#épidemie


S'abonner
| | radar

Contrôler une épidémie, c'est naviguer sur un radeau en pleine tempête

Le Radeau de la Méduse réinterprété par Bansky, dans le camp de migrants de Calais

L’épidémie de Covid-19 est une tempête et les mesures de distanciation sociale adoptées à ce jour par les États-Unis, un radeau instable. Comment rejoindre la terre ferme? C’est en filant cette métaphore dans une tribune à Stat News que Marc Lipsitch, épidémiologiste de renom à la Harvard School of Public Health, et son collègue infectiologue Yonatan Grad, évoquent le dilemme de la gestion à long terme de l’épidémie. Et ce, alors que le pays s’apprête à connaître une lame de fond sans précédent, après avoir longtemps minimisé l’ampleur de la crise sanitaire. Or, tout suggère que les États-Unis n’ont pas encore choisi leur cap.

Ce qu’il en ressort. Trois stratégies se profilent, familières à nos lecteurs assidus. Première solution: courber le dos et ne rien faire, au prix d’une saturation dramatique du système de santé. Deuxième option: enchaîner les périodes de distanciation sociale (manifestations interdites, fermeture des écoles, universités, bars, restaurants…), avec des levées progressives difficiles à contrôler – là encore le risque est de provoquer des vagues secondaires et de saturer les soins intensifs.

Dernière hypothèse, la plus ambitieuse: renverser le cours de l’épidémie en adoptant des mesures drastiques de distanciation sociale et de confinement, à l’européenne. Mais il faut alors être en mesure de dépister à large échelle pour, in fine, identifier et rompre les chaines de transmission du virus, et accepter d’introduire un contrôle strict des déplacements pour éviter les rebonds d’un foyer épidémique à l’autre.

link

A lire sur Stat News

| | radar

L’initiative d’un ex-médecin cantonal pour une carte précise du coronavirus en Suisse

Cette carte issue de CovidTracker.ch présente la proportion de cas positifs sur les réponses obtenues. Elle permet de visualiser les "points chauds" de l'épidémie en Suisse | Covid Tracker Suisse, https://www.covidtracker.ch/fr/map

L’ancien médecin cantonal bernois Jan von Overbeck, en poste de 2014 à 2018, a mis sur pied un projet destiné à traquer finement les nouveaux cas de coronavirus en Suisse, indique Swiss Info. Baptisé CovidTracker.ch, il repose sur le remplissage de données simples (dépistage, contacts, code postal) par les internautes volontaires. Le résultat est une «carte thermique» (heatmap) de l’épidémie de Covid-19 dans la Confédération, qui permet de connaître les foyers contagieux à une échelle géographique fine (la commune) et pourrait s’avérer précieuse pour continuer à endiguer l’épidémie.

| | news

Des professionnels du coaching ouvrent une ligne téléphonique gratuite face au coronavirus

Page d'accueil du site internet Coaching Corona. | Coaching Corona, DR

Une cinquantaine de coachs, médiateurs et psychologues ont pris l’initiative de créer une ligne d’appels gratuite et confidentielle le temps que durera la crise. Depuis quelques jours, ces spécialistes issus de diverses associations professionnelles prêtent une oreille attentive et prodiguent des conseils à tous ceux qui souhaiteraient recevoir du soutien pour traverser cette période déstabilisante. La plateforme répond aux demandes en allemand, espagnol, français et anglais. L’italien pourrait également faire son apparition.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

| | enquête

Hydroxychloroquine contre le coronavirus: pourquoi la pharma y croit

Directeur général de Novartis, Vas Narasimhan considère que l'hydroxychloroquine est le plus grand espoir contre le coronavirus. | KEYSTONE / Patrick Straub

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement de tous nos lecteurs, tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

Qualifiée de «plus grand espoir de traitement contre la maladie Covid-19» par le directeur général de Novartis, Vas Narasimhan, dans une interview du 29 mars à la SonntagsZeitung, l'hydroxychloroquine pousse les grandes entreprises pharmaceutiques à multiplier les annonces de dons gigantesques de ce médicament. Alors même que son efficacité n’a pas encore été démontrée dans les règles. Coup de com’ ou vrai espoir?

| | portrait

Portrait(s) de Daniel Koch, le «Monsieur Covid-19» qui part à la retraite

Daniel Koch, le 25 mars à Berne. | Keystone / Alessandro della Valle

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus en Suisse, Daniel Koch est devenu «Monsieur Covid-19» dans le pays. Responsable de la division des maladies transmissibles à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), il passe le témoin à Stefan Kuster le 1er avril, tout en restant le délégué de l'office jusqu'au terme de la pandémie. Portrait en… portraits d’un visage emblématique de la réponse suisse à la crise sanitaire, émacié mais rassurant.

Pourquoi on en parle. Peu connu du grand public, ce médecin bernois de 64 ans est apparu dans la salle de presse du Palais fédéral le 28 janvier pour parler du coronavirus. Il n’y avait pas encore de cas en Suisse, pas d’épidémie, pas de morts. Depuis, ses interventions et ses messages sont presque devenus paroles d’évangile.

| | news

À Genève, on attend toujours la vague de coronavirus

Keystone / Martial Trezzini

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement tant ces informations sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

La capacité du système sanitaire genevois n’est pas dépassée et de loin, a annoncé à la presse, ce lundi 30 mars, le médecin cantonal genevois Jacques-André Romand, remis depuis peu de Covid-19. Adrien Bron, directeur général à la direction de la Santé du canton, a en revanche expliqué que la situation était tendue dans quatre EMS, où plus d’un résident sur dix a été testé positif.

| | news

REPORTAGE – A l’Hôpital de La Tour à Genève, on traque le coronavirus avec le sourire

Sonia est venue se faire dépister. Elle attend sous l'œil attentif de Xavier, membre de la protection civile, qui gère l'arrivée des patients. | Heidi.news

«Vous avez une narine de préférence?» Cette question insolite s’échappe des parois d’un box du centre de prélèvement de l’Hôpital de La Tour à Genève, où un jeune homme est en train de se faire administrer un frottis nasopharyngé. Depuis vendredi 27 mars, les patients sont pris en charge dans une nouvelle structure, destinée au dépistage du coronavirus, composée de deux tentes connectées l’une à l’autre. Afin d’anticiper un afflux massif de patients, l’hôpital a vu grand: il peut désormais tester 240 patients par jour. Reportage.

| | idées

Comment sortirons-nous du confinement? En faisant notre deuil du monde d'avant

Olivier Dessibourg

Il va bien falloir un jour, comme les Chinois depuis mercredi dans le Hubei, sortir de ce confinement.

| | news

Coronavirus: quelle place donner au scanner thoracique dans le diagnostic?

Ce scanner thoracique montre des opacités bilatérales dites "en verre dépoli" qui peuvent être attribuables au coronavirus... mais aussi à d'autres maladies virales | Chung et coll.

Pour savoir si une personne est atteinte du nouveau coronavirus, un standard s’est imposé, au plan international: le test PCR, qui permet de rechercher la présence de matériel génétique du virus dans le mucus du nasopharynx. Si ce dernier est retrouvé, alors le patient est considéré comme positif. Mais l’expérience de la Chine dans la lutte face au virus a montré qu’un autre instrument pouvait être utile: le scanner thoracique, qui révèle des opacités au niveau des deux poumons. Certains spécialistes estiment ainsi que la tomodensitométrie (le nom technique du scanner) pourrait opportunément compléter les tests PCR, une position qui ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique.

newsletter_point-du-jour

Recevez chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

Coronavirus: que dit l’essai clinique de Marseille sur la chloroquine?

Pxfuel

En raison des circonstances exceptionnelles et de l'intérêt public de cet article pour comprendre les enjeux sanitaires de la crise du coronavirus, nous le mettons à disposition gratuitement pour tous nos lecteurs.

Le 25 février dernier, le célèbre biologiste Didier Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée-Infections de Marseille, annonçait une «fin de partie» pour Covid-19. Le motif de cet enthousiasme: un traitement antipaludique classique, la chloroquine, évoqué par les chercheurs chinois comme possiblement efficace contre le nouveau coronavirus. Début mars, Heidi.news appelait déjà à la prudence. Autorisé à mener un essai clinique pour évaluer cette hypothèse, le Pr Raoult et son équipe ont obtenu des premiers résultats qui semblent spectaculaires. Néanmoins, la méthodologie de l’étude invite à la prudence.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | radar

Coronavirus: le jour où la France s’est décidée à baisser le rideau

Emmanuel Macron au centre de crise du ministère de l'Intérieur français, vendredi 20 mars 2020. | Keystone / EPA Reuters / Gonzalo Fuentes

Le Monde revient longuement sur les circonstances ayant conduit le gouvernement français à changer de braquet dans la crise du coronavirus. «Nous pensions au départ qu’il s’agirait d’une grosse grippe», confie un conseiller élyséen au quotidien du soir. Ce n’est que le 10 mars, alors que l’Hexagone compte déjà près de 1800 cas et que la courbe va bon train, que la France met en place un comité d’experts scientifiques. Le jeudi 12 mars, Emmanuel Macron déclare à la télévision que Covid-19 est «la plus grande crise sanitaire (…) depuis un siècle» et instaure la fermeture des écoles et des universités. L’après-midi même, il venait d’être notifié par les scientifiques des projections alarmistes de l’Imperial College de Londres. Deux jours plus tard, le confinement total est déclaré.

| | radar

Dix malentendus sur la pandémie de grippe «espagnole» de 1918

Policiers munis de masques contre la grippe, à Seattle en décembre 1918. | Archives nationales américaines, DR

L’épidémie de grippe «espagnole» de 1918 n’était pas particulièrement espagnole, et ses conséquences dévastatrices – entre 50 et 100 millions de morts – sont moins dues au virus en lui-même qu’aux conditions sanitaires en vigueur en ces temps de guerre. Richard Gunderman, professeur émérite de médecine à l’université de l’Indiana, s’attache à battre en brèche quelques idées reçues à ce sujet, pour le site universitaire The Conversation. Autre exemple: la mortalité du virus a été accentuée par une prise en charge médicale inadaptée – notamment la prescription d’aspirine à des doses hautement toxiques.

| | question

Connaît-on la durée de persistance du nouveau coronavirus sur un masque?

DR

Votre question complète. Via les réseaux sociaux, vous nous demandez si l’on connaît la «durée de vie» du nouveau coronavirus à la surface d’un masque.

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (non masqué) au Flux santé. Cher lecteur, il n’y a pas de question bête – à la différence des réponses, mais nous allons essayer d’éviter cet écueil. Il n’existe pas de recherche qui, à notre connaissance, se soit penché directement sur le sujet pour Covid-19, mais certains travaux existent. En deux mots: en cas de contamination du masque, le virus peut sans doute persister plusieurs heures, voire plus.

Il est de toute façon recommandé de changer de masque au maximum toutes les quatre heures et d’éviter de toucher sa surface.