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Le centre de congrès de l’EPFL n’est toujours pas rentable

Le Swisstech Convention Center. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Inauguré au printemps 2014, le spectaculaire Swisstech Convention Center (STCC) de l’EPFL avait été épinglé deux ans plus tard par le Contrôle fédéral des finances. L’organe avait alors vertement critiqué une opération risquée, conclue à la hâte, avec un arrangement financier trop favorable à l’investisseur Credit Suisse. L’EPFL s’en était défendue, assurant que l’équilibre serait atteint d’ici à 2020. Mais aujourd’hui, le STCC reste déficitaire.

Pourquoi c’est important. Le STCC fait partie des réalisations phares de la flamboyante présidence de Patrick Aebischer. A quelques semaines de son sixième anniversaire, il se profile comme un héritage à la fois apprécié des étudiants et de la communauté scientifique, qui participe au rayonnement de la région lausannoise, mais lourd à porter financièrement pour l’école.

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L’UNIL et l’EPFL créent un centre de solutions sur les impacts du changement climatique

La disparition du glacier du Pizol a rendu tangible les impacts du changement climatique sur la Suisse. Crédit: Keystone-ATS

EXCLUSIF - L'EPFL et l'UNIL s’associent pour former un nouveau Centre d'action sur les impacts du changement climatique, baptisé «CLIMACT». Situé à Lausanne, et avec un potentiel d'expansion dans toute la Suisse romande, CLIMACT agira comme une plaque tournante pour la recherche sur les conséquences du changement climatique. Il s’appuiera dans un premier temps sur les compétences existantes de la Faculté des géosciences et de l'environnement de l'UNIL et de la Faculté de l'environnement naturel, architectural et construit de l'EPFL. Des antennes des deux institutions en Valais seront aussi impliquées: le Pôle de recherche sur l’environnement alpin et polaire ALPOLE et l’Interdisciplinary Centre for Mountain Research.

Pourquoi c’est important. Pour être efficaces, les solutions à la crise climatique devront s'appuyer sur des prévisions solides et scientifiquement fondées concernant les lieux et les moments où les impacts se produiront. Mais il est aussi nécessaire de reconnaître les défis que posent la prévision de l'environnement naturel et de tenir compte du contexte social touché par les modifications de cet environnement. Les différentes régions connaîtront des conséquences différentes, que ce soit en termes de risques, de degré d'exposition ou de capacité à absorber ou à vivre avec les changements. Les solutions doivent donc reposer sur l'interdisciplinarité et l'innovation, raison pour laquelle l’UNIL et l’EPFL ont décidé ce rapprochement.

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Un startuper lausannois détecté par la prestigieuse liste des jeunes innovateurs du MIT

Co-fondateurs de SensArs, Francesco Petrini (photo), Stanisa Raspopovic et Silvestro Micera ont réalisé Ils ont guidé la première implantation d'électrodes nerveuses chez des amputés en Europe. Crédit: DR.

La Technology Review du MIT a sélectionné Francesco Petrini, fondateur de SensArs Neuroprosthetics, une spin-off du laboratoire de neuro-ingénierie translationnelle de l’EPFL, parmi les 35 meilleurs innovateurs de moins de 35 ans en Europe. Francesco Petrini a développé SenSy, une prothèse de jambe qui retransmet les informations tactiles perçus par ses capteurs sur l’environnement pour aider ses utilisateurs à éviter les chutes.

Pourquoi on en parle. La liste des innovateurs de moins de 35 ans de la Technology Review est un très bon moyen d’identifier les talents émergents. En 2002, elle sélectionnait, par exemple, les fondateurs de Google Sergey Brin et Larry Page et en 2007 Mark Zuckerberg. Le choix de Francesco Petrini marque une reconnaissance des «deeptechs» – les innovations issues de la recherche scientifique – en Suisse romande. D’autant que l’entreprise vient de décrocher un financement européen de trois millions d’euros pour tester des prothèses qui, en restaurant les informations sensorielles, apparaissent comme un espoir pour les quatre millions de personnes amputées rien qu’en Europe et aux États-Unis.

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Lire l'article de la MIT Technology Review

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Comment une startup suisse veut sauver des millions de souris de laboratoire

Spin-off de l'EPFL, Nagi Bioscience a développé une cartouche qui remplace les tests de toxicité sur les animaux vertébrés. | Nagi Bioscience, DR

Créée début 2019, le spin-off de l’EPFL Nagi Bioscience vient de boucler son premier tour de financement (1,8 million de francs) mené par la plateforme d’investissement Investiere. Avec ces fonds, l’entreprise va développer un dispositif microfluidique combinant des colonies de vers C. elegans et une analyse de leurs réactions par machine learning, afin d’automatiser l’évaluation de la toxicité et de l’efficacité de nouvelles molécules. Cette technologie est susceptible de remplacer les expérimentations actuellement menées sur des animaux vertébrés.

Pourquoi c’est important. On estime que plus de 110 millions d’animaux sont utilisés chaque année dans des expérimentations, notamment destinées à évaluer la toxicité de nouvelles molécules pour l’homme ou l’environnement. Dans le même temps, de plus en plus de pays contestent ces expérimentations. A Genève, l'initiative populaire «Pour un meilleur contrôle de l'expérimentation animale» a été refusée par 64,42% des voix le 24 novembre dernier. Mais une autre initiative fédérale est sur les rails et l’Union européenne a déjà interdit les expérimentations animales pour les cosmétiques en 2013. Le besoin d’alternative se fait sentir.

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L'ESA commande à une start-up de l'EPFL le premier «camion poubelle» de l'espace

Le robot spatial ClearSpace-1 sera doté de 4 bras, afin d'embrasser les déchets spatiaux | ClearSpace

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce officiellement ce lundi 9 décembre les détails de la mission spatiale ClearSpace-1, dirigée par la spin-off ClearSpace basée à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, comme l’a révélé Heidi.news. L’objectif: envoyer un robot dans l’espace pour désorbiter un débris spatial sur lequel l’Agence donne également plus d’informations.

Pourquoi c’est important. Les débris spatiaux, issus d’étages de fusées lors de lancements ou de satellites désaffectés, constituent un problème de plus en plus énorme, tant ils menacent les infrastructures en orbite (satellites de télécommunication, Station spatiale internationale, etc.). Pouvoir extraire ces objets des orbites basses est un enjeu primordial. A l’EPFL, et notamment au Swiss Space Center qui y est basé, a été développée une expertise qui se voit récompensée aujourd’hui par l’attribution de cette mission.

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Cinq institutions romandes lancent un centre de recherche pour restaurer la motricité des paralysés

Le professeur Grégoire Courtine avec trois des premiers paraplégiques traités par la neurotechnologie qu'il développe depuis quinze ans. | Hillary Sanctuary

Financé à hauteur d’un million de francs par an pendant cinq ans, un nouveau centre de recherche NeuroRestore rassemble le CHUV, l’EPFL, la Faculté́ de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne, ainsi que la Clinique romande de réhabilitation de la Suva à Sion. Ce centre de recherche translationnelle (de la recherche fondamentale à la recherche clinique) s’appuie sur les travaux du professeur de l’EPFL Grégoire Courtine et de la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch qui le dirigeront. Leurs travaux ont permis à neuf paraplégiques de remarcher grâce à une neurotechnologie révolutionnaire. NeuroRestore est conçu pour amplifier l’effort de recherche clinique afin que cette procédure devienne un standard et s’attaquer à d’autres pathologies, telles qu’AVC et maladie de Parkinson.

Pourquoi c’est important. La Suisse romande est devenue ces dernières années un pôle de classe mondiale dans la recherche et le développement clinique sur le cerveau et les thérapies associées. Le Wyss Center for Bio and Neuroengineering, le Campus Biotech, le centre de Neuroprothèses de l’EPFL de même que des acteurs privés comme Medtronic développent de nouveaux implants dont se servent les neurochirurgiens pour soigner des paralysies. Étendre ce mariage de l’ingénierie et de la médecine, qui a porté ses fruits pour des paraplégiques, à d’autres maladies du système neuromoteur comme les AVC ou Parkinson est logique. Grégoire Courtine évoque des résultats étonnement prometteurs dans ces derniers domaines.

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Quand l'ambulance est un tuk-tuk

SRF

Des taxis qui sauvent des vies. L’organisation suisse SolidarMed a développé «Okhalihera», un service de tuk-tuk d'urgence qui amènent les femmes à l’hôpital gratuitement. SolidarMed travaille en étroite collaboration avec l'EPFL dans ce projet. Un reportage à voir sur la SRF.

Pourquoi c’est important. Dans la province de Cabo Delgado au Mozambique, les femmes en train d'accoucher doivent marcher jusqu’au prochain centre médical ou alors les hommes du village les portent pendant des kilomètres. Souvent des accouchements ont lieu en route et de nombreuses femmes et leur nouveau-né perdent la vie.

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SRF

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Une startup suisse développe un test ultra-rapide pour analyser la réaction immunitaire aux tumeurs

Le LabSat de Lunaphore détecte 8 biomarqueurs des cancers et son successeur jusqu'à 40, avec un système d'imagerie intégrée.

Spin-off de l’EPFL fondé en 2014, Lunaphore a mis au point un prototype d’appareil d’analyse tissulaire capable de détecter des marqueurs biologiques du cancer de l’ordre de 10 fois plus vite que les technologies actuelles. Dans un article publié dans la revue Microsystems and Nanoengineering, l’entreprise décrit ce nouveau prototype d’appareil pour l’analyse des cancers mais aussi du micro-environnement de la tumeur, où se trouvent les cibles des nouvelles immunothérapies.

Pourquoi c’est important. La technique la plus couramment utilisée pour spécifier un cancer est l’immunohistochimie. Elle colore la présence de biomarqueurs spécifiques dans un échantillon pour les rendre visibles au microscope. Lunaphore a lancé en juin dernier un premier produit basé sur la microfluidique qui fait passer le temps de ce diagnostic de quelques heures à quelques minutes pour 8 biomarqueurs.

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L'EPFL enregistre un léger recul du nombre de ses nouveaux étudiants

Des étudiants révisent au Rolex Learning Center de l'EPFL. | Gaëtan Bally / Keystone

L’EPFL a accueilli 1920 nouveaux étudiants en première année de bachelor à la rentrée 2019-2020, contre 1974 l’année précédente, selon les chiffres consolidés communiqués par l’école. Cela représente un léger recul de 2,74%. Le nombre de nouveaux inscrits en master, lui, reste stable: ils sont 352 cette année, contre 349 en 2018.

Pourquoi c’est intéressant. L’EPFL affiche un important développement depuis le début des années 2000. Si l’on remonte encore plus loin, depuis la création de l’école en 1969, le nombre de nouveaux inscrits en première année a presque toujours augmenté. Cette tendance n’a connu que quelques rares infléchissements. Le dernier d’entre eux, qui s’élève à - 2%, remonte à 2014.

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L'actualité vue par le neuroscientifique Grégoire Courtine

Grégoire Courtine

Grégoire Courtine dirige la Chaire “Réparation de la moelle épinière” de l’EPFL. Il a réussi à faire remarcher trois personnes paraplégiques grâce à une technique de stimulation électrique de la moelle épinière via un implant.

Dans mon radar

Artificial Intelligence Geneva Summit. Cette édition de l’AIGS, qui a lieu ce mercredi de 13h30 à 18h45 au Campus Biotech, est placée sous le signe de la santé et de la religion. Je parlerai des neurotechnologies et de comment elles utilisent l’intelligence artificielle. Dans le cas de mes implants qui visent à faire remarcher des personnes paraplégiques, l’IA permet par exemple de savoir comment et quand stimuler de manière optimale la moelle pour reproduire le mouvement de la marche. Nous décodons aussi l’intention de mouvement dans le cerveau grâce à de tels modèles. Une électrode enregistre l’activité du cerveau et ces algorithmes nous aident à décoder ces signaux de la pensée.

AIGS (FR)

Expérimentation animale ou exil scientifique. Plusieurs initiatives suisses veulent faire interdire les expériences sur les animaux. C’est très problématique. Sans expérience sur les souris, les rats et les singes, il aurait été complètement impossible pour nous de développer les thérapies que nous testons sur l’homme. Sans ces expériences, de nombreux chercheurs comme moi et de nombreuses entreprises comme la mienne devraient quitter la Suisse. Il y a une énorme hypocrisie dans ces initiatives qui nous pousseraient à faire la même chose ailleurs pour faire avancer la science mais dans de moins bonnes conditions. L’expérimentation animale est très bien encadrée en Suisse. Je suis très inquiet car, même si ces initiatives extrémistes ne passent pas, elles pourraient déboucher sur des contre-projets dont les limites seraient également problématiques.

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L’EPFL remporte le grand prix d'iGEM, les «JO de la génétique»

Membre de l’équipe iGEM EPFL, Leonard Karsunky présente le projet à l'iGEM 2019| DR

Le projet de test génétique rapide et portable des maladies de la vigne défendu par une équipe de neuf étudiants de l’EPFL a remporté, le 4 novembre, le grand prix de la compétition iGEM(International Genetically Engineered Machine) à Boston. Démarrée en 2003, cette compétition d’étudiants a vu s’affronter cette année 340 équipes de plus de 40 pays, dont trois autres équipes suisses. C’est la première fois qu’une équipe helvétique remporte le prix le plus prestigieux d’iGEM.

Pourquoi c’est important. Il est très difficile de distinguer les maladies de la vigne que sont la flavescence dorée et le bois noir. Or, la première est très contagieuse et mortelle, si bien qu’en attendant les résultats de tests qui peuvent prendre jusqu’à deux mois, les viticulteurs ne peuvent pas prendre les mesures adéquates. Le test mis au point par les étudiants de l’EPFL a l’avantage de ne prendre que deux à trois heures pour livrer ses résultats, et peut être réalisé sur place.

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Un centre de recherche Jacques Dubochet verra le jour à Lausanne

Le campus de l'EPFL. | KEYSTONE / Laurent Gillieron

L’EPFL et l’Université de Lausanne (UNIL) vont ouvrir conjointement un centre de recherche Jacques Dubochet, révèle la RTS. La nouvelle entité, qui devrait voir le jour d’ici à deux ans, sera consacrée à la spécialité du prix Nobel de chimie vaudois, la cryo-microscopie, une méthode d'observation des molécules.

Pourquoi c’est intéressant. Des centres similaires existent déjà à Zurich et à Bâle. Mais l’EPFL et l’UNIL veulent miser sur leur alliance, celle d’une école spécialisée dans les technologies et d’une université spécialisée en biologie et médecine, pour se démarquer, précise la RTS. Afin de concrétiser leur projet, les deux institutions recherchent encore 15 millions de francs auprès de partenaires publics et privés.

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Lire l'article publié par la RTS

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«Penser en algorithmes», ou les leçons de l’informatique pour se faciliter le quotidien

Et si on tirait parti des grands principes algorithmiques pour améliorer nos prises de décisions quotidiennes plutôt que de s’interroger sur les effets nocifs du numérique? C’est l’étonnant contre-pied adopté par Brian Christian et Tom Griffiths, auteurs de «Penser en algorithme» (Algorithms to live by), un best-seller qui a remporté, outre-Atlantique, le prix du livre de l’année de la MIT Technology Review. Il est désormais édité, pour sa première traduction francophone, par les Presses polytechniques et universitaires romandes.

Heidi.news a rencontrés à l’EPFL, en amont de leur conférence sur le campus, cet étonnant duo. Brian Christian est à la fois informaticien, philosophe et poète, et donne des cours à l’Université de Berkeley, tandis que Tom Griffiths est chercheur en sciences cognitives computationnelles à Princeton. Achat d’une maison, conception d’un plan de table ou encore choix de l’âme sœur… Que peuvent nous apprendre ces algorithmes venus des sciences dures dans des problèmes humains à la complexité tout sauf triviale?

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A Venise, le Forum ArtTech met les technologies au service du patrimoine culturel

La bibliothèque Manica Lunga de la Fondazione Giorgio Cini ( Copyright Matteo De Fina, courtesy of Fondazione Giorgio Cini).

Pour sa troisième édition, le Forum ArtTech, créé en 2016 par l’ancien président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne Patrick Aebischer, s’est associé à la Fondazione Giorgio Cini de Venise pour une journée de conférences sur l’utilisation des nouvelles technologies pour la préservation de l’héritage culturel. Le 24 septembre, une vingtaine d’experts présenteront et débattront des progrès et du futur de ces technologies dans le cadre de la Fondazione Giorgio Cini à Venise.

Pourquoi c’est important. Alors que l’Europe est en retard vis-à-vis des États-Unis et de l’Asie dans le développement de l’économie numérique, son patrimoine culturel, de même que ses industries créatives, offrent une base exceptionnelle pour développer de nouvelles technologies et des contenus adaptés. C’est tout le thème de notre Exploration actuelle sur les miracles de l’art et de la tech. Lors du forum ArtTech, une présentation de la Venice Time Machine, dirigée par le professeur de l’EPFL Fréderic Kaplan, illustrera ce potentiel. Ce projet développe des outils d’intelligence artificielle et de visualisation qui s’appliquent au big data du passé, comme Google ou Facebook le font avec nos données.

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Le recteur de l'Université de Zurich Michael Hengartner prend la tête du Conseil des EPF

Michael Hengartner | Christian Beutler / Keystone

Le biochimiste Michael Hengartner, actuel recteur de l’Université de Zurich, va devenir le nouveau président du Conseil des EPF. Nommé ce mercredi par le Conseil fédéral, il prendra ses fonctions le 1er février 2020. Il remplace Fritz Schiesser, qui a pris sa retraite en avril dernier. Michael Hengartner a été retenu parmi 29 candidats.

Pourquoi c’est important. Le Conseil des EPF, composé de dix membres, représente les écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich, mais aussi quatre importants centres de recherche (PSI, WSL, Empa, Eawag), auprès de la Confédération. Il est responsable de la répartition des fonds entre ces institutions et de leur stratégie. Il est également impliqué dans les nominations de leurs dirigeants, ainsi que dans leur budget.