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A Los Angeles, les ratés de la police qui devait prévoir le crime à partir des big data

Des figurines sur des composants informatiques (image d'illustration) | Creative Commons

Prédire la criminalité future à partir de la criminalité passée, à l’aune des techniques de big data: plusieurs polices s’y sont essayées aux Etats-Unis, notamment à Los Angeles. Les expérimentations sont cependant loin de fournir les résultats escomptés, raconte le magazine californien Government Technology.

Pourquoi c’est délicat. L’idée d’une police prédictive capable de prévoir l’avenir à partir des statistiques passées les plus détaillées possibles semble séduisante de prime abord. Pourtant, elle a un énorme défaut: elle considère qu’un résultat passé va nécessairement se répéter. Ces technologies reproduisent aussi les biais, furent-ils inconscients, de leurs créateurs, ce qui implique de redoubler de prudence dans leur évaluation et leur utilisation.

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Lire l'article dans Government Technology (EN)

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Des photos aériennes de la guerre froide livrent des enseignements archéologiques

Un "cerf-volant du désert" (desert kite), longs murs de pierre sèche datant de quelques millénaires avant notre ère, destinés à piéger le gibier | Archives nationales américaines

Pendant la guerre froide, les États-Unis ont clandestinement survolé l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie à des fins de renseignement militaire. Les photographies qui en résultent, aujourd’hui déclassifiées, sont devenues une mine d’or pour les archéologues, explique Forbes (EN), s’appuyant dans une publication parue dans Advances in archeological practice.

Que montrent ces images? Elles sont particulièrement utiles au Moyen-Orient, où elles révèlent dans certains cas des traces archéologiques aujourd’hui disparues, endommagées ou détruites par des années de guerre. Par exemple, des canaux construits il y a plus de 3000 ans par l’empire assyrien, ou encore des “cerfs-volants du désert”, ces structures destinées à piéger le gibier, qui datent dans certains cas du néolithique, il y a plus de 8000 ans.

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Lire l'article de Forbes (EN)

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L'administration Trump va laisser les Etats américains fixer leurs propres limites d'émissions

Le capitole de Washington se trouve juste derrière une centrale à charbon | JIM LO SCALZO/AP/KEYSTONE

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) vient de revoir son cadre réglementaire. Elle en a retiré toute contrainte fédérale sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) des centrales thermiques, relate le site web de Science (EN).

Pourquoi c’est important. Depuis le début de son mandat fin 2016, le président américain Donald Trump a entrepris de détricoter les politiques climatiques de son prédécesseur Barack Obama, en particulier l’ambitieux Clean Power Act introduit en 2015. S’il avait été appliqué, ce dernier aurait obligé chaque Etat à réduire de 32% ses émissions, par rapport à l’année de référence 2005.

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L'armée américaine émet plus de carbone que le Portugal

Le bâtiment du Pentagone, près de Washington | Creative Commons

Faire la guerre ou même entretenir ses forces armées est (très) mauvais pour l’environnement. L’on s’en doutait, mais un professeur de l’Université de Boston vient enfoncer le clou à travers un rapport (EN) qui évalue pour 2017 à 59 millions de tonnes de dioxyde de carbone les émissions liées à la défense américaine

Pourquoi c’est énorme. Cela classe ce secteur, pourtant de niveau national, au rang d’un petit pays: c’est plus que la Suède, la Finlande ou le Portugal! S’il s’agissait d’un pays, cela placerait la défense américaine au 55e rang mondial.

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Les scientifiques pris dans la guerre économique entre la Chine et États-Unis

Les plans de Pékin pour attirer les scientifiques américains sont dans le collimateur de Washington | Petrick Liu, Pixabay

Dans un document interne, le ministère américain de l'Énergie aurait interdit à ses employés et sous-traitants de se laisser recruter par tout programme étranger impliquant des échanges de données scientifiques et techniques sensibles, d'après une dépêche AFP reprise par Sciences et Avenir.

Pourquoi on en parle. Sans être explicitement mentionné, un programme de recrutement chinois serait directement visé. Cette nouvelle tension s'inscrit dans le contexte tendu de guerre économique entre les deux nations et dans laquelle la question technologique est de plus en plus prégnante.

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VOir la dépêche AFP sur Sciences et Avenir (FR)

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La carpe, un fléau que les Etats-Unis entendent combattre

Carpes communes | Denis Delbecq

Canons, barrières électroniques, virus… Tous les moyens sont bons pour tenter de contrôler les populations de carpes communes dans les écosystèmes américains, raconte le New York Times.

Comment tout a commencé. C’est une belle histoire d’invasion provoquée en toute bonne foi que raconte le quotidien new-yorkais. Dans les années 1880, les Etats-Unis importent d’Allemagne 300 carpes communes vivantes, à la demande de colons d’origine européenne.

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Les chasseurs de tornade américains embauchent des drones

Photo spectaculaire d'une tornade dans l'Iowa en 2008 | AP

Aujourd’hui commence aux États-Unis un ambitieux programme d’études des tornades, nous racontent Nature News et le Washington Post. Quatre drones seront déployés dans les grandes plaines, pour étudier les tornades de l’intérieur. Le projet mobilise une cinquantaine de scientifiques.

Pourquoi c’est important. Chaque année, les États-Unis sont frappés par plus de 1200 tornades, dont certaines sont les plus dévastatrices au monde, avec des vents dépassant parfois 400 km/h. La prévision de ces phénomènes orageux localisés mais très erratiques reste imprécise.

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Le conseiller scientifique de Donald Trump accuse la Chine d'espionnage technologique

Kelvin Droegemeier | OSTP

Le directeur de l’Office of Science and Technology Policy américain Kelvin Droegemeier veut agir contre le vol de propriété intellectuelle par la Chine. C’est ce qu’il annonce dans deux interviews à Nature (EN) et Science Policy News (EN) «Les chercheurs réalisent que [ces agissements] ont vraiment lieu», mais il faut trouver un équilibre entre vigilance et ouverture, indique-t-il.

Le contexte. Les États-Unis soupçonnent que des pays étrangers, en particulier la Chine, tirent profit de recherches financées publiquement. Des dizaines d’enquêtes ont été lancées depuis l’année dernière. Trois chercheurs d’un laboratoire texan ont été licenciés par les Instituts nationaux de la santé fin avril 2019. Ils sont soupçonnés d’avoir vendu des informations à la Chine. Chargé de coordonner la politique scientifique du président américain, Kelvin Droegemeier a été confirmé en janvier 2019 par le Sénat.

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Lire l’article dans Nature (EN) et l'article dans Science Policy News (EN)