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Un tiers des entreprises suisses envisagent des licenciements

Post tenebras lux: les entreprises recherchent quand même des profils capables de changer d'emplois rapidement. | Keystone / Gaetan Bally

La Fédération des entreprises suisses, Economiesuisse, relève de très fortes inquiétudes sur l’avenir de l’économie suite à un sondage effectué du 19 au 23 mars et auquel ont répondu 84 de ses membres (entreprises et associations sectorielles). Un tiers et bientôt la moitié des entreprises éprouvent des problèmes de liquidités après avoir perdu un tiers de leur chiffre d’affaires en moyenne. 30% envisagent des licenciements et les deux-tiers le recours au chômage partiel. Elles jugent néanmoins les mesures de soutien à l’économie prises par le Conseil fédéral (42 milliards de francs) suffisantes.

Pourquoi c’est crucial. Les mesures de confinement prises en Suisse et ailleurs pour éviter un engorgement meurtrier dans les services de soins intensifs des hôpitaux bloquent aussi bien l’économie intérieure que le commerce international. L’approvisionnement en produits chinois apparus au début de la crise est devenu un problème général qui agit comme un domino entraînant non seulement d’insolubles problèmes logistiques, mais aussi de plus en plus d’impayés entre entreprises. Après avoir espéré un rattrapage suite à un ralentissement temporaire, les entreprises suisses ne s’attendent pas à un retour à la normale avant au moins six mois.

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Krach boursier: les marchés financiers capitulent devant l’épidémie

Les mesures de relance économique et de restrictions sur les voyages du président américain ont convaincu les marchés financiers de la gravité de la crise du coronavirus. | Keystone

Alors que la plupart des places financières s’effondraient après la décision du président américain Donald Trump de suspendre pour trente jours les vols vers les Etats-Unis en provenance d’Europe, tout le monde s’attendait à ce que la Banque centrale européenne (BCE) baisse ses taux d’intérêt pour soutenir l’activité. Elle ne l’a pas fait.

Pourquoi c’est un tournant. Son attitude ressemble à une capitulation devant les conséquences économiques générées par l’épidémie. Elle entraîne dans sa foulée celle de la plupart des bourses qui ont connu un krach en Europe. Une situation encore aggravée par la volte-face du président américain Donald Trump lors de son intervention télévisée du 11 mars à propos de la gravité de l’épidémie. Loin de rassurer, ses mesures de relance pour les Etats-Unis comme celle d’interdiction des vols venant d’Europe pour 30 jours ont fait prendre conscience aux investisseurs qui en doutaient encore de l’ampleur du désastre économique à venir.

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Les grandes entreprises suisses subissent de plein fouet l'impact du coronavirus

Le fabricant d'ascenseurs et d'escalators Schindler est impliqué dans de nombreux projets en Chine, dont cette tour de 636 mètres à Wuhan (Greenlad Center) dont le chantier est actuellement à l'arrêt. Credit DR

KOF, Economiesuisse, Crédit suisse… Les études sur les effets macroéconomiques de l’épidémie de coronavirus sur la Suisse commencent à sortir. Si les analystes tendent à penser que ces effets seront plus profonds que la crise du Sras en 2003, ils estiment pour l’heure que les conséquences pour l’économie helvétique seront relativement bénignes… sous réserve que la crise épidémique ne se prolonge pas. Mais le diable est dans les détails, et certains secteurs et entreprises suisses sont très exposés.

Pourquoi c’est important. Ces dernières années, la Chine s’est hissée au rang de cinquième partenaire commercial de la Suisse, en absorbant 5,5% des exportations helvétiques (8% en tenant compte de Hong Kong). Mais une part des exportations helvétiques – les composants automobiles, par exemple – sont aussi réexportés par des pays clients comme l’Allemagne. A cet effet indirect, s’ajoute celui sur les grandes locomotives de l’industrie suisse dont les opérations en Chine sont clairement impactées par l’épidémie de coronavirus .

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Les grandes entreprises fuient la Chine et le coronavirus

Repli massif pour les multinationales européennes et américaines actives en Chine: Lufthansa et Swiss annulent leurs vols vers le pays, IKEA, Starbucks ou McDonald's ferment de nombreuses enseignes et Disney suspend l’activité de ses parcs d’attractions. Les plus petites compagnies font face à des choix difficiles.

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Washington Post

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Les bénéfices de Swiss en perte d’altitude

La guerre des prix en Europe et une hausse des coûts du carburant rognent les marges de la compagnie. Malgré une hausse des ventes de billets de 1%, le bénéfice d’exploitation de Swiss a diminué de 11% depuis 2018, à 490 millions de francs.

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Air Transport World

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La Chine et les USA devraient modérer leurs tarifs douaniers

Les deux plus grandes économies mondiales seraient sur le point de finaliser un accord commercial. D’après le gouvernement chinois, Beijing et Washington pourraient prochainement renoncer à certains de leurs droits de douanes respectifs. La guerre commerciale entre les deux pays dure depuis 19 mois.

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New York Times