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Hubble dévoile l'image la plus nette à ce jour de la comète interstellaire Borisov

Saisie le 12 octobre 2019 par le télescope Hubble, il s'agit de la plus nette image de la comète 2I/Borisov à ce jour | NASA, ESA, D. Jewitt (UCLA)

Fin août 2019, un étonnant objet interstellaire était détecté par un astronaute amateur, Gennady Borisov, qui lui a donné son nom de baptême. Le télescope spatial Hubble a livré de nouvelles images, les plus nettes à ce jour, de la comète interstellaire, située à environ 420 millions de kilomètres de la Terre.

Pourquoi c’est intéressant. L’on connaissait déjà Oumuamua, astéroïde interstellaire qui a croisé la route du système solaire en 2017. Borisov, elle, est très différente: Hubble confirme qu’il s’agit bien d’une comète active, avec des poussières autour d’un noyau de glace. Les comètes et astéroïdes détectés jusqu’à présent provenaient de la proche périphérie de notre étoile, dans la ceinture de Kuiper ou le nuage d’Oort. Des observations approfondies, toujours avec Hubble, sont prévues pour janvier 2020. L’étude de sa composition pourrait aider à mieux comprendre la formation des systèmes stellaires et planétaires.

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L'ESA dévoile la sonde Solar Orbiter avant son lancement en 2020

Le 18 octobre 2019, l’Agence spatiale européenne (ESA) a présenté aux médias le satellite Solar Orbiter, développé conjointement avec la Nasa, qui sera lancé de Cap Canaveral (Etats-Unis) en février 2020. Son objectif: étudier des zones encore méconnues du Soleil, notamment ses pôles. L’occasion pour l’ESA de rappeler, en une infographie, les caractéristique de la sonde, les instruments scientifiques embarqués, et les différents appuis gravitationnels (notamment grâce à Venus) qui seront utilisés pour aider la sonde à se positionner.

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Deux astronautes américaines pour la première sortie spatiale 100% féminine de l'histoire

La première sortie spatiale composée d’un équipage 100% féminin se déroule aujourd’hui en tout début d’après-midi, heure de Genève. Les deux astronautes américaines Christina Koch et Jessica Meir, qui résident à bord de la Station spatiale internationale (ISS), sortent seules dans l’espace afin de remplacer une batterie tombée en panne. Ce n’est pas la première fois que des femmes sortent dans le vide spatial, mais elles ont auparavant toujours été accompagnées par un ou plusieurs homologues masculins. Cette première aurait dû avoir lieu en mars dernier, mais avait dû être reportée faute de disposer de deux combinaisons spatiales à la bonne taille.

La sortie peut être suivie en direct sur Youtube ci-dessus.

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Meet Dava Newman, space fashion designer

Dava Newman will be the keynote speaker at the CSEM Business day in Basel on November 12. As a kid, she was mesmerized by the idea that human beings could set foot on the Moon. Now she’s designing the next generation of NASA spacesuits for the Moon and beyond. A groundbreaker in many ways, Newman is probably one of today’s most awe-inspiring aerospace engineers and explorers. Here are her career highlights in five key dates.

1964 - Dava Newman was born in Helena, Montana, which is also dubbed the Big Sky Country. “I remember watching multiple Moon landings on TV and being fascinated that human beings could actually be walking on the Moon that I saw from my backyard,” she recalls on the NASA website.

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La Nasa dévoile la future combinaison spatiale qui sera utilisée sur la Lune

Courant 2018, la Nasa a annoncé son intention de revenir sur la Lune en 2024, à travers une mission intitulée «Artemis». L’Agence spatiale américaine a dévoilé le nouveau prototype de combinaison spatiale, baptisé «xEMU», qui sera utilisé pour cette mission. L’intérêt: davantage de flexibilité et de mobilité. Cette combinaison sera aussi beaucoup plus modulaire, et pourra facilement s'adapter à la diversité de mensurations des astronautes américains, hommes et femmes. Un enjeu de taille, lorsqu’on voit que la première sortie spatiale 100% féminine a dû être annulée sur la Station spatiale internationale (ISS) en mars dernier, faute de combinaisons à la bonne taille en nombre suffisant.

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Michel Mayor après son Nobel: «On me prédit le pire, des invitations à droite et à gauche»

Le prix Nobel de physique Michel Mayor était présent au dies academicus de l'Université de Genève, le 11 octobre 2019 | SALVATORE DI NOLFI/KEYSTONE

De retour à l’Université de Genève ce vendredi, son alma mater, le colauréat du prix Nobel de physique 2019 Michel Mayor a donné un discours lors du Dies Academicus et une conférence de presse. Heidi.news y était et livre quelques extraits choisis.

Pourquoi c’est croustillant. Comme son ancien doctorant (et colauréat du prix Nobel!) Didier Queloz, le professeur évoque une boîte email qui soudainement croule sous les demandes. Entre autres anecdotes savoureuses: le téléphone portable de sa femme qui depuis sonne en permanence, son appel à Jacques Dubochet pour savoir comment gérer ce soudain regain de popularité…

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Alexei Leonov, premier homme sorti dans l'espace, est mort

Domaine public

Le cosmonaute russe Alexeï Leonov, premier homme à faire une sortie extravéhiculaire dans l’espace, est décédé aujourd’hui. Cette toute première sortie en scaphandre a manqué de peu de tourner court, comme le racontait Le Temps en 2015! Son scaphandre était coincé dans le sas, et le cosmonaute a brièvement dû ouvrir sa combinaison, manoeuvre très risquée, pour réussir à passer…

Pourquoi c’est important. Il est moins connu que Youri Gagarine (premier homme en orbite dans l’espace) ou Neil Armstrong (premier homme à marcher sur la Lune), mais a changé pour toujours le cours de la conquête spatiale: à l’époque, on imaginait que les cosmonautes devaient, avant de s’envoler, apprendre à «nager dans l’espace». Le vocabulaire a changé, mais les sorties spatiales demeurent.

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Lire le portrait réalisé en 2015 par Le Temps

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L'Etivaz, le génie fromager

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De l'oxygène et des métaux extraits de la poussière lunaire, pour favoriser la colonisation de l'astre

L’Agence spatiale européenne (ESA) a publié une image fascinante: à gauche, du régolithe, ou plutôt une excellente simulation de cette poussière extrêmement fine et abrasive qui recouvre la surface de Lune. Et à droite, la même substance dont a été extrait tout l’oxygène, laissant apparaître un mélange de miettes d’alliages métalliques.

Pourquoi c’est intéressant. Les échantillons réellement prélevés sur la Lune indique le régolithe est constitué d’environ 40-45% d’oxygène, mais que ces molécules sont liées dans d’autres matériaux, minéraux ou verres. Trouver des moyens pour extraire cet oxygène tout en conservant ces autres constituants permettraient d’utiliser le gaz (pour faire respirer les astronautes, ou entrer dans la fabrications de carburants) et de tirer profit des matériaux pour construire ce qui doit l’être directement sur la Lune. Les scientifiques auraient trouvé la solution idéale en une méthode appelée électrolyse en sels fondus.

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Un satellite pour percer les mystères de l'ionosphère, frontière entre l'atmosphère et l'espace

C’est en principe la nuit prochaine que la Nasa devrait lancer son satellite ICON, destiné à aller explorer la ionosphère, cette couche constituant la frontière entre l’atmosphère et l’espace. Le décollage a été repoussé d’un jour à cause du mauvais temps en Floride. Fait intéressant: l’engin sera lancé à partir d’une fusée elle-même larguée à haute altitude par un avion.

Pourquoi c’est intéressant? Mieux connaître la ionosphère, car les phénomènes électromagnétiques se déroulant dans cette couche (où les gaz sont partiellement ionisés) peuvent affecter le bon fonctionnement des satellites, et donc des télécommunications, mais aussi impacter les astronautes

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De la viande in vitro cultivée dans la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale: bientôt une cuisine à viande artificielle? | Wikipedia

L’entreprise israélienne Aleph Farms a développé des cellules bovines dans une bio-imprimante 3D à 399 km de la Terre. La difficulté était de produire de la viande dans une atmosphère de microgravité avec un minimum d’eau. L’expérience ouvre la possibilité à l’autosuffisance alimentaire dans l’espace, estime The Guardian.

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Lire l'article du Guardian

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Didier Queloz: «La science a besoin de la notoriété de ses Nobel, comme le sport a ses célébrités»

Didier Queloz, co-lauréat du prix Nobel de physique 2019. | Salvatore di Nolfi / Keystone

Avec son collègue Michel Mayor de l’Université de Genève, Didier Queloz, aujourd’hui actif majoritairement à l’Université de Cambridge, a remporté le 8 octobre le Prix Nobel pour la découverte de la première planète située hors de notre système solaire. Depuis, il est assailli de sollicitations. Mais il a accordé un quart d’heure de son temps désormais précieux à Heidi.news.

Pour l’astronome suisse de 53 ans, décrocher une telle distinction porte en soi une grande part de responsabilité: celle de transmettre les valeurs de la science et de la recherche. Interview.

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19 ans sur les traces des chasseurs d'exoplanètes genevois nobélisés

«Je crois que cette curiosité qu’a l’homme à propos de l’exploration de l’Univers est intrinsèque, qu’il est impossible de s’en priver. Imaginez une société qui renoncerait à toute curiosité, et ramènerait ses préoccupations uniquement à ce qui est utilitaire…»

La phrase est prononcée avec autant de calme que de passion, par un fringant quinquagénaire barbu aux lunettes rondes au jeune adulte que j’étais alors, en novembre 2000. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Pour ma première rencontre avec lui, en vue d’un article dans La Liberté, Michel Mayor me racontait sa vie et ses envies d’astronome, dans les sous-sols de l’Observatoire de Genève.

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L'Italien Luca Parmitano prend les commandes de la Station spatiale internationale

L’astronaute italien de l’Agence spatiale européenne (ESA) Luca Parmitano a pris mercredi 2 octobre les commandes de la Station spatiale internationale (ISS), où il est arrivé le 20 juillet 2019. C’est seulement le troisième astronaute européen à occuper ce poste, après le Belge Frank De Winne en 2009 et l’Allemand Alexander Gerst en 2018. Il prend la succession du Russe Alexei Ovchinin.

Par ailleurs, trois occupants (sur neuf) de l’ISS, l’Américain Nick Hague, Alexey Ovchinin donc, et le représentant des Emirats arabes unis Hazzaa AlMansoori – une première pour ce pays – doivent rentrer ce jeudi après-midi sur Terre. Ce matin à 9:37, le vaisseau Soyouz s’est détaché de l’ISS.

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L'hypothétique «neuvième planète» du système solaire pourrait être un petit trou noir

Image d'illustration (rendu réalisé avec Space Engine) | Joeph/Flickr/Creative Commons

Faute de parvenir à l’observer directement, les spécialistes l’appellent «neuvième planète» ou «planète X». Elle serait responsable, via les effets gravitationnels, de curieuses anomalies détectées dans l’orbite des objets de la ceinture de Kuiper. Et s’il ne s’agissait pas d’une planète, mais d’un petit trou noir? C’est la curieuse hypothèse formulée par deux chercheurs, que relate Science Magazine.

Pourquoi cela reste à prouver. Disponible en préprint, l’étude n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique. Il est possible, arguent-ils, que nous déployions la mauvaise approche en cherchant à observer cet astre au télescope, alors qu’il ne reflète peut-être aucune lumière dans le spectre visible. Ils appellent la communauté scientifique à scruter le ciel à la recherche de rayons gamma, qui peuvent indirectement signaler l’existence d’un trou noir. Le télescope spatial Fermi, en orbite depuis 2008, pourrait en fournir des indices. Les chercheurs s’apprêtent désormais à en explorer les données.

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Lire l'article publié sur Science et la publication en préprint sur arXiv

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Elon Musk dévoile Starship, son vaisseau spatial pour atteindre la Lune et Mars

L'engin a été dévoilé dimanche matin à Boca Chica Village, au Texas | SpaceX

Une immense fusée argentée scintillant au milieu d’une plaine texane: c’est l’image d’un des événements du week-end. Elon Musk a dévoilé à Boca Chica Village son vaisseau spatial Starship, construit pour aller sur la Lune voire, un jour peut-être, coloniser Mars. Les premiers tests orbitaux pourraient avoir lieu d’ici six mois, a-t-il annoncé.

Pourquoi c’est fou. Cette capsule géante capable d’emporter plusieurs personnes doit être installée au sommet d’un lanceur Falcon Heavy, testé en février 2018 – il s’agit de la plus grosse fusée jamais lancée depuis l’ère Apollo. Mieux, elle serait réutilisable, pouvant se poser à la verticale, comme l’explique le New York Times, dans un excellent article faisant le point entre réalité et annonces médiatiques. De son côté, l’administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine, applaudit, mais rappelle aussi à Elon Musk qu’il doit construire pour l’Agence spatiale américaine des capsules pour rejoindre la Station spatiale internationale: «It’s time to deliver!» – «C’est le moment qu’elles arrivent» –, résume-t-il en soulignant le retard de cette commande contractée en 2014 déjà.

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Lire l'article du New York Times