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Michael Hengartner: «L'EPFL ne doit pas perdre l’envie de viser encore plus haut»

Michael Hengartner, biochimiste de 53 ans, et nouveau président du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales depuis le 1er février 2020 | UniZH

Michael Hengartner préside depuis le 1er février 2020 le Conseil des écoles polytechniques fédérales (EPF), entité qui chapeaute l’EPF de Lausanne et l’ETH Zurich bien sûr, mais aussi quatre autres établissements de recherches en Suisse: le WSL, consacré au forêts et à la neige, l’Eawag dédié à l’eau, l’EMPA focalisé sur les matériaux et l’Institut Paul Scherrer (PSI) pour la physique synchrotronique et l’énergie. Ce biochimiste de 53 ans, père de six enfants, était auparavant recteur de l’Université de Zurich et président de la faitière swissuniversities. Entretien.

Pourquoi c’est intéressant. Son arrivée intervient dans un climat chargé en ce qui concerne le domaine des EPF : licenciement d’une professeure de l’ETHZ après des accusations de mobbing, projet de fusion du WSL et de l’Eawag révélé par la presse, nouvelle loi sur les EPF qui attisent l’inquiétude des institutions qui craignent une mise sous tutelle par le Conseil des EPF, relations toujours fragiles avec l’Europe de la recherche…

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Un laboratoire de l'Empa à la tête d'un projet de recherche européen sur les batteries

Batterie Li-Ion, image d'illustration | Creative Commons

Comment améliorer les batteries lithium-ion (Li-Ion) pour relever les défis de la transition vers plus de mobilité électrique? C’est tout l’enjeu d’un projet de recherche européen, baptisé SeNSE, lancé ce lundi. Orchestré par un laboratoire de l’Empa, il réunira cinq instituts de recherche et six entreprises de sept pays européens afin de soutenir la demande liée aux voitures électriques. Le fabricant suédois Northvolt, qui ambitionne de construire deux grandes usines de production de batteries en Europe, en fait partie.

Pourquoi on en parle. La mobilité électrique est un enjeu non seulement écologique, mais aussi économique. Or aujourd’hui, 90% des batteries sur le marché proviennent d’Asie… D’où l’enjeu pour l’Europe de conserver et développer son savoir-faire. Depuis quelques années, la Commission européenne a compris l’importance stratégique du domaine. Elle a lancé fin 2017 l’initiative European Battery Alliance, dans laquelle s’insère ce projet.

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Les conseils de l'Empa pour homologuer les stations-service à hydrogène

Le démonstrateur de station-service de l'Empa à Dübendorf | Empa

Les véhicules à hydrogène, en effaçant les émissions de polluants au niveau du pot d’échappement, représentent-ils une mobilité d’avenir? Peut-être… Mais les ventes ne décolleront qu’à condition que le maillage en stations-service à hydrogène soit suffisant sur le territoire suisse. Or, construire une nouvelle station à hydrogène dans la Confédération reste aujourd’hui un parcours du combattant. Afin de clarifier les enjeux de certification, le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa) a proposé une directive d’homologation s’adressant aux constructeurs, mais aussi aux autorités.

Pourquoi c’est important. Il n’existe aujourd’hui que six stations à hydrogène en Suisse: à Hunzenschwil, à Dübendorf, à Zofingen, à Saint Gall, à Crissier et à Dietlikon. Un problème, dès lors que les modèles actuellement en vente (par exemple la Toyota Mirai) n’ont une autonomie que de 400 à 500 km, ce qui limite le développement de cette motorisation. Mais l’hydrogène ne se limite pas à la mobilité: ce vecteur d’énergie pourrait jouer, selon l’Empa, un rôle stratégique dans la politique énergétique suisse, en absorbant temporairement les excédents de production des centrales photovoltaïques ou hydroélectriques.

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Lire le communiqué sur le site de l'Empa

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Des cristaux extra-légers pour amortir les ondes sonores

Une équipe de chercheurs acoustiques de l'Institut fédéral d’essai des matériaux et de recherche (EMPA) est parvenu à construire des structures cristallines macroscopiques qui utilisent la rotation interne pour atténuer la propagation des ondes sonores. Cette méthode permet de fabriquer des matériaux très légers et rigides qui peuvent aussi «avaler» particulièrement bien les basses fréquences, décrivent les auteurs dans la revue Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Les scientifiques espèrent que ces cristaux transparents puissent servir aux architectes et aux designers d'intérieur. L’«astuce physique» qu’ils contiennent permet de produire des matériaux de construction rigides avec une forme stable qui isolent très bien le son et peuvent être jusqu'à 100 fois plus légers que les matériaux isolants phononiques ayant le même effet.