autour de l’autre, ce type de systèmes étant relativement fréquent. Ils en déduisent que dans de telles conditions, ces planètes prendraient en général une oblicité proche de l’oblicité terrestre.

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Lire l'article dans Futura-Sciences

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Les Suisses peuvent nommer une exoplanète découverte par leur prix Nobel Michel Mayor

Image d'illustration. | Arno Balzarini / Keystone

Tout au long du mois de septembre, les Suisses pouvaient soumettre leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile. Cette exoplanète a été découverte il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, qui a reçu le 8 octobre le prix Nobel de physique, en compagnie de Didier Queloz.

Comment ça marche. Individus ou groupes ont pu envoyer leurs suggestions via le site nameexoplanet.ch. Mais attention, il y avait des règles (nombreuses) à respecter! Les noms proposés pour l’exoplanète et son étoile doivent avoir un lien l’un avec l’autre – comme exemple, les organisateurs donnent «Tell» et «Stauffacher». Ils ne doivent pas faire plus de 16 lettres, et être faciles à prononcer. Personnalités vivantes ou connues pour des activités politiques, militaires ou religieuses sont bannies, de même que les noms d’animaux domestiques ou encore les mots fantaisistes.

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De l'eau observée dans l'atmosphère d'une exoplanète potentiellement «habitable»

L'exoplanète K2-18 b, dont le rendu a été simulé via le programme Space Engine | Space Engine

Elle est située dans la zone habitable de son étoile, a une atmosphère et présente des températures estimées à entre -70 et 47°C. Surtout, une équipe d’astrophysiciens y a détecté la signature spectrale de l’eau sous forme de vapeur! Elle, c’est K2-18 b, une exoplanète vraisemblablement tellurique (c’est-à-dire rocheuse) lovée dans un système stellaire situé à environ 110 années-lumière.

Pourquoi c’est intéressant. Il s’agirait de la meilleure candidate à l’habitabilité en dehors du système solaire. C’est la première fois que l’on observe une atmosphère sur une super-terre située en zone habitable autour de son étoile! Contrairement à leurs cousines gazeuses, ces exoplanètes sont beaucoup moins lumineuses. Il est bien plus délicat d’étudier leur spectre, et plus rare de réussir à en tirer des conclusions sur la présence et la composition d’une éventuelle atmosphère.

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Le télescope spatial «suisse» Cheops passe son dernier test avant son décollage

L’engin, conçu à l’Université de Berne pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), doit servir à la caractérisation des planètes orbitant autour d’autres étoiles que notre soleil. Son lancement est prévu cet automne (octobre ou novembre) depuis Kourou (Guyane française) à bord d’un lanceur Soyouz.