#ESA


S'abonner
| | radar

Comment le satellite Euclid sondera les mystères de l'énergie noire

La mission spatiale Euclid doit sonder les mystères de l’énergie noire. L’enjeu est monumental: il s’agit de mieux comprendre l’accélération de l’expansion de l’Univers. Le contrat de lancement du satellite, qui s’élancera de Guyane mi 2022, vient d’être signé le 7 janvier 2019. Le satellite spatial sera embarqué par un lanceur Soyouz ou Ariane.

| | news

Le monde à la reconquête de la Lune puis de Mars. Avec la Chine en maître des opérations?

Image de la surface de la Lune, prise par l'une des missions Apollo, entre 1969 et 1972 | Nasa

Le premier homme à reposer le pied sur la Lune sera-t-il une femme? Viendra-t-il(elle) de Chine? Y aura-t-il un(e) Européen(ne) dans ce qui constituera l’expédition phare de cette prochaine décennie, dès 2020? Et qu’en est-il aujourd’hui des plans de conquête de Mars? En cette fin 2019, bien malin qui pourra dire comment va s’écrire l’histoire de la conquête spatiale.

Pourquoi c’est passionnant. Ces dernières années, avec l’arrivée d’acteurs inhabituels, qu’ils soient privés (SpaceX, Blue Origin) ou issus de pays émergeants (Chine, Inde), l’espace redevient un champ de conquête captant l’attention du grand public, tant il est relativement imprévisible, au gré des annonces tonitruantes des puissances connues et des nouveaux magnats du spatial.

| | idée

Didier Queloz explique pourquoi l'on n'a pas encore trouvé de «sœur jumelle» de la Terre, et comment y parvenir

Didier Queloz

Didier Queloz, professeur d’astronomie aux Universités de Genève et de Cambridge, et lauréat 2019 du Prix Nobel de physique, assiste à Kourou (Guyane française) au décollage du télescope spatial suisse CHEOPS, dont il est l'un des pères fondateurs. Notre envoyé spécial sur place, Olivier Dessibourg, a recueilli et retranscrit ses réflexions sur la quête effrénée — et parfois survendue — d’une exoplanète similaire à la Terre ailleurs dans notre galaxie.

Lorsque sont évoquées, à travers des médias parfois trop enthousiastes, d’«autres Terres» existant ailleurs dans notre galaxie, il y a de grosses confusions qu’il faut lever. Ce n’est pas un sujet facile. Scientifiquement, il est clair, mais il est – on va dire – un peu sensible... Où en est-on réellement aujourd’hui? Il faut d’abord savoir de quoi on parle exactement.

Cette ambiguïté permet d’assurer une visibilité à beaucoup de projets scientifiques, pour lesquels l’idée d’une «autre Terre» induit immédiatement et indubitablement un effet d’annonce. Par exemple, on entend souvent que PLATO, l’une des prochaines missions de l’Agence spatiale européenne (ESA) va trouver des planètes équivalentes à la Terre. En réalité, voilà comment je vois les choses – et c’est ici mon interprétation des discussions et réflexions actuelles plutôt qu’un avis généralisé. Il faut tout d’abord se mettre d’accord sur ce qu’on entend par «autres Terres».

| | reportage

CHEOPS, premier télescope spatial suisse, placé sur sa bonne orbite

Décollage de Soyouz à travers le ciel nuageux de Kourou | ESA-CNES-ARIANESPACE/EPA/KEYSTONE

Sous un ciel orageux a été lancé peu avant l’aube à Kourou (Guyane française), ce mercredi à 5:54 (9:54 heure suisse), le premier télescope suisse jamais construit, CHEOPS. «C’est un succès majeur pour la science en général, et pour la Suisse en particulier», a déclaré sur place à Heidi.news le «père» genevois du projet, Didier Queloz, Prix Nobel de physique 2019. Et à 12:20, le satellite a été placé avec succès sur son orbite à 700km d’altitude, sous un tonnerre d’applaudissements suisses.

Pourquoi c’est important. CHEOPS doit permettre aux astronomes de caractériser avec précision entre 400 et 500 exoplanètes, c’est-à-dire des planètes tournant autour d’un autre soleil autre que le nôtre, et par là de mieux connaître la formation des systèmes stellaires. Cette mission réalisée pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) par l’Université de Berne avec le concours de celle de Genève et d’un consortium d’institutions publiques et privées de dix autres pays européens, fait entrer la Suisse dans le cercle restreint des nations capables de mener de tel projet de bout en bout.

| | radar

Revivez le lancement du télescope spatial suisse CHEOPS

Pour le télescope spatial suisse CHEOPS, après un report hier, c’est le jour J! C’est aujourd’hui, à 9h54, qu’a décollé la fusée russe Soyouz qui emporte le précieux satellite en orbite. CHEOPS servira à observer et à mieux caractériser les exoplanètes connues, ainsi que Heidi.news l’expliquait dans un précédent article. L’événement était retransmis en direct sur le tweet affiché ci-dessus.

| | reportage

Le lanceur russe Soyouz réparé, CHEOPS, premier télescope spatial suisse, doit décoller ce mercredi

CHEOPS va profiler les exoplanètes déjà connues, en les observant avec une immense précision | Dessin d'artiste: ESA

Rebelote: les concepteurs russes de la fusée Soyouz et les responsables d’Arianespace, entité qui gère les vols spatiaux européens, ont décidé de faire une nouvelle tentative pour lancer depuis Kourou (Guyane française) CHEOPS, premier télescope spatial construit en Suisse: rendez-vous est pris ce mercredi matin à 9:54 (heure suisse). Mardi matin, le décollage avait été reporté en raison d’une défaillance technique sur le vieux mais d’ordinaire fiable et robuste lanceur russe.

Pourquoi c’est important. Pour les scientifiques des universités de Berne et Genève, qui ont géré ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), ce décollage doit être l’aboutissement de presque sept ans d’efforts tendus. De quoi faire briller la Suisse dans la galaxie des pays pouvant se targuer de mener des missions spatiales d’envergure.

| | reportage

Le lancement de CHEOPS reporté en raison d'un problème de logiciel sur Soyouz

Le Soyouz sur le pas de tir | Olivier Dessibourg

Ce mardi matin à 8:29 (heure suisse), la décision a été prise de reporter le lancement du premier télescope spatial suisse CHEOPS, prévu un peu plus tard, à 9:54 (heure suisse) depuis la base de Kourou, en Guyane française. En cause: un défaut de logiciel repéré durant la séquence automatique finale du remplissage des réservoirs. «Nous tentons d’identifier le problème avec nos collègues russes, a laconiquement indiqué Stéphane Israël, directeur d’Arianespace, société qui gère les vols des lanceurs européens. Les satellites embarqués sont en sécurité.»

Pourquoi c’est embêtant. Reporter un décollage sur la fusée Soyouz n’est jamais évident, car les conditions de préparation au lancement sont telles que, notamment, les réservoirs de kérosène et d’oxygène liquide du premier étage ne peuvent pas être maintenus remplis au-delà de quelques heures. Les vidanger est possible, mais compliqué. Le satellite suisse, qui devait ausculter des centaines d’exoplanètes pour les caractériser, attendra donc – au moins un jour – pour atteindre son orbite.

| | reportage

Les six casse-têtes de la construction du premier télescope spatial suisse, CHEOPS

Willy Benz, professeur à l'Université de Berne, présente le satellite CHEOPS sur le banc de test de RUAG Space, près de Zurich | RUAG

C’est mardi matin depuis Kourou, en Guyane française, que devait être lancé le premier télescope spatial entièrement suisse, CHEOPS. Sa tâche sera d’étudier de façon plus précise les exoplanètes déjà connues. Sa conception n’a pas été simple, et plusieurs défis se sont posés tout au long du chemin suivi par les astronomes des Universités de Berne et de Genève, à la tête du consortium international qui a construit l’engin, sous l’égide de l’ESA. Passage en revue du télescope avec Willy Benz, scientifique principal du projet.

Pourquoi c’est intéressant. Ne fabrique pas un satellite spatial qui veut, comme il veut! Les exigences technologiques pour pouvoir accéder à une place sur un lanceur (ici le Soyouz russe), et donc à l’espace, sont très élevées. Et nécessitent le plus souvent de complexes développements sur mesure. Un domaine dans lequel la Suisse excelle.

| | reportage

CHEOPS, le télescope spatial suisse en partance pour ausculter les autres mondes de notre galaxie

Le télescope spatial servira à mieux caractériser les exoplanètes connues à ce jour | ESA

Première mission spatiale entièrement conçue en Suisse, CHEOPS va rejoindre l’espace ce mardi 17 décembre. L’engin ne devra pas trouver de nouvelles planètes hors de notre système solaire, mais caractériser certaines de celles qui sont déjà connues. Une tâche déterminante pour mettre les astronomes sur la bonne piste de la découverte d’une possible vie extraterrestre.

Pourquoi c’est important. Pour les scientifiques des Universités de Berne et Genève, qui ont géré ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) – le premier de cette dernière consacré aux exoplanètes–, c’est l’aboutissement de presque sept ans d’efforts tendus. De quoi faire briller la Suisse dans la galaxie des pays pouvant se targuer de mener des missions spatiales d’envergure. Décollage mardi matin à 9:54 (heure suisse) à bord d’une fusée russe Soyouz depuis la base de Kourou (Guyane), où Heidi.news a été invité par l’ESA pour couvrir l’événement.

| | news

L'ESA commande à une start-up de l'EPFL le premier «camion poubelle» de l'espace

Le robot spatial ClearSpace-1 sera doté de 4 bras, afin d'embrasser les déchets spatiaux | ClearSpace

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce officiellement ce lundi 9 décembre les détails de la mission spatiale ClearSpace-1, dirigée par la spin-off ClearSpace basée à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, comme l’a révélé Heidi.news. L’objectif: envoyer un robot dans l’espace pour désorbiter un débris spatial sur lequel l’Agence donne également plus d’informations.

Pourquoi c’est important. Les débris spatiaux, issus d’étages de fusées lors de lancements ou de satellites désaffectés, constituent un problème de plus en plus énorme, tant ils menacent les infrastructures en orbite (satellites de télécommunication, Station spatiale internationale, etc.). Pouvoir extraire ces objets des orbites basses est un enjeu primordial. A l’EPFL, et notamment au Swiss Space Center qui y est basé, a été développée une expertise qui se voit récompensée aujourd’hui par l’attribution de cette mission.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

Grâce à une spin-off de l'EPFL, un astronaute ressent depuis l'espace ce que touche un robot sur Terre

Luca Parmitano, depuis l'ISS, en train de commander le robot à l'aide (dans sa main droite) de l'interface de Force Dimension | ESA)

Guider un robot situé sur Terre depuis la Station spatiale internationale (ISS), en disposant d’une interface à retour de force très fiable, autrement dit un outil permettant de «ressentir» à distance les faits et gestes du robot: c’est l’exploit qu’a rendu possible Force Dimension, une petite PME suisse née d’une spin-off de l’EPFL.

Pourquoi c’est intéressant. Pouvoir recréer l’illusion du toucher peut être déterminant pour bien commander un robot à distance, qui plus est lorsque celui-ci explore une surface largement inconnue, comme ce sera le cas avec les futurs robots lunaires qui seront probablement commandés depuis un poste spatial habité en orbite autour de la Lune. Force Dimension a réalisé ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) en moins d’un an – une prouesse!

| | news

Un nouveau type de combustion, basé sur des poudres métalliques, testé en apesanteur

Les «cierges magiques» utilisés pour agrémenter les fêtes et autres anniversaires réalisent un type de combustion métallique | ESA

Le bois ou les dérivés du pétrole ne sont pas les seuls combustibles à pouvoir brûler: c’est aussi le cas de poudres métalliques, par exemple de fer, d’aluminium ou de magnésium. A la clé, un type de combustion dit «discontinu» (discrete), où le feu ne se propage pas de manière continue, mais en sautant de proche en proche d’un grain à l’autre. Le 15 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a testé avec succès cette forme de combustion atypique… en apesanteur, à bord d’une fusée!

Pourquoi c’est intéressant. La combustion métallique n’était jusqu’alors qu’une curiosité, parfois présentée en travaux pratiques de physique, mais qui n’a pour l’instant jamais dépassé le stade expérimental. Pourtant, la combustion de poussières métalliques, domaine de recherche jusque-là assez confidentiel, rencontre un regain d’intérêt au sein de la communauté scientifique en tant que vecteur d’énergie, en raison de leur forte densité énergétique et surtout de l’absence d’émission de CO2. Des recherches prometteuses, mais qui demeurent encore à un stade très fondamental.

| | news

L'Europe doit décider de sa voie spatiale, entre ambitions et réalité

Image de synthèse du Lunar Gateway (Portail lunaire) proposé par la Nasa en 2017 | Nasa

L’Europe spatiale va décider de son avenir ces 27 et 28 novembre à Séville, où se réuniront les ministres de l’espace de ses Etats membres. Un budget total de 13,7 milliards de francs leur sera proposé lors de ce Conseil, baptisé Space19+. Outre les lanceurs et les applications du spatial, les ambitions lunaires européennes, aux côtés des Etats-Unis, devraient être discutées.

Pourquoi c’est important. Cette réunion a lieu tous les trois ans ; la précédente s’est tenue à Lucerne en 2016, et avait débouché sur un programme soutenu à hauteur de 11,2 milliards. L’objectif de cette rencontre sera donc d’afficher les priorités. La Suisse, qui sera représentée par la Secrétaire d’Etat à la recherche Martina Hirayama, peut bien se positionner, comme le rappelait encore le 22 novembre le Vaudois Daniel Neuenschwander, chef du transport spatial à l’ESA, dans un entretien accordé à Heidi.news.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | interview

«L’ère d’un transport spatial européen impliquant le secteur privé est venue»

Daniel Neuenschwander, directeur des transports spatiaux à l'ESA | Olivier Dessibourg

Les 27 et 28 novembre se tient à Séville la réunion triennale du Conseil des ministres européens de l’espace, avec la Secrétaire d’Etat à la recherche Martina Hirayama pour représenter la Suisse, rencontre appelée Space19+. Alors que la concurrence s’accroît partout dans le monde pour l’accès à l’espace, les capacités des lanceurs européens seront au cœur des discussions. Ils pourraient lancer l’ère d’un «NewSpace européen». Interview, à Paris, du Vaudois Daniel Neuenschwander, directeur des transports spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA).

Pourquoi c’est important. Le transport spatial est l’un des quatre domaines clés du secteur spatial européen, aux côtés des programmes scientifiques, des applications– observations de la Terre, navigation Galileo/GPS, telecommunication, etc – et, plus récemment, de la sûreté et de la sécurité spatiale – déflexion d’astéroïdes menaçant, immenses éruptions solaires aux effets dévastateurs…. La Suisse a son épingle à tirer de cette rencontre.

| | news

A quoi sert le détecteur d'antimatière de la Station spatiale que les astronautes réparent

Le détecteur d'anti-matière AMS-02, installé sur une bras de la Station spatiale internationale | NASA

Peu après 13h, le 22 novembre, deux astronautes — l’un européen, l’autre américain— sortiront de la Station spatiale internationale (ISS), afin de poursuivre les réparations du spectromètre AMS-02, initiées le 15 novembre dernier. Il a été installé là-haut en 2011 pour détecter des particules cosmiques d’antimatière. Cette sortie extra-véhiculaire (EVA), deuxième d’une série d’au moins quatre, est très complexe, tant l’instrument n’avait pas été prévu pour être révisé.

Pourquoi c’est important. Le spectromètre AMS-02 (pour Alpha Magnetic Spectrometer), dont le cœur a été construit à l’Université de Genève, est l’un des meilleurs pièges conçus par l’homme pour repérer des particules d’antimatières, voire les traces de corpuscules inédits, appelés neutralinos. Ces derniers pourraient aider à expliquer l’existence de la «matière sombre», qui emplit un quart de l’Univers, mais que les scientifiques n’ont jamais observée directement et dont ils ignorent tout de la nature.