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SpaceX va modifier ses satellites Starlink afin de limiter les nuisances pour les astronomes

Vue depuis un satellite de la constellation Starlink | Official SpaceX Photos/Flickr

Heidi.news l’avait plusieurs fois évoqué: la constellation de satellites Starlink, qui comptera à terme 30’000 petits satellites de télécommunications, dérange déjà les astronomes... et cela, alors qu’elle ne compte pour l’instant que 120 satellites! En cause, les matériaux utilisés à la surface des appareils, qui réfléchissent trop la lumière. SpaceX a annoncé travailler, relate SpaceNews, sur un nouveau revêtement de surface afin de limiter l’impact sur les observations pour les prochains lancements.

Pourquoi c’est intéressant. Gwynne Shotwell, directrice des opérations de SpaceX, a reconnu que ce problème était une surprise totale pour la firme: personne n’y avait pensé. Le traitement appliqué aux prochains satellites Starlink qui seront mis en orbite reste toutefois expérimental: elle a reconnu ne pouvoir prédire si cela allait fonctionner du premier coup, ou non. «Nous voulons nous assurer de tout faire pour que les enfants puissent continuer à observer l’espace avec un télescope», a-t-elle déclaré au média américain. Les astronomes professionnels lui en seront, eux aussi, reconnaissants.

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L'ESA commande à une start-up de l'EPFL le premier «camion poubelle» de l'espace

Le robot spatial ClearSpace-1 sera doté de 4 bras, afin d'embrasser les déchets spatiaux | ESA

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce officiellement ce lundi 9 décembre les détails de la mission spatiale ClearSpace-1, dirigée par la spin-off ClearSpace basée à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, comme l’a révélé Heidi.news. L’objectif: envoyer un robot dans l’espace pour désorbiter un débris spatial sur lequel l’Agence donne également plus d’informations.

Pourquoi c’est important. Les débris spatiaux, issus d’étages de fusées lors de lancements ou de satellites désaffectés, constituent un problème de plus en plus énorme, tant ils menacent les infrastructures en orbite (satellites de télécommunication, Station spatiale internationale, etc.). Pouvoir extraire ces objets des orbites basses est un enjeu primordial. A l’EPFL, et notamment au Swiss Space Center qui y est basé, a été développée une expertise qui se voit récompensée aujourd’hui par l’attribution de cette mission.

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De nouvelles observations satellite de la biomasse terrestre montrées à la COP25

A l’occasion de la COP25, qui se tient cette semaine à Madrid, l’ESA a révélé une nouvelle carte de la biomasse terrestre, qui se base sur des observations réalisées à l’aide de caméras, de radars et de lidars en 2017 et en 2018 par le satellite Sentinel 1 (Copernicus) et la mission japonaise ALOS. De quoi visualiser l’effet de la déforestation ou des feux de forêt dans le temps, et mieux évaluer leur impact sur les cycles du carbone à l’échelle de la planète. L’ESA envisage même de lancer une nouvelle mission dédiée à l’étude des forêts, baptisée Earth Explorer Biomass, en 2022.

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Suivez en direct l'appel de Didier Queloz et de Michel Mayor à l'ISS

L’Agence spatiale européenne retransmettra l’appel des prix Nobel 2019 de physique à la Station spatiale internationale sur sa chaîne ESA TV.

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L'actualité vue par le Prix Nobel Didier Queloz

Didier Queloz est à Stockholm pour recevoir le 10 décembre son Prix Nobel de Physique. Ce vendredi, il y tiendra également une discussion avec la Station spatiale internationale. Heidi.news en a profité pour lui demander de diriger sa newsletter matinale, Le Point du jour.

Dans mon radar

Avec Michel Mayor, nous recevrons notre Prix Nobel de Physique à Stockholm, ce 10 décembre. L’occasion d’y faire une fête d’une semaine à la science, dès ce 6 décembre. Avec des événements publics, des conférences télédiffusées, des visites dans les écoles, une rencontre avec le roi de Suède!

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Grâce à une spin-off de l'EPFL, un astronaute ressent depuis l'espace ce que touche un robot sur Terre

Luca Parmitano, depuis l'ISS, en train de commander le robot à l'aide (dans sa main droite) de l'interface de Force Dimension | ESA)

Guider un robot situé sur Terre depuis la Station spatiale internationale (ISS), en disposant d’une interface à retour de force très fiable, autrement dit un outil permettant de «ressentir» à distance les faits et gestes du robot: c’est l’exploit qu’a rendu possible Force Dimension, une petite PME suisse née d’une spin-off de l’EPFL.

Pourquoi c’est intéressant. Pouvoir recréer l’illusion du toucher peut être déterminant pour bien commander un robot à distance, qui plus est lorsque celui-ci explore une surface largement inconnue, comme ce sera le cas avec les futurs robots lunaires qui seront probablement commandés depuis un poste spatial habité en orbite autour de la Lune. Force Dimension a réalisé ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) en moins d’un an – une prouesse!

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La sonde Parker Solar Probe livre ses premiers résultats

Vue d'artiste de la sonde Parker Solar Probe | Nasa

La sonde américaine Parker Solar Probe est celle qui s’est approchée le plus près du Soleil. Lancée en août 2018, elle a déjà pu survoler trois fois notre étoile: le point le plus proche n’était que de 3,83 miles (soit 6,16 kilomètres). Ses premiers résultats ont fait l’objet d’une triple publication dans Nature, raconte le Guardian.

Pourquoi c’est intéressant. Pourquoi la couronne solaire est-elle si chaude — environ un million de degrés — alors que sa surface n’est qu’à quelques milliers de degrés «seulement»? Les données esquissent un début de réponse: parce que le vent solaire, ce flux de plasma éjecté par le Soleil, est libéré de façon non continue, mais explosive. Autre surprise: l’état d’empoussièrement de la sonde au fur et à mesure de sa progression. Il pourrait s’agir de vestiges d’astéroïdes vaporisés à l’approche du Soleil.

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Lire l'article publié sur le Guardian

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L'atterrisseur Vikram de la mission spatiale indienne retrouvé sur la Lune

Début septembre, l’Inde tentait de devenir la 4e nation à poser un objet sur la Lune. Mais à quelques instants de l’impact, elle a perdu le contact avec son atterrisseur Vikram... C’était sans compter sur l’obstination de Shanmuga Subramanian, ingénieur de métier, et astronome amateur à ses heures, qui a passé au peigne fin les images issues de la sonde américaine Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO). L’équipe de la Nasa a confirmé la localisation des débris identifiés par Shanmuga Subramanian.

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Lire le communiqué de la Nasa

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La réparation de l'AMS à suivre en direct

Une nouvelle sortie extra-véhiculaire pour poursuivre les réparations du spectromètre AMS-02. est prévu ce lundi 02 décembre vers 13h. Elle pourra être suivie en direct sur Youtube.

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Didymoon, l'astéroïde visé par la mission Hera, comparé à plusieurs villes européennes

La mission Hera vise à dévier par impact l’astéroïde Didymoon, le plus petit astéroïde de l’astéroïde double Didymos. Cette mission vient de voir son financement confirmé par le Conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel. A cette occasion, l’ESA a publié une série de photomontages pour rappeler la taille de l’astéroïde. S’il heurtait la planète, il serait un «tueur de ville», souligne ESA. Heureusement, l’astéroïde a précisément été sélectionné pour l'exercice justement parce qu’il ne présente aucun risque de collision avec la Terre.

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En Chine, un lanceur de fusée a détruit un bâtiment en retombant au sol

Lancement d'une fusée Longue Marche 3B à Xichang, le 22 novembre 2019 | Chinese Aerospace Science and Technology Corporation

Le 22 novembre, la Chine a lancé avec succès sa fusée Longue Marche 3B, qui devait mettre deux satellites Beidou en orbite. Mais qui dit lancement, dit aussi retombée au sol des lanceurs, ceux-là mêmes que SpaceX cherche à réutiliser. Dans ce cas précis, le lanceur de la fusée a détruit un bâtiment dans le centre de la Chine, ce qui a donné lieu à d’impressionnantes vidéos sur les réseaux sociaux. Heureusement, personne n’a été blessé, raconte le MIT Technology Review.

Pourquoi c’est un problème. Ce n’est pas la première fois que la Chine subit des accidents liées à la retombée de morceaux de fusée. En 1996, une fusée avait connu une avarie au décollage qui l’avait fait retomber sur un village, et qui avait tué des centaines de personnes. Le problème est en réalité géographique: à l’exception de son quatrième site de lancement, basé sur l’île de Hainan au sud, la Chine lance ses fusées depuis l’intérieur des terres.

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Lire l'article du MIT Tech Review

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ClearSpace, une spin-off suisse à la tête d'un consortium européen pour faire le ménage en orbite

Image de synthèse d'un «camion poubelle spatial» attrapant un satellite désaffecté à désorbiter, ici la mission RemoveDebris | ESA

EXCLUSIF - La «sûreté et la sécurité spatiale» étaient pour la première fois au menu du Conseil au niveau ministériel de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui s’est achevé ce 28 novembre à Séville. Avec notamment au centre la question de l’élimination des débris spatiaux. Et la Suisse se place en pôle position dans ce domaine: c’est la spin-off ClearSpace, basée à l’EPFL, qui assure la direction de la mission ADRIOS dans ce but, a appris Heidi.news.

Pourquoi c’est important. Les bribes de vieux satellites en orbites, ou de lanceurs spatiaux, constituent une menace de plus en plus importante pour les infrastructures spatiales (Station spatiale internationale, satellites de navigation et de télécommunication). Les désorbiter devient une nécessité. La Suisse n’en est pas à son premier projet de «nettoyeur de l’espace»; elle a donc des cartes importantes à jouer.

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L'Europe spatiale se dote d'un budget «surprise» pour se placer au chevet d'une Terre fiévreuse

Le programme Copernicus d'observation de la Terre a été plébiscité au-delà des espérances | ESA

Le Conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel, qui s’est tenu les 27 et 28 novembre à Séville, s’est terminé sur un succès inespéré: le montant total accordé par les ministres de ses 22 Etats membres (dont la Suisse) pour les trois à cinq prochaines années – 14.4 milliards d’euros – est supérieur à celui qui avait été demandé – 13.7 milliards!

Pourquoi c’est important. Avec ce budget important, tous les programmes demandés, dans tous les domaines (exploration humaine et robotisée, science, applications spatiales, transport spatiaux et sécurité spatiale), pourront être réalisés, a souligné Jan Wörner, directeur général de l’ESA. Mais c’est surtout le domaine de l’observation de la Terre face aux changements climatiques qui bénéfice très fortement des décisions ministérielles.

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Un trou noir deux fois plus massif que prévu découvert dans la Voie lactée

Vue d'artiste d'un trou noir | NASA/JPL-Caltech

Baptisé LB-1, ce trou noir est si gros qu’il met au défi les modèles astrophysiques utilisés pour prédire l’évolution des étoiles. Et il se trouverait au sein de la Voie lactée! C’est ce qu’une équipe d’astrophysiciens, principalement affiliés à l’Académie chinoise des sciences, a découvert, selon des travaux publiés dans Nature. L’un des co-auteurs, Roberto Soria, en précise les enjeux dans The Conversation.

Pourquoi c’est intéressant. Les astrophysiciens s’accordaient jusqu’alors à penser que la masse d’un trou noir, dans notre galaxie, était généralement comprise entre cinq et 20 fois celle du Soleil. Selon les chercheurs, il s’agira d’un nouveau type de trou noir, formé par un mécanisme stellaire différent de ceux que l’on connaît déjà, où une géante rouge s’effondre sur elle-même pour donner lieu à un trou noir, si elle est suffisamment massive. Il pourrait provenir de la fusion de deux petits trous noirs, ou plus vraisemblablement d’un trou noir classique qui aurait englouti une étoile avoisinante.

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Lire l'article publié dans The Conversation

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L’univers se dévoile sous rayons X

(NASA, CXC AND SAO)

Envie d’explorer le cosmos à travers le regard du télescope spatial Chandra? Ce grand format de Scientific American présente les plus époustouflantes images prises par ce télescope à rayons X de la NASA lancé en 1999, l’un des deux plus performants du monde.

Que voit-on? D’une étoile à neutrons dans la nébuleuse du Crabe à l’amas de la Balle, en passant par les étoiles naissant dans la constellation de l’épée d’Orion, prenez part à un voyage poétique aux confins de notre univers.

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Scientific American