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Les conseils de l'Empa pour homologuer les stations-service à hydrogène

Le démonstrateur de station-service de l'Empa à Dübendorf | Empa

Les véhicules à hydrogène, en effaçant les émissions de polluants au niveau du pot d’échappement, représentent-ils une mobilité d’avenir? Peut-être… Mais les ventes ne décolleront qu’à condition que le maillage en stations-service à hydrogène soit suffisant sur le territoire suisse. Or, construire une nouvelle station à hydrogène dans la Confédération reste aujourd’hui un parcours du combattant. Afin de clarifier les enjeux de certification, le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa) a proposé une directive d’homologation s’adressant aux constructeurs, mais aussi aux autorités.

Pourquoi c’est important. Il n’existe aujourd’hui que six stations à hydrogène en Suisse: à Hunzenschwil, à Dübendorf, à Zofingen, à Saint Gall, à Crissier et à Dietlikon. Un problème, dès lors que les modèles actuellement en vente (par exemple la Toyota Mirai) n’ont une autonomie que de 400 à 500 km, ce qui limite le développement de cette motorisation. Mais l’hydrogène ne se limite pas à la mobilité: ce vecteur d’énergie pourrait jouer, selon l’Empa, un rôle stratégique dans la politique énergétique suisse, en absorbant temporairement les excédents de production des centrales photovoltaïques ou hydroélectriques.

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Lire le communiqué sur le site de l'Empa

| | analyse

Non, une trottinette électrique n'émet pas autant de carbone qu'une voiture

Des trottinettes électriques partagées en juin 2019, à Zurich | CHRISTIAN BEUTLER/KEYSTONE

Une trottinette électrique pollue-t-elle autant qu’une petite voiture? Ses émissions s'élèveraient à 125 g CO2/km, chiffre comparable aux émissions d’un petit véhicule thermique, selon plusieurs médias français, se faisant l’écho d’une étude américaine. Décryptage de ce chiffre.

Pourquoi c’est important. Présentées comme solution de micro-mobilité propre, les trottinettes électriques ont envahi de nombreuses villes, y compris en Europe. Mais les critiques se multiplient sur leur modèle économique, qui sous-traite souvent à des freelances la recharge des appareils, ainsi que sur leur empreinte carbone.

| | question

Quelle est l'efficacité énergétique des éoliennes en mer?

Florent Hiard répond à une question posée par Henry Fauche.

Il se construit de plus en plus d'éoliennes en mer, aussi appelées offshore| Pixabay

La question complète. Comment évaluer la production d’électricité réelle d’une éolienne en mer pendant sa durée de vie, en tenant compte des jours où elle ne produit pas à cause d’un vent insuffisant ou trop violent, et cela en tenant compte des coûts énergétiques de sa fabrication, de son installation, de son entretien puis de son démontage et du recyclage des matériaux en fin de vie?

La réponse de Florent Hiard, journaliste scientifique.

| | radar

Craintes autour d'un projet russe de centrale nucléaire flottante en Arctique

L'Akademik Lomonosov doit devenir courant 2019 la première centrale nucléaire flottante au monde | Margo.aga/Creative Commons

La Russie veut mettre en service la première centrale nucléaire flottante, raconte le Guardian. Baptisée «Akademik Lomonosov», elle navigue actuellement le long de la route maritime arctique. Sa mission? Dans un premier temps, approvisionner en électricité la région russe de la Tchoukotka, située à l’extrémité nord-est du pays, pour faciliter les opérations minières ainsi que les forages pétroliers et gaziers. Mais le principe même de la centrale soulève de nombreuses critiques.

Pourquoi c’est polémique. Les réacteurs nucléaires flottants n’avaient auparavant jamais été déployés à des fins de production civile. La Russie affirme avoir pris en compte le risque d’un tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9 dans sa conception. Mais les craintes demeurent, car Rosatom entend à terme vendre sa solution technologique à d’autres pays moins habitués des opérations nucléaires, par exemple le Soudan, qui pourraient manquer d’expertise en cas d’accident.

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Lire l'article du Guardian (EN)

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Siemens inaugure un “volcan artificiel” pour stocker l'énergie

Le groupe d’énergies renouvelables Siemens Gamesa a inauguré hier un système original de stockage d’énergie. Mille tonnes de roches volcaniques peuvent conserver des surplus d’électricité sous forme de chaleur.

Comment ça marche? Le surplus d’électricité est transformé en air chaud par une résistance électrique, un radiateur soufflant géant. L’air réchauffe la roche à 750°C. Aux heures de pointe, de l’eau est injectée pour se réchauffer avant d’alimenter une turbine à vapeur qui produit de l’électricité.