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Retrouvez les grandes étapes de l'épidémie de coronavirus

Les autorités chinoises en voyage vers un petit village de l'Altay, à la frontière avec la Mongolie, pour informer la population sur Covid-19 (19 février 2020). | Keystone / EPA Costfoto

Nous suivons l'évolution de l'épidémie de Covid-19 qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine. En voici les principales étapes depuis le 31 décembre 2019.

20 février. Dans sa conférence de presse quotidienne, l’OMS a confirmé ce que beaucoup soupçonnaient: l’appel aux dons de l’organisation, qui réclamait 675 millions de dollars pour aider les pays les plus pauvres à faire face à l’épidémie, n’a pas été couronné de succès. Le directeur général de l’organisation a renouvelé son appel à la solidarité.

Les évacuations ont commencé à bord du Diamond Princess, et plusieurs vols sont prévus à destination de l’Europe. Deux passagers contaminés, un homme et une femme japonais de 87 et 84 ans, sont décédés à l’hôpital. Avec 621 contaminations sur plus de 3700 passagers initialement à bord, le navire de croisière bloqué dans le port de Yokohama (Japon) est devenu un foyer infectieux et un casse-tête pour les autorités japonaises.

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Covid-19: pourquoi le dernier bilan chinois est (plutôt) rassurant

Courbe épidémique de Covid-19. Voir ci-dessous pour le graphe détaillé | China CDC

Les autorités sanitaires chinoises viennent de publier, lundi 17 février, le premier bilan à grande échelle de l’épidémie de Covid-19. L’analyse, qui porte sur plus de 70'000 patients infectés ou probablement infectés par le nouveau coronavirus, est riche en enseignements sur la maladie et la progression de l’épidémie.

Pourquoi c’est intéressant. C’est la première fois que le Center for Disease Control (CDC) chinois est en mesure de présenter un bilan portant sur la quasi-totalité des cas de Covid-19. Il permet de se faire une bonne idée de la dynamique à l’œuvre et confirme l’idée d’une maladie peu létale mais extrêmement contagieuse, en dépit des mesures de confinement extrêmes prises par la Chine. Pour autant, il semble qu’un pic épidémique ait été atteint fin janvier.

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La France rapporte le premier décès dû à Covid-19 en Europe

Le patient, un touriste chinois âgé de 80 ans, avait contracté le nouveau coronavirus à Wuhan. Il s’était rendu en France le 16 janvier et avait été pris en charge le 25 janvier à l’hôpital Bichat (Paris), où son état s’était rapidement dégradé. Il s’agit du premier décès en-dehors du continent asiatique et, a fortiori, en Europe. A ce jour, la quasi-totalité des quelque 1670 morts attribuables au Covid-19 ont eu lieu en Chine continentale.

En contexte. Les trois autres décès enregistrés hors de Chine à ce jour sont: un homme de 44 ans sans comorbidité connue (Philippines, 1er février), une femme de plus de 80 ans (Japon, 13 février) et tout récemment un homme d’une soixantaine d’années (Taïwan, 16 février), souffrant de diabète et d’hépatite B. Le bilan chinois montre que les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, maladie cardiovasculaire…) sont les plus à risque, comme dans la grippe ou tout autre infection respiratoire.

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1716 médecins et soignants chinois ont été infectés par le nouveau coronavirus

Le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a annoncé vendredi 14 février que l’épidémie de Covid-19 a affecté 1716 professionnels de santé en Chine. Six d’entre eux sont morts de la maladie, dont le Dr Li Wenliang, qui avait tenté d’alerter ses confrères sur la survenue d’une épidémie de nature inconnue à Wuhan dès le 30 décembre 2019.

Pourquoi c’est important. C’est la première fois que la Chine communique sur le nombre de médecins et de soignants affectés par Covid-19. Ces derniers sont en première ligne dans la bataille contre l’épidémie et le risque de contamination peut avoir un effet extrêmement démoralisant pour les troupes. L’OMS a annoncé investiguer pour mieux comprendre la dynamique et les causes de ces infections.

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Covid-19: les Suisses en quarantaine dans le Sud de la France rentrent au pays dimanche

Un bus transportant des citoyens français rapatriés de Wuhan quitte le club de vacances, où ils avaient été mis en quarantaine pendant 14 jours, à Carry-le-Rouet, dans le sud de la France ce 14 février 2020. Les Suisses qui y sont également quitteront l’endroit dimanche. | Keystone / Sébastien Nogier

La quarantaine se termine demain samedi 15 février. Pour les huit personnes (5 Suisses et leurs accompagnants) qui se trouvent depuis deux semaines dans un centre de vacances proche de Marseille, le retour au pays est prévu ce dimanche 16 février. C’est ce qu’a annoncé Serge Bavaud, chef suppléant du Centre de gestion des crises au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), ce vendredi 14 février lors de la conférence de presse commune au DFAE et à l’OFSP, qui se tient toutes les semaines.

Pourquoi on en parle. Les cinq ressortissants suisses et leurs accompagnants ont été rapatriés de Chine par les autorités françaises et maintenus en quarantaine pour prévenir tous risques de contamination et pour s’assurer qu’ils n’étaient pas porteurs du Covid-19. Six personnes rentreront grâce aux services du DFAE et deux le feront par leurs propres moyens.

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Quels sont les pays pauvres en première ligne de l’épidémie de Covid-19?

Pixabay / Arek Socha

L’analyse des flux de voyageurs entre la Chine et les autres régions du monde aide à cibler les pays concernés par la propagation de l’épidémie de Covid-19, rapporte Nature. D’après un modèle de l’université de Southampton, la Thaïlande et l’Indonésie sont les plus à risque en Asie du Sud-Est. Sur le continent africain, des chercheurs de l’Inserm placent l’Egypte, l’Algérie et l’Afrique du sud en première ligne. Mais au regard de la situation politique et de l’état des systèmes de santé, ils se disent surtout préoccupés par sept pays africains, parmi lesquels le Nigeria, l’Ethiopie ou encore le Soudan.

Pourquoi c’est important. La propagation de l’épidémie à des pays incapables de mettre en œuvre une réponse sanitaire efficace est un sujet de préoccupation majeur à l’OMS, qui insiste sur la nécessité impérieuse de faire preuve de solidarité. La propagation de l’épidémie à un pays comme le Nigeria, extrêmement peuplé (190 millions d’habitants) et au système de santé fragile, serait par exemple une catastrophe de santé publique. Des tests diagnostiques et du matériel médical de base ont déjà été envoyés par l’OMS à une vingtaine de pays africains. À terme, le principal espoir pour enrayer l’épidémie repose sur le développement de vaccins.

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À lire sur Nature (EN)

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Covid-19: ce qu'il faut retenir du forum de recherche de l’OMS

Les Drs Sylvie Briand (en charge des infections) et Soumya Swaminathan (directrice scientifique), lors de la conférence de presse de l'OMS du 12 février 2020

Les 11 et 12 février se tenait à Genève un forum scientifique organisé par l’OMS afin de coordonner les efforts de recherche contre l’épidémie de Covid-19. Au rang des mesures les plus urgentes figurent le développement de tests diagnostiques rapides et la mise en place de protocoles de soins optimisés. L’OMS a également mis en avant deux pistes de traitements prometteurs.

Pourquoi on vous en parle. Les autorités du Hubei font état de grandes difficultés à diagnostiquer et prendre en charge les patients, au point que le gouvernement central chinois vient de reprendre la main sur la gestion de l’épidémie. La nécessité se fait jour de coordonner les efforts des scientifiques pour aider la Chine à faire face au nouveau coronavirus dans les zones les plus tendues, et préparer la réponse des pays les plus fragiles lorsque l’épidémie se propagera chez eux.

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Covid-19: pourquoi le nombre de cas bondit soudainement en Chine

En orange, la courbe du nombre de cas de Covid-19 en Chine. | Capture d'écran du site de l'Université John Hopkins

Entre le 12 et le 13 février, 14’840 nouveaux cas de Covid-19 ont été annoncés par les autorités chinoises, portant le bilan du pays à près de 60’000 infections confirmées. Hors de Chine, 565 personnes sont infectées, dont une bonne partie (218) sur le seul navire Diamond Princess, en quarantaine dans le port de Yokohama au Japon. Jeudi 13 février, les autorités du Hubei ont annoncé avoir ouvert les critères de diagnostic, ce qui explique cette hausse.

Pourquoi on vous en parle. En début de semaine, la Chine et l’OMS se réjouissaient de voir le nombre de nouveaux cas diminuer. Ce qui faisait dire à certains experts que l’on s’approchait peut-être du pic épidémique. La décision de modifier les critères diagnostiques fait suite à une reprise en main du pouvoir central. Pékin vient de limoger les officiels aux manettes à Wuhan et dans la province du Hubei.

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Covid-19: le nouveau coronavirus a enfin son nom définitif

Fini le surnom provisoire, peu euphonique et fourre-tout, de 2019-nCoV. L’infection à nouveau coronavirus possède désormais un nom officiel et définitif, a annoncé le Dr Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, en conférence de presse aujourd’hui 11 février 2020. Ce sera: Covid-19.

Prononcé /kovid/, le nouveau label dérive de «COrona VIrus Disease», soit «maladie à coronavirus» dans la langue de Shakespeare. Ce modèle terminologique a d’ailleurs vocation à être employé pour toutes les futures épidémies de coronavirus.

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Coronavirus transmis par les selles, doutes sur les tests... Le bilan chinois est-il sous-estimé?

Agents de santé en tenue de protection médicale dans une rue de Hong Kong, le 11 février 2020. | Keystone / Kin Cheung

La progression éclair de l’épidémie de nouveau coronavirus en Chine donne lieu à de nombreuses interrogations, et pas seulement au sein de la population. Des retours de médecins chinois font état d’une difficulté potentielle à détecter les cas d’infection et de possibles voies de transmission atypiques, via les selles. Heidi.news fait le point sur les hypothèses de travail, alors que la mortalité en Chine a dépassé celle du Sras en 2002-2003.

Pourquoi c’est important. Dans sa communication du samedi 8 février, l’OMS perçoit une décrue dans le nombre de nouveaux cas, qui pourrait indiquer que le pic épidémique est passé. Des espoirs vite douchés: dans la journée de dimanche, 3062 nouveaux cas ont été rapportés par la Chine, contre 2656 la veille. Une bonne compréhension des processus de transmission et de leur dynamique reste indispensable pour espérer endiguer l’épidémie.

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Coronavirus: la quarantaine d'un enfant à Neuchâtel met en lumière les stratégies cantonales

À l’heure où un enfant de 10 ans a été placé en quarantaine à domicile dans le canton de Neuchâtel, Heidi.news vous propose un tour d’horizon des plans d’attaque en matière de lutte contre le coronavirus des cantons romands sans hôpitaux universitaires. Des stratégies ont été mises en place afin de permettre une gestion efficace du virus et d’éviter tous risques de propagation. Fribourg, Jura, Neuchâtel et le Valais ont désigné des sites de référence.

Pourquoi on en parle. La prise en charge de patients atteints de 2019-nCoV est proche de celle mise en place pour une grippe sévère. Tous les cantons romands pourraient donc être amenés à prendre en charge un patient infecté au sein de leur hôpital de référence. Afin de construire une action coordonnée et efficace, les médecins cantonaux et l’OFSP tiennent deux conférences téléphoniques hebdomadaires. Les médecins cantonaux ont également l’appui d’une coordinatrice romande des maladies transmissibles.

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L’Anglais qui a transmis le coronavirus en Haute-Savoie a transité par Genève

Keystone / Martial Trezzini

Le patient britannique qui a transmis le nouveau coronavirus à cinq compatriotes dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), a transité par l’aéroport de Genève, rapporte La Tribune de Genève. Par deux fois: le 24 janvier dernier, à l’atterrissage d’un vol depuis Londres, et au retour de son séjour en France, le 28 janvier, pour un vol EasyJet à destination de la capitale britannique.

Pourquoi on vous en parle. La Suisse n’a pas encore identifié de cas sur son sol, mais les autorités sanitaires sont aux aguets. On ignore encore si Genève n’a servi que de lieu de transit au patient anglais (c’est le plus probable) ou s’il a eu des contacts plus poussés sur le territoire suisse. Le risque de contamination est très faible en-dehors de tout contact rapproché.

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À lire dans La Tribune de Genève

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Pour les expatriés qui ont quitté la Chine à cause du coronavirus se pose la question du retour

De nombreuses personnes ont quitté la Chine depuis le début de l'épidémie. | Keystone

Le coronavirus vu de Chine, épisode 2. Ou plutôt de Shangaï, où Marco D’Amore y est installé depuis 2012. Il s'occupe d'accompagner l’installation d’entreprises en Chine. S'il est revenu en Europe le 1er février par précaution face au coronavirus, il envisage déjà d’y retourner. Mais ce ne sera pas pour tout de suite.

«Je suis pressé de revenir en Chine». Marco D’Amore a d’abord vu certains collègues de bureau, puis d’autres expatriés rentrer en Europe à cause de l’épidémie de coronavirus. Et ce, dès la semaine du 20 janvier «lorsqu’il y a eu les premiers articles dans la presse». C’est le 1er février que ce Lausannois, installé à un peu moins de 1000 kilomètres de Wuhan, décide de rentrer à son tour. Se pose à présent la question du retour en Chine.

Le départ de Shanghai. Tout commence au mois de décembre, bien avant l’emballement. Trois amis proches contractent des pneumonies. Les cas se multiplient. Les départs se multiplient. Rester à Shanghaï, où «tout le monde sans exception portait un masque» n’était plus envisageable.

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Pourquoi la fermeture des frontières ne bloquera pas la propagation du nouveau coronavirus

Keystone / Etienne Laurent

Le 31 janvier, les Etat-Unis annonçaient refuser l’entrée des ressortissants étrangers s’étant rendus en Chine au cours des deux dernières semaines. De telles mesures de restrictions sont-elles vraiment efficaces? Non, répond le journaliste scientifique Adam Rogers dans Wired. En cause, notamment: la méconnaissance du mode de transmission du virus, l’inefficacité de mesures similaires prises par le passé et le fait qu’il soit probablement déjà trop tard.

Pourquoi c’est intéressant. Est citée notamment une méta-analyse britannique de 2014 portant sur l’effet des restrictions de voyage sur les épidémies de grippe. Conclusion: celles-ci ont ralenti la propagation de l’ordre de… 3%. C’est même moins dans les grandes villes et lorsque les mesures entrent en jeu tardivement. À l’heure où plusieurs pays prennent des mesures à l’encontre de la Chine, de nombreux scientifiques rappellent que la lutte contre le nouveau coronavirus doit s’inscrire dans une politique de santé globale, et non une volonté illusoire de sécurité nationale.

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À lire sur Wired (EN)

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La Suisse toujours épargnée par le coronavirus

Virginie Masserey, responsable de la section contrôle de l'infection à l'OFSP, Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles à l'OFSP, et Hans-Peter Lenz, chef du centre de gestion des crises au DFAE, lors de la conférence du presse du 7 février. | Keystone / Marcel Bieri

Tout va bien! C’est en résumé le message que désiraient faire passer l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) lors de leur conférence de presse ce 7 janvier à Berne. Les Suisses actuellement en quarantaine vont bien. Et il n’y a toujours pas de cas déclaré dans le pays.

Pourquoi on en parle. Deux cents cas suspects (tous négatifs) ont été recensé dans le pays. Le week-end dernier, cinq Suisses et trois membres de leur famille ont été rapatriés de Chine par les autorités françaises. Ils sont en quarantaine dans la région de Marseille. Un couple a également été placé en quarantaine sur le bateau de croisière Diamond Princess, à Yokohama (Japon).