#culture


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| radar

La petite musique de l’électronique

Le Do majeur d’un Macbook au démarrage est bien connu. Image: Apple

Le Do majeur d’un ordinateur Apple au démarrage, les trois ou quatre notes qui signent la mise en marche de votre sèche-linge ou le système de chauffe de votre machine à café connectée… Les industriels sont de plus en plus attentifs à ces petites icônes sonores ou «earcon».

Pourquoi c’est important. Elles confèrent une touche de familiarité rassurante à notre électroménager; elles confirment à notre oreille inquiète que nos dispositifs, de plus en plus silencieux, sont bel et bien en activité. The Atlantic raconte l’Histoire et décrypte les savoir faire à l’origine de ces gimmicks sonores d’une trompeuse simplicité.

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The Atlantic

| radar

Le Nigeria éliminé des Oscars pour un film en anglais… langue officielle du pays

Concourant au prix du meilleur long métrage étranger, «Lionheart», diffusé sur Netflix, a été disqualifié car il ne répondait pas aux critères de sélection qui exigent des films «essentiellement non anglophones» dans cette catégorie. La décision a créé un tollé, l’anglais, héritage colonial, est la langue officielle au Nigeria, pays qui compte 500 idiomes.

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Huffington Post

| news

L'actualité vue du MCBA, le nouveau musée phare en Suisse

Exposition Atlas. Cartographie du don, vue de salle. Installation: Vincent Kohler, Vintage Drums Ensemble, 2004. Technique mixte (batterie, peinture à paillettes, peinture à l'huile sur peau). Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Acquisition de la Commission cantonale des activités culturelles, 2013

Bernard Fibicher, le directeur du nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (MCBA) qui est inauguré cette semaine, était le rédacteur en chef invité d'une édition spéciale de notre newsletter quotidienne, "Le Point du jour".

Dans mon radar

Montrer ce qui nous a été donné. Ces derniers mois ont été vraiment intenses. Non seulement, je suis directeur du MCBA, mais aussi commissaire de la première exposition prévue pour la réouverture: «Atlas. Cartographie du don». Cet atlas imaginaire a été installé sur la totalié des espaces disponibles, soit 3200 m2. Je n’ai pas voulu présenter la collection du musée de manière chronologique. J’ai préféré une approche et un accrochage variés, mélanger les genres. Je propose un chapitre musical, une balade en forêt et à travers des flux, une carte du tendre, une cartographie de la douleur et une exploration du noir. C’est une belle manière de mettre en valeur les dons et les dépôts anciens, tout comme les récents. Je pense ici aux donations d’Alice Pauli: Pierre Soulages, Anselm Kiefer, Anish Kapoor. Les citer toutes serait ennuyeux. Venez les voir les 5 et 6 octobre. Je serai présent durant tout ce week-end d’ouverture pour accueillir et guider les gens.

| | chronique

Qui va mettre la main sur la mine d’or culturelle de l’Europe?

Couvrir comme journaliste les dernières innovations de notre temps, c’est aller au devant de surprises et de rebondissements. Bien sûr, c’est bon pour accrocher le lecteur, mais parfois ça tangue un peu. Comme quand on apprend sur un vaporetto à Venise, en route pour couvrir l’événement que le directeur des archives de la ville suspend brutalement sa collaboration avec l’immense projet Venice Time Machine, basé à l’EPFL et qui veut tirer profit du numérique pour faire parler les documents de la Sérénissime. Je venais justement d’y consacrer un article qui sert de point de départ à mon Exploration sur les miracles nés des rencontres entre culture et technologie.

Est-ce grave? En tout cas ce n’est pas la première fois. Depuis que j’ai eu la chance de découvrir internet en 1994 sur les écrans du CERN, le jour où le télescope Hubble photographiait une comète en train de s’écraser sur Jupiter, j’en ai vu d’autres. Bulle des dotcoms, premières start-up suisses, krach, Google, Facebook, YouTube, krach encore, licornes (les start-up qui valent des milliards tout en perdant des millions comme Uber), montée en puissance des start-up suisses, scandales des licornes du genre WeWork. On en est là.

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Votre cerveau a été piraté

| interview

«Sur le climat et la politique, les romanciers n’osent pas aller aussi loin que la réalité»

Dans «Stand-by», une série littéraire signée Daniel Vuataz, Aude Seigne et Bruno Pellegrino, auteurs romands qui font beaucoup parler d’eux, on suit le parcours de jeunes réfugiés climatiques suisses, de l’Italie dévastée par un volcan aux Etats-Unis post-Trump qui profitent de cette crise pour remplacer leurs pauvres noirs par des pauvres blancs.

A chaque épisode de ce thriller pas si futuriste, que Heidi.news publie en coproduction avec les Editions Zoé, le lecteur est rattrapé par l’actualité et ses événements, souvent plus récents que la rédaction de l’intrigue. Nous profitons de la publication de l’épisode 10/20 de la saison 2 pour demander à l’un des auteurs, Daniel Vuataz, comment il explique que dans une fiction écrite il y a plusieurs mois, on retrouve autant d’échos des événements qui font la Une aujourd’hui, des feux en Amazonie à la tentative d’achat du Groenland en passant par la mobilisation des lycéens pour le climat et les envolées racistes de Donald Trump.

| | news

Le professeur Cantonneau, ami de Tintin et superstar fribougeoise

La première rencontre de Paul Cantonneau avec Tintin et le capitaine Haddock | Hergé / Moulinsart 2019

Le professeur Paul Cantonneau, personnage originaire de Fribourg présent dans trois albums des Aventures de Tintin, obtient la reconnaissance officielle de sa ville d’origine: une stèle en son honneur a été dévoilée ce mercredi 22 mai au Jardin botanique.

Pourquoi c’est amusant. Contrairement au professeur Tournesol, inspiré du physicien suisse Auguste Piccard, le professeur Cantonneau n’a jamais existé. Figure secondaire, il fait plutôt partie de ceux que seuls les lecteurs assidus de Tintin reconnaissent. Sauf à Fribourg! Sur les bords de la Sarine, au fil des décennies, il a acquis une aura mythique.