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Les étonnantes traces laissées par Néandertal et Denisova dans le génome humain

Une reconstitution anachronique au Neanderthal Museum, en Allemagne | Clemens Vasters/Flickr/Creative Commons

Deux chercheurs suisses, Alexandre Gouy et Laurent Excoffier, de l'Université de Berne et de l'Institut suisse de bio-informatique à Lausanne, proposent une nouvelle méthode pour savoir quels gènes de notre ADN ont été hérités de nos cousins humains aujourd’hui éteints, les hommes de Néandertal et de Denisova. De quoi mieux comprendre l’évolution de fonctions biologiques clés, comme l’immunité.

Pourquoi c’est intéressant. Depuis qu’on dispose de génomes de référence pour des espèces humaines disparues, Néandertal et Desinova, les scientifiques cherchent à mesurer la part génétique que nous avons conservée de leur fréquentation. Car le génome de l’homme moderne s’est enrichi de métissages avec ces voisins. Or, la plupart des publications scientifiques se sont jusqu’ici intéressées à des gènes au cas par cas. Ici, il s’agit d’une étude plus fonctionnelle qui évoque les pressions de sélections responsables du maintien de tel ou tel gène.

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La longue existence de notre ancêtre homo erectus

Crédits: Creative Commons

On considérait cet hominidé disparu depuis plusieurs centaines de milliers d’années. Mais selon des chercheurs de l’université de l’Iowa, des individus auraient survécu dans des îles indonésiennes jusqu’à il y a environ 100’000 ans, quand la savane boisée faisait place à la jungle tropicale.

Pourquoi c’est important. Publiée dans Nature, cette étude repose sur des archives de fouilles effectuées dans les années 1930 et sur de nouvelles méthodes d’analyse des ossements. Des résultats qui selon l’étude, solidifient Ngandong, sur l’île de Java en Indonésie, comme étant la dernière occurrence connue de cette espèce à la vie longue.

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Science

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Les biches donnent naissance de plus en plus tôt, et c'est à cause de nous

Une biche élaphe (Cervus elaphus) et son jeune en train de courir en Écosse. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur les pressions sélectives que subissent les biches écossaises pour mettre bas plus tôt.

En étudiant les cerfs élaphes d’une île écossaise, des chercheurs ont observé que du fait du réchauffement des températures, la population avait évolué génétiquement au cours des dernières décennies pour donner naissance à leurs jeunes deux semaines plus tôt dans l’année. Ces résultats ont été publiés le 5 novembre dans la revue Plos Biology.

Pourquoi c’est intéressant. Observer l’évolution en action chez des populations animales sauvages est exceptionnel. Les processus évolutifs sont en général très longs et agissent sur de très nombreuses générations, ce qui rend souvent impossible leur observation. Cette étude met en lumière une évolution accélérée en réponse au réchauffement climatique dans une population insulaire de cerfs sauvages.

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Une ébauche d'explication évolutionniste sur les origines de l’orgasme féminin

Image d'illustration, œuvre du peintre britannique George Frederic Watts, 19e siècle | Creative Commons

Du plaisir à l’état pur! Voilà ce qui caractérise l’orgasme féminin humain. Il n’est associé à aucune fonction biologique connue, alors qu’il déclenche l’ovulation chez d’autres mammifères. Une hypothèse suggère que cette fonction d’induction de l’ovulation était présente chez nos ancêtres et que l’humain, comme d’autres espèces, l’aurait perdu. Une équipe américaine en fournit enfin un début de preuve expérimentale.

Pourquoi c’est intéressant. L’orgasme féminin est depuis des siècles l’objet de nombreuses controverses et spéculations. Depuis l’origine de l’humanité, les savants s’interrogent… avec plus ou moins de pertinence: existe-t-il? Comment fonctionne-t-il? À quoi sert-il? Car il s’agit ici de donner une explication évolutionniste à cette mystérieuse extase.

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Bedbugs already walked the Earth at the times of dinosaurs

Amongst 100 different bedbug species, only two feed on humans. Most of them are parasites in bats. | Mark Chappell / Université de Californie, Riverside

They are deemed as disgusting bed-mates by humankind. But bedbugs have existed for much longer than us. According to an international study, they have existed for more than 100 million years, even coexisting with dinosaurs — and surviving their extinction.

Why it is surprising. Bats were thought to be the first host to the parasitic species. Most bedbug species indeed feed on Chiroptera. Yet, genetic analyses performed by researchers show that bedbugs are older than bats by at least 50 millions years.

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Une nouvelle espèce éclaire l’origine du T. rex

Reconstitution d’un Suskityrannus hazelae de la fin du crétacé (au premier plan) | Andrey Atuchin

Des chercheurs ont découvert, au Nouveau-Mexique (Etats-Unis), les fossiles vieux de 92 millions d’années de deux jeunes tyrannosaures d’un nouveau genre, Suskityrannus hazelae. Ces squelettes, dont les crânes mesurent entre 25 et 32 centimètres, sont décrits dans un article de Nature Ecology & Evolution. Malgré leur petite taille, ils possèdent des pattes adaptées pour la course et une mâchoire puissante.

Pourquoi on en parle. Le Tyrannosaurus rex a prospéré à la fin du Crétacé supérieur, il y a 80 à 66 millions d’années. Mais ses origines restent mystérieuses. On disposait de fossiles de ses ancêtres datant de plus de 100 millions d’années. Mais aucun vestige des vingt millions d’années suivantes, sans doute en raison de la montée des océans dans ce qui était l’Amérique à cette époque. Les S. hazelae seraient donc le chaînon manquant dans l’évolution des tyrannosaures.

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Le narval, une espèce qui intrigue les généticiens

Le narval est l'un des trois cétacés marins qui ne vivent que dans l'océan Arctique | Carsten Egevang

L’analyse du génome d’un spécimen de narval par une équipe danoise révèle que ce mammifère marin présente une très faible diversité génétique. La population actuelle aurait connu une expansion récente, à partir d’un petit groupe fondateur, mais sa diversité n’aurait pas profité d’une démographie favorable.

Pourquoi c’est important. Aujourd’hui, la population de narvals compte environ 170 000 individus, qui vivent uniquement dans l’océan Arctique. La faible diversité génétique de l’espèce pose des questions sur sa survie.