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Le Danemark met son économie au congélateur

Mette Frederiksen, Premier ministre du Danemark | Ida Guldbaek Arentsen, Keystone

Le pays scandinave déploie un dispositif sans précédent contre la crise du Covid-19. Pour éviter des licenciements de masse et favoriser un redémarrage économique aussi rapide que possible, il paiera 75% de leur salaire aux employés inactifs du secteur privé.

Pourquoi c’est considérable. La mesure durera trois mois et pourrait coûter jusqu’à 13% du PIB national. Une stratégie que d’aucuns comparent à un congélateur: on conserve les emplois en l’état plutôt que de les laisser se périmer. Cette stratégie extrêmement coûteuse permettra-t-elle au Danemark de se relever mieux et plus vite?

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The Atlantic

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32 milliards de plus pour l'économie suisse face à l'épidémie de coronavirus

Les conseillers fédéraux Ueli Maurer et Guy Parmelin à leur arrivée à la conférence de presse de ce vendredi 20 mars. | KEYSTONE/Peter Klaunzer

Le Conseil fédéral a dévoilé de nouvelles mesures pour soutenir l’économie ce vendredi 20 mars. Elle prévoit de débloquer 32 milliards supplémentaires, après les 10 milliards déjà annoncés la semaine dernière. Ce nouveau montant a pour but de sauvegarder les emplois et garantir les salaires. Il doit aussi aider la culture (280 millions de francs), les organisations sportives (100 millions) ou encore le tourisme (530 millions).

Pourquoi c’est important. Les entreprises suisses et leurs employés sont durement touchés par la crise du coronavirus. Guy Parmelin, le conseiller fédéral en charge de l’économie, a indiqué que l’économie suisse fonctionnait désormais à 80% de sa capacité. «Nous devons tout faire pour la maintenir à un niveau suffisant», a-t-il ajouté.

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Coronavirus: Genève annonce des amendes «de 100 à 10'000 francs» en cas de rassemblement

Le conseiller d'Etat Pierre Maudet, mercredi 11 mars 2020 à Genève. | KEYSTONE / Martial Trezzini

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article et ces graphes à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

Le Conseil d'Etat genevois s'est réuni en séance extraordinaire ce vendredi 20 mars afin de faire le point sur la situation dans l’épidémie de Covid-19. Après une annonce similaire hier dans le canton de Vaud, le Conseil d’Etat informe que les infractions aux mesures cantonales et fédérales destinées à limiter la propagation du virus sont désormais punissables d’amendes pénales allant de 100 à 10'000 francs. Parmi les mesures économiques annoncées figure le préfinancement par le canton d’allocations pour pertes de gains (APG) pour les indépendants.

Pourquoi c’est notable. Le canton ne se déclare pas en mesure de prononcer le confinement total, une étape qui relève désormais de la compétence de la Confédération. Il a cependant usé de toute la marge de manœuvre dont il dispose dans le but d’encourager la population à rester à domicile. Rare exception à ce tour de vis sanitaire: le second tour des élections municipales est maintenue. Les prochaines votations populaires cantonales seront en revanche annulées.

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Les Vaudois risquent des amendes jusqu'à 20'000 francs en cas de rassemblement

Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat vaudois. | KEYSTONE / Salvatore Di Nolfi

Lors d’un point de situation ce 18 mars, une délégation du Conseil d’Etat vaudois a présenté un nouvel arrêté cantonal pour répondre à la crise liée à l’épidémie de coronavirus. L’arrêté est en premier lieu destiné à se mettre en conformité avec l’ordonnance fédérale présentée le 16 mars. Le Conseil d’Etat a usé de la marge de manœuvre que lui offre cette ordonnance pour durcir les restrictions de rassemblements: dès le 18 mars à 18 heures, et jusqu’au 19 avril, les rassemblement de plus de 10 personnes (5 personnes dans les parcs publics et sur les places de jeu), sont interdits. Les contrevenants risquent une amende allant jusqu’à 20’000 francs.

Pourquoi c’est important. La présidente du Conseil d’Etat, Nuria Gorrite, a expliqué que le canton de Vaud n’avait plus la compétence pour confiner la population. Cette compétence est désormais dans les mains de la Confédération. Elle exhorte néanmoins le Conseil fédéral «à restreindre davantage les possibilités de se réunir.»

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Krach à Wall Street: les Etats-Unis prennent la mesure de l’épidémie

L'épidémie de coronavirus a provoqué une troisième chute des marchés financiers de l'ordre de 10% en une semaine. / Keystone-ATS

L’intervention massive de la Réserve Fédérale américaine dimanche soir, avec une baisse de 1% de son principal taux d’intérêt pour l’amener à zéro et un programme de rachats de dettes de 700 milliards de dollars, n’a pas suffi à empêcher le troisième krach (10% de baisse au cours d’une séance) en huit jours et la pire séance de Wall Street depuis 1987. Plus tôt, les bourses européennes avaient repris leurs descentes vertigineuses avec des chutes de l’ordre de 5% à Paris, Londres et Francfort. A New York, le Dow Jones a reculé de 13% et l’indice Nasdaq des valeurs technologiques de 12%. En un mois un tiers de leurs valeurs est effacé. Des rumeurs tenaces font état de la possibilité de fermer certaines places financières dans les jours à venir.

Pourquoi c’est important. Après un long déni dû à la campagne de réélection de Donald Trump, les marchés financiers américains ont interprété (ou sur-interprété) les conséquences économiques de la crise épidémique. Or la valeur des entreprises en bourse est ce qui leur permet de se financer, que ce soit directement ou en empruntant. Les niveaux d’endettement des entreprises étant élevés, leurs ratios les conduisent à geler leurs investissements, ce qui grippe durablement l’économie. C’est la raison pour laquelle la Fed’ a décidé de racheter pour 700 milliards de dettes. Mais comme l’indiquent les commentaires d’une grande banque américaine à ses clients, que nous publions en exclusivité, cette initiative est visiblement jugée comme insuffisante.

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Les milieux culturels demandent un fonds d'indemnisation face au coronavirus

Keystone / Jean-Christophe Bott

Les milieux culturels et sportifs sont en ébullition. Concerts annulés, festivals redimensionnés, championnats de football et de hockey ajournés: chacun recherche en fonction de ses moyens et des contingences la moins mauvaise manière de faire face à la propagation du Covid-19 et à l’incertitude qui plane quant à son avenir immédiat. Dernier exemple en date: le Cully Jazz a annoncé ce lundi 9 mars l’annulation pure et simple du festival qui devait se tenir du 27 mars au 4 avril. Constitué en organisation à but non lucratif, le festival subira «les conséquences financières implacables de cette décision», a-t-il fait savoir dans un communiqué, dont la tonalité reflète l’émotion de ses organisateurs.

Pourquoi on vous en parle. Mardi 10 mars à 10h, le Secrétariat à l’économie (Seco) a réuni à Berne différents acteurs touchés de plein fouet par cette crise sans précédent. Cette première table ronde devrait permettre d’entendre les revendications des professionnels concernés. L’association Artos qui représente les intérêts des professionnels de la scène culturelle romande y demandera une série de mesures destinées à limiter les dégâts, tant pour les organisations que pour le personnel.

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La crise du coronavirus fait exploser les prix des ingrédients pharmaceutiques

La Chine fournit 50% à 60% des ingrédients utilisés pour la fabrication des médicaments dans le monde. | Keystone

L’interruption de la production industrielle en Chine a mis en lumière la dépendance du reste du monde pour son approvisionnement en produits pharmaceutiques. Même si la production reprend lentement, les exportations demeurent limitées par le goulet d’étranglement des transports de marchandises. Et bien que les stocks constitués empêchent encore l’apparition de pénuries, les prix s’envolent. Stefan Schmidinger est directeur marketing de Kemiex, une entreprise zurichoise ayant créé la première bourse d’échange de principes actifs et additifs en pharmacie. Pour Heidi.news, il fait le point sur la situation.

Heidi.news - Que pèse la Chine sur le marché mondial des principes actifs utilisés pour fabriquer des médicaments?
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Covid-19: «Nous voulons sortir de cette crise en préservant les emplois et notre économie»

Le conseiller fédéral UDC Guy Parmelin. | Keystone / Anthony Anex

Ce jeudi 5 mars, Guy Parmelin, conseiller fédéral en charge de l’économie, de la formation et de la recherche, a convoqué une réunion de crise avec les représentants des cantons, des partenaires sociaux et de certaines associations économiques afin de faire le point sur la propagation du coronavirus et de discuter de ses répercussions sur l’activité économique. Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée. Pour l’heure, les discussions portent notamment sur un allègement administratif des demandes de chômage partiel.

Pourquoi on en parle. Pour l’instant, l’économie suisse est impactée de manière sectorielle par l’évolution du Covid-19. Guy Parmelin a notamment évoqué des problème de liquidités dans le domaine de l’hôtellerie et un manque d’organisation dans le secteur culturel. La Confédération a mis en place des groupes interdépartementaux pour gérer la crise tant sur les aspects pratiques et financiers que juridiques.

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Covid-19: les ruptures de stock devraient connaître un pic à la mi-mars

Pixabay / Gerd Altmann

La vague n’est pas encore parvenue sur nos rivages. Alors que l’épidémie de Covid-19 commence à refluer en Chine, l’impact de l’arrêt de la production chinoise sur les entreprises occidentales ne devrait se faire réellement sentir qu’à partir de la mi-mars, estiment deux spécialistes des chaines de production dans la Harvard Business Review. Dans un monde où la Chine pèse 16% du PIB mondial et où les chaînes de production sont éminemment fragmentées, ce choc s’annonce important.

Pourquoi c’est logique. La plupart des entreprises occidentales de produits manufacturés disposent de deux semaines à un mois de stock, qui leur ont permis de maintenir leurs ventes jusqu’ici. Mais le temps de transport moyen pour les marchandises internationales, par la mer, est d’environ un mois. De ce fait, l’arrêt total de la production chinoise à compter de fin janvier ne devrait se répercuter pleinement sur les entreprises occidentales que d’ici deux à trois semaines.

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À lire dans la Harvard Business Review (EN)

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Face au coronavirus, la banque centrale américaine coupe en urgence ses taux d’intérêts

Donald Trump met sous pression le gouverneur de la Fed Jerome Powell pour que les taux de l'institution favorisent l'économie en année électorale | Keystone-ATS

Comme en 2008 pendant la crise financière, la Réserve fédérale américaine (Fed) a diminué d’un spectaculaire 50 points de base (0,5%) son taux d’intérêt principal, annonce CNBC. Le lundi 2 mars, l’OCDE appelait déjà à ce genre de mesures, mais de manière coordonnée afin d’éviter une crise financière entrainée par le ralentissement marqué de l’économie chinoise puis mondiale à cause de la crise épidémique.

Pourquoi c’est casse-gueule. Contrairement à 2008, la Fed n’a pas agi de manière concertée avec les autres grandes banques centrales comme la Banque Centrale Européenne ni même la Banque d’Angleterre et la banque du Japon, qui avaient laissé entendre des baisses de taux prochaines. Les banques centrales, dont les taux sont déjà au plancher, n’ont plus les mêmes marges de manœuvre qu’en 2008. Après trois réductions en 2019, les taux américains sont désormais compris entre 1% et 1,25%. Et ceux de la BCE à seulement 0,25%.

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Lire l'article de CNBC

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L’épidémie de coronavirus met la Banque nationale suisse en difficulté

La Suisse risque de se retrouver sur la liste des pays manipulant leurs devises au yeux du Trésor américain. | Keystone / Gaetan Bally

Alors que les marchés actions des principales places enregistrent l’une des plus rapides corrections boursières de l’histoire – avec des baisses de plus de 10% en six séances –, le franc suisse a retrouvé son rôle de valeur refuge. Cela force la Banque nationale suisse à intervenir massivement pour empêcher l’appréciation du franc. UBS estime que ces interventions ont atteint 2 milliards de francs la semaine passée. Le montant devrait s’accroître cette semaine.

Pourquoi c’est problématique. Le Trésor américain surveille la politique économique des autres pays pour estimer s’ils manipulent ou non leur devise face au dollar. Or, la Suisse remplit déjà deux des trois critères retenus par le Trésor américain pour qualifier une manipulation de devises. Le risque pour la Confédération de se retrouver sur la liste des pays «manipulateurs de devise» est donc réel.

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Le coronavirus sème le chaos dans la logistique des entreprises

Port industriel de Qingdao, dans l'est de la Chine. | Keystone / AP CHINATOPIX

La plupart des distributeurs suisses de produits électroniques d’origine chinoise disent ne pas encore souffrir de pénurie malgré l’arrêt de la production depuis un mois. Mais les fabricants d’articles de sports, de vêtements, de composants automobiles ou électroniques, qui achètent des matières premières et des produits semi-finis en Chine, tournent déjà au ralenti. Et anticipent une saturation du transports de marchandises quand la Chine repartira.

Pourquoi c’est important. L’épidémie de Covid-19 paralyse le pays en soumettant quelque 760 millions de Chinois à des formes plus ou moins strictes de confinement. Depuis un mois, l’arrêt de la production frappe de plein fouet les chaînes d'approvisionnement dans le monde. En Amérique, le risque de pénurie est limité: la guerre douanière avec la Chine a entrainé la création de stocks dans les ports américains, dans l’attente d’un accord sur les tarifs douaniers. En Europe et en Suisse, les entreprises ne sont pas encore en rupture de produits finis, mais commencent à manquer de composants et de matières premières.

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Faut-il craindre une bulle spéculative de l'intelligence artificielle?

Image d'illustration | Ahmad Ardity/Pixabay

Depuis quelques années, plusieurs économistes et spécialistes du secteur des nouvelles technologies craignent que se forme une bulle spéculative de l’intelligence artificielle (IA). Leur crainte: que les promesses, parfois démesurées, du secteur, nourrissent de faux espoirs auprès des investisseurs, rendus optimistes par des taux d’intérêt faibles poussant au financement.

Pourquoi cela inquiète. L'essor de l'IA suit un schéma étrangement familier: une technologie à haut potentiel qui émerge rapidement, se généralise dans la plupart des secteurs économiques, puis voit se multiplier les start-up qui s’en réclament. C’est ce même schéma qui avait été rencontré à la fin des années 1990 avec le développement d’internet. Sauf que cette situation avait justement provoqué une bulle spéculative, puis débouché sur une crise économique.

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Le tourisme suisse résiste au coronavirus

Des touristes chinois apprennent à skier dans la région de la Jungfrau. | Peter Klaunzer / Keystone

Fin janvier, les autorités chinoises ont ordonné l’arrêt des réservations pour les voyages en groupe à l’étranger. Quelques jours plus tard, plusieurs compagnies aériennes, dont Swiss, suspendaient leurs vols à destination et en provenance de Chine. Suisse Tourisme estime que ces restrictions pourraient entraîner une baisse de la fréquentation chinoise de 30% à 50% pour le premier trimestre 2020. Mais pour l’heure, les destinations contactées par Heidi.news ne se disent que peu affectées par les annulations.

Pourquoi l’effet est limité. Les visiteurs chinois constituent une clientèle de plus en plus importante pour le tourisme suisse. Cependant, ils ne représentent que 4,5% de l’ensemble des nuitées hôtelières dans le pays. Cette proportion tombe à 3,5% si l’on tient compte uniquement des personnes en provenance de Chine continentale (hors Taïwan et Hong Kong), la seule zone actuellement concernée par les restrictions de voyage.

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Comment les chercheurs imaginent les stations de ski du futur

Remontées mécaniques à Saas-Fee. | Manuel Lopez / Keystone

Les «vacances de ski» ont démarré cette semaine en Suisse romande, avec le canton de Genève. Avec des températures très élevées pour la saison, après un mois de janvier historiquement doux, la neige n’est pas toujours au rendez-vous dans les stations. La situation est problématique principalement dans les domaines de basse et moyenne altitude. Plusieurs d’entre eux, comme Charmey, dans les Préalpes fribourgeoises , ou Savagnières, dans le Jura, ont même dû fermer leurs installations.

Pourquoi on en parle. Selon les projections des climatologues, l’enneigement insuffisant en montagne pourrait devenir un problème de plus en plus fréquent au cours des décennies à venir. Ces perspectives soulèvent de nombreuses questions: pourra-t-on encore skier en Suisse dans 30 ou 50 ans? Où et à quelles conditions? Quels nouveaux modèles les géographes, spécialistes du tourisme ou économistes envisagent-ils?