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Le système agroalimentaire actuel ne pourrait nourrir qu'un tiers de la planète de façon durable

Champs près de Prague (image d'illustration) | Jan Fidler/Flickr/Creative Commons

Concilier durabilité et production de nourriture en quantités suffisantes est l’un des enjeux clés de notre époque. Or, notre système agro-alimentaire agroalimentaire tel qu’il est aujourd’hui ne pourrait nourrir de façon durable que 3,4 milliards de personnes, selon une équipe allemande et scandinave. Ces résultats ont été publiés dans Nature Sustainability, et notamment repérés par le New Scientist.

Pourquoi on en parle. Qu’est-ce qu’une alimentation durable? Les chercheurs se basent sur le concept de limites planétaires, concept introduit en 2009. Ils prennent en compte quatre dimensions: l’intégrité de la biodiversité, les changements dans l’utilisation des sols, l’utilisation de l’eau douce, et enfin les flux d’azote. De quoi donner du grain au moudre aux malthusiens… Heureusement, l’étude souligne qu’il reste théoriquement possible de nourrir, de la sorte, l’intégralité de la planète, au prix de plusieurs changements: réensauvagement des champs proches des zones de déforestation tropicale, limitation de l’irrigation agricole et des engrais azotés en cas de tensions sur l’eau ou de rejets déjà élevés, et enfin une réduction du gaspillage alimentaire. Toutefois, elle ne se base que sur une augmentation de 1,5°C des températures, objectif que l’on sait déjà aujourd’hui difficilement réalisable.

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Lire l'article du New Scientist

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La circulation différenciée en cas de pic de pollution entre en vigueur à Genève

Trafic routier sur le pont du Mont-Blanc. | Martial Trezzini / Keystone

Le nouveau dispositif genevois de circulation différenciée en cas de pic de pollution atmosphérique entre en vigueur ce mercredi 15 janvier. Désormais, les véhicules les plus polluants seront interdits au centre de l’agglomération entre 6h et 22h lors de ces épisodes.

Pourquoi on en parle. A l’étranger, plusieurs villes ont déjà recours à la circulation différenciée en cas de pic de pollution. C’est le cas notamment en France, avec Paris, Lille, Strasbourg ou encore Grenoble. En Suisse, en revanche, l’initiative genevoise qui vise à améliorer la qualité de l’air et réduire les risques pour la santé est une première.

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Abou Dhabi a lancé la semaine de la durabilité

Le ministre d'État et PDG du groupe ADNOC, Dr. Sultan ben Ahmed Sultan Al Jaber | Keystone

Pendant quatre jours, la capitale des Emirats Arabes Unis veut se positionner en leader des énergies renouvelables. Le sommet, où sont attendues plusieurs personnalités politiques importantes, s’intéresse notamment au rôle des innovations digitales pour améliorer notre quotidien dans un milieu urbain où les températures augmentent.

Le ministre d'État et PDG du groupe ADNOC, Dr. Sultan ben Ahmed Sultan Al Jaber a ouvert la Semaine de la durabilité: «Au cours des deux premières décennies du XXIe siècle, nous avons vu l'espérance de vie atteindre de nouveaux sommets, la mortalité infantile mondiale diminuer de moitié et la classe moyenne plus que doubler. Cependant, alors que le progrès humain s'accélère, un autre défi majeur se fait jour : comment produire l'énergie et les ressources dont le monde a besoin, tout en protégeant le monde que nous partageons tous ensemble»

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Gulf News

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Le New Scientist expérimente le vegan pour réduire ses émissions carbone

Pixabay / RitaE

En janvier, plusieurs millions de personnes rejoignent le mouvement Veganuary. Mais suivre un régime vegan pendant un mois seulement confère-t-il des bénéfices pour la santé et l’environnement? Pour le savoir, le New Scientist s’est associé à des chercheurs du programme Livestock, Environment and People (LEAP) de l'Université d’Oxford afin de mener une expérience pilote. Dix-neuf membres de la rédaction du magazine ont suivi une semaine de leur régime habituel, avant de se contraindre, la semaine suivante, à un régime vegan strict tandis que les chercheurs surveillaient leur alimentation.

Pourquoi c’est intéressant. Les chercheurs ont calculé que les participants mangeurs de viande auraient pu réduire chacun leur émission de 80 kg de CO2 s’ils avaient continué leur régime vegan un mois durant, soit l’équivalent d’un trajet de 800 km en avion. Pour les trois membres de la rédaction végétariens, le gain était de l’ordre de 40 kg de CO2 sur mois, soit un trajet de 200 km en voiture. Des résultats intéressants lorsque l’on sait que la viande et les produits laitiers sont responsables d’environ 60% des gaz à effets de serre produits par l’agriculture. En matière d’effets sur la santé, la semaine d’alimentation vegan s’est en revanche révélée trop fugace pour produire des résultats significatifs.

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À lire sur New Scientist (EN)

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Quand l'exode rural permet de réensauvager l’Europe

Un bâtiment abandonné au Portugal. Photo: Pixabay

Au Portugal, l’ONG Rewilding, a récupéré des terres abandonnées par les hommes partis en exode rural ou en migration pour les rendre à la nature. Sur près de mille hectares, la réserve de Faia Brava est devenue l'une des initiatives de réensauvagement les plus prometteuses d’Europe.

Pourquoi c’est important. La réintroduction d’espèces comme des vautours griffon, des percnoptères ou des chevaux sauvages Garranos, sur un site strictement protégé a permis de créer une «arche de Noé». Quatre autres devraient voir le jour avec un doublement des espaces réensauvagés planifié dès 2020.

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Usbek et Rica

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Incendies en Australie: le macabre sort des animaux s’étend

Photo: Pixabay

Alors que l’intensité des incendies se réduit, le désastre sur les animaux et la biosphère se découvre petit à petit. Après les nombreuses pertes parmi les koalas et les kangourous, après le chiffre (certes discutable) de un demi-milliard d’animaux morts, le ministère de l’agriculture craint que les pertes de bétail s’élèvent à 100’000 bêtes, explique ABC Australia.

Des espèces uniques d’abeilles, de reptiles et d’invertébrés sont aussi menacées. Et, comme nous vous le racontions ce mercredi, 10’000 dromadaires en quête d’eau vont être abattus.

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ABC Australia

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Des frigos en partage pour éviter le gaspillage alimentaire

Annick Ramp / NZZ

«Madame Frigo» est une série de réfrigérateurs publics dans 25 sites en Suisse, entre autre à Zurich. Ils sont utilisés par les voisins, les restaurants et les petits magasins du quartier, pour y déposer des aliments comestibles qu’on ne peut plus vendre ou qu’on n’a pas eu le temps d’utiliser avant les vacances. Tout le monde peut s’y servir 24h/24.

Pourquoi on en parle. La NZZ se penche sur le fonctionnement de ce système alors que le gaspillage alimentaire fait polémique dans la capitale économique du pays.

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NZZ

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Une «tour anti-pollution» à New Delhi

Dans la capitale indienne, l’une des villes les plus polluées au monde, une tour pour nettoyer l’air vient d’être installée et d’autres devraient bientôt suivre.

Pourquoi c’est important. Composée de plusieurs couches de filtres à air, la «tour de smog» est capable de purifier près de 600’000 mètres cubes d’air par jour, sur le modèle des édifices déjà installées à Pékin et dans la ville de Xi'an, au centre de la Chine.

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The Indian Express

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Le CO2 des poids lourds reconverti en carburant?

Capturer le CO2 produit par les camions à même le pot d'échappement, puis le stocker sous forme liquide pour ensuite le transformer en carburant à l'aide d'énergies renouvelables, c'est le concept récemment breveté par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Une innovation qui pourrait réduire de 90% les émissions de CO2 du transport routier, selon l'EPFL.

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EPFL

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L'Australie prise au piège des flammes

Des incendies monstres continuent de ravager l'Australie, alors que les températures estivales sur l'île battent des records. 4.000 personnes ont dû aller se réfugier sur la plage dans la petite ville de Mallacoota, submergée par les flammes. Pendant ce temps, le grand feu d'artifices du 31 décembre a bien eu lieu à Sydney. Une pétition avait demandé son annulation au regard de la situation.

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Le Temps

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Rennes interdit le chauffage en terrasse

Voilà une initiative qui pourrait en inciter d'autres. La ville de Bretagne, connue pour sa fameuse «Rue de la soif», interdit, à partir de ce 1er janvier, les chauffages et autres résistances électriques sur les terrasses des bars. Une décision qui inquiète les commerçants mais se justifie par l'urgence climatique.

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Le Télégramme

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Les Moscovites attendent désespérément la (vraie) neige

C'est le sujet du moment en Russie: les températures anormalement douces dans la capitale, jamais observées depuis plus de 130 ans, ont pour l'instant privé la ville de sa neige de fin d'année qui accompagne traditionnellement les fêtes. Si bien que face au choc, les autorités ont fait venir de petites quantités de neige artificielle dans les rues. De quoi générer des images et photos un peu absurdes, comme on en voit parfois en Russie.

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The Guardian

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L'inquiétant mouvement d'une calotte glaciaire russe

La calotte glaciaire Vavilov | NASA Earth Observatory

La Russie est plus que jamais aux avant-postes du danger représenté par le réchauffement climatique. Dans l’Arctique russe, une énorme calotte glaciaire de 84 milliards de tonnes, la calotte Vavilov, a commencé à se déplacer en 2013, perdant au passage de grandes quantités de glace dans la mer.

Pourquoi on vous en parle. Seul problème, elle ne s’est pas arrêtée. Et le phénomène s’accélère. La calotte glaciaire en question se jette dans la mer par des projectiles, à un rythme d'environ 26 mètres par jour. Cela a déjà déversé 4,5 milliards de tonnes de glace dans la mer au cours d'une seule année. Au total, Vavilov a perdu environ 9,5 milliards de tonnes de glace au cours des six dernières années. Une poussée de glace qui semble ne plus en être une. Elle se serait transformée en un phénomène connu sous le nom de «courant glaciaire», un écoulement rapide et durable de la glace hors du glacier et dans le paysage environnant et, dans ce cas, dans la mer.

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Scientific American

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Concessions hydroélectriques: l'état environnemental initial ne sera plus pris en compte pour leur renouvellement

Barrage du Vieux-Emosson | Jean-Christophe Bott / Keystone

Le réexamen des concessions hydroélectriques, en vu de leur renouvellement, ne se fera plus sur la base de l’état environnemental d’avant leur installation mais en fonction de celui au moment de la demande du-dit renouvellement. C’est en tout cas ce qui ressort des votes des deux chambres parlementaires de ce vendredi 20 décembre. Et ceci in extremis pour le National.

Pourquoi on vous en parle. Pour les centrales dont la puissance installée est supérieure à 3 MW, la loi actuelle exige que ce réexamen se fonde sur l’état initial de l’environnement et sur l’impact réel que l’installation hydroélectrique a eu. Cependant, selon le dépositaire de la proposition, le conseiller national Herbert Rösti (UDC, Berne), il serait difficile voire impossible de définir correctement cet état initial, plusieurs décennies après l’installation des concessions hydroélectriques. Une position à laquelle se sont opposés les partis de gauche, dénonçant une nouvelle atteinte à l’environnement.

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Décarboner la société grâce à la donnée

Pour lutter contre le changement climatique, la connaissance des données chiffrées ne suffit pas. Par contre, en utilisant ces données et en ayant recours à la "gamification", il devient possible de jouer sur des biais psychologiques individuels incitant à passer à l’action, assurent le co-fondateurs de Carbo, une appli qui permet de mesurer son empreinte carbone (et de la réduire).

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Uskek & Rica