#ethologie


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Pourquoi les chiens s'attachent si facilement

LuAnn Snawder/Flickr/Creative Commons

Les chiens sont décidément de drôles de loups, même s’ils partagent les mêmes ancêtres. Leur capacité à se lier à l’homme surpasse celle de leurs cousins sauvages. La différence impliquerait — entre autres — les mêmes gènes que ceux impliqués chez l’homme dans le syndrome de Williams, maladie génétique qui se caractérise chez nous, en plus d’anomalies cardiaques et d’un retard mental, par une gentillesse anormale. C’est l’étonnante histoire racontée par le New York Times.

Pourquoi c’est intéressant. La capacité des chiens à se lier n’est pas limitée à l’humain: elle peut aussi s'étendre aux moutons —notamment pour les chiens de berger— aux chèvres, voire aux pingouins (!). Et ce n’est pas tout: grâce à des expériences menées sous IRM, des chercheurs ont pu montrer que la partie du cerveau s’activant chez un chien lorsqu’il entend le nom de son maître est la même que celle réagissant chez l’humain, lorsque nous aimons quelqu’un ou quelque chose…

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Lire l'article du New York Times

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La maman baleine chuchote pour éviter les prédateurs

Une baleine franche avec son jeune. | NOAA Fisheries / Christin Khan

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, s'est penché sur les baleines franches dans son nouvel article.

Ne pas se faire repérer par les orques ou les requins, c’est le défi des mères baleines pour protéger leur progéniture de ces redoutables prédateurs. Elles modifient donc leurs chants afin de se rendre le plus discrètes possible. C’est ce que vient de montrer une étude sur les baleines franches de l’Atlantique du Nord publiée dans Biology Letters.

Pourquoi c’est intéressant. La baleine franche est une espèce menacée. On estime à environ 500 individus sa population mondiale. Le faible nombre de naissances rend l’espèce très vulnérable, d’autant que les femelles reproductrices sont souvent prises dans des collisions avec les bateaux ou d’autres engins de pêche.

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Traumatisées par leur capture, les éléphantes font moins d’enfants

Femelle éléphant d’Asie et son jeune dans un centre de réhabilitation | Chloé Laubu

Le Flux Santé se consacre aussi à la santé animale. Voici donc le troisième sujet de Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal.

Les éléphantes sauvages voient leur capacité de reproduction durablement altérée une fois placées en captivité. C’est la conclusion d’une recherche publiée le 9 octobre dans Proceedings of the Royal Society B. Le traumatisme de la capture est tel qu’il va jusqu’à influencer la capacité de survie de leur progéniture.

Pourquoi c’est important. Les conditions de vie des éléphants en captivité ont été étudiées dans l’optique d’améliorer leur bien-être, mais le traumatisme lié à la capture est largement ignoré. On estime que plus de 16’000 éléphants d’Asie sont conservés en captivité, dans le cadre de programmes de conservation (parcs zoologiques) ou à des fins d’exploitation économique (tourisme, industrie forestière), principalement en Inde, en Thaïlande, ou encore au Myanmar.

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Danser pour ne pas être mangée: le choix de la crevette nettoyeuse

Lysmata amboinensis (dite crevette barbier) se nourrit de peaux mortes et de parasites présents dans la bouche des poissons. | Bernard Dupont CC

Le Flux Santé se consacre aussi à la santé animale. Voici donc le deuxième sujet de Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal.

La crevette nettoyeuse mène une vie risquée… Elle passe ses journées à nettoyer les bouches de poissons bien plus gros qu’elle, dont celles de ses propres prédateurs! Comment évite-t-elle de leur servir de casse-croûte? Elle leur fait une danse! Cette surprenante découverte a été publiée le 18 septembre dans la revue Biology Letters.

Pourquoi c’est intéressant. L’existence d’un rapport mutualiste (qui profite aux deux partenaires) entre une proie et son prédateur est une vraie énigme évolutive. Cette étude met en lumière des éléments clés dans l’évolution de cette relation: les crevettes sont non seulement capables de reconnaître les poissons dangereux, mais aussi d’ajuster leurs comportements en conséquence.

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Plus les dauphins trouvent facilement à manger, moins ils sont sociaux avec leurs congénères

Grand dauphin au milieu d'un banc de sardines. | Shutterstock

Nous vous l'annoncions fin septembre dans une chronique sur les animaux de cirque. Le Flux Santé sera aussi consacré à la santé animale. Voici donc le premier sujet de Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal.

Dans une étude publiée dans la revue Behavioral Ecology, le 9 septembre, des chercheurs ont montré l’influence des activités d’aquaculture sur les comportements des dauphins. L’abondance de nourriture dans ces zones réduirait le besoin de coopération et pourrait donc modifier la structure sociale du groupe.

Pourquoi c’est intéressant. Les grands dauphins sont des animaux grégaires, dont les capacités d’adaptation à leur environnement ne cessent d’émerveiller les chercheurs. Ils peuvent par exemple suivre des bateaux de pêche pour récupérer les prises qui sont rejetées à l’eau par les pécheurs. À première vue, les dauphins semblent s’adapter à la proximité avec les activités humaines. Pourtant, il pourrait y avoir des conséquences à plus long terme.

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Le Roi Lion avait tort: chez les lions, ce sont les lionnes qui mènent le clan

Creative Commons

Au sein d’un groupe de lions, qui mène réellement le clan? Les lionnes, avance un article du National Geographic. L’argument: les mâles ne jouent qu’un rôle reproductif, et n’interviennent que très peu dans la cohésion du groupe et le maintien de son territoire.

Pourquoi c’est étonnant. L’on imagine souvent sa majesté le Lion comme le roi de la savane, régnant sur son clan de lionnes et de lionceaux. Alors qu’il s’agit de sociétés matrilinéaires où les femelles nées dans un clan y resteront toute leur vie, tandis que les mâles, eux, devront en changer plusieurs fois, après avoir été chassés de leur groupe de naissance une fois adulte. De quoi revisiter la belle histoire de Simba et de Nala…

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Lire l'article sur National Geographic (EN)