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Reto Knutti: «L’Histoire compte de nombreux exemples de basculements soudains»

Reto Knutti, professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich. | Christian Beutler / Keystone

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Reto Knutti est professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich, où il dirige le groupe de physique climatique. Ses recherches portent notamment sur les projections climatiques à long terme. Il est également vice-président associé pour la durabilité de l’école polytechnique zurichoise et président de ProClim est le forum pour le climat et les changements globaux de l’Académie suisse des sciences naturelles.

Pour le spécialiste, la mobilisation actuelle de la population en faveur du climat, la lucidité des plus jeunes face aux enjeux environnementaux ainsi que les progrès technologiques constituent des sources d’optimisme. Entretien.

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Année fructueuse pour les spin-off de l'ETH Zurich

L'ETH Zurich | Keystone

En 2019, 30 nouvelles entreprises ont été créées par des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Un tiers des équipes fondatrices sont concentrées dans les technologies de l'information et de la communication. Dans le domaine des nouveaux matériaux, il y a eu une forte croissance comparée aux dernières années.

Pourquoi c’est important. Depuis 2010, 242 spin-off ont été créées à l'ETH Zurich. Mais cette année, une tendance a été remarquée: l’environnement. FenX transforme les déchets industriels en une mousse poreuse adaptée à l'isolation des bâtiments. L'ETH Neustark recycle le béton de manière rentable. Dimpora développe une membrane écologique pour les vestes d'extérieur qui ne contient pas de composés fluorés.

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ETH News

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Nicola Spaldin: «Les matériaux multiferroïques pourraient être une révolution pour l’électronique»

Nicola Spaldin reçoit ce jeudi 7 novembre le Prix Marcel Benoist, considéré comme le "Nobel suisse" | Fondation Marcel Benoist

Depuis 1920, année de la création du Prix Marcel Benoist, Nicola Spaldin n’est que la deuxième femme à se voir récompensée par cette distinction parfois aussi appelée «Nobel suisse», puisque dix de ses lauréats ont ensuite reçu la récompense scientifique suprême. Elle reçoit son prix ce 7 novembre à Berne des mains du Conseiller fédéral Guy Parmelin, président de la fondation éponyme.

Professeure en théorie des matériaux à l’ETH de Zurich, cette Anglaise, diplômée de l’Université de Cambridge et qui a poursuivi l’essentiel de sa carrière scientifique aux Etats-Unis, s’est installée en Suisse en 2011. Dans cet interview, elle évoque son domaine de recherche annoncé comme révolutionnaire pour l’électronique de demain, mais aussi la place des femmes dans la science ou l’importance du maintien des liens scientifiques avec l’Union européenne.

| | idées

L'actualité vue par le président de l'ETH Zurich

Joël Mesot

Dans mon radar

Expliquer les enjeux de la recherche au nouveau parlement. Les élections fédérales du 20 octobre vont renouveler une grande partie des parlementaires. L’occasion pour le domaine des Ecole polytechniques fédérales (EPF) d’aller ensuite leur expliquer nos enjeux. C’est si important: la recherche et l’éducation sont nos uniques ressources en Suisse! Et les investissements définissent notre avenir pour les 20 prochaines années. Les budgets ne sont pas plétoriques et le mécanisme du frein à l’endettement – un atout pour la Suisse – nous pénalise indirectement, car le budget des EPF n’est pas protégé. Ainsi, à long terme, nous risquons de perdre notre autonomie pour nous engager dans des projets liés à la recherche fondamentale.