#espace


S'abonner
| | radar

Des chercheurs prétendent avoir trouvé une protéine dans une météorite

Représentation d'un acide aminé | Wolfram Burner/Flickr/Creative Commons

Ce serait la première fois qu’on trouverait une protéine, l’un des éléments essentiels à la construction du vivant, en dehors de la Terre. Ces travaux sont pour l’instant uniquement disponibles en pré-publication sur arXiv. Mais la communauté scientifique est dubitative quant à la découverte, raconte New Scientist.

Pourquoi c’est peu probable. On a déjà retrouvé, plusieurs fois, des acides aminés, briques servant à la construction des protéines, dans des météorites. Mais ici, plusieurs commentateurs pensent qu’il ne s’agirait pas vraiment d’une protéine, mais de simples acides aminés, autrement dit d’une extrapolation de la part des chercheurs à partir de données incomplètes.

link

A lire sur New Scientist (EN)

| | radar

Le guide pratique du MIT pour dévier un astéroïde menaçant

Nasa

Quelle est la meilleure stratégie pour éviter la collision avec un astéroïde lancé contre la Terre? Doit-on déployer des missiles à peine l’objet détecté, ou ferait-on mieux d’y envoyer des sondes pour le mesurer et optimiser nos chances de succès? C’est une question de temps, analysent des chercheurs du MIT, repérés par Tech Crunch.

Pourquoi on vous en parle. Dans leur étude à paraître dans Acta Astronautica, ils estiment à cinq ans le temps nécessaire pour une mission de déviation optimale. Reste que pour l’instant, l’humanité n’a jamais tenté de dévier un astéroïde. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de plusieurs missions spatiales de l’ESA et de la Nasa, qui doivent se dérouler en 2022.

link

A lire dans Tech Crunch

| | radar

SpaceX veut envoyer des touristes dans l'espace d'ici deux ans

L'intérieur de la capsule Crew Dragon | SpaceX

Quatre. C’est le nombre de touristes spatiaux qu’une capsule habitable Crew Dragon embarquera dans l’espace à l’horizon 2021 ou 2022, a annoncé SpaceX le 18 février 2020. Le vaisseau ne s’arrimera pas à la Station spatiale internationale (ISS), mais orbitera simplement autour de la Terre avant d’y retourner, raconte CNBC.

Pourquoi on en parle. Le calendrier est serré: la capsule doit transporter ses premiers astronautes, dans le cadre du partenariat de SpaceX avec la Nasa, entre avril et juin. Les heureux clients, dont on ignore précisément quel montant ils devront débourser pour l’opération, seront sélectionnés par la société Space Adventures. L’an dernier, SpaceX avait signé un contrat avec une autre société, Bigelow Aerospace (qui l’a résilié depuis), en fixant à 52 millions de dollars par personne le coût d’un acheminement vers l’ISS.

link

A lire sur CNBC

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

| | interview

Didier Queloz: «Avec ses satellites Starlink, Elon Musk ne respecte aucune limite»

Le passage des satellites de Starlink devant un télescope de l'Observatoire inter-américain Cerro Tololo, en novembre 2019 | NSF’s National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory/NSF/AURA/CTIO/DELVE

Le 17 février, une fusée Falcon 9 de la société SpaceX a placé en orbite 60 nouveaux satellites, qui doivent intégrer un immense réseau, destiné à fournir un accès internet par satellite partout sur la planète. Ce lancement porte à 302 le nombre de satellites de cette constellation, nommée Starlink, mais avive l’énervement des astronomes. Dont Didier Queloz, astrophysicien aux universités de Cambridge et Genève, et Prix Nobel de physique 2019. Il ne mâche plus ses mots pour critiquer les actions d’Elon Musk, le patron de SpaceX. Entretien.

Pourquoi le climat est tendu. Parce qu’elles strient le ciel en y brillant de milles feux, ces myriades de satellites «polluent» les observations effectuées avec les télescopes terrestres, au point que les astronomes craignent pour leurs activités scientifiques, et tirent désormais la sonnette d’alarme.

| | radar

La Nasa demande 35 milliards de dollars pour retourner sur la Lune

Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, le 10 février 2020 | Nasa

Retourner sur la Lune: c’est la mission que se sont fixés les Etats-Unis à travers le programme Artemis. Restait l’incertitude de son financement. Le couperet est tombé: l’administration Trump demande un budget de 25,2 milliards de dollars pour l’Agence spatiale en 2021, une augmentation de 12% par rapport à l’exercice précédent, explique Ars Electronica.

Pourquoi on en parle. La Nasa avait demandé 35 milliards de dollars supplémentaires sur quatre ans pour mener le programme à bien et alunir en 2024. Reste à savoir comment le Congrès réagira à cette demande, d’autant plus que 2024 sera une année avec de forts enjeux électoraux dans l’agenda politique du pays.

link

Lire l'article sur Ars Electronica

| | radar

Quelque chose dans l’espace envoie régulièrement des signaux vers la Terre

Image d'illustration | Wikimedia Commons

Une mystérieuse source située à 500 années lumières de notre planète émet régulièrement des sursauts radio rapide (fast radio burst, FRB). La découverte, dévoilée en pré-publication par l’équipe du radiotélescope canadien CHIME, est relatée par Vice.

Pourquoi c’est étonnant. L’origine des FRB demeure encore mystérieuse. On ne sait pas exactement expliquer d’où vient ce signal, et surtout son caractère périodique. Selon une autre équipe d’astronomes, une étoile à neutron qui serait régulièrement occultée par un autre objet plus massif pourrait être en cause.

link

A lire sur Vice

| | radar

Les dysfonctionnements en série de la capsule Starliner de Boeing

Capsule Starliner | NASA

Le 20 décembre 2019, le vol d’essai de la capsule Starliner, conçue par l’avionneur Boeing, ne s’était pas exactement passé comme prévu. Le vol non habité n’était pas parvenu à se mettre sur la bonne orbite pour s’amarrer à la Station spatiale internationale (ISS). Une défaillance causée non pas par une, mais par deux erreurs de programmation, a finalement révélé la Nasa et comme raconte le MIT Technology Review.

Pourquoi on en parle. Lors de la découverte du premier bug, à l’occasion du lancement, la Nasa s’était dans un premier temps montrée confiante, annonçant que s’il s’était agi d’un vol habité, l’équipage aurait été en sécurité. Mais le deuxième problème logiciel, qui n’aurait pas été détecté sans le premier bug, aurait pu endommager l’appareil s’il n’avait été discrètement corrigé par les équipes au sol avant le retour de la sonde sur Terre. La Nasa souhaite désormais réaliser un audit de la totalité du code de l’appareil — plus d’un million de lignes!

link

Lire l'article du MIT Tech Review

| | news

Solar Orbiter, une mission européenne pour faire toute la lumière sur le Soleil

Solar Orbiter emmène dix instruments, dont un construit en Suisse | ESA

Il nous éclaire tous les jours. Mais aux yeux des scientifiques, il porte lui-même encore bien des zones d’ombres. C’est pourquoi le Soleil est la cible de la mission Solar Orbiter de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a été lancée dans la nuit du 9 au 10 février depuis la Floride. Avec à bord dix instruments, dont trois sont dotés de composants suisses, l’un d’eux étant même entièrement géré depuis la Haute-école spécialisée du Nord-Ouest, à Windish (Argovie).

Pourquoi c’est intéressant. Dédiée à la physique solaire et héliosphérique, cette mission à 500 millions d’euros a pour objectif de mieux connaître le fonctionnement de l’astre, et surtout les effets (parfois délétères) que ses sursauts énergétiques peuvent avoir sur la Terre. Pour la première fois, un engin pourra aussi ausculter ses pôles – car le Soleil en a! Une odyssée qui durera près de dix ans, à quelque 110 millions de kilomètres de la Terre.

| | news

Le télescope spatial suisse CHEOPS dévoile sa première image, dépassant les attentes

Première image fournie par le satellite suisse CHEOPS | ESA

Lancé en décembre 2019, le télescope spatial suisse CHEOPS, imaginé à l’Université de Berne pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), a livré sa première image. Celle-ci dépasse même les attentes des scientifiques suisses.

Pourquoi c’est crucial. Après l’ouverture du couvercle du télescope spatial le 29 janvier 2020, cette nouvelle étape indique que l’instrument, conçu pour charactériser en détails des exoplanètes déjà connues, fonctionne bien et peut désormais être utilisé pleinement pour sa campagne scientifique.

newsletter_point-du-jour

Recevez chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | radar

Les 1001 accomplissements de Christina Koch

Keystone / AP EPA Pool Sergei Ilnitsky

L'astronaute Christina Koch revient sur Terre après 328 jours dans l'espace. On se souviendra de l’astronaute américaine comme de la femme qui a passé le plus de temps dans l’espace. Mais ses accomplissements ne s’arrêtent pas à la durée de son séjour.

Ce qu’il faut retenir. Pendant ses 328 jours en apesanteur, elle aura contribué à de nombreuses expériences scientifiques: évolution de la musculature vertébrale, étude sur l’ostéoporose et les cellules rénales, cristallisation des protéines en microgravité, impression de tissus vivants, pousse des végétaux et, pour conclure, un brin de physique atomique. CNN fait le tour de ces accomplissements.

link

CNN

| | radar

Un satellite d’observation iranien bientôt en orbite

Keystone

Après trois ans de travail, l’agence spatiale iranienne vient d’annoncer le lancement dans les «jours qui viennent» de Zafar («victoire» en persan), un satellite d’observation. Voulant rassurer les pays occidentaux, Morteza Bariri, le chef de l’agence, a assuré que l’Iran entendait «utiliser l’espace» de façon «pacifique», en collectant par exemple des données pour développer son agriculture.

link

Al Jazeera

| | news

Johannes Geiss, père du «drapeau suisse» déployé en juillet 1969 sur la Lune, est décédé

Buzz Aldrin sur la Lune en train d'installer l'expérience du vent solaire de Johannes Geiss, le 20 juillet 1969 | NASA

Johannes Geiss, l’homme qui a imaginé la première expérience jamais déployée sur la Lune – la feuille de métal destinée à capter le vent solaire – est décédé jeudi dernier à l’âge de 93 ans; la nouvelle a été rendue publique ce lundi.

Qui était ce scientifique. Alors à l’Institut de physique de l’Université de Berne, ce physicien d’origine allemande a inventé un instrument pour capter les particules chargées constamment envoyées par le Soleil dans le système solaire. A bord de la mission Apollo 11, c’est l’astronaute américain Buzz Aldrin qui avait déployé ce «drapeau suisse» à peine avait-il posé le pied sur la surface lunaire, dans la foulée de son compagnon d’épopée Neil Armstrong. Cette expérience a permis de bouleverser les connaissances sur le système solaire.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | radar

Les adieux à Spitzer, télescope spatial de la Nasa qui a sondé les tréfonds de l'espace

Vue d'artiste du télescope spatial Spitzer | NASA

Il a exploré les tréfonds de l’espace pendant près de deux décennies: le télescope spatial Spitzer, connu pour ses incroyables clichés de galaxies et de nébuleuses lointaines, a été désactivé le 30 janvier 2020 par la Nasa, faute de fonds suffisants pour maintenir l’appareil en service. The Verge relate l’incroyable épopée du télescope, qui a même permis de détecter des anneaux inconnus autour de Saturne en 2009!

Les succès de Spitzer. La particularité de Spitzer était de pouvoir sonder l’univers dans le domaine des infrarouges, imperceptibles à l'œil humain. Même des astres distants et très froids peuvent être perceptibles dans les infrarouges. Au-delà des objets lointains et des anneaux supplémentaires, le télescope est aussi connu pour sa fameuse découverte du système d’exoplanètes en orbite autour de l’étoile TRAPPIST-1.

link

Lire l'article publié par The Verge

| | radar

Nos messages aux extraterrestres ne seront probablement jamais lus

Message aux extraterrestres installé sur Pioneer 10 | Nasa

Pioneer 10 et 11, Voyager 1 et 2: quatre sondes envoyées à travers l’espace dans les années 1970 et qui portent en elles des messages aux éventuels extraterrestres qu’elles pourraient croiser. Parmi ces messages, la fameuse plaque en aluminium et or de Carl et Linda Sagan. Problème: ces engins ne s’approcheront probablement jamais assez d’un autre système stellaire pour être repérées, selon deux astrophysiciens. Des bouteilles à la mer qui ont donc peu de chance d’être lues un jour, comme le raconte Ciel et Espace.

Pourquoi c’est peu probable. Afin de tester si l’une de ces sondes allait ou non croiser un système stellaire, les auteurs se sont basés sur les dernières données de la sonde Gaïa, lancée en 2013, et qui mesure les trajectoires et vitesses de près de 1,3 milliards d’étoiles. Ils ont ensuite comparé ces informations aux trajectoires des quatre sondes américaines. Verdict: dans le meilleur des cas, la sonde Pioneer 10 s’approchera, dans 90’000 an, à 0,7 année-lumière d’une étoile, c’est-à-dire plus de 6000 milliards de kilomètres! Et pour qu’une des sondes entrent dans la zone d’influence d’une étoile, il faudrait théoriquement attendre 1020 ans, des millénaires après la fin de notre univers.

link

Lire l'article de Ciel et Espace

| | radar

SpaceX réussit son test de «décollage raté» de sa fusée habitable Crew Dragon

Après la simulation de défaillance du lanceur (et alors que la capsule est en sécurité), les restes de carburants explosent | Flickr/Steve Jurveston

Ce dimanche 19 janvier à 16h30 (CET), la société SpaceX, de l’entrepreneur Elon Musk, a réussi une manoeuvre-test cruciale consistant à mettre en sécurité sa capsule habitable Crew Dragon (vide pour l’occasion) dans le cas où le décollage de son lanceur Falcon9 s’est mal passé, détaille le site spécialisé GeekWire.

Pourquoi c’est important. Ce test était le dernier avant que la Crew Dragon n’emmène des humains vers la Station spatiale internationale; la pression était donc immense, d’autant plus que SpaceX restait notamment sur un échec sur un autre test (moins important) l’automne dernier. Ce vol habité sera le premier réalisé avec des astronautes américains à bord d’une fusée américaine, depuis la fin des navettes spatiales en 2011. Selon Elon Musk, qui s’est déclaré très satisfait par la réussite de cet exercice, ce vol devrait avoir lieu entre mars et juin prochain. Sur l’image, on voit les restes du lanceur et de ses carburants qui explosent, la capsule, en sécurité, se trouvant hors cadre de la photo.