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L'ESA commande à une start-up de l'EPFL le premier «camion poubelle» de l'espace

Le robot spatial ClearSpace-1 sera doté de 4 bras, afin d'embrasser les déchets spatiaux | ESA

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce officiellement ce lundi 9 décembre les détails de la mission spatiale ClearSpace-1, dirigée par la spin-off ClearSpace basée à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, comme l’a révélé Heidi.news. L’objectif: envoyer un robot dans l’espace pour désorbiter un débris spatial sur lequel l’Agence donne également plus d’informations.

Pourquoi c’est important. Les débris spatiaux, issus d’étages de fusées lors de lancements ou de satellites désaffectés, constituent un problème de plus en plus énorme, tant ils menacent les infrastructures en orbite (satellites de télécommunication, Station spatiale internationale, etc.). Pouvoir extraire ces objets des orbites basses est un enjeu primordial. A l’EPFL, et notamment au Swiss Space Center qui y est basé, a été développée une expertise qui se voit récompensée aujourd’hui par l’attribution de cette mission.

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Grâce à une spin-off de l'EPFL, un astronaute ressent depuis l'espace ce que touche un robot sur Terre

Luca Parmitano, depuis l'ISS, en train de commander le robot à l'aide (dans sa main droite) de l'interface de Force Dimension | ESA)

Guider un robot situé sur Terre depuis la Station spatiale internationale (ISS), en disposant d’une interface à retour de force très fiable, autrement dit un outil permettant de «ressentir» à distance les faits et gestes du robot: c’est l’exploit qu’a rendu possible Force Dimension, une petite PME suisse née d’une spin-off de l’EPFL.

Pourquoi c’est intéressant. Pouvoir recréer l’illusion du toucher peut être déterminant pour bien commander un robot à distance, qui plus est lorsque celui-ci explore une surface largement inconnue, comme ce sera le cas avec les futurs robots lunaires qui seront probablement commandés depuis un poste spatial habité en orbite autour de la Lune. Force Dimension a réalisé ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) en moins d’un an – une prouesse!

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Un nouveau type de combustion, basé sur des poudres métalliques, testé en apesanteur

Les «cierges magiques» utilisés pour agrémenter les fêtes et autres anniversaires réalisent un type de combustion métallique | ESA

Le bois ou les dérivés du pétrole ne sont pas les seuls combustibles à pouvoir brûler: c’est aussi le cas de poudres métalliques, par exemple de fer, d’aluminium ou de magnésium. A la clé, un type de combustion dit «discontinu» (discrete), où le feu ne se propage pas de manière continue, mais en sautant de proche en proche d’un grain à l’autre. Le 15 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a testé avec succès cette forme de combustion atypique… en apesanteur, à bord d’une fusée!

Pourquoi c’est intéressant. La combustion métallique n’était jusqu’alors qu’une curiosité, parfois présentée en travaux pratiques de physique, mais qui n’a pour l’instant jamais dépassé le stade expérimental. Pourtant, la combustion de poussières métalliques, domaine de recherche jusque-là assez confidentiel, rencontre un regain d’intérêt au sein de la communauté scientifique en tant que vecteur d’énergie, en raison de leur forte densité énergétique et surtout de l’absence d’émission de CO2. Des recherches prometteuses, mais qui demeurent encore à un stade très fondamental.

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L'Europe doit décider de sa voie spatiale, entre ambitions et réalité

Image de synthèse du Lunar Gateway (Portail lunaire) proposé par la Nasa en 2017 | Nasa

L’Europe spatiale va décider de son avenir ces 27 et 28 novembre à Séville, où se réuniront les ministres de l’espace de ses Etats membres. Un budget total de 13,7 milliards de francs leur sera proposé lors de ce Conseil, baptisé Space19+. Outre les lanceurs et les applications du spatial, les ambitions lunaires européennes, aux côtés des Etats-Unis, devraient être discutées.

Pourquoi c’est important. Cette réunion a lieu tous les trois ans ; la précédente s’est tenue à Lucerne en 2016, et avait débouché sur un programme soutenu à hauteur de 11,2 milliards. L’objectif de cette rencontre sera donc d’afficher les priorités. La Suisse, qui sera représentée par la Secrétaire d’Etat à la recherche Martina Hirayama, peut bien se positionner, comme le rappelait encore le 22 novembre le Vaudois Daniel Neuenschwander, chef du transport spatial à l’ESA, dans un entretien accordé à Heidi.news.

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«L’ère d’un transport spatial européen impliquant le secteur privé est venue»

Daniel Neuenschwander, directeur des transports spatiaux à l'ESA | Olivier Dessibourg

Les 27 et 28 novembre se tient à Séville la réunion triennale du Conseil des ministres européens de l’espace, avec la Secrétaire d’Etat à la recherche Martina Hirayama pour représenter la Suisse, rencontre appelée Space19+. Alors que la concurrence s’accroît partout dans le monde pour l’accès à l’espace, les capacités des lanceurs européens seront au cœur des discussions. Ils pourraient lancer l’ère d’un «NewSpace européen». Interview, à Paris, du Vaudois Daniel Neuenschwander, directeur des transports spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA).

Pourquoi c’est important. Le transport spatial est l’un des quatre domaines clés du secteur spatial européen, aux côtés des programmes scientifiques, des applications– observations de la Terre, navigation Galileo/GPS, telecommunication, etc – et, plus récemment, de la sûreté et de la sécurité spatiale – déflexion d’astéroïdes menaçant, immenses éruptions solaires aux effets dévastateurs…. La Suisse a son épingle à tirer de cette rencontre.

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A quoi sert le détecteur d'antimatière de la Station spatiale que les astronautes réparent

Le détecteur d'anti-matière AMS-02, installé sur une bras de la Station spatiale internationale | NASA

Peu après 13h, le 22 novembre, deux astronautes — l’un européen, l’autre américain— sortiront de la Station spatiale internationale (ISS), afin de poursuivre les réparations du spectromètre AMS-02, initiées le 15 novembre dernier. Il a été installé là-haut en 2011 pour détecter des particules cosmiques d’antimatière. Cette sortie extra-véhiculaire (EVA), deuxième d’une série d’au moins quatre, est très complexe, tant l’instrument n’avait pas été prévu pour être révisé.

Pourquoi c’est important. Le spectromètre AMS-02 (pour Alpha Magnetic Spectrometer), dont le cœur a été construit à l’Université de Genève, est l’un des meilleurs pièges conçus par l’homme pour repérer des particules d’antimatières, voire les traces de corpuscules inédits, appelés neutralinos. Ces derniers pourraient aider à expliquer l’existence de la «matière sombre», qui emplit un quart de l’Univers, mais que les scientifiques n’ont jamais observée directement et dont ils ignorent tout de la nature.

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Mercure pointille le Soleil pour un de ses rares transits

Ce 11 novembre, la planète Mercure est passée devant le Soleil pour tout observateur situé sur la Terre. Sur l’image, prise par la sonde de l’ESA Proba-2 à 12h34 GMT, on voit la plus petite planète du système solaire (le petit point noir à gauche dans le halo solaire) entamer son transit.

Pourquoi c’est intéressant. Un tel événement est assez rare: concernant Mercure, il n’y en a que 13 par siècle en moyenne, le prochain ayant lieu en 2032 seulement. Outre la beauté de l’événement, l’intérêt purement scientifique de ces transits, pour Mercure, est aujourd’hui relativement limité. Mercure reste mystérieuse à bien des égards, puisqu’elle n’a été survolée que deux fois par des sondes robotisées, en 1974 et 2011. La prochaine, BepiColombo, fruit de la collaboration des agences spatiales européenne (ESA) et japonaise (JAXA) a décollé en octobre 2018, et arrivera à destination en 2025.

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Une collision galactique révèle un «visage» monstrueux

Le télescope spatial Hubble a saisi, grâce à son instrument optique dans la lumière visible, cet étonnant cliché qui montre la collision de deux galaxies. Un drame qui s’est joué bien loin de notre planète, à environ 700 millions d’années-lumière. Capturée en juin 2019, l’image a été publiée par le site de Hubble cette semaine — quelques jours avant Halloween — car elle peut aussi évoquer un visage démoniaque. L’aptitude du cerveau humain à voir des visages là où il n’y en a pas (dans des rochers, des arbres, des galaxies…) est connue sous le nom de «pareidolie».

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L'ESA dévoile la sonde Solar Orbiter avant son lancement en 2020

Le 18 octobre 2019, l’Agence spatiale européenne (ESA) a présenté aux médias le satellite Solar Orbiter, développé conjointement avec la Nasa, qui sera lancé de Cap Canaveral (Etats-Unis) en février 2020. Son objectif: étudier des zones encore méconnues du Soleil, notamment ses pôles. L’occasion pour l’ESA de rappeler, en une infographie, les caractéristique de la sonde, les instruments scientifiques embarqués, et les différents appuis gravitationnels (notamment grâce à Venus) qui seront utilisés pour aider la sonde à se positionner.

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De l'oxygène et des métaux extraits de la poussière lunaire, pour favoriser la colonisation de l'astre

L’Agence spatiale européenne (ESA) a publié une image fascinante: à gauche, du régolithe, ou plutôt une excellente simulation de cette poussière extrêmement fine et abrasive qui recouvre la surface de Lune. Et à droite, la même substance dont a été extrait tout l’oxygène, laissant apparaître un mélange de miettes d’alliages métalliques.

Pourquoi c’est intéressant. Les échantillons réellement prélevés sur la Lune indique le régolithe est constitué d’environ 40-45% d’oxygène, mais que ces molécules sont liées dans d’autres matériaux, minéraux ou verres. Trouver des moyens pour extraire cet oxygène tout en conservant ces autres constituants permettraient d’utiliser le gaz (pour faire respirer les astronautes, ou entrer dans la fabrications de carburants) et de tirer profit des matériaux pour construire ce qui doit l’être directement sur la Lune. Les scientifiques auraient trouvé la solution idéale en une méthode appelée électrolyse en sels fondus.

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L'Italien Luca Parmitano prend les commandes de la Station spatiale internationale

L’astronaute italien de l’Agence spatiale européenne (ESA) Luca Parmitano a pris mercredi 2 octobre les commandes de la Station spatiale internationale (ISS), où il est arrivé le 20 juillet 2019. C’est seulement le troisième astronaute européen à occuper ce poste, après le Belge Frank De Winne en 2009 et l’Allemand Alexander Gerst en 2018. Il prend la succession du Russe Alexei Ovchinin.

Par ailleurs, trois occupants (sur neuf) de l’ISS, l’Américain Nick Hague, Alexey Ovchinin donc, et le représentant des Emirats arabes unis Hazzaa AlMansoori – une première pour ce pays – doivent rentrer ce jeudi après-midi sur Terre. Ce matin à 9:37, le vaisseau Soyouz s’est détaché de l’ISS.

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Pourquoi la Nasa et l'ESA veulent dévier un astéroïde en 2022

Vue d'artiste d'AIDA, mission commune de la Nasa et de l'ESA qui doit évaluer s'il est possible de dévier la course d'un astéroïde double | Nasa

Un congrès international de sciences planétaires réunit la Europlanet Society et la American Astronomical Society (AAS) à Genève du 15 au 20 septembre. A cette occasion, les agences spatiales américaine et européenne ont précisé les contours des futures missions qui devraient tenter de dévier la trajectoire d’un astéroïde-double, Didymos, situé à plus de 11 millions de kilomètres de la Terre. Une première dans l’histoire de l’humanité!

Pourquoi c’est important. Un tel scénario évoque des fictions à succès, comme les films Armageddon ou Deep impact. Pourtant, la trajectoire de Didymos ne pose aucun risque de collision avec notre planète! Mais il est suffisamment proche pour qu’on puisse y envoyer un impacteur. L’enjeu est de mener un exercice de défense planétaire inédit, en évaluant notre capacité à détourner efficacement la trajectoire d’un astéroïde, si l’un d’entre eux devait un jour se diriger tout droit vers la Terre.

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Destination Mars: le site où se posera le robot européen en 2021 dévoilé par l'ESA

Des scientifiques de l’Université TU Dortmund (DTM) ont généré des images en 3D animées de la région de Mars où se posera en 2021 le robot russo-européen ExoMars, renommé il y a peu Rosalind Franklin. Cette plaine, nommée Oxia Planum, est formée de minéraux consitués à une époque plus humide de la planète rouge, il y quatre milliards d’années.

Pourquoi c’est intéressant. Connaître au mieux quel sera la configuration du terrain où se posera le rover est évidemment crucial pour éviter tout crash. Les chercheurs de la DTM se sont basés sur les images collectées par la caméra HiRISE, à bord de la sonde de la Nasa Mars Reconnaissance Orbiter. Puis ils y ont appliqué une technique innovatrice de mélange d’image, nommée «Shape from shading», pour faire apparaître des reliefs. Ces images ont été présentées à l’European Planetary Science Congress, qui se tient cette semaine à Genève.

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Thomas Zurbuchen: «Dans l'exploration spatiale, il faut embarquer les acteurs commerciaux dès le départ»

Dessin d'artiste, datant de 1995, d'une station lunaire | NASA/SAIC/Pat Rawlings

L’exploration, dans l’espace aujourd’hui – la Terre n’est plus à arpenter –, est inscrite dans la nature profonde de l’Homme, estime Thomas Zurbuchen. Mais pour le numéro 2 de la Nasa, il faut, pour rendre durables les fruits de ces efforts, collaborer au niveau international, et aussi impliquer les acteurs privés.

Des débouchés économiques, sur la Lune notamment, sont possibles, mais incertains à ce jour, estime le physicien bernois d’origine, qui a accordé à Heidi.news (conjointement à Ciel&Espace) son seul interview lors de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques, début juillet à Lausanne. En voici la deuxième partie, où il regrette aussi le tendance trop forte à l’auto-critique en Suisse.

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L'ESA dévoile le mode de propulsion de son futur rover martien

L’Agence spatiale européenne (ESA) a dévoilé de nouvelles images de Rosalind Franklin, le rover de la future mission ExoMars qui débutera en 2021. Comme le montre la vidéo ci-dessus, le robot embarquera 6 roues articulées, qui lui permettront de se déplacer sur tous types de terrain, y compris en pente. Un mode de locomotion qui évitera au rover de rester coincé dans le sable, et lui permettra de franchir des obstacles aussi hauts que ses propres roues.