#énergies fossiles


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Pourquoi conduisons-nous des SUV, même si nous savons qu'ils sont mauvais pour la planète?

Justin S. Campbell/Flickr/Creative Commons

On les appelle SUV, pour Sports Utility Vehicles. Ces véhicules intermédiaires entre la berline et le 4x4 connaissent un succès mondial retentissant. Il s’agit aussi de la deuxième cause de l’augmentation des émissions de CO2 depuis 2010. Alors pourquoi, malgré tout, nous obstinons-nous à conduire ces véhicules trop gros et trop lourds? En cause, le prestige social qui y est associé, explique un article publié sur le site du Bulletin of the Atomic Scientists,.

Pourquoi c’est intéressant. Cette organisation américaine est surtout connue pour son «horloge de la fin du monde», outil de sensibilisation mis à jour chaque année pour alerter sur la prolifération nucléaire… et désormais le changement climatique. Selon l’article, les avantages du SUV invoqués par les constructeurs, tels que la tenue de route dans des conditions météorologiques et sur des terrains difficiles, sont largement surestimés. Or, la mode est au SUV: les consommateurs achètent de plus gros véhicules car tout le monde en fait de même. Le problème de fond, rappelle l’article, c’est que la plupart des voitures sont aujourd’hui utilisées pour transporter une seule personne… Or, un gros SUV abritant cinq personnes pratiquant le covoiturage peut être plus avantageux pour le climat qu’un véhicule hybride ne contenant que son conducteur. Même si évidemment, l’idéal serait de covoiturer avec un véhicule propre.

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Lire l'article sur le site du Bulletin des scientifiques de l'atome

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La production d'énergie à partir de charbon connaît son plus fort déclin en 2019

Soleil couchant sur une centrale à charbon à Hanovre, en Allemagne | A3929/_JULIAN STRATENSCHULTE/DPA/KEYSTONE

Enfin une bonne nouvelle en cette période morose de crise climatique? Le monde a enfin commencé à brûler, de façon significative, moins de charbon en 2019, révèle le média spécialisé The Carbon Brief. Selon les projections actuelles, qui se basent sur les tendances des sept à dix premiers mois de l’année, la production électrique dérivant du charbon sera cette année en baisse de 3% par rapport à 2018, soit 303 TWh en moins. Cela en fait la baisse la plus importante depuis 1985, devant les diminutions observées en 2009 et en 2015.

Pourquoi c’est important. Cette baisse équivaut à toute la production au charbon cumulée de l’Allemagne, de l’Espagne et du Royaume-Uni. En parallèle, certaines énergies renouvelables — dont le nucléaire, l’éolien et le solaire — sont globalement en augmentation. La situation en Chine reste toutefois complexe: de nouvelles centrales à charbon continuent d’être construites à un rythme rapide, mais la demande d’électricité y croît moins rapidement: 3% cette année, contre 6,7% en 2018. De quoi, peut-être, y envisager le déclin du charbon à long terme, d’autant plus que les centrales solaires y gagnent en compétitivité.

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Lire l'analyse de CarbonBrief

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La Banque européenne d’investissement cessera dès 2022 de financer les énergies fossiles

Les décisions qui viennent d’être prises par la Banque européenne d’investissement (BEI):

  • La BEI va cesser de subventionner les projets liés aux énergies fossiles dès fin 2021.

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Comment l’industrie pétrolière a trompé le public

Mike Mozart/Flickr/Creative Commons

Des scientifiques de Harvard et de Bristol ont méthodiquement démonté les stratégies de désinformation des pétroliers face à la crise climatique. A Boston, l’avocate générale du Massachusetts compte poursuivre ExxonMobil pour tromperie au consommateur, raconte le Los Angeles Times.

Pourquoi c’est important. Dans leur rapport, les chercheurs montrent qu’à l’instar de l’industrie du tabac, ces sociétés ont sciemment induit le public en erreur, dans le but d’éviter ou de retarder la mise en place de régulations.

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Lire l'article publié dans le Los Angeles Times

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Vingt entreprises à l'origine d'un tiers des émissions de CO2

Une raffinerie de Chevron, à Richmond, en Californie. | Paul Sakuma / Keystone

Vingt entreprises exploitant des énergies fossiles sont à l’origine de 35% des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis cinquante ans, révèle une analyse du Climate Accountability Institute, relayée par le Guardian. Il s’agit de compagnies aussi bien privées que publiques. Saudi Aramco, Chevron et Gazprom occupent les trois premières places de ce classement des plus gros pollueurs. Environ 90% des émissions sont attribuées à l’usage de leurs produits par les consommateurs. Les 10% restant proviennent de l’extraction, du raffinage et du transport.

Pourquoi c’est intéressant. Ces résultats mettent une nouvelle fois en lumière le rôle des grands acteurs de l’industrie des combustibles fossiles dans le réchauffement climatique. Les auteurs de la recherche ont choisi d’examiner les émissions à partir de 1965. Cette date n’a pas été choisie au hasard: de précédentes études ont montré que les conséquences environnementales des énergies fossiles étaient alors connues des dirigeants de la branche, mais aussi des responsables politiques, en particulier aux Etats-Unis.

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Lire l'article du Guardian

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Au Botswana, l'exploitation de la plus grande réserve de charbon intacte au monde vient de commencer

Du charbon | Domaine public

Au Botswana, la plus grande réserve de charbon au monde encore intacte va être largement commercialisée, au grand dam des climatologues qui avertissent que, pour contrer le réchauffement, ces ressources devraient rester sous Terre, explique dans un article exclusif le New Scientist.

Pourquoi c’est inquiétant. Découvert dans les années 1960, ce gisement, estimé à au moins 28,5 milliards de tonnes – de quoi placer le pays africain dans le top 5 – était resté intouché, en raison de la petite population et d’infrastructures d’exportation lacunaires. Désormais, le gouvernement, souhaitant atteindre une autonomie énergétique nationale, et visant aussi à diversifier une économie basée largement sur l’extraction de diamants, veut changer la donne.

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Lire l'article du New Scientist

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Les secteurs de l'énergie et des transports menacent le seuil de +1,5°C de l'accord de Paris

Centrale électrique à charbon, Chine | Mark Schiefelbein/KEYSTONE

Mauvaise nouvelle pour la planète: à lui seul, le secteur de l’énergie menace de nous faire dépasser les +1,5°C prévus par l’accord de Paris. C’est ce que révèle une étude sino-américaine, parue dans la revue Nature. Cette dernière a comptabilisé les émissions de carbone des infrastructures liées aux énergies fossiles actuellement en exploitation, ou dont la construction est en cours dans le monde.

Pourquoi c'est inquiétant. Selon le dernier rapport du GIEC (EN), la hausse du mercure pourrait atteindre les +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle dès 2030. Or il nous faut atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 au plus tard pour espérer stabiliser le changement climatique, au risque de dégradations irréversibles de l’environnement et de déstabilisations majeures de nos sociétés humaines.