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L'UE dévoile son livre blanc sur le développement de l'intelligence artificielle

Image d'illustration | Commission Européenne/Flickr/Creative Commons

La Commission européenne (CE) a présenté ce 19 février sa stratégie pour l’intelligence artificielle (IA) et la gestion des données. A la clé, un livre blanc, ainsi qu’un rapport plus technique sur les enjeux juridiques des technologies associées. C’est Margrethe Vestager, Commissaire européenne chargée de la concurrence, également vice-présidente, qui a coordonné ce travail, dans le cadre de la priorité A Europe fit for the digital age, fixée par la présidente Ursula von der Leyen pour la période 2019-2024.

Pourquoi on en parle. Aujourd’hui, on ne parle plus seulement des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, du nom des cinq entreprises américaines leaders sur le numérique) mais aussi des BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi), quatuor d’entreprises chinoises en pointe. A travers cette initiative, l’Europe veut se positionner face aux Etats-Unis et à la Chine, et s’assurer les moyens de ses ambitions de devenir un leader mondial.

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Une «boîte à outils» pour la 5G en Europe

Thierry Breton, le Commissaire européen à l'Industrie, a annoncé mardi que la compagnie chinoise Huawei participera au développement de la 5G en Europe. Ce mercredi, il présentera une «boîte à outils» conçue par les Etats membres de l'Union et de la Commission européenne.

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01net

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L’homme d’affaires commanditaire de l’assassinat du journaliste slovaque Jan Kuciak, devant la justice

Marian Kocner doit comparaître aujourd’hui devant le tribunal pénal spécial de Slovaquie. Cet entrepreneur milliardaire est accusé d’avoir ordonné l’assassinat, en février 2018, du journaliste et de sa compagne qui enquêtait sur des liens entre mafia et politique. Suite au scandale, d’importantes manifestations avaient forcé le premier ministre à la démission.

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Euronews

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L'Europe proche du point de bascule climatique, selon une agence de l'UE

L'Europe vue depuis la Station spatiale internationale | ESA

Avec le changement climatique, l’Europe fait face à un défi «d’une ampleur et d’une urgence inédite», alerte un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement paru le 4 décembre. La situation ne s’est pas améliorée du tout depuis le précédent état des lieux, qui date de 2015. Une mise en garde avant tout politique, que relaye EurActiv.

Pourquoi c’est important. Plusieurs phénomènes contribuant au réchauffement sont aujourd’hui proches du point de bascule: le risque est d’entrer en zone inconnue. Et surtout, critique le rapport, des décisions politiques radicales peinent à être prises, les décideurs privilégiant des solutions insuffisamment ambitieuses. La sortie de ce rapport intervient une semaine avant le très attendu «Green deal» de la Commission européenne, qui doit proposer une stratégie pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

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Lire l'article sur EurActiv

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Un industriel censure un avis européen alarmant sur son pesticide, le mancozèbe

Extrait de l'avis caviardé, disponible sur le site de l'Efsa (4 déc. 2019).

Ça fait tache. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), chargée d’évaluer notamment les pesticides, a publié le 20 novembre dernier un avis scientifique sur le mancozèbe, un fongicide employé dans les cultures alimentaires. Extrait: «Trois sujets majeurs de préoccupation ont été identifiés: la classification du mancozèbe comme ******* et *******.» Les éléments sensibles ont été caviardés par le fabricant UPL Europe, qui a poussé le zèle jusqu’à biffer son propre nom du document… Le Monde a eu accès à l’original et révèle que le mancozèbe est un perturbateur endocrinien avec une écotoxicité importante.

La clé du mystère. La procédure de validation de l’Efsa prévoit qu’un avis scientifique soit envoyé au fabricant avant parution. Ce dernier peut alors signaler d’éventuelles erreurs ou demander à ce que des informations qu’il juge confidentielles (noms d’experts, secrets industriels…) soient masquées. De là à caviarder des informations d’intérêt public, il n’y a qu’un pas qu’UPL Europe n’a pas hésité à franchir, jetant indirectement le discrédit sur une agence déjà très critiquée pour sa complaisance à l’endroit des industriels.

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À lire dans Le Monde

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Le futur rover martien d'ExoMars face à des problèmes de parachute

ESA/I. BAREL

Le programme ExoMars 2020, qui regroupe l’Agence spatiale européenne (ESA) et russe (Roscosmos), comprend un rover de 300 kg qui devra être lancé en juillet 2020, pour arriver sur Mars en mars 2021. Il collectera même des roches martiennes, qui pourront être ramenés sur Terre à l’occasion d’une mission ultérieure! Mais encore faudra-t-il ralentir la chute de l’atterrisseur à l’aide de parachutes! Le problème, révèle Science, c’est que les essais actuellement en cours montrent des faiblesses au niveau de parachutes, qui se déchirent lors de la chute, même à seulement 15 mètres.

Pourquoi c’est intéressant. L’ESA travaille avec acharnement pour résoudre le problème. Après avoir tenté de doubler les voiles de Téflon, sans succès, elle a demandé de l’aide à la Nasa, qui a déjà conçu des parachutes pour Mars. Une délégation européenne s’est déplacée en Californie courant septembre, et de nouveaux tests devraient avoir lieu cette semaine. Les tests de validation finale, eux, n’auront lieu qu’en avril 2020.

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Lire l'article publié par Science

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L'image du jour

Keystone / AP Darko Vojinovic

A Bihac, Bosnie, des migrants font la queue pour recevoir des provisions de la Croix-Rouge. Alors que l'hiver approche dans ce camp surpeuplé, l'Union européenne a partagé avec les autorités bosniaques son inquiétude quant à une possible crise humanitaire.

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Des bulles contre les déchets flottants

A Amsterdam, on développe une nouvelle technologie pour débarrasser les canaux de leurs ordures sans affecter la faune aquatique: des barrières de bulles. Censé diriger jusqu’à 80% des déchets vers des lieux de collecte, un dispositif expérimental fonctionnera 24 heures sur 24 pendant les trois prochaines années. Son co-inventeur Philip Ehrhorn a bon espoir: «Dans les océans, plus des deux tiers des déchets plastiques proviennent de rivières et canaux – si vous devez les intercepter, pourquoi ne pas le faire là?»

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The Guardian

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Brexit kafkaïen : Quelles leçons pour la Suisse?

Cenni Najy est chercheur au Global Studies Institute de l’Université de Genève et vice-président du think thank Foraus.

Le Royaume-Uni et l’UE ont conclu un nouvel accord de retrait. Une fois de plus, l’accord butte sur la ratification du parlement britannique et ce alors même que Boris Johnson avait promis de sortir son pays de l’Union européenne le 31 octobre prochain. A ce stade, un troisième délai de sortie se profile (31 janvier 2020) avec son cortège d'incertitude. Ce d’autant plus que, depuis ce mardi, l’équation du Brexit comporte une nouvelle inconnue: l’organisation d'élections générales anticipées en décembre prochain. Suivant le résultat de ces élections, tous les scénarios restent possibles, du hard Brexit à l'organisation d'un nouveau référendum sur l’appartenance à l’UE. La perspective d’une sortie ordonnée sur la base du nouvel accord de retrait début 2020 paraît néanmoins la plus probable.

Quoi qu’il en soit, ce nouveau délai pourrait avoir des conséquences non négligeables pour la Suisse, qui est elle-même engagée dans une négociation difficile avec l’UE.

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Voter pour ses enfants

Paul Ackermann

L’entreprise genevoise ID Quantique propose à la finance et aux gouvernements des solutions de communication ultrasécurisée grâce à la physique quantique. Elle a littéralement créé ce nouveau marché grâce aux financements européens pour l’innovation. «Et aujourd’hui, nous réussissons à rester leader mondial grâce à eux, nous explique Grégoire Ribordy, son co-fondateur. Ces fonds nous permettent de faire de la recherche pas nécessairement liée à un développement immédiat, comme pour une PME normale, mais davantage tournée vers la prochaine génération d’innovations, ce qui est essentiel pour rester à la pointe.»

Pour l’instant, tout va bien. «En 19 ans, nous avons touché environ 4 millions d’euros. Jusqu’ici nous étions bien vus. Mais, dans le cadre du prochain programme-cadre, nous sentons bien que nous sommes poussés dehors. Il y a une volonté inquiétante de traiter les partenaires suisses différemment.» Ce qui tombe mal: l’Europe a fait des innovations reposant sur la physique quantique sa priorité et va investir un milliard d’euros dans le domaine.

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Assurer la place de la recherche suisse dans les futures relations avec l’UE

Drapeaux suisse et européen. | Peter Klaunzer / KEYSTONE

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

Pour la recherche suisse, avoir accès aux bourses et aux collaborations européennes est primordial. Mais en raison des blocages politiques actuels, rien ne garantit que les scientifiques helvétiques puissent pleinement participer au prochain programme-cadre européen pour la recherche. Baptisé «Horizon Europe» et budgété à 100 milliards d’euros, il démarrera en janvier 2021.

Pourquoi c’est important. Il faut retenir deux mots clés: compétition et coopération. Le programme-cadre européen permet aux scientifiques suisses de se mesurer à ceux d’autres pays. Concrètement, ils peuvent soumettre leurs projets pour recevoir des fonds d’encouragement, par exemple les prestigieuses bourses du Conseil européen de la recherche ERC. Côté coopération, ils ont la possibilité de participer à des consortiums réunissant les meilleurs acteurs du continent. Des atouts indispensables pour la réputation des institutions suisses et leur capacité à attirer les cerveaux.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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L'Europe a une nouvelle Commissaire européenne à la recherche, mais son titre omet le mot «recherche»

Mariya Gabriel (en bleu), appelée à être la future Commissaire européenne en charge de la recherche | Aron Urb/Wikicommons

La politicienne conservatrice bulgare Mariya Gabriel est appelée à devenir la prochaine Commissaire européenne en charge de la recherche. Problème, que décrit le magazine Science: le titre de son poste ne mentionne plus le mot «recherche», devenant simplement Commissaire européen à l’innovation et la jeunesse.

Pourquoi ça fait débat. Dans les milieux concernés certains craignent que science et recherche disparaissent un peu des écrans de la nouvelle Commission européenne. Le Commissaire sortant, Carlos Moedas, n’hésitait pas à twitter récemment que, «la vérité, c’est que personne n’en parlait ou n’était vraiment intéressé [à occuper ce poste de commissaire]. Durant les cinq dernières années, j’ai tenté de placer ce portfolio sur la carte. Il y a encore du chemin.» D’autre, comme l’ancien directeur-général de la recherche européenne Robert-Jan Smits, estiment que, grâce à ce battage des cartes au sein des commissariats, l’éducation, la science et la recherche gagneront en «poids et en visibilité», et créeront des ponts.

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Lire l'article dans Science

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Avec le ralliement allemand, l'idée d'une UE sans carbone en 2050 gagne du terrain

Mine de lignite en Allemagne | Creative Commons

L’Allemagne serait en passe d’accepter un objectif zéro émissions de carbone en 2050, selon Politico (EN).

Pourquoi on vous en parle. Les responsables de l’UE se réunissent jeudi pour évoquer la stratégie de l’Union pour les cinq prochaines années. Certains Etats-Membres espèrent, à l’initiative de la France, adopter une politique climatique plus ambitieuse. Un ralliement allemand pourrait convaincre des pays de l’est du continent, à l’image de la Pologne et de la Bulgarie, à accepter cette nouvelle donne.