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| | radar

Des bulles contre les déchets flottants

A Amsterdam, on développe une nouvelle technologie pour débarrasser les canaux de leurs ordures sans affecter la faune aquatique: des barrières de bulles. Censé diriger jusqu’à 80% des déchets vers des lieux de collecte, un dispositif expérimental fonctionnera 24 heures sur 24 pendant les trois prochaines années. Son co-inventeur Philip Ehrhorn a bon espoir: «Dans les océans, plus des deux tiers des déchets plastiques proviennent de rivières et canaux – si vous devez les intercepter, pourquoi ne pas le faire là?»

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The Guardian

| chronique

Brexit kafkaïen : Quelles leçons pour la Suisse?

Cenni Najy est chercheur au Global Studies Institute de l’Université de Genève et vice-président du think thank Foraus.

Le Royaume-Uni et l’UE ont conclu un nouvel accord de retrait. Une fois de plus, l’accord butte sur la ratification du parlement britannique et ce alors même que Boris Johnson avait promis de sortir son pays de l’Union européenne le 31 octobre prochain. A ce stade, un troisième délai de sortie se profile (31 janvier 2020) avec son cortège d'incertitude. Ce d’autant plus que, depuis ce mardi, l’équation du Brexit comporte une nouvelle inconnue: l’organisation d'élections générales anticipées en décembre prochain. Suivant le résultat de ces élections, tous les scénarios restent possibles, du hard Brexit à l'organisation d'un nouveau référendum sur l’appartenance à l’UE. La perspective d’une sortie ordonnée sur la base du nouvel accord de retrait début 2020 paraît néanmoins la plus probable.

Quoi qu’il en soit, ce nouveau délai pourrait avoir des conséquences non négligeables pour la Suisse, qui est elle-même engagée dans une négociation difficile avec l’UE.

| | éditorial

Voter pour ses enfants

L’entreprise genevoise ID Quantique propose à la finance et aux gouvernements des solutions de communication ultrasécurisée grâce à la physique quantique. Elle a littéralement créé ce nouveau marché grâce aux financements européens pour l’innovation. «Et aujourd’hui, nous réussissons à rester leader mondial grâce à eux, nous explique Grégoire Ribordy, son co-fondateur. Ces fonds nous permettent de faire de la recherche pas nécessairement liée à un développement immédiat, comme pour une PME normale, mais davantage tournée vers la prochaine génération d’innovations, ce qui est essentiel pour rester à la pointe.»

Pour l’instant, tout va bien. «En 19 ans, nous avons touché environ 4 millions d’euros. Jusqu’ici nous étions bien vus. Mais, dans le cadre du prochain programme-cadre, nous sentons bien que nous sommes poussés dehors. Il y a une volonté inquiétante de traiter les partenaires suisses différemment.» Ce qui tombe mal: l’Europe a fait des innovations reposant sur la physique quantique sa priorité et va investir un milliard d’euros dans le domaine.

| | news

Assurer la place de la recherche suisse dans les futures relations avec l’UE

Drapeaux suisse et européen. | Peter Klaunzer / KEYSTONE

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

Pour la recherche suisse, avoir accès aux bourses et aux collaborations européennes est primordial. Mais en raison des blocages politiques actuels, rien ne garantit que les scientifiques helvétiques puissent pleinement participer au prochain programme-cadre européen pour la recherche. Baptisé «Horizon Europe» et budgété à 100 milliards d’euros, il démarrera en janvier 2021.

Pourquoi c’est important. Il faut retenir deux mots clés: compétition et coopération. Le programme-cadre européen permet aux scientifiques suisses de se mesurer à ceux d’autres pays. Concrètement, ils peuvent soumettre leurs projets pour recevoir des fonds d’encouragement, par exemple les prestigieuses bourses du Conseil européen de la recherche ERC. Côté coopération, ils ont la possibilité de participer à des consortiums réunissant les meilleurs acteurs du continent. Des atouts indispensables pour la réputation des institutions suisses et leur capacité à attirer les cerveaux.

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| | radar

L'Europe a une nouvelle Commissaire européenne à la recherche, mais son titre omet le mot «recherche»

Mariya Gabriel (en bleu), appelée à être la future Commissaire européenne en charge de la recherche | Aron Urb/Wikicommons

La politicienne conservatrice bulgare Mariya Gabriel est appelée à devenir la prochaine Commissaire européenne en charge de la recherche. Problème, que décrit le magazine Science: le titre de son poste ne mentionne plus le mot «recherche», devenant simplement Commissaire européen à l’innovation et la jeunesse.

Pourquoi ça fait débat. Dans les milieux concernés certains craignent que science et recherche disparaissent un peu des écrans de la nouvelle Commission européenne. Le Commissaire sortant, Carlos Moedas, n’hésitait pas à twitter récemment que, «la vérité, c’est que personne n’en parlait ou n’était vraiment intéressé [à occuper ce poste de commissaire]. Durant les cinq dernières années, j’ai tenté de placer ce portfolio sur la carte. Il y a encore du chemin.» D’autre, comme l’ancien directeur-général de la recherche européenne Robert-Jan Smits, estiment que, grâce à ce battage des cartes au sein des commissariats, l’éducation, la science et la recherche gagneront en «poids et en visibilité», et créeront des ponts.

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Lire l'article dans Science

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Votre cerveau a été piraté

| | radar

Avec le ralliement allemand, l'idée d'une UE sans carbone en 2050 gagne du terrain

Mine de lignite en Allemagne | Creative Commons

L’Allemagne serait en passe d’accepter un objectif zéro émissions de carbone en 2050, selon Politico (EN).

Pourquoi on vous en parle. Les responsables de l’UE se réunissent jeudi pour évoquer la stratégie de l’Union pour les cinq prochaines années. Certains Etats-Membres espèrent, à l’initiative de la France, adopter une politique climatique plus ambitieuse. Un ralliement allemand pourrait convaincre des pays de l’est du continent, à l’image de la Pologne et de la Bulgarie, à accepter cette nouvelle donne.

| | radar

Tous les détails, en graphiques, du futur programme européen de la recherche Horizon Europe

| | news

Frédéric Kaplan: «Ce serait une terrible erreur de l'Europe d'oublier la préservation de l’héritage culturel»

Frédéric Kaplan, père du Time Machine, reste optimiste | Wikicommons

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»), tel le Human Brain Project, dotés d’un milliard d’euros sur 10 ans. Comme l’annonce le magazine Science (EN), elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet Time Machine, de l’EPF de Lausanne.

La réaction de Frédéric Kaplan. Pour le père du projet Venice Time Machine à l’EPFL, qui a servi de base au Time Machine européen et dont il est l’initiateur, la décision européenne est moins importante sur la forme – l’instrument de financement – que sur le fond. Elle envoie un message troublant par rapport à un domaine crucial et émergeant: la numérisation du patrimoine culturel, qui pourrait être relégué dans l’ordre des priorités européennes.

| | radar

L’Europe sacrifie ses projets de recherche géants, dont le Time Machine de l’EPFL

Le projet TimeMachine veut notamment reconstruire virtuellement des villes, comme Venise, sur la base de leurs archives | EPFL DHLAB Venise Piazza San Marco

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»). Elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet TimeMachine, de l’EPF de Lausanne. Le magazine Science détaille la nouvelle (EN).

Pourquoi c’est gênant. Chacun de ces six vastes projets, choisis en février dernier par la Commission dans une première liste de 33, avait reçu un million d’euros pour développer ses plans de concrétisation. Ces consortiums s’étaient déjà largement engagés, impliquant parfois des centaines de chercheurs de dizaines d’institutions académiques. La Commission européenne calme le jeu.