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When nature is given its own rights

A wildfire in Bolivia, 2019 | JUAN KARITA/AP/KEYSTONE

Various South American nations, based on the philosophy of indigenous peoples, have accorded nature its own rights. But how useful is that? In the Amazon region, the fires have galvanised public opinion and have shown how significant it would be if there were more effective protection for the most important ecosystem on Earth. A new approach to this is to recognize the rights of nature, which have in fact already been codified by various countries in the region.

Why it matters. The forest fires in the Amazon region are slowly retreating, but the loss is gigantic. In August, Nasa satellite imagery showed that there were still over 86,000 blazes in Brazil, Paraguay, Peru, Colombia and Bolivia. In Brazil alone, reports indicate that the loss of rainforests has increased nearly three-fold, from 723 km² in last year to 2092 km².

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Découvrez les plus belles photos animalières de l'année

La photographie ayant remporté le prix cette année a été prise dans les monts Qilian, en Chine | © Yongqing Bao/Wildlife Photographer of the Year

Une marmotte surprise par l’attaque d’un renard du Tibet (Vulpes ferrilata), quelques minutes avant qu’elle ne soit dévorée par le prédateur. C’est la scène incroyable saisie en Chine dans les monts Qilian, sur le plateau tibétain, par Yongqing Bao, lauréat du grand prix du concours Wildlife Photographer of the Year, organisé par le Muséum d’histoire naturelle de Londres, où les images seront exposées. La BBC revient sur la genèse de cet incroyable cliché, ainsi que sur celle des autres finalistes.

Pourquoi c’est intéressant. Grâce à ce type de concours, la photo animalière et naturaliste se trouve sous le feu des projecteurs. Elle est l’occasion de communiquer sur la beauté de la biodiversité ainsi que sur les dangers qui la menacent. Marmotte attaquée, calmar translucide, regroupement de manchots empereurs, ponts de fourmis ou encore rats d'égout à New York sont autant d’images impressionnantes parmi cette sélection 2019.

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Lire l'article sur le site de la BBC

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En cinq ans seulement, les glaciers suisses ont perdu 10% de leur volume

A la suite de plusieurs vagues de chaleur durant l’été 2019, la fonte des glaciers a atteint des niveaux records, annonce la Commission d'experts sur les réseaux de mesure cryosphérique de l'Académie des sciences naturelles. Cela signifie que les glaciers suisses ont diminué de 10 pour cent en cinq ans seulement.

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Les forêts verticales pour sauver nos villes?

Forêt verticale à Milan | DR

Dans un rapport sur les villes du monde, l’ONU prédisait en 2016 que les deux tiers de la population mondiale vivrait en milieu urbain d’ici 2030. Les Bosco verticales, tours arborées à Milan, peuvent-elles répondre aux problèmes de pollution et améliorer notre santé? Elles aident en tout cas la nature à reprendre ses droits, comme l’explique ce reportage vidéo de la BBC qui évoque les nids, papillons et insectes apparus en quelques semaines dans cette verdure murale.

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Voir le reportage de la BBC

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L'intelligence artificielle pour mieux trier les déchets genevois

Les déchets industriels et les encombrants des communes genevoises vont être passés au crible. Ou plutôt au tri optique. Et le canton devrait très bientôt incinérer beaucoup moins de déchets. Le projet Sortera, implanté à Genève depuis juillet 2019, va effectivement tenter de réduire la part des déchets incinérés grâce à une intelligence artificielle.

Pourquoi c’est important. Selon Thierry Vialenc, le président de Sogetri, à qui appartient le projet, ce sont «25’000 tonnes de déchets recyclables en plus par an, qui partaient avant à l’incinérateur». Ce qui représenterait, pour les incinérateurs de Genève 13’000 tonnes de CO2 émises en moins.

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«En modifiant les rivières volantes au-dessus de l'Amazonie, nous créons un désert en direct»

Evapotranspiration au dessus de l'Amazonie | Philippe Nicolet / NVP3D

Le terme «rivière volante» se réfère aux grandes masses d’eau qui déplacent principalement sous forme de vapeur au-dessus des forêts tropicales, notamment la forêt amazonienne. L’aquarium-vivarium Aquatis, à Lausanne, consacre une exposition à partir du 12 octobre à ce phénomène encore peu connu.

A cette occasion, Heidi.news a rencontré le climatologue brésilien Antonio Donato Nobre et l’explorateur suisse Gérard Moss. En compagnie de sa femme Margi, ce dernier est à l’origine de l’expédition Rivières Volantes, qui a suivi ces rivières en avion pour les documenter et obtenir divers échantillons nécessaires à leur compréhension.

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Un fongicide trouvé en excès dans l’eau de plusieurs communes vaudoises

Le chlorothalonil est très utilisé dans les cultures céréalières et maraîchères, depuis les années 1970 en Suisse. | Keystone / Patrick Pleul

Une vingtaine de cas de dépassements des seuils de chlorothalonil dans l’eau potable ont été identifiés dans le canton de Vaud, depuis l’abaissement des seuils fédéraux en août dernier. Un résidu de ce fongicide, l’acide sulfonique, a été retrouvé en léger excès dans les régions de Thierrens, Moudon et Echallens, rapporte la RTS. D’après l’inspection cantonale des eaux, l’eau du robinet peut toujours être consommée. Les communes concernées ont deux ans pour se mettre aux normes.

Pourquoi on vous en parle. Le chlorothalonil est employé depuis cinquante ans dans les cultures de céréales et de légumes. L’agence de sécurité européenne des aliments (Efsa) estime que le produit est très toxique pour les organismes aquatiques et l’a classé parmi les cancérigènes avérés chez l’homme (C1B) en 2019. L’Union européenne a décidé d’interdire son utilisation dans les pays-membres, avec application progressive à compter de 2020. Il sera également interdit en Suisse prochainement.

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À lire sur le site de la RTS

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L'Etivaz, le génie fromager

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To explore the Earth in its deepest secrets, you need to get out into space

Différentes visions de la Terre prises par les satellites d'observation de la planète | ESA/CCI/CNES/LOGOS/CLS/DLR/NASA/CNES/KNMI

Today, unless you have Earth observation satellites, it just doesn’t cut it anymore. The spies above the skies are picking up ever smaller details. With the advent of satellite constellations, it will soon be possible to track changes to our planet in real time.

The perfect example. The natural event had already been looming months before. A deep crack in Antarctica’s Larsen C ice shelf was growing and growing. It was only a matter of time until the glacier calved. At some point between 10 and 12 July 2017, the crack widened just enough. An iceberg the size of the Canton of Bern drifted out slowly into the open sea. Even though Antarctica was in its polar night, researchers were soon in the picture since, in the space of just a few days, several satellites passed over the region. The first indication of the breakup came in the form of an infrared image provided by the US Aqua satellite. Shortly thereafter, radar images from the European Sentinel-1B satellite confirmed that the iceberg had broken up.

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L'ESA va construire un satellite pour mesurer le bilan radiatif de la Terre

Combien la Terre émet-elle de chaleur vers l’espace, par rapport à ce qu’elle reçoit comme énergie solaire? A l’heure où le réchauffement climatique est une problématique plus importante que jamais, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé ce mardi que sa prochaine mission, nommée FORUM, serait consacrée à permettre de mieux cerner le bilan radiatif de notre planète, de plus en plus influencé par les émissions de gaz à effet de serre.

Pourquoi c’est important. Grâce aux données détaillées qu’elle va livrer, notamment dans le domaine de l’infrarouge, la mission FORUM (pour Far-infrared Outgoing Radiation Understanding and Monitoring) va permettre de drastiquement améliorer les modèles climatiques, et dès lors les prédictions climatiques. Ce satellite scientifique doit être lancé en 2026.

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Mathias Plüss remporte le Prix Media 2019 du journalisme scientifique

Le Prix Média 2019 a été décerné au journaliste scientifique indépendant Mathias Plüss pour son reportage «TUN SIE WAS! – eine Anleitung von A bis Z zur Rettung der Welt» (FAITES QUELQUE CHOSE! – Un guide de A à Z pour sauver le monde) paru dans l’hebdomadaire alémanique Das Magazin. Le jury récompense, parmi 31 contributions, une approche originale du thème de la «durabilité».

Selon le jury, l’article de Mathias Plüss fait sourire tout en incitant à la réflexion et à l’action. Long de 20 pages, il est «irréprochable du point de vue journalistique et scientifique – original, plein d’humour et dénué de tout moralisme». Selon le communiqué, Mathias Plüss a compris que l’homme moderne ne supportait ni les ordres ni les leçons de morale mais cherchait des solutions personnelles de manière autonome sur la base d’arguments et de faits. «Si vous voulez vraiment faire quelque chose pour l’environnement, alors choisissez un domaine avec un grand facteur d’impact», écrit notamment le journaliste.

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Si rien n'est fait, une augmentation de la température globale moyenne de 7°C est possible d'ici 2100

Les effets du réchauffement risque de se fair sentir massivement, si rien n'est fait | publicdomainpictures.net

Si aucune action n’est entreprise dès maintenant pour modérer les émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe pourrait être de 7°C d’ici 2100, explique Le Monde. Avec pour effet des conséquences désastreuses pour la biosphères.

Ce qui est nouveau. Cette projection est le résultat d’une nouvelle simulation opérée par plusieurs centres climatologie en France, impliquant une centaine de chercheurs et d’ingénieurs qui ont simulé plus de 80 000 ans d’évolution du climat, en utilisant des supercalculateurs jour et nuit pendant une année, nécessitant 500 millions d’heures de calcul et générant 20 pétaoctets (20 millions de milliards d’octets) de données, détaille Le Monde. Leurs conclusions seront incluses dans le 6e rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont la première partie doit être publiée en 2021.

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Lire l'article du Monde (FR)

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Dans son premier livre, Daniel Brélaz tente de clouer le bec aux collapsologues

Se plonger dans l’ouvrage «L’avenir est plus que jamais notre affaire», c’est un peu rentrer dans la tête de son auteur, Daniel Brélaz, conseiller national vaudois et ancien syndic de Lausanne. Mathématicien, diplômé de l’EPFL, politicien, membre des Verts, il n’étale pas trop sa science, il la condense plutôt. Et ça donne le tournis!

Pourquoi c’est important. Le changement climatique est devenu une urgence planétaire au cœur des débats scientifiques et politiques. En 145 pages, Daniel Brélaz dresse dans son premier livre un état des lieux des problèmes du monde. Fort de ses projections mathématiques, il propose 14 disruptions et dessine 10 futurs possibles. Thème central de son ouvrage polymorphe: l’environnement.

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Les Diablerets font la lumière sur DiabLab, le projet communal d’éclairage durable

Les Diablerets veulent changer leur système d'éclairage public pour être le plus durable possible. | Zacharie Grossen/Wikicommons

«DiabLab». Un nom de code plaisamment satanique pour décrire une expérience inédite d’investissement énergétique durable, lancée ce 6 septembre au Moving Mountains Forum qui se tient au Diablerets: ce village vise une rénovation «verte» de son réseau d’éclairage public, et a choisi de rendre publiques toutes les étapes du projet, depuis le tout début de sa conception.

Pourquoi on vous en parle. L’intérêt de cette initiative va bien au-delà du cas particulier des Diablerets. En réalité, l’ensemble des petites communes de moyenne montagne, entre 1000 et 2000 m d’altitude, est concerné. Car presque toutes ont en commun de ne disposer que de moyens modestes pour faire face aux multiples contraintes pesant sur elles aujourd’hui, notamment à l’impératif environnemental. Ainsi la commune d’Ormont-Dessus, dont le village des Diablerets fait partie, ne compte qu’environ 1500 habitants pour un budget annuel de l’ordre de 12 millions de francs.

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L'homme détériore son environnement depuis au moins 3000 ans

Site archéologique de El Palmillo, au Mexique, avec des cultures au premier plan | Linda M. Nicholas

L’homme endommage la planète, et cela depuis bien plus longtemps qu’on ne le pensait. Notre impact, via l’exploitation des sols, serait significatif depuis au moins 3000 ans, d’après une équipe internationale ayant publié ses résultats dans Science, repris par le New York Times. Nos ancêtres affectaient déjà leur environnement via le défrichage pour l’agriculture et l’utilisation des plaines pour le pâturage de leurs troupeaux.

Pourquoi c’est important. La détérioration de l’environnement par les activités humaines ne fait aujourd’hui plus débat, comme le rappelait encore le GIEC dans son dernier rapport sur l’état des sols. Dater précisément le début du phénomène a demandé de mettre en commun les travaux de plus de 250 archéologues à travers le monde, grâce à une vaste base de donnée collaborative.

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Lire l'article dans le New York Times

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Selon les images satellites, les feux de forêt en Amazonie sont bien causés par la déforestation

Images des feux de forêts au Brésil issues du satellite Sentinel-3 le 27 août 2019 | ESA/Copernicus/Creative Commoons

Alors que l’Amazonie continue de brûler, la bataille des mots fait rage au Brésil: la déforestation est-elle responsable de ces incendies? Oui, tranche Science, à partir des dernières images satellitaires pour montrer l’ampleur inédite du phénomène depuis 2010: plus de 41’000 foyers ont été recensés sur la zone en 2019, contre seulement 22’000 sur la même période l’an dernier.

Pourquoi on en parle. Les départs de feux observés en Amazonie par les satellites sont caractéristiques de feux déclenchés volontairement (le plus souvent illégalement) après une coupe afin de nettoyer la végétation rase, explique l’article. Ils sont beaucoup plus longs, chauds et produisent des colonnes de fumée plus denses que, par exemple, les feux contrôlés déclenchés pour nettoyer des terrains agricoles ou des pâturages.

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Lire l'article publié sur Science