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Les grands sites de santé vendent leurs données aux publicitaires

WebMD fait partie de la centaine de sites web qui revendent les données collectées par des patients en quête d'informations. | WebMD, DR

Certains des sites web de santé les plus populaires du Royaume-Uni partagent les données qu’ils recueillent, rapporte le Financial Times. Les données – symptômes, diagnostics, noms de médicaments, périodes de menstruation et de fertilité, etc., souvent en lien avec des identifiants personnels – sont partagées avec les géants du ciblage publicitaire comme Google, Amazon et Facebook, ou des courtiers en données moins connus.

Pourquoi c’est inquiétant. En enquêtant sur une centaine de sites web de santé, dont WebMD, Healthline, Babycentre et Bupa, le Financial Times s’est rendu compte que des «cookies» de traçage sont introduits sans recueil du consentement des visiteurs. C’est pourtant une exigence légale au Royaume-Uni, qui applique le règlement européen en matière de protection des données personnelles. Ces pratiques pourraient donc très bien avoir cours dans d’autres pays.

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A lire dans le Financial Times (EN)

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Le plan secret de Google pour indexer les données de santé des Américains

Pixabay / Jonny Lindner

Il répond au doux nom de projet Nightingale («rossignol»). Le Wall Street Journal a révélé lundi 11 novembre une initiative de Google pour indexer les données de santé de millions d’Américains. La plateforme agrège des fiches d’hospitalisation, des résultats de biologie et des diagnostics médicaux. Le projet, lancé en secret en 2018, est mené en collaboration avec Ascension, un vaste réseau de soins catholique qui gère 150 hôpitaux et plus de 50 maisons de retraites américaines.

Pourquoi on vous en parle. Google et Ascension déclarent utiliser ces données pour améliorer la qualité des soins. Or la loi fédérale américaine permet à un établissement de santé de partager les dossiers de ses patients sans leur consentement explicite, dès lors que les informations sont employées dans une optique de soins. Reste le problème éthique – et politique. D’après le WSJ, la firme de Mountain View serait dans le viseur du puissant département de la justice américain, qui envisage de lancer une enquête pour abus de position dominante. Une véritable épée de Damoclès.

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À lire dans le Wall Street Journal

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Les hôpitaux de Genève déploient une application pour donner plus d’autonomie aux patients

HUG, DR

Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont lancé lundi 4 novembre l’application Concerto dans tous leurs services. Disponible sur mobile et ordinateur, elle permet aux personnes hospitalisées d’avoir une visibilité sur leurs soins, de mieux connaître l’équipe soignante, de choisir leurs menus… Une façon concrète de redonner de l’autonomie au patient.

Pourquoi on vous en parle. Concerto a reçu jeudi 31 octobre le premier prix du centre de l’innovation des HUG. Elle participe du mouvement de «patient empowerment», qui consiste à donner aux malades les moyens de prendre en main leur santé et leurs soins. Cette démarche permet de réduire le stress et l’angoisse des patients, tout en favorisant leur satisfaction et leur adhérence aux traitements.

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IA en médecine: quand l’enthousiasme ne s’embarrasse pas de précautions

Les dispositifs de médecine prédictive fondés sur l'IA pose un vrai problème d'évaluation et de règlementation | Pixabay / Geralt

La règlementation de l’intelligence (IA) en médecine pose un problème de fond. C’est le point de vue du Dr Jean-Emmanuel Bibault, oncologue à l’hôpital européen Georges Pompidou (Paris) et chercheur en IA, qui l’exprime dans une tribune au Figaro. Si les bénéfices de l’IA dans l’aide au diagnostic sont aisés à caractériser – il suffit de comparer les performances avec et sans la machine –, l’IA prédictive sera plus délicate à cerner. Sur quels critères évaluer un algorithme qui prédit une maladie cinq ans à l’avance ou le risque de décès d’un patient, toutes choses jusque-là impossibles?

Pourquoi c’est important. Tout le monde s’accorde à penser que l’IA va bouleverser les pratiques médicales, mais le champ règlementaire est loin d’avoir les outils d’évaluation ad hoc. Outre-Atlantique, treize dispositifs reposant sur l’IA ont été homologués par l’autorité de régulation sanitaire (FDA). Mais un seul a, d’après l’auteur de la tribune, fait l’objet d‘une étude clinique rigoureuse avant sa mise sur le marché. Un manque de prudence exacerbé par la compétition que se livrent notamment la Chine et les États-Unis sur la scène internationale.

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À lire sur Le Figaro

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Une IA pour détecter les pupilles blanches sur les photos de famille

L'application Cradle analyse les photographies et détecte les pupilles blanches | Pixabay

Une équipe de chercheurs américains a développé une application smartphone, pour identifier les pupilles blanches sur les photographies, baptisée Cradle («computer-assisted detector of leukocoria»). Une façon pratique de détecter ce signe clinique, qui peut annoncer une maladie de l’œil, notamment chez les enfants en bas âge. L’initiateur du projet est lui-même le père d’un enfant atteint d’un cancer de la rétine. Le travail de l’équipe a fait l’objet d’une publication dans la revue Science Advances, et c’est la radio publique américaine NPR qui en parle.

Pourquoi c’est utile. Les reflets blancs dans la pupille (leucocorie) sont un signe annonciateur de plusieurs maladies ophtalmiques: rétinoblastome (cancer de la rétine), maladie de Coats (affection génétique pouvant déboucher sur une cécité), cataracte de l’enfant... Les parents ayant tendance à prendre beaucoup de photographies de leurs rejetons, il serait dommage de ne pas profiter de ces données pour améliorer les chances de dépistage précoce.

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A lire sur NPR

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Une serviette hygiénique connectée pour éviter les grossesses alitées

Vue d'artiste du prototype de serviette hygiénique connectée. | REA / DR

Le service d’obstétrique du CHUV et le laboratoire d'électronique pour les sciences du vivant de l’EPFL viennent de lancer un projet inédit, baptisé REA. Le concept? La «smart pad», une serviette hygiénique connectée destinée à prévenir les risques d’accouchement prématuré en fin de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. Près de 10% des femmes enceintes accouchent prématurément. Il n’est pas rare qu’une femme doive rester alitée plusieurs semaines en fin de grossesse. Les inconvénients – pratiques, financiers, psychologiques – sont majeurs. L’accouchement prématuré a finalement lieu moins d’une fois sur dix.