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Le dossier électronique du patient ne pourra pas être lancé au mois d'avril comme prévu

Capture d'écran issue du site internet national sur le dossier électronique du patient.

EXCLUSIF - Annoncé pour le mois d’avril 2020, le lancement du dossier électronique du patient (DEP) doit être reporté de plusieurs mois dans tout le pays. L’annonce a été faite par Adrian Schmid, responsable du secrétariat eHealth Suisse ce 28 janvier 2020 à Berne, à l’occasion de la journée d’information sur l’introduction du DEP. Le lancement est reporté à l’été 2020.

Pourquoi ce report était prévisible. Le 3 janvier, Pascal Strupler, directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), expliquait à Heidi.news que l’introduction du dossier électronique du patient en Suisse était très complexe. De plus, le processus de certification a pris beaucoup trop de retard comme le signalait eHealth Suisse le 23 décembre 2019, en parlant de légers retards. Les cantons et les communautés de références qui doivent mettre en place le DEP dans leurs régions ne sont pas prêts.

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Une application pour améliorer la consultation médicale des enfants au Burkina Faso

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD), et déplace jusqu'au mercredi 29 janvier sa rédaction à l'EPF de Lausanne, sur le site de l'événement.

Terre des Hommes propose un système d’applications, nommé Ieda, développé notamment avec l’OMS et l’Unicef, pour diminuer la mortalité infantile au Burkina Faso, pays où un enfant sur dix [et non sur cinq, ndlr] meurt avant l’âge de 5 ans. Près de 750 centres de soins sont déjà équipés par ce système mis en place en 2014. Aux AMLD, Aziza Merzouki, de l’Institut de santé globale (Unige), nous a expliqué le projet.

Comment ça marche. Munis de tablettes, les agents de santé sont accompagnés pour délivrer un meilleur diagnostic. L’anémie, la malnutrition et les maladies respiratoires sont parmi les causes les plus importantes de décès infantile au Burkina Faso. Les données recensées dans ces tests en ligne sont ensuite traitées par un programme d’intelligence artificielle pour établir des stratégies de prise en charge ou éventuellement évaluer des risques d’épidémies.

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Qui finance le site internet spécialisé MedInside?

Capture d'écran du site MedInside (10 janvier 2020)

Votre question. Nous annoncions le 26 décembre 2019 qu’Antoine Hubert avait été élu personnalité de l’année dans le secteur de la santé lors du concours lancé par la plateforme alémanique spécialisée en santé MedInside. L’une de nos lectrices s’enquérait alors sur Facebook:

Pourriez-vous nous préciser qui finance MedInside, ce site pour les «Health Leaders»?

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La santé connectée suisse se distingue au CES de Las Vegas

Fondatrice de la start-up Xsensio, Esmeralda Megally décroche un Innovation award au CES. | Heidi.news, DR

Spin-off du Nanolab de l’EPFL, Xsensio a décroché un Innovation award au Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas. L’entreprise a développé un nouveau type de capteur pour la santé connectée. Il ne se contente pas d’informations physiques telles que le nombre de pas ou de battements de cœur mais décèle dans la sueur des marqueurs physiologiques beaucoup plus précis. La start-up vient aussi de débuter une collaboration avec un grand groupe américain. C’est le signe que le choix de s’appuyer sur des technologies de haute précision et de qualité médicale par nombre d’acteurs suisses de la santé connectée commence à payer.

Pourquoi c’est stratégique. Depuis la création du Digital Health Summit au CES il y a onze ans, la santé connectée n’arrête pas de monter en puissance dans l’industrie électronique. Cette année le nombre d’exposants du CES dans ce domaine a encore augmenté de 25%.

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Discuter de son cancer du sein avec une intelligence artificielle

L'IA conversationnelle se présente sous la forme d'un contact virtuel avec qui le patient peut communiquer via son smartphone. | Pixabay / Chatbot

Une startup française a développé une IA conversationnelle – ou «chatbot» – destiné à informer les patientes atteintes d’un cancer du sein. Cet assistant virtuel fournit des informations sur la maladie, renvoie au besoin vers des sites utiles, peut rappeler les rendez-vous médicaux et les horaires de prise de médicaments. Baptisé Vik, il a donné lieu à un essai clinique dans plusieurs hôpitaux français, dont les premiers résultats ont été publiés en novembre dans le Journal of Medical Internet Resarch. À l’aveugle, les 143 participantes ont jugé les réponses de l’IA aussi utiles que celles fournies par un trio de cancérologues, sur une sélection des questions les plus fréquemment posées.

Pourquoi on s’interroge. Après avoir essayé une version de démonstration du chatbot, on ne peut pas dire qu’on soit séduit par l’expérience. Les interactions sont sommaires, les informations peu personnalisées. Pour peu qu’on se signale comme un proche, on a accès à des données de survie (moins de 25% pour les cancers du sein métastatiques) abruptes et peu éclairantes hors contexte. Mais ce type d’IA bénéficie d’un tel engouement qu’il serait étonnant que les services de cancérologie s’en passent encore longtemps. À charge sans doute pour les hôpitaux de les encadrer pour en faire des outils complémentaires, sans perdre de vue que les échanges humains sont – du point de vue des patients comme des professionnels – irremplaçables.

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À lire sur Le Monde

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Tout savoir sur le dossier électronique du patient qui sera lancé en avril 2020

Le dossier électronique du patient (DEP) doit être mis en service en avril 2020, après des années de tergiversations. Il permettra au patient de partager ses données avec les différents professionnels de santé. Cette brochure éditée par les services électroniques de santé des cantons résume les principales fonctionnalités du DEP: les informations à disposition, les niveaux de confidentialité et la façon dont il sera possible de contrôler l’accès à ses données.

Le dossier patient a été adopté dans la loi fédérale en 2017, afin d’améliorer la coordination et la sécurité des soins, et réduire les coûts de la santé en limitant les soins inutiles. La participation au DEP sera obligatoire pour les hôpitaux et les cliniques dès 2020. Les EMS et les maisons de naissance les rejoindront deux ans plus tard. Un des défis pour les autorités sanitaires consiste à convaincre les médecins privés de jouer le jeu. L’autre enjeu sera bien sûr la participation des patients, qui pourront créer leur dossier médical sur dossierpatient.ch dans les mois à venir.

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«On a un système de santé qui ne parle que de maladie», alors comment penser la santé de demain?

Pixabay / Geralt

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news est présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Comment passer d’un système centré sur la maladie à une conception plus ouverte et moderne de la santé? C’était la question centrale d’une conférence organisée vendredi 15 novembre à l’occasion du Salon valaisan de la santé, à Martigny. Une douzaine d’intervenants – professionnels de santé, patients, industriels – ont échangé sur le futur de la santé en Suisse, et la meilleure façon d’engager les révolutions que chacun appelle de ses vœux.

Pourquoi c’est d’actualité. Peu lisible, coûteux et mauvais en prévention. Les Suisses se retrouvent de moins en moins dans leur système de santé, pourtant réputé parmi les meilleurs au monde. Beaucoup appellent à laisser tomber le modèle maladie-diagnostic-traitement, développé dans un contexte de maladies aiguës, pour une conception de la santé plus adaptée aux maladies chroniques et aux enjeux actuels. Car la santé d’une population dépasse de très loin l’enjeu des seuls soins médicaux.

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Les grands sites de santé vendent leurs données aux publicitaires

WebMD fait partie de la centaine de sites web qui revendent les données collectées par des patients en quête d'informations. | WebMD, DR

Certains des sites web de santé les plus populaires du Royaume-Uni partagent les données qu’ils recueillent, rapporte le Financial Times. Les données – symptômes, diagnostics, noms de médicaments, périodes de menstruation et de fertilité, etc., souvent en lien avec des identifiants personnels – sont partagées avec les géants du ciblage publicitaire comme Google, Amazon et Facebook, ou des courtiers en données moins connus.

Pourquoi c’est inquiétant. En enquêtant sur une centaine de sites web de santé, dont WebMD, Healthline, Babycentre et Bupa, le Financial Times s’est rendu compte que des «cookies» de traçage sont introduits sans recueil du consentement des visiteurs. C’est pourtant une exigence légale au Royaume-Uni, qui applique le règlement européen en matière de protection des données personnelles. Ces pratiques pourraient donc très bien avoir cours dans d’autres pays.

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A lire dans le Financial Times (EN)

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Le plan secret de Google pour indexer les données de santé des Américains

Pixabay / Jonny Lindner

Il répond au doux nom de projet Nightingale («rossignol»). Le Wall Street Journal a révélé lundi 11 novembre une initiative de Google pour indexer les données de santé de millions d’Américains. La plateforme agrège des fiches d’hospitalisation, des résultats de biologie et des diagnostics médicaux. Le projet, lancé en secret en 2018, est mené en collaboration avec Ascension, un vaste réseau de soins catholique qui gère 150 hôpitaux et plus de 50 maisons de retraites américaines.

Pourquoi on vous en parle. Google et Ascension déclarent utiliser ces données pour améliorer la qualité des soins. Or la loi fédérale américaine permet à un établissement de santé de partager les dossiers de ses patients sans leur consentement explicite, dès lors que les informations sont employées dans une optique de soins. Reste le problème éthique – et politique. D’après le WSJ, la firme de Mountain View serait dans le viseur du puissant département de la justice américain, qui envisage de lancer une enquête pour abus de position dominante. Une véritable épée de Damoclès.

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À lire dans le Wall Street Journal

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Les hôpitaux de Genève déploient une application pour donner plus d’autonomie aux patients

HUG, DR

Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont lancé lundi 4 novembre l’application Concerto dans tous leurs services. Disponible sur mobile et ordinateur, elle permet aux personnes hospitalisées d’avoir une visibilité sur leurs soins, de mieux connaître l’équipe soignante, de choisir leurs menus… Une façon concrète de redonner de l’autonomie au patient.

Pourquoi on vous en parle. Concerto a reçu jeudi 31 octobre le premier prix du centre de l’innovation des HUG. Elle participe du mouvement de «patient empowerment», qui consiste à donner aux malades les moyens de prendre en main leur santé et leurs soins. Cette démarche permet de réduire le stress et l’angoisse des patients, tout en favorisant leur satisfaction et leur adhérence aux traitements.

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IA en médecine: quand l’enthousiasme ne s’embarrasse pas de précautions

Les dispositifs de médecine prédictive fondés sur l'IA pose un vrai problème d'évaluation et de règlementation | Pixabay / Geralt

La règlementation de l’intelligence (IA) en médecine pose un problème de fond. C’est le point de vue du Dr Jean-Emmanuel Bibault, oncologue à l’hôpital européen Georges Pompidou (Paris) et chercheur en IA, qui l’exprime dans une tribune au Figaro. Si les bénéfices de l’IA dans l’aide au diagnostic sont aisés à caractériser – il suffit de comparer les performances avec et sans la machine –, l’IA prédictive sera plus délicate à cerner. Sur quels critères évaluer un algorithme qui prédit une maladie cinq ans à l’avance ou le risque de décès d’un patient, toutes choses jusque-là impossibles?

Pourquoi c’est important. Tout le monde s’accorde à penser que l’IA va bouleverser les pratiques médicales, mais le champ règlementaire est loin d’avoir les outils d’évaluation ad hoc. Outre-Atlantique, treize dispositifs reposant sur l’IA ont été homologués par l’autorité de régulation sanitaire (FDA). Mais un seul a, d’après l’auteur de la tribune, fait l’objet d‘une étude clinique rigoureuse avant sa mise sur le marché. Un manque de prudence exacerbé par la compétition que se livrent notamment la Chine et les États-Unis sur la scène internationale.

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À lire sur Le Figaro

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Une IA pour détecter les pupilles blanches sur les photos de famille

L'application Cradle analyse les photographies et détecte les pupilles blanches | Pixabay

Une équipe de chercheurs américains a développé une application smartphone, pour identifier les pupilles blanches sur les photographies, baptisée Cradle («computer-assisted detector of leukocoria»). Une façon pratique de détecter ce signe clinique, qui peut annoncer une maladie de l’œil, notamment chez les enfants en bas âge. L’initiateur du projet est lui-même le père d’un enfant atteint d’un cancer de la rétine. Le travail de l’équipe a fait l’objet d’une publication dans la revue Science Advances, et c’est la radio publique américaine NPR qui en parle.

Pourquoi c’est utile. Les reflets blancs dans la pupille (leucocorie) sont un signe annonciateur de plusieurs maladies ophtalmiques: rétinoblastome (cancer de la rétine), maladie de Coats (affection génétique pouvant déboucher sur une cécité), cataracte de l’enfant... Les parents ayant tendance à prendre beaucoup de photographies de leurs rejetons, il serait dommage de ne pas profiter de ces données pour améliorer les chances de dépistage précoce.

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A lire sur NPR

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Une serviette hygiénique connectée pour éviter les grossesses alitées

Vue d'artiste du prototype de serviette hygiénique connectée. | REA / DR

Le service d’obstétrique du CHUV et le laboratoire d'électronique pour les sciences du vivant de l’EPFL viennent de lancer un projet inédit, baptisé REA. Le concept? La «smart pad», une serviette hygiénique connectée destinée à prévenir les risques d’accouchement prématuré en fin de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. Près de 10% des femmes enceintes accouchent prématurément. Il n’est pas rare qu’une femme doive rester alitée plusieurs semaines en fin de grossesse. Les inconvénients – pratiques, financiers, psychologiques – sont majeurs. L’accouchement prématuré a finalement lieu moins d’une fois sur dix.