#élections fédérales


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| analyse

Greta Thunberg qui rit, Regula Rytz qui pleure

L’élection au Conseil Fédéral a rendu son verdict ce mercredi dans la matinée. Il n’y aura pas de siège écolo au gouvernement malgré la vague verte des élections d’octobre. La présidente des Verts, Regula Rytz, qui attaquait le poste PLR d’Ignazio Cassis, n'a obtenu que 82 voix contre 145 pour le Tessinois.

Quelques heures plus tard, le magazine américain «Time», a révélé sa couverture désignant la personnalité phare de 2019. Très attendue à chaque fin d’année, elle est tombée comme une évidence ce 11 décembre: la personne incontournable des derniers mois est bien la jeune militante Greta Thunberg.

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Qui sont les 42 scientifiques du nouveau parlement fédéral?


La première session de la nouvelle Assemblée fédérale a démarré lundi 2 décembre. Plus jeune, plus féminin, plus vert, le parlement de cette 51e législature est aussi très scientifique, une tendance à laquelle Heidi.news avait consacré un article en novembre, en se concentrant sur les nouveaux arrivants. La rédaction s’est depuis penchée sur les profils des 246 parlementaires. Résultat: les deux chambres comptent 42 élus ayant suivi une formation dans une branche scientifique. Et 27 exercent une profession en lien avec les sciences.

Pourquoi c’est intéressant. Jusqu’au début des années 2000, les deux tiers des élus ayant une formation universitaire étaient juristes. Depuis, une diversification s’est opérée, avec des diplômés en sciences naturelles et techniques, en sciences sociales ou en lettres. Parmi les 42 scientifiques du nouveau parlement, 21 sont issus des rangs verts et verts-libéraux, deux partis qui ont clairement misé sur des candidats leur apportant de la légitimité sur les thèmes du climat, de l’environnement ou encore de la biodiversité.

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La science, plus que jamais représentée au parlement suisse

Affiches de campagne des Verts et des Verts libéraux, à Berne. | KEYSTONE / Anthony Anex

Ce dimanche 10 novembre, l’élection complémentaire dans le canton de Vaud a propulsé la verte Adèle Thorens au Conseil des Etats. Elle cède ainsi sa place au Conseil national à Valentine Python, première des «viennent-ensuite», docteure en sciences environnementales de l’EPFL et climatologue. Un signe de plus d’une tendance déjà esquissée lors du premier tour le 20 octobre: résultat de la «vague verte», les profils scientifiques sont particulièrement nombreux parmi les nouveaux élus.

Pourquoi c’est intéressant. Ce phénomène correspond aux aspirations des électeurs sur les questions environnementales et climatiques: ils font confiance à des candidats qui bénéficient de compétences pour traiter ces questions. Plus largement, la présence de personnes spécialisées reflète le fait que le parlement est amené à traiter des dossiers de plus en plus complexes.

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Alain Rebetez nous raconte ses élections fédérales

Alain Rebetez vit désormais à Paris où il a pris de la distance avec la Berne fédérale en devenant correspondant en France pour les titres de Tamedia. Heidi.news a pensé que son regard avait manqué à cette soirée électorale après toutes ces années à l’écran et lui a donc demandé son point de vue sur les résultats de dimanche. Aujourd'hui, il est le rédacteur en chef invité de cette édition spéciale de notre newsletter matinale, Le Point du Jour.

Dans mon radar

Le théâtre de l’élection du Conseil fédéral. Pour parler claire, la question qui va être au coeur du théâtre jusqu’en décembre, c’est: «Est-ce qu’Ignazio Cassis, élu contre la gauche, conseiller fédéral décevant, doit gicler au bénéfice d’un écolo?» Mais à mon avis ça restera du théâtre. Là, c’est le conservateur soucieux des institutions qui parle: malgré leurs écrasantes victoires électorales, les Verts et les Vert’libéraux ne devraient pas pouvoir obtenir ce siège, car c’est aller contre la formule magique et la stabilité du gouvernement.

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Le vainqueur des élections fédérales nous a dit ce qu’il pensait de nos priorités politiques

Le Conseil des Etats KEYSTONE/Gaetan Bally

Le verdict est tombé. Les grands vainqueurs de ces élections fédérales 2019 sont bien Les Verts. Ils dépassent le PDC et deviennent la 4e force politique du pays, selon une projection SSR.

Chaque jour de la semaine précédant ces élections, nous avons décortiqué un dossier que nous suivrons tout particulièrement dans les années parlementaires qui viennent. Et pour aider nos lecteurs à voter, nous avons demandé aux partis leur position sur les sujets traités. Car la 51e législature fédérale qui débutera en décembre 2019 et durera jusqu’à l’automne 2023 s’annonce cruciale pour les thématiques chères à Heidi.news, de la santé à l’innovation en passant par la recherche et l’environnement. Alors, que nous ont répondu Les Verts? L’heure est venue pour eux de passer à l’action, voici ce que pensent les grands vainqueurs de ce vote.

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Voter pour ses enfants

Paul Ackermann

L’entreprise genevoise ID Quantique propose à la finance et aux gouvernements des solutions de communication ultrasécurisée grâce à la physique quantique. Elle a littéralement créé ce nouveau marché grâce aux financements européens pour l’innovation. «Et aujourd’hui, nous réussissons à rester leader mondial grâce à eux, nous explique Grégoire Ribordy, son co-fondateur. Ces fonds nous permettent de faire de la recherche pas nécessairement liée à un développement immédiat, comme pour une PME normale, mais davantage tournée vers la prochaine génération d’innovations, ce qui est essentiel pour rester à la pointe.»

Pour l’instant, tout va bien. «En 19 ans, nous avons touché environ 4 millions d’euros. Jusqu’ici nous étions bien vus. Mais, dans le cadre du prochain programme-cadre, nous sentons bien que nous sommes poussés dehors. Il y a une volonté inquiétante de traiter les partenaires suisses différemment.» Ce qui tombe mal: l’Europe a fait des innovations reposant sur la physique quantique sa priorité et va investir un milliard d’euros dans le domaine.

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Assurer la place de la recherche suisse dans les futures relations avec l’UE

Drapeaux suisse et européen. | Peter Klaunzer / KEYSTONE

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

Pour la recherche suisse, avoir accès aux bourses et aux collaborations européennes est primordial. Mais en raison des blocages politiques actuels, rien ne garantit que les scientifiques helvétiques puissent pleinement participer au prochain programme-cadre européen pour la recherche. Baptisé «Horizon Europe» et budgété à 100 milliards d’euros, il démarrera en janvier 2021.

Pourquoi c’est important. Il faut retenir deux mots clés: compétition et coopération. Le programme-cadre européen permet aux scientifiques suisses de se mesurer à ceux d’autres pays. Concrètement, ils peuvent soumettre leurs projets pour recevoir des fonds d’encouragement, par exemple les prestigieuses bourses du Conseil européen de la recherche ERC. Côté coopération, ils ont la possibilité de participer à des consortiums réunissant les meilleurs acteurs du continent. Des atouts indispensables pour la réputation des institutions suisses et leur capacité à attirer les cerveaux.

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Finaliser la révision de la loi sur le CO2 pour tenir nos engagements climatiques

Image d'illustration | Mélanie Duchene / Keystone

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

Afin que sa législation lui permette de tenir les engagements climatiques qu’elle a pris en signant l’accord de Paris en 2015, la Suisse a lancé une révision complète de sa loi sur les émissions de CO2. Le nouveau projet compte revenir notamment sur un ensemble de taxes et de valeurs limites d’émissions de gaz à effet de serre. En cours depuis 2017, le processus de révision a cependant subi un important coup de frein lorsque le Conseil national l’a rejeté en décembre 2018, renvoyant la balle au Conseil des Etats.

L’état actuel du nouveau projet

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Une fiscalité simplifiée pour les start-up

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons pendant cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

Aujourd’hui, les jeunes entreprises innovantes n’ont qu’un moyen pour attirer et retenir les meilleurs talents tentés par les salaires plus confortables des grandes entreprises: les stock-options. En l’espèce, une start-up alloue à un employé un droit d’acheter des actions de l’entreprise à un prix plus bas afin de l’associer au destin de la start-up. En cas de succès, il pourra, en effet, les revendre plus tard en encaissant une plus-value.

Le problème est que le traitement fiscal de ces stock-options dépend encore largement de points décidés au cas par cas par l'administration fiscale. Pour les employés, c’est un impôt immédiat sur quelque chose qui reste théorique. Pour les start-up, cela entraîne des coûts importants, des tâches administratives interminables et une forme d’insécurité juridique. C’est un frein à l’investissement dans l’innovation.