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Trump profite de la pandémie pour suspendre les lois sur la protection de l’environnement

Le sous-sol des grands parcs de l'Utah (Bryce ici) est convoité par les entreprises minières et pétrolières. | DR

L'Agence pour la protection de l'environnement (EPA) des États-Unis a suspendu, le 26 mars, l'application des lois environnementales s’appliquant aux entreprises pendant l'épidémie de coronavirus, révèle le site d’information The Hill. Cette exception répond à une demande de nombreuses industries polluantes, dont celle du pétrole, de déroger à leurs obligations environnementales pendant la crise. La suspension n’a pas d’échéance.

Pourquoi c’est inquiétant. Après avoir réservé environ le quart des 2000 milliards de son plan de relance à des entreprises actives dans des secteurs polluants, l’administration Trump se sert de la crise pandémique pour faire avancer son agenda politique. A ce rythme, les grandes zones protégées des parcs américains pourraient être livrées aux entreprises minières et pétrolières.

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A lire sur The Hill

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La pandémie suscite des achats de munitions comme jamais aux Etats-Unis

En Floride les ventes d'armes et de munitions ont augmenté de 500% dans la dernière semaine./Keystone-ATS EPA/Etienne Laurent

Après la ruée sur le papier de toilette, ce sont les ventes de munitions qui explosent aux Etats-Unis explique le Miami Herald. Aucune catastrophe, que ce soit les attentats du 11 septembre 2001 ou les ouragans, n’a entraîné une telle course à l’achat d’armes et de munitions que la panique liée à la pandémie de coronavirus et à ses conséquences sur l’économie. Selon le site ammo.com, les ventes de munitions ont augmenté de 730% dans le Colorado, de 392% dans l’Ohio et de 375% en Pennsylvanie, entre le 23 février et le 15 mars par rapport à la période du 1er au 22 février 2020.

Pourquoi c’est flippant. En dépit des meurtres de masses à répétition dans des écoles, des universités et autres lieus publics, le deuxième amendement de la constitution des Etats-Unis garantit toujours la liberté de détenir et de porter une arme à feu. Les achats actuels concernent moins les armes que les munitions de gros calibres. 40% des foyers américains sont déjà en possession d’une arme à feu. Selon le Miami Herald, ce sont les craintes d’un effondrement incontrôlé qui suscitent ces achats. Mais on ne peut s’empêcher de les corréler aussi avec la rhétorique d’un président Trump qui semble avoir du mal désormais à rassurer sa base électorale largement «pro gun».

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A lire dans le Miami Herald

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Coronavirus: Trump fait volte-face et met l'Amérique en état d’urgence

Pour sa seconde conférence de presse en deux jours, Donald Trump a mis les Etats-Unis en état d'urgence vis-à-vis de l'épidémie/Kesytone-ATS Michael Reynolds

Après s’être auto-congratulé à propos de ses premières mesures face à l’épidémie de coronavirus comme l’interdiction des vols depuis l’Europe prise «depuis longtemps» (hier), le président américain Donald Trump a déclaré l’état d’urgence nationale aux Etats-Unis. Alors que des régions rendent obligatoire le confinement, comme le comté de New Rochelle dans l’Etat de New York ou ferment les écoles, comme c’est le cas en Californie, le président Trump a surtout insisté sur les nouvelles capacités de diagnostics de la maladie – y compris via des drive-in. Il annonce un paquet de 50 milliards de dollars pour aider les Américains.

Pourquoi c’est important. Après des semaines de déni, le président Trump a effectué un virage à 180 degrés pour admettre la gravité de l’épidémie de Covid-19. L’épidémie ayant provoqué 41 décès pour 1920 cas confirmés aux Etats-Unis, soit une mortalité beaucoup plus élevée qu’ailleurs, il a annoncé une extension des tests de diagnostics dont l’absence a facilité la diffusion du virus dans de larges communautés. Cette reconnaissance tardive du problème des tests ne dit cependant rien de la gestion à venir de la crise, en particulier au niveau des services d’urgences des hôpitaux. L’épidémie envoie, en effet, deux personnes contaminées sur dix à l’hôpital, soit potentiellement des millions d’Américains dans les semaines à venir.

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«Sur les réseaux sociaux, les propos controversés suscitent l’attention, qui est la source du pouvoir»

Oivier Vogelsang

L'édition 2020 du FIFDH (Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève) est annulée pour cause de coronavirus. Qu'à cela ne tienne, Heidi.news couvre sa version 2.0 en ligne avec autant (si ce n'est plus) d'assiduité.

Il est l’homme par qui le scandale est arrivé. Paul-Olivier Dehaye, mathématicien et père de famille, concentre toute son attention à l’un des défis majeurs du XXIe siècle: la protection des données et l’usage abusif qui peut en être fait par les géants du numériques, les Etats ou les partis politiques. Il est aussi à l’origine du premier article -paru dans l’hebdomadaire alémanique Das Magazin- ayant révélé le jeu dangereux auquel s’est livré la société britannique Cambridge Analytica durant l’élection de Donald Trump.

Le Big data est depuis lors au cœur d’un débat mondial sur les menaces que les firmes font peser sur la démocratie. Paul-Olivier Dehaye est le co-fondateur de PersonalData.Io, une organisation qui s’est donné pour vocation de sensibiliser les individus à leur identité numérique. Il figure dans le documentaire «The Great Hack», diffusé dans le cadre du Festival international du film et forum sur les droits humains (FIFDH) retraçant la chute de Cambridge Analytica. Et nous l’avons rencontré à cette occasion.

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Quand Science reprend Donald Trump sur le Covid-19

Le président américain Trump lors d'une visite dans un CDC le 6 mars | KEYSTONE

«Faites-moi plaisir, accélérez [les recherches scientifiques]!». Ce sont les mots de Donald Trump, prononcés à l’occasion d’une conférence face à des dirigeants de l’industrie pharmaceutique, où il évoque l’épidémie de Covid-19. Le rédacteur en chef de la revue scientifique Science, en guise de réponse, a réagi par un éditorial sévère. Il accuse le président «d’insulter la science» et lui rappelle que le développement d’un vaccin prendrait, au mieux, un an et demi.

Pourquoi on en parle. La gestion de la crise du coronavirus par le gouvernement Trump est vertement critiquée: tests diagnostics dysfonctionnels au départ, déclarations publiques contradictoires, s’arrangeant même parfois avec les faits scientifiques. En effet, contrairement à ce que le gouvernement a affirmé, le foyer épidémique découvert près de Seattle est loin d’avoir été contrôlé, et continue de s’étendre, y compris en dehors de l’Etat de Washington. «La Chine a légitimement accepté les critiques pour avoir tenté d’étouffer les voix scientifiques au début de l’épidémie. Aujourd’hui, le gouvernement américain fait la même chose», accuse-t-il.

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A lire dans Science

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Bill Gates lance le test du coronavirus dont Trump ne veut pas

Alors que les Etats-unis font face à une pénurie de tests du Covid-19, la fondation de Bill Gates veut lancer un test à domicile. | DR

L’Etat de Washington, où se situe Seattle, siège de Microsoft, est l’un des Etats les plus touchés par l’épidémie de coronavirus aux Etats-Unis. Or, le fondateur de la firme Bill Gates s’apprête à proposer via sa fondation des kits de tests à domicile, rapporte The Seattle Times. L'objectif: effectuer des milliers de tests par jour. Ces derniers devraient être disponibles dans les semaines à venir.

Pourquoi c’est critique. Outre Atlantique, les Centers for Disease Control (CDC) avaient développé leur propre protocole de diagnostic: le président Trump avait en effet refusé sans explication le test de l’OMS en février. Mais ce test donnait des résultats parfois erronés. Aujourd’hui, le nombre de patients testés reste incroyablement bas aux Etats-Unis, ce que déplorent les professionnels de santé américains. Le pays compte autant de morts (soit 19) de la maladie que la France, avec plus de moitié moins de cas confirmés par des diagnostics (564 contre 1209). L’exemple de la Corée du Sud (deuxième pays le plus touché avec 7498 cas, mais seulement 50 morts) montre pourtant l’intérêt d’entreprendre des tests massifs pour contrôler l’épidémie.

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A lire dans le Seattle Times

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Le Sénat US veut limiter les pouvoirs guerriers du président

Malgré sa majorité républicaine, le Sénat a voté la restriction des prérogatives présidentielles dans de possibles actes de guerre contre l’Iran. Une décision qui pourrait n’être que symbolique: avec 55 voix contre 45, la chambre ne devrait pas être en mesure de rassembler la majorité des deux tiers, requise pour contrer le véto promis par Donald Trump.

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New York Times

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Donald Trump acquitté par le Sénat

Donald Trump.| Flickr

Le 45e président américain restera en place. Les sénateurs ont voté par 52 voix sur 100 que Donald Trump n'était pas coupable d’abus de pouvoir et par 53, ils ont estimé qu’il n’était pas coupable d’entrave à la bonne marche du Congrès. Il fallait une majorité de 2/3 pour qu'il soit destitué dans l'affaire ukrainienne. Seul un républicain, Mitt Romney, a voté contre son camp.

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Washington Post

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L'arrivée spectaculaire de Donald Trump au Forum de Davos

Keystone

Après l’atterrissage de l’Air Force One à l’aéroport de Kloten hier matin, le Marine One a escorté le président des Etats-Unis par dessus les nuages, de Zurich à Davos où il était attendu pour le Forum économique mondial.

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La Chine et les Etats-Unis signent un accord commercial

Les deux principales puissances économiques mondiales mettent fin à leur guerre commerciale, dans ce qui apparaît comme une victoire du président Trump. La Chine s’engage à protéger davantage la propriété intellectuelle des Etats-Unis et, surtout, à lui acheter pour 200 milliards de dollars de biens et services d’ici à 2021. De quoi galvaniser l’économie américaine en pleine période électorale.

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New York Times

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Le CES amputé par l’absence de la Chine

Rare grande société chinoise présente au CES 2020, Huawei n'a présenté aucune nouveauté. Crédit: DR

Alors qu’il y deux ans un tiers des entreprises participantes au CES étaient chinoises, ce chiffre est tombé à 1097 sur 4500 exposants cette année. A l’exception de Lenovo, Huawei et DJI, la plupart des grandes marques chinoises du numérique comme Alibaba, Xiaomi, Tencent, Tik Tok ou Vivo ne sont plus là. Certaines start-up de pointe comme la société de reconnaissance vocale iFlyTek et la société de surveillance Hikvision se sont aussi désistées à la dernière minute.

Pourquoi on en parle. Longtemps la présence chinoise s’est limitée à une myriade de petites sociétés électroniques rassemblées dans les salles de conférences du casino Westgate, rebaptisées pour l’occasion «Shenzhen» du nom de la ville industrielle. A cette Chine «atelier du monde» a succédé, ces dernières années, une Chine de l’innovation avec des acteurs du numérique incontournables comme Alibaba, Megvii, SenseTime et Yitu. Le protectionnisme engagé par Donald Trump est bien sûr en cause mais du coup, le CES n’est plus qu’une vitrine partielle de l’innovation mondiale.

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Le Parlement des Etats-Unis veut limiter les pouvoirs militaires du président

Keystone / EPA / Michael Reynolds

Dominée par les démocrates, la Chambre des représentants a voté une motion contraignant Donald Trump à obtenir l'assentiment du Congrès avant toute action armée contre l'Iran. Une mesure qui réveille un vieux débat sur le rôle du législatif dans le domaine militaire. La nature contraignante de ce vote est sujette à discussion.

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New York Times

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Une chorale remixe chant de Noël et Impeachment de Trump

La chorale internationale de Washington interprète «12 days of Christmas carol» en y incorporant des paroles décrivant la mise en accusation du président américain.

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BBC

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Les démocrates retardent l’impeachment de Donald Trump

Selon la Constitution américaine, la destitution doit être votée par la Chambre des représentants – ce qui est chose faite – puis jugée par le Sénat. Mais le texte ne formule pas de délais. Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre, retiendra donc le dossier jusqu’à ce que le Sénat, dominé par les républicains, offre les garanties d’une procédure équitable.

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New York Times

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Le budget américain pour la recherche finalement en hausse pour 2020

Le Capitole à Washington DC. | JIM LO SCALZO /EPA /Keystone

La plupart des agences de recherche américaines devraient voir leur budget augmenter pour l’année fiscale 2020, qui se terminera le 30 septembre 2020. Le Congrès a publié les détails de son projet de loi final, à contre-courant des coupes réclamées par Donald Trump. Les National Institutes of Health (NIH) devraient ainsi recevoir 7% de plus qu’en 2019. La National Science Foundation (NSF), la NASA et l’Office of Science du Département de l’énergie devraient enregistrer respectivement des hausses de 2,5%, 3,4% et 6,3%, peut-on lire dans Science. Il est prévu que le Congrès accepte le projet avant le 20 décembre.

Pourquoi c’est important. Dans sa proposition de budget au Congrès transmise au printemps, pour la troisième année consécutive, le président Trump avait demandé d’importantes baisses pour les agences scientifiques (-13% pour les NIH, -12% pour la NSF), tout en prévoyant des hausses massives des dépenses dans la défense. La communauté scientifique avait alors averti que des réductions de cette ampleur risquaient de «faire dérailler l’entreprise scientifique américaine».

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