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Comment Michel Mayor et Didier Queloz ont fait de la quête d'exoplanètes une compétence suisse

Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz (à droite) en 2005 | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Leur prix Nobel leur sera remis ce mardi 10 décembre dans l’après-midi, à Stockholm. Après des années d’attente, enfin, la consécration. Michel Mayor et Didier Queloz sont les co-lauréats, avec l’Américain James Peebles, du prix Nobel de physique 2019. Leur découverte, en 1995, de 51 Pegasi b, la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil, a en effet permis à l’Université de Genève de développer une expertise internationale dans ce domaine particulier.

Pourquoi c’est important. Après cette découverte, la méthode de détection utilisée par les deux chercheurs, dite «des vitesses radiales», est devenue la principale approche utilisée pour identifier ces astres lointain, avant de se faire finalement surpasser par la méthode dite «des transits» (lire ici la différence) en termes de nombre d’exoplanètes moissonnées. Mais confirmer l’existence d’une exoplanète requiert de recouper plusieurs méthodes d’observation… Encore aujourd’hui, la Suisse, et particulièrement l’Université de Genève, continuent d’ouvrir la voie.

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L'oblicité de la Terre serait loin d'être une exception dans l'univers

Image d'illustration | Keystone / AP Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics

Dans les systèmes solaires binaires, la plupart des exoplanètes semblables à la Terre présenteraient une oblicité similaire à celle-ci. C’est en tout cas ce qui ressort d’une modélisation réalisée par une équipe de Georgia Tech, repérée par Futura-Sciences.

Pourquoi on en parle. Lorsqu’il est question de planètes habitables, on pense en général à la présence d’eau. Or la présence de saisons et leur stabilité est aussi un facteur propice à la vie. Dans leur simulation, les chercheurs du Georgia Tech ont placé des exoTerres théoriques dans différents systèmes où deux étoiles tournent l’une autour de l’autre, ce type de systèmes étant relativement fréquent. Ils en déduisent que dans de telles conditions, ces planètes prendraient en général une oblicité proche de l’oblicité terrestre.

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Lire l'article dans Futura-Sciences

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Les Suisses peuvent nommer une exoplanète découverte par leur prix Nobel Michel Mayor

Image d'illustration. | Arno Balzarini / Keystone

Tout au long du mois de septembre, les Suisses pouvaient soumettre leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile. Cette exoplanète a été découverte il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, qui a reçu le 8 octobre le prix Nobel de physique, en compagnie de Didier Queloz.

Comment ça marche. Individus ou groupes ont pu envoyer leurs suggestions via le site nameexoplanet.ch. Mais attention, il y avait des règles (nombreuses) à respecter! Les noms proposés pour l’exoplanète et son étoile doivent avoir un lien l’un avec l’autre – comme exemple, les organisateurs donnent «Tell» et «Stauffacher». Ils ne doivent pas faire plus de 16 lettres, et être faciles à prononcer. Personnalités vivantes ou connues pour des activités politiques, militaires ou religieuses sont bannies, de même que les noms d’animaux domestiques ou encore les mots fantaisistes.

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De l'eau observée dans l'atmosphère d'une exoplanète potentiellement «habitable»

L'exoplanète K2-18 b, dont le rendu a été simulé via le programme Space Engine | Space Engine

Elle est située dans la zone habitable de son étoile, a une atmosphère et présente des températures estimées à entre -70 et 47°C. Surtout, une équipe d’astrophysiciens y a détecté la signature spectrale de l’eau sous forme de vapeur! Elle, c’est K2-18 b, une exoplanète vraisemblablement tellurique (c’est-à-dire rocheuse) lovée dans un système stellaire situé à environ 110 années-lumière.

Pourquoi c’est intéressant. Il s’agirait de la meilleure candidate à l’habitabilité en dehors du système solaire. C’est la première fois que l’on observe une atmosphère sur une super-terre située en zone habitable autour de son étoile! Contrairement à leurs cousines gazeuses, ces exoplanètes sont beaucoup moins lumineuses. Il est bien plus délicat d’étudier leur spectre, et plus rare de réussir à en tirer des conclusions sur la présence et la composition d’une éventuelle atmosphère.

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Le télescope spatial «suisse» Cheops passe son dernier test avant son décollage

L’engin, conçu à l’Université de Berne pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), doit servir à la caractérisation des planètes orbitant autour d’autres étoiles que notre soleil. Son lancement est prévu cet automne (octobre ou novembre) depuis Kourou (Guyane française) à bord d’un lanceur Soyouz.