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L'Europe a une nouvelle Commissaire européenne à la recherche, mais son titre omet le mot «recherche»

Mariya Gabriel (en bleu), appelée à être la future Commissaire européenne en charge de la recherche | Aron Urb/Wikicommons

La politicienne conservatrice bulgare Mariya Gabriel est appelée à devenir la prochaine Commissaire européenne en charge de la recherche. Problème, que décrit le magazine Science: le titre de son poste ne mentionne plus le mot «recherche», devenant simplement Commissaire européen à l’innovation et la jeunesse.

Pourquoi ça fait débat. Dans les milieux concernés certains craignent que science et recherche disparaissent un peu des écrans de la nouvelle Commission européenne. Le Commissaire sortant, Carlos Moedas, n’hésitait pas à twitter récemment que, «la vérité, c’est que personne n’en parlait ou n’était vraiment intéressé [à occuper ce poste de commissaire]. Durant les cinq dernières années, j’ai tenté de placer ce portfolio sur la carte. Il y a encore du chemin.» D’autre, comme l’ancien directeur-général de la recherche européenne Robert-Jan Smits, estiment que, grâce à ce battage des cartes au sein des commissariats, l’éducation, la science et la recherche gagneront en «poids et en visibilité», et créeront des ponts.

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Avec le ralliement allemand, l'idée d'une UE sans carbone en 2050 gagne du terrain

Mine de lignite en Allemagne | Creative Commons

L’Allemagne serait en passe d’accepter un objectif zéro émissions de carbone en 2050, selon Politico (EN).

Pourquoi on vous en parle. Les responsables de l’UE se réunissent jeudi pour évoquer la stratégie de l’Union pour les cinq prochaines années. Certains Etats-Membres espèrent, à l’initiative de la France, adopter une politique climatique plus ambitieuse. Un ralliement allemand pourrait convaincre des pays de l’est du continent, à l’image de la Pologne et de la Bulgarie, à accepter cette nouvelle donne.

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Tous les détails, en graphiques, du futur programme européen de la recherche Horizon Europe

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Frédéric Kaplan: «Ce serait une terrible erreur de l'Europe d'oublier la préservation de l’héritage culturel»

Frédéric Kaplan, père du Time Machine, reste optimiste | Wikicommons

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»), tel le Human Brain Project, dotés d’un milliard d’euros sur 10 ans. Comme l’annonce le magazine Science (EN), elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet Time Machine, de l’EPF de Lausanne.

La réaction de Frédéric Kaplan. Pour le père du projet Venice Time Machine à l’EPFL, qui a servi de base au Time Machine européen et dont il est l’initiateur, la décision européenne est moins importante sur la forme – l’instrument de financement – que sur le fond. Elle envoie un message troublant par rapport à un domaine crucial et émergeant: la numérisation du patrimoine culturel, qui pourrait être relégué dans l’ordre des priorités européennes.

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L’Europe sacrifie ses projets de recherche géants, dont le Time Machine de l’EPFL

Le projet TimeMachine veut notamment reconstruire virtuellement des villes, comme Venise, sur la base de leurs archives | EPFL DHLAB Venise Piazza San Marco

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»). Elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet TimeMachine, de l’EPF de Lausanne. Le magazine Science détaille la nouvelle (EN).

Pourquoi c’est gênant. Chacun de ces six vastes projets, choisis en février dernier par la Commission dans une première liste de 33, avait reçu un million d’euros pour développer ses plans de concrétisation. Ces consortiums s’étaient déjà largement engagés, impliquant parfois des centaines de chercheurs de dizaines d’institutions académiques. La Commission européenne calme le jeu.