#épidémie


S'abonner
| | news

Plus de 14'000 cas en Suisse: les grandes étapes de la pandémie de coronavirus

Heidi.news vous propose une carte interactive (actualisée une fois par jour vers 20 heures) permettant de suivre la propagation du virus sur le territoire national avec la répartition cantonale. Ainsi que le suivi des principales informations internationales sur la pandémie.

29 mars. A la mi-journée, l’OFSP a annoncé que la Suisse compte 14’336 cas positifs, soit un bond de plus de 1123 tests positifs en une journée. 257 décès sont également enregistrés. Depuis le 24 février, 110’000 tests ont été effectués pour Covid-19, avec 13% de résultats positifs. La Suisse ne compte pas les guérisons.

Etat du monde le 29 mars

Plus de 670’000 personnes ont été testées positives dans le monde. Plus de 31’000 personnes sont décédées des suites du Covid-19 et plus de 145’000 personnes sont guéries. Les Etats-Unis comptent à eux seuls plus de 124’000 personnes testées positives.

En Europe, l’Italie dénombre plus de 10’000 morts (plus de 92’000 tests positifs). L’Espagne plus de 6500 (près de 79’000 tests positifs) et la France plus de 2300 (plus de 38’000 tests positifs).

| | news

Coronavirus: que dit la deuxième étude du professeur Raoult sur l'efficacité de la chloroquine?

Le Pr Didier Raoult à l'hôpital de la Timone, à Marseille, en février 2020 | Keystone / AP / Daniel Cole

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article et ces graphes à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

Après avoir initié une polémique mondiale sur la meilleure prise en charge de Covid-19, l’équipe du Pr Didier Raoult à Marseille vient de mettre à disposition le deuxième volet de ses travaux, avant parution dans une revue scientifique. Avec un suivi plus long (6 à 10 jours) et un groupe de patients plus conséquent (80), cette nouvelle étude vient renforcer les vues du biologiste franc-tireur, qui voit dans la chloroquine le meilleur moyen de lutter contre l’épidémie.

Pourquoi il ne faut pas s’attendre à un miracle. Cette deuxième étude permet aux chercheurs de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection d’enfoncer le clou, mais elle est encore très loin de présenter un niveau de preuve important à l’appui de ses conclusions, en l’absence notamment de groupe témoin . Le scepticisme ayant accueilli les déclarations du Pr Raoult au sein de la communauté médicale a donc peu de chances de s’en trouver bousculé. Plongée dans les entrailles de cette publication.

| | analyse

Coronavirus: Confédération et cantons sont toujours empêtrés dans une salade de chiffres

Image d'illustration. | Shutterstock

Combien de personnes sont infectées par le coronavirus en Suisse? Combien sont contaminées dans les cantons de Vaud, Neuchâtel ou Fribourg? Les données chiffrées et précises s’obtiennent facilement dans certains cas, difficilement dans d’autres voire pas du tout. Pour ce qui est des hospitalisations, c’est encore plus difficile, même si l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publie une partie de ces données depuis ce 27 mars. En France et en Italie notamment, ces données sont publiques et facilement accessibles.

Pourquoi on en parle à nouveau. L’OFSP publie un rapport quotidien sur la situation de l’épidémie de coronavirus en Suisse. Ce 27 mars, il fait état de 197 morts et 12’161 cas de contamination. Sur le site mis en ligne sur Heidi.news et réalisé par un jeune chercheur bernois, les chiffres divergent, fortement. Un décalage temporel existe entre les deux méthodes: immédiateté cantonale, délai de 24 heures au niveau fédéral. Mais ce délai déjà évoqué n’explique pas cette salade de chiffres. Voici pourquoi.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

| | news

Malgré l'évolution de l'épidémie de coronavirus, la létalité reste basse en Suisse

Le décompte quotidien des chiffres du Covid-19 en Suisse et dans le reste du monde montre une évolution rapide de l’épidémie. Le bilan fait état ce vendredi 27 mars de 221 décès (contre 56 le 20 mars) dans le pays. La létalité de Covid-19 en Suisse se situe, pour l’instant, à 1,5%. Loin derrière l'Italie (10%), la France (5%), mais devant l'Allemagne (0,6%). Le point en graphe interactif afin de voir l’évolution de la situation en Suisse depuis début mars (voir les graphes ci-dessous) et ailleurs.

Pourquoi nous proposons cette approche. L’augmentation constante des chiffres suscite des réactions: dans certains cas de l’anxiété, voire de la psychose. C’est dans ce cadre que prendre en compte l’évolution de la létalité de Covid-19 dans différents pays, et en fonction des chiffres disponibles, permet d’avoir une image moins anxiogène de l’épidémie en cours.

| | idées

Comme si le coronavirus avait, pour un temps, gelé le conflit israélo-palestinien

Salomé Parent (Tel-Aviv)

J’ai d’abord pensé qu’Israël en faisait trop. On était au début du mois de mars, le virus n’était encore qu’une info parmi d’autres, menaçante certes, mais surtout éloignée. Et puis, quand Covid-19 s’est imposé dans notre quotidien, j’ai changé d’avis. Israël, avec son «syndrome de Massada» (référence aux derniers zélotes assiégés par les Romains) et ses mesures drastiques prises très tôt, me semble relativement à la hauteur dans la lutte contre l’épidémie. Du moins plus que l’Europe, où le délai avant la mise en place de mesures d’exception et la propagation exponentielle du virus qui en découle, mettent aujourd’hui au défi les systèmes de santé nationaux.

La stratégie d’Israël est claire: dépister un maximum et ralentir la progression du virus en attendant la remontée des températures, censée affaiblir le coronavirus. Les médecins estiment que le pays a retardé l’avancée du virus d’une quinzaine de jours.

| | graphe

Une nouvelle carte plus précise permet de suivre l'épidémie de coronavirus en France

Esri France publie ce jeudi 26 mars une nouvelle carte des contaminations au coronavirus en France, où le bilan fait état de 1100 morts et plus de 25’000 contaminations. Très précise, elle apporte de nombreux détails sur l’épidémie. Un travail qui se base sur la même mise en forme que la carte référence de la pandémie créée par l’université John Hopkins.

Pourquoi c’est important. Depuis le 11 mars, l’entreprise privée de cartographie recensait les cas de contaminations recueillis grâce aux données de l’Agence de santé publique France. Depuis ce 25 mars, grâce à des données de l’organisme publique français plus affinées, Esri France donne accès à des informations bien plus précises en mettant à jour sa carte. Seule contrainte, les chiffres sont importés avec un léger décalage, d’un jour, comme l’explique à Heidi.news Jean Michel Cabon, d’Esri France: «Avec ces nouvelles informations, nous aurons un délai d’un jour. Les données sont elles mêmes disponibles avec un certain délai, nous les actualisons dès qu’elles deviennent disponibles.»

| | radar

L’immunisation au coronavirus, cette inconnue cruciale

Particules virales de Covid-19 sur une cellule cultivée en laboratoire, en microscopie électronique. | National Institute of Allergy and Infectious Diseases-Rocky Mountain Laboratories, NIH, DR

Qui développe une immunité à Covid-19 après avoir été infecté? À quoi ressemble la réponse immunitaire à la maladie? Combien de temps demeure-t-on protégé? Des questions cruciales auxquelles le New York Times, dans ce long article un peu décousu mais intéressant, tente d’offrir des pistes de réponse. Si la réponse immunitaire de base à l’infection est connue – il faut quelques jours pour produire des anticorps neutralisants – la durée de cette immunité et son degré d’efficacité restent inconnus. Elle pourrait se prolonger 1 à 3 ans, comme pour les coronavirus bénins (rhumes banals), ou 8 à 10 ans, comme c’est le cas dans le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) de 2002-2003.

Pourquoi on vous en parle. Connaître la réponse immunitaire à Covid-19 est essentiel. À court terme, parce que les personnes immunisées peuvent côtoyer sans risque des patients infectés, ce qui serait précieux pour les professions de santé. À plus long terme, parce que le contrôle de l’épidémie dépend en bonne part du développement d’une immunité de groupe – qui ne peut être que «naturelle» en l’absence de vaccins. L’identification des personnes avec une réponse immunitaire forte permet enfin de traiter des patients graves par injection d’anticorps (même si ce chemin est semé d’embûches). Le développement de tests sérologiques, capables de détecter les anticorps anti-Sars-CoV-2 dans le sang, est une étape cruciale pour y voir plus clair sur ces sujets.

link

A lire dans le New York Times

| | radar

Cet article scientifique prémonitoire avait alerté d'une épidémie de coronavirus il y a plus de dix ans

National Institute of Health

En 2007 déjà, des chercheurs de Hong Kong tiraient la sonnette d’alarme dans Clinical Microbiology Reviews. Cette étude a décrit la culture des chauves-souris mangeuses comme une «bombe à retardement», comme le rapporte le média The Atlantic.

Ce qu’ils avaient dit. «La présence d’un large réservoir de virus de type SARS-CoV chez les chauves-souris rhinolophes, combinée à une culture de consommation de mammifères exotiques dans le sud de la Chine, est une bombe à retardement».

link

The Atlantic

| | radar

Fin de la quarantaine massive dans la province du Hubei

Keystone / AP Mark Schiefelbein

Quelque 60 millions de personnes peuvent à nouveau circuler librement dans la province du Hubei en Chine. Mais Beijing maintiendra jusqu’au 8 avril le blocus sur la ville de Wuhan, capitale de la province et lieu d’origine de l’épidémie.

Pourquoi ça peut être inquiétant. La fin du confinement de la province d’Hubei n’est pas célébré par la communauté scientifique. Dans le New York Times, des experts s’inquiètent déjà d’une possible seconde vague, si certaines mesures sont levées trop hâtivement.

link

New York Times

newsletter_point-du-jour

Recevez chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | reportage

REPORTAGE – Comment l’armée s’engage à l’hôpital Pourtalès à Neuchâtel

Le soldat Antoine Schürch travaille sous la supervision d'une infirmière de l'hôpital Pourtalès à Neuchâtel. | Keystone / Jean-Christophe Bott

L’armée s’est déployée lundi 23 mars dans le canton de Neuchâtel. Sa mission: intervenir dans les unités de soins pour soulager le personnel soignant et lui permettre de se consacrer aux patients hospitalisés dans les unités Covid-19 dédiées. Reportage avec les soldats romands engagés à l’hôpital Pourtalès de Neuchâtel.

Pourquoi c’est intéressant. La mobilisation actuelle est la première depuis la Deuxième Guerre mondiale et se déroule en milieu hospitalier. Une mission de protection de la population particulière qui consiste avant tout à soutenir l’effort des soignants. Comment les troupes fonctionnent concrètement en milieu hospitalier et quelles sont leurs tâches? L’exemple neuchâtelois donne de bons éléments de réponses.

| | question

Qu’en est-il de la chloroquine en Suisse?

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

Shutterstock

Votre question. Beaucoup de lecteurs sont très intrigués par la question de la chloroquine et se demandent ce qu’il faut penser des déclarations du Pr Raoult, qui défend bec et ongles l’usage de la chloroquine dans l’infection à Covid-19. Se pose aussi la question de son utilisation concrète en Suisse. Ainsi, cette lectrice:

«Il semble que certains pays prennent au sérieux la piste du traitement proposé par le professeur Raoult. J'adorerais savoir ce qu'il en est de la Suisse, je n'ai rien vu passer à ce sujet, le savez-vous?»

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (confiné) au Flux santé. Sur le fond, la question de la chloroquine est loin d’être tranchée, comme nous l’expliquions notamment dans cet article dédié à l’étude de Marseille. Voici les éléments que j’en retiens:

  • le rationnel biologique pour utiliser la chloroquine repose sur un effet antiviral avéré in vitro;

  • l’essai de Marseille donne un résultat spectaculaire, mais il présente trop de failles méthodologiques pour être concluant;

  • les données cliniques sur l’effet de la chloroquine dans Covid-19 sont pratiquement inexistantes dans la littérature scientifique;

  • beaucoup de médecins semblent néanmoins l’utiliser, en Chine, en Italie ou ailleurs en Europe, mais seulement à l’hôpital et dans certains cas sévères.

| | interview

Coronavirus: «Si quelqu’un avait voulu fomenter un acte radical, réfléchi et très efficace, il ne s’y serait pas pris autrement!»

Raynald Droz, le 17 mars 2020. | KEYSTONE / Marcel Bieri

Suite à une demande du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) et en raison de l'intérêt public de cet article pour comprendre les enjeux sanitaires de la crise du coronavirus, nous le mettons à disposition gratuitement pour tous nos lecteurs.

Le brigadier Raynald Droz est apparu dans la salle de presse du Palais fédéral le 17 mars aux côtés d’autres représentants civils de l’Etat qui viennent régulièrement faire le point sur la situation de l’épidémie de coronavirus en Suisse. Sa présence émet un signal fort: l’heure est grave, l’armée est engagée. La conseillère fédérale en charge de l’armée, Viola Amherd, l’avait annoncé la veille: l’armée va soutenir l’effort national contre l’épidémie. La présence du militaire professionnel (31 ans de service) matérialise cet engagement.

Dans un pays où les forces armées sont plutôt discrètes, l’apparition du chef d’état-major du commandement des opérations, responsable de la planification et de la conduite de toutes les opérations et de tous les engagements de l’armée suisse, en Suisse et à l’étranger, directement placé sous les ordres du chef du commandement des opérations, marque un tournant.

Entretien avec l’homme qui coordonne, notamment, la première mobilisation depuis la Deuxième Guerre mondiale dans le pays.

Heidi.news – Monsieur le brigadier, quand et comment avez-vous appris que vous alliez devoir participer à la mobilisation de la troupe?

Raynald Droz – Lorsque je reçois une masse d’informations qui se recoupent, j’ouvre un dossier dans notre système informatique: celui concernant la crise actuelle date du 11 février. J’avais suffisamment d’informations pour dire que l’affaire pouvait devenir sérieuse. Nous avions alors déjà des signes provenant de Chine. La plupart d'entre nous – hormis les membres de notre cellule Medintel (renseignements dans le domaine médical) – pensions que cela ne nous concernerait pas directement. Las, le virus s’est rapproché à une vitesse assez «stratosphérique». En 6-7 semaines, la situation a fortement dégénéré.

La vitesse de propagation vous a-t-elle surpris?

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | news

Coronavirus: la charge virale pèse sur l’évolution des patients

Le personne soignant (ici à l'hôpital Pourtalès de Neuchâtel, le 23 mars) est particulièrement exposé aux inoculations multiples. | Keystone / Jean-Christophe Bott

D’après une étude parue le 19 mars dans The Lancet, le profil d’évolution de la charge virale du Sars-CoV-2 varie selon que les patients manifestent une forme grave ou modérée de la maladie. Cela pourrait constituer une piste de pronostic de l’évolution des malades.

Pourquoi c’est intéressant. Les médecins et des chercheurs des universités de Nanchang et de Hong Kong cherchent le moyen de prévoir quelles personnes infectées risquent de développer une forme grave du Covid-19. De précédentes recherches ont montré que la charge virale marque un pic durant la première semaine d'infection. Selon son amplitude et son avance sur la dégradation clinique, il pourrait donc s’agir d’un signe annonciateur de la gravité de l’évolution grave.

| | reportage

REPORTAGE – Dans le laboratoire du CHUV où est testé le coronavirus

Laboratoire dédié aux tests de coronavirus à l'Institut de microbiologie du CHUV, à Lausanne. | Keystone / POOL / Denis Balibouse

En raison des circonstances exceptionnelles et de l'intérêt public de cet article pour comprendre les enjeux sanitaires de la crise du coronavirus, nous le mettons à disposition gratuitement pour tous nos lecteurs.

Depuis ce lundi 23 mars, le laboratoire de microbiologie du CHUV à Lausanne est capable de procéder à 1140 tests de dépistage du coronavirus par jour. Le matériel nécessaire pour effectuer ces dépistages est encore livré et du personnel supplémentaire a été formé pour répondre à cette charge exceptionnelle. Reportage sur place.

Pourquoi c’est intéressant. Dans tout le pays, les laboratoires font face à un afflux massif de prélèvements à analyser. Les capacités ont été augmentées partout et des centres dédiés au seul Covid-19. Les prélèvements leur parvenant dans la journée, les équipes spécialisées du CHUV travaillent le soir, jusque vers 3 heures du matin. Les médecins disposent ainsi des résultats dès l’aube et peuvent informer leurs patients dans la foulée. Les résultats sont aussi envoyés aux médecins cantonaux et à l’OFSP, par mail sécurisé.